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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 22:12

 

 

 

 

Photo prise sur son site que je vous recommande même s'il est très fouilli http://www.volkovitch.com/

 

 

Après avoir lu les blabla de Michel Volkovitch, plus jamais vous n'oublierez de mettre le nom du traducteur quand vous présenterez un livre étranger.

 

 

Je suis arrivée vers ce livre grâce à un commentaire après le billet de Dominique à propos du livre «Poésie du Gérondif» de Jean-Pierre Minaudier , un des commentaires disait que dans le genre , les livres de Michel Volkovitch était bien meilleur.

Comme je possède la liseuse Kindle, j'ai pu pour une somme modique acheter cet ouvrage et le moins que je puisse dire c'est que je me suis régalée .

 


 

Toutes les réflexions à propos de son métier sont passionnantes.

Traduire, c'est à la fois se mettre au service d'une œuvre , se l'approprier et la retranscrire dans une autre langue.

Commençons par son auto portrait:

«Pour le traducteur disons plutôt: sans humilité on ne va nulle part. Sans orgueil on ne va pas loin.
Certains écrivains ne sont présents qu'à eux mêmes . Le traducteur un écrivain qui écoute.
Peut-on bien traduire sans être généreux?»

 

Je n'avais jamais pensé à quel point le rythme et les sonorités pouvaient avoir une telle importance.
Bien sûr Michel Volkovitch traduit souvent de la poésie, mais cela est vrai aussi pour la prose, il en donne des exemples très parlants.

Son livre est rempli de détails amusants . Comment par exemple utiliser l'image d'une femme mante religieuse en portugais , quand on sait que dans cette langue l'animal est surtout symbole de fragilité et de l'éphémère?

J ai beaucoup aimé, également la façon dont il se moque des débats des universitaires à propos des différentes théories de la traduction.
J 'y ai retrouvé tous les travers que je connais trop bien des enseignants intolérants et enragés dès qu'il s'agit de prétentions intellectuelles .

Comme lui, j'ai souvent pensé que: «S'il n'est pas un peu théoricien le praticien n'ira pas loin. Mais s'il n'est pas un un peu praticien , le théoricien n'ira nulle part.»

Hélas! ces théoriciens remplissent les discussions entre universitaires français.

 

La langue qui lui semble le plus difficile à traduire c'est l'anglais. Le français semblent souvent fade et plat à côté des formules rapides et incisives anglaises. Il dit que «sur le plan de la nervosité et du swing, l'anglais est la reine des langues et le français traîne derrière en s’essoufflant.»

 

A propos des différentes versions et de la censure voici le genre de détails qui me font éclater de rire:

«La véritable apologie de Socrate de Costas Varnalis, dans une version anglaise de 1955 le grec dit «Ils s'enivrent et se roulent dans leur vomi». L 'anglais:«..ils se roulent dans la boue». Le grec: «ils se curent le nez et collent la morve sous leur siège». L'anglais: «Ils se raclent la gorge».

 

 

 

 


 

 

 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:40

 

 

 

Des excuses... je dois des excuses à Babelio, à Jean-Didier Urbain et aux lecteurs de Luocine...

 

J ai reçu ce livre dans le cadre de « masse critique » et cela vaut dire que j'ai coché la case disant que je voulais bien en faire une critique mais voilà:

  • Je n'ai pas le souvenir d'avoir coché cette case.

  • Si je l'ai fait c'est par erreur , et j'en suis fort capable.

  • Babelio, s'est peut être trompé de cases?

 

Bref cet essai ne correspondait à aucune de mes attentes de lectrice , mais pouvait tout à fait me plaire car j'adore les surprises. Manque de chance, je m'y ennuie à mourir depuis 15 jours.

J'ai relu le début 10 fois , j'ai fait le test de la page 50.
Vous connaissez? Toujours lire 50 pages avant de se faire une idée sur un livre.

Rien toujours rien .

J'ai lu la conclusion …

Rien

Je l'ai ouvert au milieu

Rien!

Cet essai m'accroche pas du tout , je n'ai en réalité pas envie d'apprendre pourquoi en un siècle on est passé de la culture de l'ombre à celle du soleil.
Mais je ne veux pas parler de ce livre que je n'arrive pas à lire , ce ne serait pas juste pour cet auteur ni pour Babelio qui offre aux blogs la chance de découvrir des livres très variés.
Je n'en tire qu'une leçon , je ferai très attention à la prochaine édition de « masse critique ».
Je peux cependant affirmer que Jean Didier Urbain ne m'a pas redonné le goût de la lecture un peu flageolant ces derniers temps.
Pour les bains de mer ça va mieux grâce au soleil, justement , qui réchauffe en ce moment les côtes bretonnes.

 

et voici quelqu'un qui a aimé :

Miriam ,malgrè les répétitions , je suis d'accord pour les répétitions!

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:47

 

 

livre lu dans le cadre de mon club de lecture .

 

Un titre plus précis serait : «les secrets et les peurs du coffre fort»

- Peurs que les Qatariens ont du monde qui les entoure , les grandes puissances régionales : l'Iran, l'Arabie Saoudite, Israël..

- Peurs qu'un énorme bateau chargé de pétrole pollue leurs côtes et les prive d'eau potable , j'ai appris qu'ils n'ont que 48 heures de réserve d'eau potable déssalinisée qu'il gaspille sans aucune vergogne, piscine , jet d'eau..

- Peur du terrorisme..

- Peur que les étrangers beaucoup plus nombreux que les Qatariens prennent le pouvoir où se mettent à réclamer des droits décents pour travailler au Qatar.

- Peurs que le monde éprouve vis à vis du Qatar  et de ses dirigeants qui prouvent au monde que TOUT peut s'acheter.

 

Ce livre a eu un coup de cœur à mon club de lecture, parce ce que j'imagine qu'on est toujours un peu baba devant autant d'argent et que, comme moi, mes amies du club ignorait tout ou presque du Qatar.

Je ne mets pas souvent de livres d'actualité sur mon blog, mais le Qatar aujourd'hui c'est un monde complètement original et ces deux journalistes ont bien fait leur travail , un an d'enquête pour nous informer .

Les deux passages que je cite montrent le paradoxe de ce pays , un enfer pour les travailleurs manuels étrangers , un purgatoire pour les expatriés aux portes du paradis peuplé uniquement de musulmans Qataris.

Doha change toutes les règles du droit international, puisque tout, absolument tout, s'achète, à commencer par le sport et les sportifs.


Le passage concernant Rachida Dati n'est pas agréable pour l'honneur de la France , trop de flots d'or troublent l'esprit de nos politiques. Tout Paris sait qu'elle s'est rendue de multiples fois, accompagnée des membres de sa famille , au Qatar aux frais de la république , pour y recevoir moult cadeaux et trouver un emploi pour sa sœur.

 

Certains aspects des avoirs des Qatariens,  en France m'ont gênée,( le Qatar n'est pas le seul pays en cause), tous les dirigeants étrangers qui achètent en France , ne payent pas l'ISF sur leurs biens , et comme la famille royale du Qatar est par définition membre du gouvernement et qu'ils sont très nombreux , un des frères de l’Émir a 50 enfants, tous ces gens peuvent acheter des hôtels particuliers à Paris ou sur la côte d'Azur sans payer les taxes dont  les Français devraient s’acquitter!

 

La dernière question du livre est de savoir s'il faut avoir peur du Qatar , non certainement non si on est musulman et non pour les autres , leur argent vaut bien celui d'autres puissances . Aux états de défendre leur propres valeurs.

 

Citations:

 

les Qatariens :

Au Qatar , il n'y a pas de pauvres, le chômage n'existe pas et l'emploi est garanti à vie pour les nationaux. Ici c'est le paradis pour les contribuables ...puisque les impôts n'existent pas! La fiscalité est réduite à sa plus simple expression . Au Qatar , il n'y a pas de TVA , de charges salariales et patronales sur les salaires, d'impôt sur le revenu et d'impôts fonciers. Les société doivent acquitter un impôt à taux fixe de 10% .
Si un Qatarien ne souhaite pas travailler, il reçoit une allocation de 2000 euros par mois. Quand il travaille dans l'administration publique – 95% des nationaux occupent des postes dans le secteur gouvernemental- ou dans de grands compagnies , on lui assure un salaire mensuel de plusieurs milliers d'euros. Un instituteur qatarien peut gagner entre 6000 et 8000 euros par mois. Quand une compagnie international prend un stagiaire qatarien pour quelques mois dans un service , il est payé 7000 euros par mois (35 000 rials)

Lorsqu'un stagiaire , militaire ou magistrat , est envoyé en formation en France, il perçoit l'équivalent de 1800 euros par jour . Ce qui lui permet de se loger dans un palace.
Quand un jeune couple se marie, il reçoit une parcelle de terre gratuite . Le standard , c'est 1200 mètres carrés. Pour bien démarrer dans la vie, on lui donne environ 40 000 euros ( 200 000 rials) pour construire uns maison. Le reliquat des travaux est assuré par un prêt sans intérêt. Et puis il faut équiper le logement . Pour acheter ses meubles , le couple reçoit une indemnité d'à peu près 10 000 euros '(50 000 rials) .
Si le couple donne naissance à un fils , il aura droit à une prime , un peu moins élevée si c'est une fille. On lui proposera un prêt avantageux pour acheter une voiture , de préférence une grosse cylindrée ou un 4x4. La consommation d'essence importe peu : ici le litre de super -20 centimes d'euro- est moins cher que le litre d'eau minérale ! Et qu'importe si ces bolides polluent à tout va …

 

les travailleurs manuels émigrés:

 

Dans l'émirat ,la majorité des 40 000 femmes de ménage philippines reçoivent un salaire en moyenne un salaire de 250 dollars par mois . 5900 rials)

 

la plupart du temps , ces «fourmis» asiatiques du miracle qatarien vivent dans des conditions sordides . Ils sont parqués dans des blocs d'habitations («labor camps») , sortes de bidonvilles situé à la périphérie de Doha, quand d'autres logent sur leur lieu de travail dans des baraquements. Officiellement , la loi fixe le seuil maximum à quatre travailleurs par chambre, chaque résident devant disposer d'un espace de vie d'au moins quatre mètres carrés. Mais dans la réalité , les migrants s'entassent parfois jusqu'à dix huit dans une même pièce. Même le prix de leur pauvre matelas, souvent une mince paillasse de mousse, est prélevé sur leur salaire.
Appareils d'air conditionné défectueux , alimentation en eau potable aléatoire,salle de bains collective minuscule, cuisine à la saleté repoussante, c'est le résumé sinistre et insalubre du quotidien de ces migrants asiatiques.

 

 

 

 

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:41

 

 

Traduit de l’anglais par Isabelle D.Taudière et Clémentine Peckre

 

 

 

Lu dans le cadre de masse critique

 

Livre historique qui rapproche le destin de deux jeunes allemands de la même génération, l’un Rudolf Höss deviendra le directeur d’Auschwitz, fleuron d’une belle carrière chez les SS. Il sera donc responsable des millions d’être humains massacrés sous ses ordres dans des conditions les plus effroyables que l’humanité a pu imaginer.

L’autre, Hanns Alexander un peu plus jeune, a failli être une de ses victimes, mais sa famille a réussi à s’installer à temps en Grande-Bretagne. Issue de la très grande bourgeoisie juive de Berlin, la guerre fera de lui un chasseur de dignitaires nazis, et c’est lui qui retrouvera et fera juger Höss.

Le livre est écrit par le petit neveu de Hanns.

Chapitre après chapitre on suit la destinée des deux hommes.
Comme souvent dans ce genre de récit, on tremble devant l’aveuglement du père de Hanns, qui décoré de la croix de guerre, et médecin renommé, peine à prendre la décision de fuir ce pays.

Un Allemand qui l’avait connu pendant la guerre 14/18, a pris sa défense lorsqu’une première fois des SA veulent s’en prendre à lui. C’est si rare de lire cela que je ne résiste pas à citer son nom, le Capitaine Otto Meyer qui préviendra la famille Alexander qu’elle doit absolument fuir lorsque le danger devient trop pressant.

Rudolf Höss, est originaire de Baden-Baden et rien n’aurait dû faire de lui un des plus grand meurtrier de l’histoire.

On retrouve  dans cet ouvrage, cette idée, aujourd’hui banale, qu’un homme ordinaire mis dans certaines circonstances peut devenir un bourreau.
Je ne peux pas dire que j’ai appris grand chose, car j’ai beaucoup lu sur le sujet.
Un aspect me restera en mémoire, si les allemands n’avaient pas connu la défaite sur leur sol, ils auraient gardé les idées du National-Socialisme et seraient toujours antisémites. Comme ce maire  qui soutient à Hanns qu’il n’y a jamais eu de juifs dans son village, alors qu’il s’y trouve  un grand cimetière juif !
Jusqu’au bout Rudolf Höss croit en son idéal nazi, c’est la défaite et aussi la lâcheté de ses supérieurs au procès de Nuremberg qui l’amène à, enfin dire qu’il s’est trompé.
Je suis restée songeuse en lisant ce passage qui en dit long sur son soi-disant remord
:

«  Dans un passage capital de ses confessions, il estimait que l’extermination des juifs était une erreur, non parce que ces massacres à grande échelle  étaient immoraux ou monstrueux, mais parce que, soulignait-il, « c’est cet anéantissement en masse qui a attiré sur l’Allemagne la haine du monde entier. ».

 


L’épilogue où l'auteur reçoit la douleur du petit fils de Höss qui visite Auschwitz avec l'auteur est important pour l’avenir de l’humanité.

L’ouvrage est illustré, ce petit fils a accepté de publier les photos de famille où on voit les Höss dans leur villa d’Auschwitz mener une vie joyeuse et insouciante.

Pendant qu’on assassinait, gazait et brûlait des millions de personnes, Madame Höss  acceptait que sa villa soit richement décorée d’objets provenant du camp, d’être servie par des employés qui ne lui coûtait rien, mais elle se plaignait de …l’odeur !

 

La famille Alexander , ne reviendra jamais en Allemagne , ce pays les aura trahi à tout jamais.

 

Le livre comporte de nombreuses annexes et une abondante bibliographie ce qui certifie le sérieux de cet ouvrage qui se lit très facilement.
 

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 20:46

 

 

 

Je ne sais plus sur quel Blog, j'ai trouvé cette référence. Le sujet m'intéressait et j'ai donc lu le récit de Joseph Fadelle, parce qu'aujourd'hui, les attentats dont sont victimes les chrétiens dans les pays à forte majorité musulmane, nous obligent à nous intéresser à leur sort.


« le prix à payer » fait partie des livres qu'il faut lire pour se rendre compte à quel point l'Islam laisse peu de place à la contestation .


Quant à la conversion à une autre religion, alors là! L'individu concerné se met en danger de mort.
Et encore , Joseph (ex Mohammed) a voulu devenir chrétien.. Que  se serait-il passé s'il avait voulu devenir juif!

 

Comme tous les livres de témoignage où un homme raconte comment il a risqué sa vie pour obtenir sa liberté, l'émotion est intense .

Malgré la force de ce témoignage , j'ai été déçue par ce livre.

Je m'attendais à une explication plus profonde de l'Islam.
Cela semble étrange que tant de gens soient attachés à cette religion alors qu'une simple lecture attentive du Coran suffise à en démontrer sa cruauté et son peu de respect de la personne humaine (surtout si cette personne est du sexe féminin!).

Sa conversion au christianisme est un peu mystérieuse , car la lecture de la Bible n'est pas non plus un recueil d'une grande douceur!

On le sent très attaché à la foi chrétienne mais sans que je comprenne bien pourquoi.


La seule chose dont je sois certaine , c'est que nous avons une chance incroyable de vivre dans un pays de laïcité et qu'il faut tout faire pour que les principes qui permettent à chacun de respecter la liberté de conscience de l'autre soient en tout lieu respectés.
Et pour cela, laisser la religion dans la sphère du privé.

 

On en parle :


La publivore

 

 

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