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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 13:27

 

Roman lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque

Roman historique qui remplit parfaitement son office : renseigner le lecteur le plus exactement possible sur un fait du passé, et maintenir son intérêt grâce à une intrigue romanesque.
Je ne connaissais les Amish que grâce au film Witness et quelques reportages lus.

 

 


Marie Kuhlmann, écrivaine spécialiste de l'histoire alsacienne, s'est documentée sur les anabaptistes, secte protestante à l'origine des Amish.
Originaires de Suisse, ils fuient les persécutions des luthériens. Ils s'établissent en Alsace et là certains d'entre eux, seront à la recherche d'une plus grande pureté. Ils deviendront les Amish du nom de Jacob Amann leur prédicateur.
La partie romancée suit une famille particulière celle d'Elias et Frena Freiner.
On est plongée dans les difficultés de ces gens soumis aux persécutions et aux rudesses de la vie rurale.
S'ajoutent pour eux les rigueurs qu'ils s'imposent à eux mêmes, par exemple : qu'un de leurs enfants épouse une anabaptiste non Amish, ils se coupent définitivement de lui et ne le reverront jamais.
Ce qui me passionnent sur ce sujet c'est de voir que toute religion entraîne l’intolérance.
Les protestants persécutés en pays catholiques ont été d horribles persécuteurs dans les pays protestants.

Sinon le roman se lit très facilement mais n'est pas d'un grand intérêt littéraire, ce n'est pas son but on passe un agréable moment de lecture et on apprend beaucoup de choses sur cette sombre période d'intolérance religieuse.


 

Citations:

L'intolérance :

Là-bas, comme il ne parvenait pas à ses fins, il excommunia les opposants, qui firent de même à son encontre. Ancien contre Ancien, puisqu'ils étaient les seuls à pouvoir excommunier, chacun étant certain que l'autre commettait une grave erreur.


 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:04

 

lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque  , thème le voyage

 

Et ... Quel voyage !

L'écrivain explique, dans l’avant dernier chapitre, la genèse de ce roman historique.
Cette épopée incroyable a, pour déclencheur, des faits authentiques,Michel Gardère en avait trouvé témoignage dans un petit livre qu'il a malencontreusement perdu et , malgré ses efforts désespérés , il n'en a, hélas! retrouvé aucune trace mais en revanche, il a lu tout ce qui se rapporte à cette histoires qui est donc, en grande partie, véridique.


Des Arméniens vivant en Perse , dans un petit village chrétien, Khosrew Abad , sont réduits à la misère car ils ne peuvent plus faire face aux impôts levés par le Shah.
Ces impôts sont exigés pour payer les dettes de la guerre perdue contre la Russie en 1828.
Les villageois sont au bord de la faillite et risquent de se voir chasser de leur village , leurs biens confisqués,leurs femmes envoyées dans des bordels et les hommes en esclavage..
Trois hommes entreprennent un périple incroyable pour se rendre à Paris afin d'y retrouver un ami du vendeur de chevaux qui lui avait parlé de la patrie des droits de l'homme et auprès de qui il pense trouver de l'aide.

Chahèn, le vendeur de chevaux espère retrouver son ami en France et ainsi sauver son village.

Plusieurs sources attestent de ce périple et aussi de l'élan de solidarité de la part des catholiques français pour sauver ce petit village.
Hélas! un travail d'historien , montre que, si l'argent a bien été récolté , il s'est perdu dans les différentes rouages des églises orientales.
(Décidément ce n'est pas d'aujourd'hui que l'argent des causes humanitaires sert surtout à faire vivre les organisations plutôt que de soulager les gens victimes des catastrophes.)

 

L'écrivain fait revivre dans ce roman , trois personnages haut en couleur et retrace leur périple.

On sent une jubilation dans l'écriture et on sent aussi le plaisir de Michel Gardère qui doit être un conteur plein de vie .
L 'écriture est fleurie et très moderne , on a parfois l'impression de lire des romans de cap et d'épée , ou encore du Rabelais à la sauce Zevaco.
Cela pour dire que j'ai eu un peu de mal avec le style mais qu'il ne faut pas s'arrêter à des formules toute faites et quelque peu anachroniques du genre:

"plate comme le pays de Jacques Brel sans ses canaux, mais avec ses canards , la steppe offrait pour seul obstacle à la monotonies des petits monticules de terre qui surgissaient de proche en proche".

On est emporté par la verve du conteur et on est bien dans cette histoire qui nous permet de visiter des contrées lointaines dans l'espace et dans le temps.
Ah oui, vous vous dites que de Perse à Paris surtout à pied ça prend du temps! Mais vous êtes loin du compte , nos trois compères veulent absolument avoir la bénédiction de la plus haute autorité ecclésiastique de leur mouvance religieuse . Les Arméniens sont plus proches des orthodoxes que des catholiques, alors avant de rejoindre Paris il leur faudra passer par les principaux lieux de ferveur religieuses : Salmas, Erevan, Odessa, Kiev , Moscou , Saint Pétersbourg … Ce n'est pas le chemin le plus direct , mais c'est celui que leur foi les oblige à prendre.
Enfin bénis et bien fatigués ils peuvent se rapprocher de Paris.

L'auteur a créé un trio , très sympathique , entre Chahèn, le sage septique qui perd peu à peu confiance dans les valeurs de la religion , le colosse Bartev qui impressionne tout le monde par sa force et son courage , et donne des complexes à ses deux compagnons parce que chez lui tout est plus grand que chez les autres (oui même les parties intimes de son anatomie!), Gaïdzag le jeune voleur avide de tout savoir .

La vie de tous les jours entre ses trois compères est faite d'amour et de fidélité et les aventures se succèdent à un bon rythme , on ne s'ennuie pas , on s'amuse très souvent.

 

 

Citations:

 

le féminisme religieux:

Si la femme était bonne à quelque chose, Dieu en aurait une auprès de lui.

 

Les comparaisons de zizis:

 

Les deux autres pèlerins frileux découvrirent avec beaucoup de surprise -à dire vrai de stupéfaction- que le géant ne l'était pas que par la taille. Tout chez lui était démesuré . Tout. Même en sortant de l'eau glacée. Sans se concerter, ils décidèrent qu'ils ne se laveraient que le haut du corps, jusqu'à la taille. En trempant la main dans l'eau et en la frictionnant sous leur bras et sur leur ventre. Le reste -et singulièrement leur virilité- attendrait bien un jour ou deux.

 

Réflexion pleine de sens:

Quand les sens partent dans tous les sens , la vie prend du sens , mais on perd le sens de la vie.

 

Les Kurdes et l'éternel humain:

Des bandes de brigands kurdes menaçaient souvent les convois mais ne prenaient jamais de risque s'ils étaient escortés. Délicieux paradoxe: bien souvent la garde se composait exclusivement de Kurdes provisoirement rangés.

 

Le pari pascalien:

Si Dieu n'existe pas , je peux évidemment faire ce que je crois juste. Mais s'il existe et que les catholicos est vraiment son porte-parole, je cours un risque personnel , ce qui n'est pas bien grave, mais j'en fais courir un bien plus terrible à mes compagnons et à mon peuple. Et je n'en ai pas le droit . C'est sur cette terrible dualité du doute que l’Église- toute les Églises- a bâti son message et sa force. Je ne peux pas démontrer que Dieu est une invention de l'homme , mais je ne peux pas non plus prouver qu'il n'existe pas.

 

Une formule amusante:

Fuir , c'est prendre son courage à deux pieds.

 

On en parle...

un nouveau blog "une pause livre"

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:25

 

Emprunté à la médiathèque

 

Le chemin de Compostelle m'a entraînée vers le Brésil....

Je voulais connaître ce roman pour lequel Jean-Christophe Rufin a reçu le prix Goncourt 2001 et connaît depuis une notoriété certaine.
Cet écrivain est doué pour les romans historiques, je le sais depuis «le grand Coeur» et même si je ne suis pas une grande adepte du genre, je ne boude pas mon plaisir quand c'est bien fait.

Cette épopée de 600 pages nous raconte un épisode peu connu , la tentative de colonisation du Brésil par le chevalier de Villegagnon en 1555.

 


En quelques pages, à la fin du roman, l'auteur nous résume ce que l'on sait de cet épisode peu glorieux, il explique aussi, que les deux personnages les plus romanesques, Colombe et Just de Clamorgan, sont sortis de son imagination, l'écrivain a donc pu , à sa guise, leur donner une personnalité plus complexe que les personnages pour lesquels les sources historiques mettent quelques limites à la création littéraire .

Le style de Ruffin est un délice de simplicité et de clarté,puisque nous sommes en 1555, il maille son texte de mots anciens qu'on a plaisir à rechercher.
Savez-vous ce que sont des «poils amatoires»? j'ai souri quand j'ai compris( le texte est suffisamment explicite !).

Ruffin entraîne son lecteur dans un Brésil à la nature aussi luxuriante qu'inquiétante peuplée d'Indiens au mœurs qui choquent les Européens. D'abord, ils se promènent nus et ne semblent pas avoir envie de domestiquer la nature. Et comble de l'horreur, ils sont anthropophages .

Le choc des deux civilisations ne permet pas qu'une compréhension mutuelle puisse s'installer , sauf pour Colombe mais c'est le privilège du romancier de rêver que deux civilisations aussi opposées puissent se comprendre.

Les colons sont peu nombreux et mènent une vie terriblement dure, la construction d'un fort est une entreprise complètement surhumaine mais à ces rudes conditions d'installation se rajoutent les disputes religieuses qui décimeront, bien plus sûrement que tout autre danger, la malheureuse petite troupe aux ordres d'un capitaine fantasque qui va perdre peu peu toutes ses illusions.
Malheureusement, il perdra la seule qui le rendait un peu sympathique , la croyance en l'homme et deviendra un enragé de la foi et donc tuera,tortura avec toute la bonne conscience que donne l'assurance d'avoir Dieu pour soi .

Au delà de la découverte du Brésil ce roman est une bonne façon de faire revivre la Renaissance avec ce curieux paradoxe que cette période a apporté l'humanisme mais, hélas, l'intolérance religieuse et annonce les guerres de religion.
C'est terrible de se souvenir que les anciens persécutés, calvinistes ,luthériens deviendront à leur tour des combattants au nom de la «vraie» foi sans aucune pitié pour ceux qui ne partagent pas leurs croyances.
Le débat autour de la présence du corps du Christ dans l'hostie en est un parfait exemple.

Je comprends que beaucoup de lecteurs aient aimé ce roman et dans notre monde où l'on voit des musulmans s’entre déchirer au nom de la pureté de leur foi ce livre a sa place dans notre réflexion.

 

 

Citations:

le choc de l'Italie pour les Français de l'époque :

 

Je suis arrivé en Italie a trente ans et, crois-moi, j'étais encore tout plein de la vieille tradition de notre chevalerie où l'homme est ruiné par les veilles et les prières,cousu de cicatrices et ne s'accorde aucun soin. Mon premier choc , je l'ai reçu à Florence , en voyant le David de Michel-Ange et le Baptême du Christ de Sansovino. Ainsi malgré la trahison d'Adam, l'idée de Dieu était toujours présente dans l'homme et il suffisait de la cultiver. L'homme idéalement beau, chef d’œuvre de son créateur, l'homme de bien qui excelle aux armes et aux arts, l'homme bon,calme,serein, élégant, maître de lui, pouvait devenir un idéal.

 

Réflexion qui m'a étonnée :

La fidélité est un sentiment qu'on contente aisément. Il suffit de le tolérer.

 

Genre de discussions avec des fanatiques religieux:

  • les auteurs dont vous parlez , précisa tranquillement le pasteur , ne connaissait pas le Christ. Leur pensée plongée dans les ténèbres , ne peut être d'aucun secours. Il faut croire, voilà tout.
    - C'est ce que disent aussi les prêtres et le pape , fit lugubrement l'amiral.

    - Oui, confirma Richer avec mépris. Mais la différence, c'est qu'il sont tort.

 

Tuer au nom de Dieu :

Les guerres de religion sont toujours une providence pour les criminels. La violence tout à coup devient sainte ; pourvu qu'ils sachent mimer la dévotion, au moins en parole , licence leur est donnée par un Dieu d'accomplir des infamies dont ils avaient longtemps rêvé.

 

On en parle...
Je renvoie aux critiques de Babelio car je n'ai pas lu de critiques récentes de ce livre dans mes blogs préférés .

 

 

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 20:00

http://img.over-blog.com/196x300/2/90/12/86/le-ruban-rouge.jpg

 

 

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8371/dsc00725320x200.jpg Ouvrez le lien que j’ai mis à la fin de mon texte, et vous verrez qu’on peut adorer ce livre que j’ai personnellement détesté. (De là, à le comparer avec  " Les mémoires d’Hadrien" de Marguerite Yourcenar…. à vous de juger !)

Je ne cours pas après les romans historiques, mais alors celui-là, c’est exactement ce que je déteste. Je le pense assez racoleur pour connaître un certain succès et pour un roman d’été il ne fatiguera personne. Comme on y parle beaucoup de sexe, il peut plaire.

Je ne supporte pas le mélange des genres, entre les explications pseudo historiques et les romans d’amour de la belle madame Tallien, l’auteur non seulement ne choisit jamais, mais explique le comportement des personnages par nos façons de penser  actuelles

 La rédaction des mémoires de cette trop jolie  femme espagnole qui a résisté à trois maris , beaucoup d'amants et aux épisodes les plus sanglants de la révolution française devait sembler un bon sujet romanesque, hélas ! c’est peut être trop romanesque justement.

 Pour un public étranger qui ne connaît ni la révolution, ni cette période, il y trouvera peut-être un peu d’intérêt mais j’en doute. L’érudition distillée dans ce roman est insupportable. On a l’impression que l’auteur a écrit en consultant  Wikipédia pour chaque personnage et même pour certains objets (voir ce qu'elle écrit  sur le condom ou Madame Tussauds  puis l'article de Wikipédia).

On a eu  l’occasion de lire tellement d’ouvrages passionnants sur la révolution française, c’est vraiment dommage que, celui consacré à cette figure féminine, soit si peu sérieux. Je ne reproche pas le côté féminin du point de vue sur les événements, je pense même que c’est le seul intérêt du roman, ce qui m’est insupportable c’est l’absence de profondeur du personnage. Et du coup le roman tombe à plat, le côté historique est plus que superficiel , alors il reste quoi ?

En refermant le livre, je me suis demandé s’il ravivait quelques souvenirs de mes cours d’histoire, pas grand-chose il est vrai. Je me souvenais que Madame Tallien avait échappé à la guillotine. C’est vrai que sa vie est beaucoup plus passionnante que ce simple épisode, et je pense qu’à l’occasion je me plongerai dans un véritable ouvrage historique.

 

Citations :

Une dame riche ayant des amants est une grande dame ; une femme pauvre et volage n’est en revanche qu’une garce.

 

Savoir de quel pied boite l’ennemi est toujours utile au moment de l’affronter.

 

 

On en parle ... (en bien)

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On en parle ... (en beaucoup moins bien !!)

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:27

http://www.lexpress.fr/images/jaquettes/89/9782070754489.gif

 

http://resize.over-blog.com/100x63-c.png?http://www.ville-dinard.fr/biblio/images/carte-abt.jpg

 

Deuxième livre de Sinoué et toujours aussi peu convaincue!

J'ai quand même été intéressée  les descriptions du travail sur la peinture au 15° siècle. Mais la conspiration policière et religieuse autour de l'inventeur de la peinture à l'huile : Jan Van Eyck, m'a prodigieusement ennuyée. Décidément, je n'aime pas les romans policiers historiques !

 

Les personnages vont être victimes d'une double conspiration. La puissance terrestre veut retrouver une carte permettant de naviguer afin de rapporter des matières précieuses dans les caisses royales. La puissance religieuse veut interdire tout ce qui permettra de reproduire l'art et les idées. Si on imagine bien le choc de l'imprimerie pour la religion , c'est un tout petit peu plus difficile à croire que tant  d'innocents aient payé de leur vie le secret de .....  la peinture à l'huile!!

 

 

Sur Wikipédia le détail d'un tableau 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e6/Ghent_Altarpiece_D_-_Nature.jpg/300px-Ghent_Altarpiece_D_-_Nature.jpg


Il est plus apprécié sur ce site ...

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:55

Je ne pense pas qu'il faille attendre de cet auteur une vérité historique, mais il sait si bien embarquer son lecteur dans le grand siècle qu'on prend un réel plaisir à lire ce livre. et comme lui, on prend parti pour Fouquet (avec La Fontaine et Madame de Sévigné) contre Louis XIV et surtout Colbert.
L'image de mon livre d'histoire d'école primaire de Colbert se frottant les mains avant de se mettre au travail pour le bien de la France et de son roi, en a pris un sérieux coup. Pour Paul Morand, si Colbert se frottait les mains, c'etait surtout pour amasser une fortune personnelle, pour lui et ses enfants.
L'écrivain saura  émerveiller son lecteur par la description de la fête donnée à Vaux pour le Roi, le passionner par le récit du procès qui tint en haleine la France des lettres de ce temps,  et enfin l'émouvoir en lui racontant le sort de celui qui fut poursuivi par l'injustice royale.

Citations
Louis XIV, avec amertume, pense à Versailles qui n'a pas d'eau; il n'a jamais vu pareil surgissement, cette féerie de sources captées, ces nymphes obéissant à d'invisibles machines. Il se fait expliquer comment la rivière d'Anqueil a été domestiquée, resserrée dans des lieux de tuyaux d'un plomb précieux. Fouquet ne lui dit peut être pas que ce plomb appartient à l'Etat, vient d'Angleterre sans payer de douane, mais Colbert le dira au roi. Car Colbert est là, déguisant sa haineuse passion, qui observe tout, envie tout.
   

Vaux, énorme échec pétrifié; mais ce n'est pas l'échec d'un fou, ce fut le décor d'une réussite parfaite, qui n'a duré qu'une seule soirée, celle du 17 aout 1661.

Si même il fut malhonnête et damnable, Fouquet, du moins, était généreux et bon, tandis que Mazarin, Colbert, Séguier, la Montespan, bien d'autres héros de ce temps, furent à la fois malhonnête et méchants.  

Fouquet est l'homme le plus vif, le plus naturel, le plus tolérant, le plus brillant, le mieux doué pour l'art de vivre, le plus français. Il va être pris dans un étau, entre deux orgueilleux, secs, prudents, dissimulés, épurateurs impitoyables.

 
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 19:34
L'auteur nous fait découvrir la famille de Rothschild à travers le portrait de la baronne Betty peint par Ingres en 1848 .
C'est l'occasion pour l'auteur-historien de faire revivre une époque et aussi de témoigner de l'antisémitisme français.
Il s'amuse aussi à faire des bons mots et à répéter ceux qui ont fait sourire le tout-Paris de cette époque.
Je n'ai pas trop aimé le livre mais il faut avouer que je n'ai que peu d'intérêt pour la famille de Rothschild
.

 citations

 


On croit toujours qu'on dispose de beaucoup de temps devant soi quand on se souvient qu'on en a beaucoup derrière

Funèbre, la pompe n'en est pas moins mondaine

Elle paraît en forme, preuve que la méchanceté conserve. On hésiterait à lui arracher son masque de crainte qu'il ne cache rien. 

Au fond, si nous avions dû bannir les antisémites de nos maisons, dîners et bals auraient eu lieu en petit comité.

... ne pas oublier que les gens ne vous pardonneront jamais le bien que vous leur avez fait. C'est là une constante de la loi d'ingratitude... Un bienfait ne reste jamais impuni

 ... elle lui lança "Monsieur vous êtes ivre" qui se voulait cinglant, à quoi il répliqua aussitôt d'un ton placide : "et vous madame, vous êtes laide, mais moi  au moins demain je serai sobre"

Mais en vérité les Anglais ne sont pas froids ils sont lents. Il  leur faut plus de temps qu'aux autres pour ressentir la même chose qu'eux.  L'Anglais  est ému à retardement.
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 11:00

 

 On se laisse prendre à ce roman historique, c’est un bon roman, sans plus.

 Je l’ai lu cependant jusqu’au bout, sans trop d’ennui. Cette période de l’inquisition en Espagne du 15° et 16° siècle  est vraiment une horreur à vous dégoûter de la religion catholique.


Citation

Elle ferma les paupières, comme si elle voulait tendre un voile entre elle et l'horreur. quand elle rouvrit les yeux, deux condamnés étaient déjà la proie des flammes. Le premier agonisait sans un cri. Le second hurlait, suppliait et se débattait, tant et si bien que ses liens, déjà consumés, se détachèrent. Il jeta du haut du quemadero, torche vivante. Les bourreaux se précipitèrent sur lui. On réussit à lui entraver les pieds, on le replongea dans le feu. Il y demeura l'espace d'un credo et se précipita à nouveau hors du bûcher. Cette fois, un des soldats l'assomma du canon de son arme avant de le rejeter définitivement dans le brasier.
Une odeur âcre avait submergé l'air du couchant. Une odeur de suint, de sueur, fondue dans la pestilence des chairs brûlée.

 


Je suis assez d’accord avec cet avis trouvé sur le net :

Le livre de saphir - Gilbert Sinoué

28 avril 1487 à Tolède. En pleine inquisition espagnole, la Dona Vivero assiste à un autodafé. Parmi les condamnés, le calme apparent d'un homme retient toute son attention.

Cet homme, c'est Aben Baruel. Possesseur du Livre de Saphir, écrit de la main de Dieu, il l'a caché avant de mourir. Par l'intermédiaire de courriers post-mortem, il charge trois hommes de le retrouver : Samuel Ezra, le rabbin; Cheikh Ibn Sarrag, le musulman et Raphaël Vargas, descendant des templiers et moine franciscain.
Ces trois hommes, de confessions apparemment opposées, vont devoir taire leurs discordances pour résoudre les énigmes qui jalonnent leur chemin. Car Aben Baruel a distribué à chacun d'eux une partie des indices. Seule leur union leur permettra de venir à bout de cette quête.
Au cours de leur investigation, il vont croiser le chemin de la Dona Vivero. Elle assure détenir la clé finale de leur parcours.

C'est un roman qui se lit très facilement. On se laisse rapidement entraîner par l'intrigue et les descriptions de l'Espagne du 15ème siècle sont saisissantes.
Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de noter quelques invraisemblances et anachronismes flagrants. Pour n'en citer qu'un parmi d'autres, Gilbert Sinoué écrit à la page 286 : "C'est tout de même meilleur que vos oeufs frits au lard, vos sempiternels duelos y quebrantos, vos sardines et vos pommes de terre".
Sachant que nous sommes en 1487, que Christophe Colomb (qui intervient d'ailleurs dans ce récit) n'a pas encore découvert les Amériques, et que les pommes de terre ne seront introduites en Espagne qu'au 16ème siècle (1534 pour être précise), j'ai trouvé ce passage pour le moins risible... Et ce n'est pas la seule erreur indéniable de ce roman dit "historique".
Mettons donc de côté l'aspect "historique", pour conservé la part "mystique".

J'avoue que j'ai trouvé la conclusion assez drôle. Moi, l'athée convaincue, j'ai toujours été persuadée que Dieu était une idée dangereuse. L'interprétation que j'ai faite de la fin de cette épopée n'a fait que me conforter dans ce sens. Mais je ne peux pas plus vous expliquer ici, au risque de déflorer le ressort de l'intrigue.
Un bon roman pour l'été, si on n'est pas trop difficile sur l'exactitude historique
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 20:41

Livre que j'offrirai autour de moi, il avait été sélectionné par notre club de lecture mais je n’avais pas eu le temps de le lire.

Récit détaillé du retour à la vie d'une condamnée à mort : on  suit minute par minute le retour à la vie   d’une servante chez des Lords, qui  réchappe à la pendaison (fait réel !) Elle avait été condamnée  pour un infanticide qu’elle n’a pas commis.  Elle avait été, pour son malheur, séduite par le fils de la maison.
L’auteur  fait revivre avec un grand talent
l’Angleterre des années puritaines de Cromwell, c’est passionnant un peu éprouvant à lire car c’est tellement dur autant d’injustices et le talent de l’écrivain crée un suspens proche de l’insupportable,  c’est vraiment très bien écrit.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 12:55



J’ai beaucoup apprécié ce livre en particulier, toutes les remarques sur le vocabulaire et les contresens que nous faisons parfois en donnant au mot le sens d’aujourd’hui
Molière, " valet du roi"  est très éclairant à ce propos. Chaque rituel permet de comprendre la fonction royale mais permet au
ssi de réfléchir à propos de notre société

Citation

Je me sentis comme élever l’esprit et le courage, je me trouvai tout autre, je découvris en moi ce que je ne connaissais pas, et me reprochai avec joie de l’avoir trop longtemps ignoré. Cette première timidité qu’un peu de jugement donne toujours, et qui d’abord me faisait peine, surtout quand il fallait parler quelque temps en public, se dissipa en moins de rien. Il me sembla seulement alors que j’étais roi et né pour l’être .
.
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