Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 15:00

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41MxyqFUSPL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

Traduit du japonais par Yutaka MAKINO

 

 

100x66-c[1]Me voici donc plongée dans la pluie et l'étrangeté du Japon.

Merci à mes amis qui m'ont chaleureusement recommandé ce livre.

Je ne peux pas dire que je suis totalement convaincue , certes je suis certaine d'avoir lu un livre qui appartient à une autre culture.
Mais je reste un peu rétive à la culture japonaise , la force du silence ne satisfait pas complètement la bavarde que je suis...


L 'histoire est surprenante: un homme qui a assassiné sauvagement sa femme adultère trouve une forme de rédemption au contact d'un village qui fuit tout commerce avec la civilisation.

J 'ai eu quelques difficultés à accepter le personnage de cet homme qui se ballade avec les os du pied de sa femme dans un son sac à dos.... pour garder intact son sentiment de haine contre celle qui l'a trompé.


Mais le charme du roman tient à l'évocation de la nature gorgée d'eau et de vent , et à la dignité du refus de contact du village.
De ce silence naît une confrontation particulièrement bien rendue , les victorieux ne seront pas les plus forts .

On ne lâche pas ce livre quand on le commence et à la fin on voudrait suivre les petites ombres blanches dans la montagne en savoir un peu plus sur ce village qui vit autrement, les habitants vivent-ils de cette façon de leur plein grès ou sous la contrainte … mais ce ne serait plus un roman japonais!

Il faut, sans doute, n 'être qu'une cartésienne française pour se poser ce genre de questions.

 


 

Citations :

 

 

 

 

 

les grands chantiers et le coût humain :


On dit que le projet de budget du plan des travaux intègre les indemnités des victimes en fonction de la puissance maximale en kilowatts du barrage . En somme la mort est une réalité prise en compte dès le début . Ceux qui travaillent dans un tel contexte semblent s'efforcer de devenir insensibles à la mort d'autrui. Dans la pratique , si l'on devait s 'apitoyer à chaque décès, il n'y aurait plus de travail possible .

 

la pluie:


De fait, la vallée était d'une humidité déconcertante , et une fois par jour , la pluie se faisait une règle de venir la visiter avant de s'en repartir.

 

La fin:

 

La procession ne se dirigeait pas vers le monde civilisé , elle s 'enfonçait davantage dans les profondeurs de la montagne....

 

et cela continue par le genre de phrases qui me posent problème :


Soumise à la fatalité du sang des hommes déchus , elle s’enfonçait encore plus profondément à l'abri des regards.

 

C'est quoi le sang des hommes déchus??

 

 

 

 

On en parle ….

beaucoup de blogueuses adorent ce roman

Le blog des livres qui rêvent

Repost 0
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:25

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41%2BTgCmz-PL._SL500_AA300_.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgSuite à une discussion avec des amis, je me suis lancée dans la littérature japonaise.


Dans ma librairie préférée dont je crois, je n'ai pas encore parlé " les nouvelles impressions" de charmantes jeunes femmes m'ont conseillé "Mitsuba" de Aki Shimazaki.


Quel judicieux conseil !

D'abord, parce que cette auteure japonaise écrit en francais, on peut donc à loisir savourer la sobriété  et l'efficacité de sa langue.

De plus, comme elle est expatriée au Québec, elle peut mieux  que d'autres,  mettre en scène les différences entre la civilisation japonaise et l'occident.
Ce court roman d'un homme entièrement dévoué à son entreprise et qui va devoir sacrifier sa vie personnelle est très bien construit.

Le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la fin.


Tout le Japon est dans ce texte très court: la pudeur  des sentiments, le raffinement de la politesse et l'extrême violence des rigueurs du monde de l'entreprise .
J'ai vraiment bien aimé et j'ai moins ressenti l'étrange sentiment de vide que me font d'habitude les romans japonais .
Je suis attirée par ses 5 romans le poids du secret, me voici donc au japon pour un moment.

 

Citations :


L 'éducation:


Les gens instruits ailleurs qu'au Japon ne sont plus traités comme des Japonais . Naturellement , ils auront de la difficulté à vivre dans leur propre société à leur retour .

Les remarques de sa femme reveillent les souvenirs de mon enfance aux États-Unis ....les conséquences furent sévères: de retour au Japon , j'ai eu beaucoup de difficultés à l'école surtout en mathématiques et en japonais . Alors , j'ai dû étudier avec l'aide d'un professeur privé , tous les jours après l'ecole. C'était dur . D'ailleurs , des camarades me ridiculisaient en se moquant de mon japonais mêlé de mots anglais.


Sommes nous si différents ?


Il est dommage que son supérieur n'apprécie pas l'efficacité de Nobu au travail . Il veut que Nobu se comporte comme tout le monde pour ne pas troubler le wa (harmonie) c'est ironique , car ce mot signifie aussi "Japon" . Je songe au dicton :"le clou qui depasse se fait taper dessus" . C'est triste mais c'est une réalité qu'on ne peut ignorer dans cette société.

 

 

On en parle .....

 

Quelqu'un qui apprécie beaucoup la littérature japonaise : perdue dans les livres  

Repost 0

Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

Ce blog a déménagé, et ne sera plus mis à jour !

Mettez à jour vos favoris, et rendez-vous sur : www.luocine.fr

Recherche

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

Mes critiques et mes coquillages sont désormais disponibles sur www.luocine.fr

cinéma

médiathèque Dinard