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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 16:10

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/2/0/9782262018962FS.gif

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgLa lecture de cet ouvrage historique,  je la dois à une discussion enflammée avec un ami :
lui soutenait que si les soldats avaient tenu 4 ans dans cette effroyable boucherie que fut la guerre 14/18 , c'était par peur des représailles,  moi , qu'ils étaient habités par un sentiment patriotique qu'on ne peut plus comprendre aujourd' hui.


Je m' appuyais pour cela sur le livre de Becker : "les Français dans la grande guerre" qui

m'avait beaucoup appris sur ce sujet.
Pour continuer le débat, j'ai donc lu ce livre qui m'avait été offert il y a 3 ans.
C'est un livre passionnant et qui est facile à lire alors même qu'il est d'une grande exigence intellectuelle.
Tout ce qui concerne la première  guerre du côté français est rassemblé dans ces 500 pages que je viens seulement de quitter .
On est abasourdi par la légèreté avec laquelle des nations on conduit tant d'hommes à la mort.
Le déclenchement est à peine croyable , ensuite la machine étant lancée, il restait à l'arrêter  .
Tout cela on le sait tous un peu. Ce qui m'a le plus intéressée c'est le portrait des différents acteurs du conflit.
Il y a une galerie de portraits inoubliables, les hommes politiques ne ressortent pas grandis, surtout en comparaison avec le courage et l'abnégation des simples soldats .
L'historien Jean-Baptiste Duroselle est, je pense, un homme de coeur et un travailleur acharné . Il ne cache pas ses inimitiés    ni ses sympathies qui sont nées lors de  la lecture des textes ,des archives et grâce à la confrontation des différents travaux de recherche.


Je croyais que Pétain avait été le grand vainqueur de la guerre , évidemment influencé par ce qu'on sait de la guerre 39/45 , Duroselle a analysé la moindre de ses réactions . Et l'on voit déjà que c'était un général hésitant , se laissant facilement convaincre et concentré uniquement sur la défense .
  Briand que je croyais un grand homme, n'a guère ses faveurs trop politicien à son goût . Par contre Clemenceau reste bien à sa place au panthéon de ma mémoire.
Alors pour mon débat , je dirai après cette lecture  que le patriotisme est bien le moteur qui a poussé les hommes au combat et qui les a fait partir à la guerre. Mais ensuite?
Pour Duroselle , si la peur de mourir est constante la peur des représailles n'est pas ce qui a été le ciment de cette armée incroyablement valeureuse , c'est vraiment l'envie d'en finir et de bien faire ce qu'on avait commencé qui est l'explication de tant de bravoure .
Il explique, par exemple,que les mutineries de 1917 ne sont pas dues au refus de combattre mais à la perception par les combattants que l'armée était mal dirigée et que s'il fallait mourir il fallait au moins que ce soit pour quelque chose. 
Je recommande ce livre à toutes celles et à tous ceux que cette période interesse , je ne

m'y suis jamais ennuyée, j'ai tout compris alors que je ne suis absolument pas historienne.

 

Citations :

 

Une conséquence étonnante de l'organisation économique en temps de  guerre:

 

Cette formidable organisation , dont l'Exécutif des transports maritimes est à la  tête , symbolise parfaitement ce qui a probablement été le phénomène économique essentiel de la guerre : la substitution du dirigisme d'Ètat  à l'initiative privée.

 

Portrait d'un notable et une pointe d'humour:


Enfin pour présider le tout, le célèbre Ernest Lavisse "personnage prépotent de l'Université devenu très gros personnage de l'État ; on ne pouvait rien faire sans lui qu'on ne lui parût entreprendre contre lui.... Il accepta sans la moindre réticence"


 

les Africains dans la guerre , le Général Mangin parle d'eux dans ces termes :

 


"Dans les batailles futures , écrit-il , ces primitifs pour lesquels la vie compte si peu et dont le sang bouillonne avec tant d'ardeur atteindront certainement à l'ancienne "furia française " et la réveilleront s'il en était besoin"

 


Discours devant les députes de Clémenceau à la fin de la guerre:

" Quant aux vivants , que nous accueillerons quand ils passeront sur nos boulevards , vers l'Arc de triomphe , qu'ils soient salués d'avance! Nous les attendons  pour la grande oeuvre de reconstruction sociale . Grâce á eux , la France , hier soldat de Dieu, aujourd hui soldat de l'humanité , sera toujours le soldat de l'ideal."
Commentaire de l'auteur:
On pouvait employer des formules comme  celle-là en 1918 , le 11 novembre. De tels moments sont rares dans l'histoire d'un peuple. Une telle intensité de sentiments ne peut être qu'éphémère   

 

 Et finalement notre débat, La peur de la mort:


Que pensent ces hommes avant le moment fatal? A part quelques exaltés (Hitler en était) , tous ont peur - la coutume étant de ne pas l'avouer et surtout de ne pas en accuser les camarades.....Les combattants ont su , pendant quatre ans et demi, que sans cesse une épée de Damoclès menaçait de les détruire.

 

et pourquoi s'est-t- on battu jusqu'au bout ? : 


"Alors pourquoi se bat-on?....Le soldat de 1916 ne se bat ni pour l'Alsace , ni pour ruiner l'Allemagne, ni pour la patrie. Il se bat par honnêteté , par habitude et par force. Il se bat parce qu'il ne peut pas faire autrement . Il se bat ensuite , parce que après les premiers enthousiasmes , après le découragement du premier hiver est venue ...la résignation ... On a changé sa maison contre un gourbi... On a taillé sa vie dans la misère , comme autrefois dans le bien-être ... On s'imagine même plus que cela puisse changer. On l'espère toujours, on n'y compte plus."

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:14

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51aalUZhivL._SL500_AA300_.jpg

 

traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lucie Delplanque

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Je voulais comprendre ce qu’était Facebook.
J’ai donc lu ce livre et j’ai bien compris , je le recommande donc, à tous ceux ou celles, qui se posent des questions sur ce phénomène.

Le livre n’a pas d’autre intérêt que de nous faire comprendre le monde très particulier d’une création sur Internet qui fait gagner beaucoup d’argent.

 L’écrivain n’a pas pu rencontrer Mark Zuckerberg (le personnage principal) alors il raconte cette histoire à partir des témoignages de ceux qui ont entouré le petit « génie » puis se sont séparés de lui avec procès à la clé.

J’ai compris ce qu’était Facebook, c’était le but par contre cela ne rend pas le monde des petits génies d’Internet très sympathique.

L’idée est simple : en ne donnant qu’une adresse email chacun  peut  retrouver immédiatement tous les gens qu’il a connus et qui sont sur le site Facebook. Le nombre fait que la publicité y est rentable et donc la société vaut beaucoup d’argent.

On peut résumer la chose en une formule pour se venger des filles qui ne le regardaient jamais, Mark Zuckerberg a inventé le moyen le plus rapide de rencontrer des gens. Et lui, a toutes les filles qu’il veut car il est très, très, riche !!

Depuis je suis sur Facebook … mais je n’ai rencontré personne !!!!

 

Citations :


Le type à la droite d’Eduardo, un grassouillet d’un mètre soixante-cinq, était membre de l’équipe d’échecs de Harvard et parlait couramment six langues. Rien de vraiment utile en matière de drague.

 

Pour un observateur extérieur la relation  qu’il entretenait avec son ordinateur semblait bien plus harmonieuse que toutes celles qu’il pouvait créer avec le monde extérieur. Mark ne semblait jamais aussi heureux que devant son écran.

 

Même à Harvard, la plus prestigieuse université du monde, il n’était en réalité que question de cul. To fuck or not to fuck. Il y avait ceux qui s’envoyaient en l’air et les autres.

 

 

  C’était un outil inouï pour lubrifier les rapports sociaux. Tout allait beaucoup plus vite. Sur Facebook, vous connaissiez déjà les gens que vous invitiez à être vos amis en ligne, même si vous ne leur aviez parlé qu’une fois.

 

On en parle ….

Stef au pays des livres

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:00

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51%2BdNV3CcvL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christophe Magny

 


http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg


http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Je ne serais pas allée naturellement vers ce livre et j’aurais eu tort, que « Babelio » en soit remercié, cela m’a permis découvrir un livre intéressant et de réfléchir à un problème qui empoisonne l'humanité depuis plus de  60 ans.

Tous ceux qui s’intéressent à Israël et à la Palestine, devraient lire ce livre. S’ils ont déjà des réponses toutes faites, ou bien s’ils sont, par avance, convaincus par leur cause, ils n’apprendront rien, mais s’ils cherchent à comprendre, encore une fois, comme moi, ils verront que rien n’est simple dans ce conflit.

La maison au citronnier n’est pas un roman, ce livre est né d’un documentaire sur une maison à Ramla qu’une femme israélienne a ouverte aux enfants arabes de son pays afin d’en faire un lieu de paix.

L’auteur suit le destin des deux familles, celle de Dalia juive bulgare échappée aux bourreaux nazis, et celle de Bachir chassée de chez elle à cause de la naissance de l’état d’Israël.

Il s’attache à respecter scrupuleusement le point de vue des deux parties et plonge son lecteur dans l’horreur inextricable de deux communautés qui ne peuvent que s’exclure.

Pourtant, entre Bachir et Dalia , un lien fragile existe et peut-être un tout petit espoir.

Très faible en effet : Bachir et sa famille ne comprendront jamais pourquoi ils ont dû partir de chez eux, et Dalia sait que si on autorise les Palestiniens à revenir Israël n’existera plus.

Deux souffrances terribles et l’amour d’une même terre peuvent-ils permettre de vivre ensemble ?

Je ne sais pas, l’auteur non plus mais au moins, pour une fois, juifs et palestiniens, sont réunis dans un même livre et rien que pour cela ce témoignage est remarquable.

 

Citations :

(Début du livre)

La maison dépeinte dans cet ouvrage existe réellement, de même que le citronnier qui se trouve dans sa cour… la maison aux deux histoires.

 

Les Israéliens qui venaient déposer ces gerbes honoraient ce qu’ils appelaient leur guerre d’indépendance ; Bachir appelait ce même événement la « nakba », la catastrophe.

 

Pour moi, Sion est l’expression d’un désir très ancien, un mot qui symbolise un refuge pour mon peuple, et notre expression collective ici. Pour lui, c’est un régime de terreur qu’il a le devoir de combattre, auquel il doit résister par tous les moyens. Car pour lui, le sionisme est le règne de la terreur, et le terrorisme est donc une réponse adéquate !

Dalia haussait le ton : « Non, je ne peux pas combattre une erreur en en commettant une autre .Cela ne mène nulle part. »

 

On en parle…

Critiques futiles

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:37

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LATTES/2010/9782709630696-G.jpg

 

http://resize.over-blog.com/100x63-c.png?http://www.ville-dinard.fr/biblio/images/carte-abt.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Encore une bonne surprise de notre club. Je ne me précipitais pas vers la lecture de cet essai qui restait sur le rayon de la bibliothèque destiné  aux membres du club,  car je ne pensais pas y découvrir grandes nouveautés.

 Erreur, j’ai appris des choses amusantes, comme la difficulté de Madame Thatcher à utiliser le « nous » pour parler de son action au gouvernement. Elle a fini par si  bien apprendre sa leçon que, pour annoncer la naissance de son premier petit fils,  elle déclara : We have become a grandmother (Nous sommes devenue grand-mère)

 

Le charme du livre vient du ton utilisé par l’auteur, c’est drôle léger et impertinent. De plus, il  puise ses observations  dans un grand nombre de langues, parfois très originales.

Les remarques sur les subtilités du vocabulaire de la syntaxe et des expressions sont vraiment drôles et intéressantes. J’ai  été moins convaincue par la dernière partie sur l’apprentissage.

Son livre est enrichi  de cinq portraits de personnes parlant plusieurs langues dont la vie est marquée par cette capacité linguistique. Alex Taylor donne envie de connaître  Fernando, il parle 16 langues. Quelle chance, il a ! Comme lui je pense que :

« Parler une langue étrangère, crée une deuxième personnalité et une deuxième vie. »

Lui, il en a donc 16 !!!

 

Citations :

 

En Gallois, Gath est un chat lorsque son maître est masculin. On imagine la perplexité de l’infortuné félin dès lors qu’il tombe entre les mains d’une maîtresse et qu’il se voit transformé en chath. Ce n’est donc pas si évident pour les habitants d’Aberystwyth d’appeler un chat un chat.

 

Ces fioritures ne sont pas sans rappeler la proposition de Jack Lang dans les années 1990, qui essaya de rebaptiser les personnes du troisième âge « les flamboyants »

 

À Berlin, on ne cherche plus comme dans le passé une femme de ménage, Putzfrau mais une tonique Putzkraft, une puissance nettoyante.

 

La BBC organisa récemment en consultation avec des milliers de linguistes un concours pour trouver le mot « le plus intraduisible du monde » .Le champion est ilunga  de la langue tchiluba  parlée au sud-est de la République du Congo. Il désigne une personne disposée à pardonner un affront une première fois, à le tolérer lorsqu’il est commis une deuxième fois mais qui rejette l’idée de pardon si l’affront est commis une troisième fois.

 

On en parle

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:45

http://image.evene.fr/img/livres/g/9782081233003.jpg

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Libres, ces deux auteures le sont, leur dialogue est sous le signe de la liberté de penser et de « dire » tout ce qui concerne la place de la femme dans les religions.

J’avais entendu l’interview de Talisman Nasreen sur France Culture et j’avais été si séduite par son intelligence et son courage que j’ai aussitôt acheté son livre.

C’est très facile à lire, et j’ai beaucoup apprécié la façon dont , lorsqu’elles ne sont pas d’accord, elles confrontent leurs arguments.

Toutes les deux défendent la laïcité, la liberté de penser et de s’exprimer. Pour ces idées-là, l’une est menacée de mort et chassée de son pays, l’autre est mal comprise par sa famille politique : le risque n’est évidemment pas de même nature comme le souligne Caroline Fourest. La gauche française supporte mal, en effet, qu’on critique l’Islam.

Taslima Nasreen est beaucoup plus radicale que la journaliste française sur la critique de l’Islam. Pour elle, cette religion prône la violence et la soumission par la force de la femme. La solution ne pourra venir que par l’éducation  et par la pratique de l’esprit critique.

Je pense que c’est un livre à lire dans le débat actuel qui oppose la laïcité française à l’Islam et aux intégrismes de toutes les religions qui ne se différencient plus, alors, des sectes.

 

Citations

 

Talisman  Nasreen

Ma mère n’était pas religieuse à l’origine. Elle l’est devenue lorsqu’elle a découvert que mon père la trompait. Elle était en permanence ignorée et insultée par mon père. Elle était tellement malheureuse qu’elle s’est réfugiée dans la religion.


Saint Paul cité par Caroline Fourest

« L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est à l’image et à la gloire de Dieu : quant à la femme elle est à la gloire de l’homme. »


Caroline Fourest

Quand je pense que certains français musulmans pensent être des citoyens de seconde classe dans un pays laïque …Ça donne envie d’organiser des voyages scolaires à la rencontre des minorités religieuses de pays comme le Pakistan, le Bangladesh ou même l’Egypte.


T.N.

Tant qu’une femme est opprimée et sans défense, les gens l’aiment et compatissent. Mais dès qu’elle refuse de tester exploitée ou étouffée, dès qu’elle se lève et se tient droite, qu’elle impose ses droits, qu’elle brise le système social pourri qui l’enchaîne afin de libérer son corps et son esprit, elle n’est plus admirable – elle devient haïssable.


T.N.

Les intégristes musulmans m’ont attaquée, ont lancé des Fatwas contre moi, ont mis ma tête à prix et ont organisé de violentes manifestations, mais pas un seul n’a été puni. C’est moi qui suis punie….Moi j’ai perdu ma maison mon rêve, sans rien avoir à me reprocher. Je dois subir l’exil.
Mon pays , mon chez moi, ce sont les gens qui croient aux droits de l’homme, de la femme et à l’humanisme laïque.

 

 

  On en parle

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 19:31
http://img188.imageshack.us/img188/1154/51bzzvdjclsl500aa240.jpg
http://resize.over-blog.com/100x63-c.png?http://www.ville-dinard.fr/biblio/images/carte-abt.jpg

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Je n’avais pas le choix, il ne restait que celui-là dans la liste des 15 livres de février. Je pensais le parcourir rapidement et non … C’est très intéressant, de plus François Clémenceau écrit dans une langue simple et précise.


Chaque chapitre est l’occasion de traiter un des aspects de la civilisation américaine : la ville de Washington, l’obésité, la civilisation de la grosse voiture, la pollution, la peine de mort, l’immigration, les Indiens, l’ouragan Katrina, la femme, la religion, la guerre et Obama.

Sa réflexion  s’appuie sur des reportages et de multiples rencontres de personnalités d’opinions différentes. J’ai beaucoup apprécié la place qu’il donne aux gens qu’il interviewe. Ce n’est pas lui le sujet du livre mais  ce sont les Américains. Sa réflexion s'appuie sur son expérience et un travail d'enquêteur qui semble très sérieux.


Il  ne s’est pas contenté des images de la  télé : ses pages sur l’ouragan Katrina sont très émouvantes. Il est allé dans une petite ville Biloxi, il fait alors, remarquer qu’on n’a parlé que de la Nouvelle-Orléans et oublié l’ensemble de la côte qui a pourtant été totalement dévastée.

Il est allé voir, également, la pièce où l’on met à mort les condamnés, il a interrogé des partisans de la peine capitale  et des opposants.

 Il décrit très bien les paradoxes de la pudeur excessive à nos yeux des américains qui interdisent aux petites filles les maillots de bain sans soutien-gorge sur les plages  et en même temps la nudité entre gens du même sexe dans les vestiaires sportifs «  ainsi, dans le vestiaire des hommes de ma salle de sport, des garçonnets ouvrent de grands yeux sur la virilité triomphante ou désolante des quinquagénaires qui ne se donnent pas la peine de porter une serviette autour des hanches pour se raser ou se brosser les dents ». Sans parler des bars de strip-tease ni des Hooters que je vous laisse découvrir.

La lutte contre l’obésité a commencé, mais elle semble bien difficile à mener car les firmes et les mauvaises habitudes alimentaires concernent surtout les enfants : « la tendance est à l’amélioration : davantage de légumes verts, moins de pomme de terre, des portions moins abondantes, des ingrédients plus digestes. Mais cela ne concerne que les menus adultes ; les enfants continuent à se voir offrir un cheeseburger de plus de 300 calories ; leurs pizzas étaient servies avec des frites. À cela s’ajoutait le traditionnel cheese-cake ou la glace et le soda servi en gobelet de 50 centilitres servi à volonté à la carafe. Bref, un seul repas approchait la quantité de calories recommandée par les pédiatres pour trois jours. »

On espère que la victoire d’Obama pourra faire mentir ces chiffres « si l’on naît Noir aux Etats-Unis, on a une chance sur d’eux d’aller jusqu’au bac et une sur neuf de se retrouver en prison avant l’âge de trente ans."

Je pense que tous ceux qui ont vécu aux Etats-Unis ou qui s’y intéresse apprécieront ce livre : l'auteur semble sincère et honnête.

 

Le blog de l'auteur ....

link

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 13:40



Les éditions Perrin m’ont offert ce livre grâce à l’opération Masse Critique de Babelio du mois de novembre 2009.

J’entends souvent Nicolas Baverez à la radio, je le comprends, je le trouve clair et précis et non dépourvu d’humour.

Je me suis donc portée candidate, pour faire une critique de son livre, avec cette idée en tête : est-ce qu’une réfractaire à la compréhension des phénomènes économiques, comme je le suis, peut mieux comprendre la crise que nous venons de vivre, grâce au livre de Nicolas Baverez  . En d’autres termes, ce livre est-il grand public ?

La réponse est : oui et non !

Oui, j’ai mieux compris.
Non, ce n’est pas un livre très accessible : j’ai dû ramer comme une malade pour en comprendre à peu près un tiers. C’est grâce à ce tiers que je comprends mieux la crise.

Certains petits détails seraient vraiment faciles à changer et cela aiderait beaucoup la compréhension : l’explication des sigles FED , BRIC, BCE,OMC …, des notes en bas de page sur des noms qui parlent aux économistes mais pas à moi : Breton Woods, Yuan renminbi, Smoot-Hawley ..
Le mécanisme de la bulle financière est bien expliqué,  on se demande si les krachs sont évitables.

Ce n’est pas un livre optimiste car il décrit une France très affaiblie par la dette publique, et les protections sociales qui ne servent qu’à masquer la réalité de la crise.


Je ne recommande cet ouvrage qu'à ceux et celles qui s'y connaissent un peu en économie .

 

Citations

 

 

Voici une jolie phrase :

 

L’économie mondiale n’a tenu qu’au fil de soie de la politique économique.

 

Une des phrases que je ne comprends pas :


L’innovation financière s’est déployée au croisement de la titrisation …

 

Une image de la bourse et des banques  que j’ai découverte dans ce livre :


Loin d’être rationnels et guidés par la juste évaluation de la valeur des actifs, les marchés cotent au premier chef les opinions et les pulsions collectives, encourageant les comportements moutonniers des épargnants et des investisseurs à la hausse comme à la baisse.

Surtout, les banques, largement recapitalisées et restructurées, bénéficiant d’une courbe des taux favorables, fortes de la garantie d’être sauvées par le contribuable, ont renoué avec leur stratégie à risque.

 

Une phrase où j’ai trouvé un peu d’humour :

 

La banque demeure la seule activité où il faut passer par la le casino et jouer pour avoir le droit d’accéder à la boulangerie

 

Et finalement j’ai appris que « calamiteux » est l’adjectif qui décrit tout ce qui est mauvais pour l’économie

 

 

Pour mieux comprendre la crise

link

 

 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 08:46

Je suis souvent réticente à lire la littérature japonaise, je m’y ennuie ferme à chaque fois ou presque. J’ai lu ce livre car un ami architecte me l’avait conseillé.
Pour une fois, je dois dire que ce livre m’a passionnée car j’ai tout compris et je mesurais pendant ma lecture à quel point cette grande civilisation est à l’opposé de la nôtre.

Quel auteur français commencerait à décrire les lieux d’aisance pour faire comprendre le charme des maisons de son pays ? Et pourtant ! N’est-ce pas là que nous dévoilons beaucoup de nos habitudes? Tanikazaki le pense et il m’a convaincue. De la même façon sa description de la femme japonaise, m’a fait parfaitement comprendre que je suis définitivement une femme française.

 

Citations

 

Aussi n’est-il pas impossible de prétendre que c’est dans la construction des lieux d’aisance que l’architecture japonaise atteint aux sommets du raffinement. Nos ancêtres qui poétisaient toute chose, avaient réussi paradoxalement à transmuer en un lieu d’ultime bon goût l’endroit qui, de toute la demeure, devait par destination être le plus sordide, et par une étroite association avec la nature, à l estomper dans un réseau de délicates associations d’images. Comparée à l’attitude des Occidentaux qui, de propos délibéré, décidèrent que le lieu était malpropre et qu’il fallait se garder même d’y faire en public la moindre allusion, infiniment plus sage est la nôtre, car nous avons pénétré là, en vérité, jusqu’à la moelle du raffinement.

 

 

D’une façon générale, la vue d’un objet étincelant nous procure un certain malaise.

 

En fait, on peut dire que l’obscurité est la condition indispensable pour apprécier la beauté d’un laque.

 

La cuisine japonaise, a-t-on pu  dire, n’est pas  chose qui se mange, mais  chose qui se regarde ; dans un cas comme celui-là, je serai tenté de dire : qui se regarde, et mieux qui se médite !

 

Le maquillage comprenait, entre autres, le noircissement des dents ;

 

De même qu’une pierre phosphorescente qui, placée dans l’obscurité, émet un rayonnement, perd, exposée au plein jour, toute sa fascination de joyau précieux, de même le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre.

site où on parle de ce livre

http://embruns.net/carnet/lectures/tanizaki-junichiro-eloge-ombre.html

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:42
l Travail d'historien remarquable à propos de l 'hôpital, c'est à dire le lieu où l'on enfermait les enfants abandonnés et les indigents sous Louis XIV et Louis XV.
Les parisiens se sont révoltés parce qu'ils pensaient qu'on enlevait leurs enfants pour leur faire subir toute sorte de sévices , le travail minutieux de Marion Sigaut prouve que leurs craintes étaient fondées, et elle nous fait découvrir le traitement réservé aux enfants et aux femmes dans cet hôpital. La lecture des mauvais traitements imposés aux enfants  est vraiment insoutenable, j'ai dû souvent arrêter la lecture  .

Citations
Si on était "gâtée", c'est à dire syphilitique, le traitement à Bicêtre était obligatoire, et il était le seul moyen de n'en pas mourir rapidement....
  Le traitement durait six semaines et consisitait en saignées, purges, bains prolongés (à quatre dans des baignoires trop petites), frictions à la pommade mercurielle pour faire perdre des litres de salive . Ce traitement de choc provoquait la perte des dents et soudait ls gencives qu'il fallait séparer au bistouri. La diète était sévère, les malades crevaient de faim...

voici la conclusion

Pour lutter contre ces crimes, il aurait fallu des moyens que personne n'avait . Personne sauf le roi.. Louis XIV y avait renoncé pour n'avoir pas à faire porter à ses enfants l'opprobre qui serait retombé sur leur mère. Quant à Louis XV, bâillonné, ligoté par son vice, il était le plus mal placé pour tenter quoi que ce soit contre les trafiquants d'enfants. Après sa mort, la chape de plomb s'abattit sur l'affaire et son successeur dut affronter d'autres problèmes.
  Et le silence retomba sur les sombres trafics de l'Hôpital général.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 06:13
 


Livre intéressant: un Sénégalais, Omar Ba, essaie de convaincre ses compatriotes qu'ils ont plus     d'avenir au Sénégal qu'en Fr
ance.
Il étudie de façon objective , tous les drames de l'exil. C'est un point de vue rare et précieux et on sent qu'il n'hésite pas à aller à contre-courant des pensées consensuelles dictées par la bonne, ou mauvaise, conscience.
Malheureusement son point de vue est affaibli parce qu'il vit en France; il annonce qu'il retournera vivre au Sénégal. Je l'espère sinon son livre perdra beaucoup de force.


Citations

 Je dédie ce livre à tous ceux qui ne pensent pas comme moi.

Le qu'en dira-t-on, dont on fait son pain quotidien en Afrique, crée un véritable handicap lorsqu'il s'agit de prendre des décisions  personnelles.

Il est urgent d'attaquer le problème de l'immigration illégale sous l'angle du trafic d'êtres humains. Trop souvent on vacille entre l'extrémisme de la droite et l'angélisme de la gauche pendant que se poursuit la ruée macabre vers l'Europe.

L'ordre de prendre une pirogue ne vient d'aucun Etat du Nord, quand bien même ils sont en partie responsables.
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