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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 21:28

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Deuxième film pour mon palmarès de cet été (voir le blog de Christoblog) et  j’ai passé une excellente soirée.
Bien sûr, ce n’est pas mon film préféré d’Almodovar. C’est un thriller et il lui  manque l’émotion et la vie que l’on trouve habituellement dans les films d’un de mes réalisateurs préférés. J’ai lu et j’ai entendu que c’était  un film raté, que les effets étaient convenus, et qu’on devinait trop vite la véritable identité de Véra et que la fin ne surprenait personne.

Je suis en partie d’accord ,d’autant plus que je n’aime pas beaucoup les thrillers en général et celui pas plus que d’autres, mais c’est tellement bien filmé que cela m’a permis de passer au-delà de l’aspect suspens, enquête.

Il faut dire que je suis une inconditionnelle de l’esthétique d’Almodovar.

J’aime ses références aux autres films, ses clins d’œil m’amusent , et sa culture m’impressionne.

 Comme toujours ses acteurs sont excellents, et Antonio Banderas très,  très beau.

J’ai été amusée par le tour de force de sa bande annonce, pour la première fois vous pouvez regarder sans aucun problème la bande annonce, elle vous dit tout sans rien dévoiler du film.

Elle donne également l’impression que vous vivrez un thriller insupportable, alors que le film construit peu à peu la réalité de chaque personnage et il est même assez lent, je dirai trop lent.

Encore un point positif, la très belle voix et la chanson que je réécouterai avec grand plaisir, (je n’ai pas encore trouvé le titre).

Ces personnages sont, sans doute, moins crédibles que dans ses autres films, mais ils sont très éloignés des caricatures habituelles des thrillers que j’ai pu voir.

Je pense qu’aucun amateur des films d’Almodovar ne sera déçu, par contre les amateurs des thrillers risquent de l’être.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 21:41

 

 

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Je me suis inscrite au soleil d’or sur le blog de Christoblog  , vous pouvez , vous aussi, participer , voici la liste et comme je fais tout bien j'ai commencé par le premier!

 


10 août : Melancholia de Lars Von Trier
17 août : La piel que habito de Pedro Almodovar
24 août : Les Bien-aimés de Christophe Honoré
31 août : La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
7 septembre : Habemus papam de Nanni Moretti
14 septembre : La fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et et Bruno Romy
14 septembre : Crazy, stupid, love de John Requa et Glenn Ficcara
21 septembre : L'Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello
21 septembre : Restless de Gus Van Sant
28 septembre : We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay


 

Hélas, je ne sais pas si je vais finalement participer à l’attribution des soleils d’or car j’ai été, pour le moins, déçue par ce film et il m’en reste 9 à voir !


Le sujet de Melancholia : la dépression d’une femme  et la fin du monde.

Les images de la fin du monde sont superbes et pourquoi pas ? Oui pourquoi ça ne se passerait-il pas comme ça, ou autrement peu importe en réalité. Visiblement  Lars Von Trier y croit à sa vision et hélas aussi à ses propos moralisateurs sur la terre : la terre est mauvaise et mérite de disparaître.

La femme dépressive est très belle, sa dépression  très esthétique.

Mais ce qui m’a le plus agacée, c’est le milieu social qu’il a choisi pour son film, une famille immensément riche (c’est mieux pour les décors) et tous complètement déjantés c’est mieux pour les regards et les sous entendus.

Je pense que la fin du monde dans les quartiers surpeuplés c’est moins poétique mais tout aussi tragique.

Pour finir, (je sais c’est un peu facile) mais que Jack Bauer n’arrive pas à sauver la planète m’a fortement déçue :déjà je n’arrive pas à finir  la saison 7, je ne peux plus faire confiance à personne !

Je dois dire que je suis restée jusqu’à la fin, ainsi que tous les spectateurs de Dinard, que le film tout en m’agaçant m’a quand même captivée c’est pourquoi il reçoit ses trois coquillages.

 

On en parle.....

 

Article intéressant d'un blog queje ne connaissais pas

Sur mes brisées

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:55

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Je sais, ce n’est pas une nouveauté, mais j’avais raté ce film à sa sortie alors je l’ai vu en DVD.

Quel plaisir ! Tout est juste dans ce film pour une fois on ne brocarde ni le rural enraciné dans sa campagne et ses habitudes (tous les ans Royan avec les pompiers et Nice avec « la » femme,) ni le parisien qui fréquente les galeries à la mode et qui ne connaît rien aux réalités de la campagne.

Les deux personnages très bien joués par Daniel Auteuil et Jean-Pierre Daroussin.

 

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Dupinceau et Dujardin  sont très attachants chacun dans leur vérité, ils ont été amis à l’école primaire et retrouvent immédiatement des liens très forts au-delà de leurs différences sociales.

Le film évite tous les clichés, les outrances, les charges trop faciles.

Autant le jardinier est un magicien dans son jardin, autant il est déplacé partout ailleurs. La description des vacances à Nice est absolument extraordinaire : le plaisir de faire tous les ans la même chose, la même plage, la même promenade , le même hôtel...

On sent bien que l’écrivain d’abord, le cinéaste ensuite n’ont pas réussi à bien comprendre ce  bonheur si simple, mais il n’a pas voulu s’en moquer, simplement en témoigner.

J’ai revu deux ou trois fois le film, que j’avais trouvé un peu bavard la première fois maintenant, au contraire, j’apprécie tous les dialogues et j’ai hâte de lire le livre.

Si j’aime ce film, c’est parce qu’il ne s’inscrit pas dans la veine du charme de la campagne.
Il faut que je le dise tout net, je déteste la campagne, je ferai bien mienne la phrase de Céline : « moi, d’abord,  la campagne, j’ai jamais pu la sentir, je l’ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, ses maisons où les gens n’y sont jamais et ses chemins qui mènent nulle part. Mais quand on y ajoute la guerre, c’est à pas y tenir. »


Donc le romantisme du « bonheur est dans le pré » je regarde ça de loin, ici, il ne s’agit pas de ça, mais de l’amitié réelle entre deux hommes différents et qui se respectent l’un l’autre.

Toutes les images sont réussies donc pas simplement belles comme l’est parfois la nature :

Je garderai longtemps en mémoire l’image   du jardinier lorsqu’il peut se payer une mobylette neuve qui lui permet enfin de ne plus se faire ennuyer par  le sale petit  roquet qui lui court après en aboyant à chaque fois qu’il passe devant sa maison au risque de le faire tomber.

Si vous ne l’avez pas vu faites vous prêter le DVD : plaisir garanti.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:54

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg J’ai cette chance d’habiter près d’une salle de cinéma avec une programmation intéressante. Hier soir, Pierre Schoeller est venu discuter avec les Dinardaises et les Dinardais de son film « l’exercice de l’état ».

Je ne sais pas s’il en gardera un très bon souvenir car à Dinard on tombe parfois sur des « hyper-spécialistes » et qui aiment le faire savoir.

Un brin de pédanterie est très bien vu dans ma station préférée.

Je suppose que le réalisateur ne lira pas mon blog,  j’aurais voulu pouvoir lui dire que j’ai beaucoup aimé son film. Que j’adore me faire surprendre au cinéma et que son film traite du monde politique comme je ne l’ai encore jamais vu.
Ce n’est pas un reportage, mais cette fiction nous dévoile beaucoup plus de la réalité des hommes de pouvoir en politique que n’importe quelle émission de télévision.
Il n’y a pas de message, sinon que nous confions nos décisions à des hommes qui vivent à cent à l’heure, qui avalent dans leur journée des émotions qui suffiraient à terrasser le plus fort d’entre nous, qui réfléchissent en groupe plutôt que  seul au risque de se tromper de conseillers, que sa responsable en communication lui souffle tous ses mots, qu’on ne peut pas garder ses convictions quand on est dans un gouvernement, et qu’on a souvent conscience que le vrai pouvoir est ailleurs …..

Tout cela mené au rythme d’enfer de la vie quotidienne d’un ministre du transport. On comprend que le pouvoir est un puissant aphrodisiaque  comme le montrent ses rêves, et qu’il est prêt à tout sacrifier pour garder son poste au gouvernement  même l’amitié et aussi son honneur.

Les acteurs son excellents, ma seule réserve c’est la peinture du Français ordinaire : autant je trouve remarquable la peinture des hommes de pouvoir autant je trouve caricaturale celle de la vie des gens aujourd’hui.

 

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Merci au réalisateur Pierre Shoeller de m'avoir envoyé cette photo

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:52

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/news-cinema/exclu-l-etrangere-rencontre-avec-la-realisatrice-feo-aladag/43180367-1-fre-FR/EXCLU-L-etrangere-rencontre-avec-la-realisatrice-Feo-Aladag_image_article_portrait_new.png

 

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Beau film que le titre allemand décrit mieux « die fremde ».  Car plus qu’étrangère Umay est une femme   qui n’a plus de chez elle et qui est mal partout où elle aimerait vivre avec son fils
Le film démarre sur la tragédie finale et nous explique pourquoi tous les protagonistes en sont arrivés là. Personne ne triomphe dans cette histoire et toute la famille est détruite car la jeune femme veut à la fois sa liberté et l’amour de sa famille.
 C’est filmé  comme une tragédie grecque, implacable, aucune échappatoire n’est envisageable. C’est le reproche que je ferai à ce film : il n’y a aucune interaction entre les deux  postions de la jeune femme, celle qui veut vivre librement et celle qui veut garder sa position de fille dans sa famille.

De la même façon , la famille turque est arque boutée sur ses principes d’honneur et ne cherche à aucun moment à comprendre leur fille. Je pense que, dans la vie, il doit y avoir plus de va et vient vers le monde de l’Allemagne moderne et la Turquie traditionnelle.

Il y a un personnage qui représente un peu cette position médiane; c’est la femme turque, employeur  d’Umay.  Elle est entre ces deux mondes et j’aurais aimé en savoir plus sur elle.

Sinon le film est très intéressant (malgré quelques longueurs), car on sent bien la souffrance de tous les acteurs du drame et personne n’est caricaturé.

Les enfants sont toujours émouvants au cinéma et celui-là est très beau et ses regards tristes m’ont bouleversée.
En sortant, j’ai souhaité en moi-même bonne chance aux femmes turques, elles n’ont pas fini d’en baver !

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:41

 

 

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8371/dsc00725320x200.jpg Mais qu’est ce qui m’a pris ? Déjà l’an dernier "la palme d’or à Cannes" m’avait copieusement ennuyée, mais là .... c’est pire que tout !

Je vous renvoie à une véritable analyse à la fin de mon texte. Mais ça me fait trop de bien de me défouler : j’ai  dé-tes- té. Et j’enrage d’autant plus que j’ai entrainé mes amis dans cette galère prétentieuse.

Pauvre Anne, entre son mari qui s’endormait, moi qui rageait ou qui somnolait, elle a essayé de s’intéresser aux images qu’elle trouvait belles, puis de me réveiller (et je me suis mise à   hurler, c’est génétique !, mon frère aussi, fait ça au cinéma,  paraît-il!).

Allez-y, si vous aimez les images à la Yann Arthus-Bertrand, ou des images sous microscope ultra-puissant. Vous aurez même le droit aux chutes d’eau filmées à l’envers. Ça me fait irrémédiablement penser aux « dix commandements ». À 6 ans, ça frappe l’imagination, à 60 un peu moins !

Et surtout ne faites pas comme moi, ne lisez pas le résumé avant d’y aller, on ne voit que des flashs à propos de la vie de la famille, un peu comme les images qui restent dans la mémoire,  c’est quand même, ce qui est le plus réussi.
En relisant des articles sur ce film, j’ai vu que le personnage principal était perturbé parce qu’il allait devenir père à son tour. Alors ça, j’ai complètement zappé !

Dès que vous croyez que le film va enfin commencer, hop ! Ça repart pour un tour dans les petites lumières, les mouvements de main, l’eau, le désert le sable, et même les dinosaures, oui, oui les dinosaures aussi !!

Cinq minutes ça va bien, avec tous les moyens du cinéma américains, on sait qu’on peut tout faire, et les symboles sont tous plus gros les uns que les autres...

Bref, "il" va franchir la porte et se retrouver dans le monde des hommes …

Un coquillage, pourquoi ? La musique est belle et, sans le film, agréable à écouter, de plus  l’image du pied du bébé dans la main de son père m’a touchée.

 Lisez vite cette critique tellement plus objective que la mienne!!!

Toujours raison de Rob Gordon

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 17:50

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Je suis allée voir ce film car j’aime cet écrivain et j’étais attiré par le synopsis que j'avais lu sur internet. Je ne regrette pas ma soirée !

C’est un film chaleureux, émouvant, drôle. Le personnage du frère anti-Berlusconi est absolument irrésistible.

Certains moments m’ont fait mourir de rire.

L’accent italien toujours aussi agréable à entendre.

Il y a quelques faiblesses mais ce n’est pas si grave, la galerie des personnages secondaires est bien trouvée, le chef de chœur de l’ensemble de musique baroque est plus vrai que nature, la bande d’amis n’est pas piquée des hannetons.

Un des charmes du film, ce sont les acteurs, ils sont tous très bons et pas très connus, si bien que l’on croit facilement à leur personnage.

Une mention spéciale pour Neri Macore qui joue le frère d’Allessandro.

La ville de Strasbourg est très jolie  sans le côté pittoresque genre carte postale, je me demande s’il y fait toujours aussi beau !

Certains diront encore une comédie à la française, et on a déjà vu tout ce qui y est raconté : la crise de l’adolescence d’une fille que son père ne voit pas grandir, la bande de copains quelque peu branquignole, la mort, l’amour.

Peu importe ! On peut se laisser porter, le rire est garanti au moins deux trois fois, pour la détente je ne peux que vous conseiller ce film.

 

On en parle …..


Beaucoup moins enthousiaste , le critique du "Monde" n’a pas entièrement tort à propos du  côté pathos.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:44

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/77/19/59/19628698.jpg

 

http://img696.imageshack.us/img696/9706/downloadwot.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Une chose est sure, personne ne peut rester indifférent à ce film. Son sujet : l’horreur de la guerre, en  particulier de la guerre civile.

On tue visiblement avec plus de cruauté son voisin que son ennemi lointain.

Il y a dans ce film un aspect tragique qui le rend différent de bien d’autres œuvres sur le même sujet, tout se déroule de façon inéluctable, comme dans le théâtre de Racine et avant lui des tragédies Grecques. A cause des paysages et des événements qui constituent  la trame d’Incendies  on pense à Sophocle, à Antigone pour la détermination de la femme à ne pas se résigner, à Œdipe évidemment pour l’horreur absolue.

On ne peut pas raconter ce film, d’autant qu’il faut accepter quelques invraisemblances, ce n’est pas un film réaliste, c’est une allégorie de la violence et du mal absolu sous-tendu par la guerre.

Le point de non retour dans la violence, l’apogée de l’horreur, c’est cette scène du bus brûlé avec tous  ses occupants, c’est insupportable et l’indifférence de ceux qui assistent à cette tuerie en  dit long sur  les limites de l’âme humaine confrontée aux tueries les plus barbares.

Toujours le même constat (surtout depuis les révélations des horreurs de la Shoa)  il y a ceux qui agissent et ceux qui les regardent dans une indifférence complice ; mais à ce moment du film, le spectateur bien confortablement assis dans son cinéma préféré, se demande s’il ne participe pas au silence général,  à la passivité bien pensante devant l’horreur absolue.

Il me reste à parler de la force cinématographique de ce film pas seulement la beauté et l’intelligence des images, mais aussi la façon dont on se déplace sans arrêt du point de vue des victimes à celui des bourreaux, les rôles étant souvent interchangeables.

La façon dont le cinéaste nous oblige à garder en mémoire une image dont la signification ne sera donnée qu’à la fin du film, en particulier l’image de la piscine qui est absolument bouleversante et je crois que je reverrai le film pour cette image.

Voilà, je ne vous conseille pas d’aller voir ce film car il est très dur mais c’est vraiment un chef d’œuvre.

Ne vous laissez pas amuser par l’accent québécois, ces quelques minutes de légèreté permettent seulement de  respirer

 

On en parle :

Toujours raison site où j’ai emprunté l’affiche du film

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 21:11

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100x66-c-1-.jpgJ'ai bien aimé ce film, chaudement recommandé par Anne. J’y ai bien retrouvé l’émotion dont elle a  parlé, et comme elle, j’ai eu les larmes aux yeux quand Angèle renonce, devant la juge, à récupérer son enfant parce qu'elle ne veut pas lui faire du mal en s'imposant à lui.


J’ai beaucoup aimé la façon de filmer la mer et le port de pêche, je garderai en mémoire la sortie du bateau par temps calme, on a rarement vu cette image au cinéma.

Je n’ai jamais vu aussi bien filmé  les montées des côtes à vélo . Je ne sais pas si Angèle a mieux compris que moi les plateaux et les vitesses, mais ce qui est sûr, c’est que je peine autant qu’elle dans les côtes et que je freine aussi fort dans les descentes !!!


J’ai bien aimé l’histoire de cette femme qui veut retrouver une vie après la prison et l’amour de son fils. L’acteur qui joue Tony (Grégory Gadebois)  est remarquable et on croit à son personnage, moins à celui d’Angèle (Clotilde Hesme) qui est très belle, mais on a du mal à comprendre ses réactions.

Pourquoi ne mettre que trois coquillages ? Parce que j’ai  trouvé que l’histoire était plus esquissée que racontée, les seconds rôles sont à peine dessinés. Une exception le personnage du frère qui est très bien vu . Je mets un lien vers l'article du Monde, tout ce qui est dit est juste; je me demande si je ne deviens pas trop exigeante au cinéma. la même histoire en roman m'aurait, sans doute, complètement séduite.

Tout sonne juste dans ce film, mais malgré de bonnes idées, de très belles images et la l'honnêteté  des sentiments il y a un effet de distance, si on le raconte tout est parfait mais quand on le voit on n’y croit pas.

Il y a un aspect du film que je trouve  remarquablement bien rendu :la gêne du marin pêcheur devant la drague agressive de la jeune femme qui est donc contrainte à se poser un peu plus de questions sur ce Tony et pour cette raison le découvrir et finir par l’aimer .

Allez voir ce film , il en vaut la peine.

 

L'article du MONDE

 

 



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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:18

http://publikart.net/wp-content/uploads/2010/12/Les-chemins-de-la-libert%C3%A9.jpg

 

http://img41.imageshack.us/img41/7797/3173568178.jpg

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Film éprouvant mais qu’il faut voir. Pour vous donner une idée à quel point il est prenant, j’y suis allée avec des amis qui ont la curieuse habitude de payer 7 euros pour dormir confortablement assis dans les salles de cinéma. Une de mes fonctions c’est de les tenir éveillés  pour qu’ils puissent  dire, sans trop mentir, qu’ils ont vu tel ou tel film. Cette fois, je n’ai réveillé personne et si j’étais contente d’être entre eux deux c’est pour ressentir un peu de chaleur humaine.
Le film raconte l’évasion d’un goulag et une marche de 5000 kilomètres d’un petit groupe d’hommes  pour arriver en Indes.

La partie la plus dure, c’est l’arrestation du héros polonais et sa vie dans le Goulag en Sibérie, c’est à peine supportable. Ensuite, grâce à la solidarité du groupe et la beauté des paysages on reprend espoir.

Je ne suis pas prête d’oublier le récit du prêtre lituanien, qui avoue avoir tué de ses propres mains un jeune garde soviétique, après avoir constaté la destruction de toutes les églises dans son pays.

J’ai pensé en regardant ce film que, quelques années auparavant, l’intelligentsia français n’aurait pas accepté qu’on montre de telles images sur la réalité soviétique, on les voit maintenant ; s’il n’est pas trop tard pour s’indigner, on ne pourra plus rien changer au passé.

Je pense qu’il y a des invraisemblances dans le récit, ce n’est pas le plus important. Les rapports entre les hommes, puis, entre eux  et la seule femme sont finement analysés, de plus,  c’est un film qui fait réfléchir sur ce terrible 20° siècle.
A voir avec des amis, et si on a le moral.

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