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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:52

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41PfOsdO2ML._SL500_AA300_.jpg

 Traduit de l’Espagnol par André GABASTOU

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgJ’ai découvert Rosa Montero  grâce aux blogs, à Keisha,en particulier, et j’ai en réserve « le roi transparent ».
J ai lu avec plaisir ce roman, et je suis entièrement d’accord avec ce que plusieurs d’entre vous en disaient. Elle sait créer une atmosphère.

Les barbares dont il s’agit ici, ce sont les êtres  si accrochés à la drogue, qu’aucune valeur humaine  ne résiste à leur passion destructrice.
Ce que le personnage principal a été capable de faire pour se payer sa dose du temps de son addiction est absolument révoltant. C’est le genre d’histoires que je déteste lire d’habitude. Je sais que l’horreur existe, il suffit que j’ouvre un journal, mais je n’aime pas le lire en roman.

Le talent de Rosa Montero c’est d’avoir situé son histoire au moment où Zarza , cette ancienne droguée est sortie de son addiction.

 
Son frère , ange maudit qui l’a fait plonger dans la drogue la poursuit pour se venger; l'ambiance de cette traque est bien rendue. Elle nous permet aussi de remonter à l'enfance et de comprendre bien des aspects de la souffrance de cette jeune femme.


Ce qu’elle voulait se cacher à elle-même : les actions les plus sordides qu’elle avait été capable de commettre autrefois, lui reviennent comme des nausées qui l’étouffent.


Le monde de la drogue est bien raconté, et comme Zarza est une historienne du Moyen-âge son récit s’enrichit de romans de la chevalerie.


J ai quand même quelques réserves , est ce que cela vient de la traduction ou pas, le style est très complaisant , et  la construction du roman est –à mon avis- alourdie par les récits du « roman de Chrétien de Troyes ».
Mais c'est avant tout un très bon livre sur un sujet tellement tragique .


Citations :


Le destin:

L'enfance est l'endroit où tu passes le reste de ta vie, pensa Zarza ; les enfants battus battront leurs enfants, les fils d'ivrognes deviendront alcooliques, les descendants des suicidés se tueront , ceux qui ont des parents fous le seront à leur tour.



Vivre avec la drogue:



La vie est une guerre. Non, la vie, c'est comme avancer dans un pays inconnu. Il faut que tu sois sans arrêt sur tes gardes à l'affût....Et chaque jour qui passe, les jours empirent, parce que tu pénètres de plus en plus dans le pays des méchants, de plus en plus seul, de plus en plus cerné.

 

 

Pourquoi je ne me ferai jamais  tatouer :

C'est con que les tatouages durent plus longtemps que les souvenirs.

 

L’addiction:


Zarza cherchait la Reine, parce qu'en dehors de ses bras, le monde semble exsangue et asphyxiant, un univers insupportable en blanc et noir. La Reine tue, mais sans elle on n'a plus envie de vivre et souvent il ne reste plus qu'à courir , courir de plus en plus vite , galoper jusqu’à l'abîme et s'écraser .
Le chemin vers l'enfer est fait de petits faux pas.

 

Philosophie de vie:


Si tu n'es pas capable de voir les autres, tu ne peux pas non plus te voir toi-même. Parce que les autres, ceux qui t entourent, ta vie et les engagements qu'elle implique, ce sont les limites qui te font être ce que tu es.

 

 

On en parle .....

"Conduite en état livresque" (le nom du blog est assez bien trouvé non?)

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 22:28

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51UEGJVYV2L._SL500_AA300_.jpg

 

http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

 

Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne)par Frédéric LE BERRE

 

 

100x66-c[1]Reçu grâce à Babelio , j ai avalé ce livre en une soirée .

«Avant toi» connaîtra sûrement un certain succès et deviendra peut-être un film.

C'est la version intouchable britannique mais en plus avec une histoire d'amour entre la soignante et le tétraplégique.

Il y a tout dans ce roman, la crise, le droit à la dignité et pouvoir choisir sa mort, l'amour ; un viol...

On est pris par l'histoire car on espère que Clark arrivera à redonner le goût de vivre à Will.
Mais dans cette histoire le héros souffre trop pour continuer à vivre.

C 'est le genre de roman qu'on oublie aussi vite qu'on les lit, je crois que les américains appelle cela des «tourne-page»? Et dans le genre c'est un tourne-page réussi.
Au delà du sentimentalisme de l'histoire quelques traits de notre société sont assez bien mis en lumière.

Comme le groupe des gens obsédés par leur corps, les régimes et la course à pied.
Évidemment la difficulté de déplacement pour les gens en fauteuil est bien raconté et encore, ils ne sont pas dans le métro parisien!

 

Les personnages sont suffisamment bien dépeints pour qu'on passe 500 pages avec eux .


Vous l'avez deviné, je n'ai été conquise, j ai eu l'impression d'être au cinéma dans une comédie hollywoodienne , genre «Pretty Woman» .
Bref une distraction d'un soir ou d'un long voyage en train ce n'est déjà pas si mal.

 

Citations:

 

 

Jargon du pôle emploi:

 

En fait, il n'y a plus grand chose hormis des postes à horaires flexibles dans le secteur du commerce et de la grande distribution.
- vous voulez dire de la mise en rayons en équipe de nuit?
Cela faisait suffisamment longtemps que je venais pour savoir décrypter leur jargon.

 

 

Comme je la comprends:


Une maison briquée de fond en comble et bien rangée procurait à ma mère une satisfaction presque physique . Pour ma part , après un mois de ménage et d'aspirateur, je ne voyais toujours pas où était le plaisir. J'avais la quasi-certitude que je préférerais toujours que quelqu'un d'autre s'en charge.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:01

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/41s2KT7xugL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

  Traduit de l 'espagnol (Colombie) par Isabelle GUGNON

 

 

 


http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgUn grand plaisir de lecture pour un roman tout en nuance.

Le récit se situe en Colombie et fait revivre le passé d'enfants dont les parents on été mêlés au trafic de drogue.

Ce n'est pas un roman style reportage qui permet d'apprendre tout sur le quartel de Medellin ou la personnalité d'Escobar, mais à travers les questions que se pose le personnage principal on comprend peu à peu les différents drames de ce pays.

Antonio Yammara rencontre un homme qui a fait 20 ans de prison, celui-ci est victime d'un attentat au cours duquel il est lui-même grièvement blessé.

 
Sa vie en est totalement bouleversée .

Nous suivons l'évolution des pensées et du ressenti de cet homme qui se sent écrasé par  la peur et la fatalité du destin.
Pour s'en sortir, il veut comprendre qui était Ricardo Laverde.


Cette quête  permettra à l'écrivain de nous décrire les années sombres de Colombie.


J ai apprécié toutes les réflexions sur la mémoire et les souvenirs.

La frontière entre le bien et le mal est assez difficile à tracer , à la fin du roman on ne sait toujours pas qui était vraiment Ricardo Laverde ni pourquoi exactement, il a été tué . Au fil des pages on se trouve pris dans une ambiance assez lourde et triste que  je pense assez proche de la la réalité.

Le titre est très bien trouvé et à lui seul résume le roman,mais je vous laisse découvrir pourquoi.


Plusieurs fois je me suis dit que si j'avais vécu sur place , je n 'aurais pas mieux compris les différents enjeux de ce pays que les personnages du roman.

 


 

Citations:

 

 

 

le poids du passé:

Nul ne sait a quoi sert le souvenir , s'il s'agit d'un exercice profitable ou qui peut se révéler néfaste , ni en quoi l'évocation du passé peut changer ce que l'on a vécu.

 

Phrase que j'aime bien:

Toutes les guerres, même petites,ont leur héros, n'est ce pas?le courage de l'acteur ne dépend pas de la taille du théâtre..


 

les souvenirs: faire le tri entre ce dont on se souvient et ce qui nous est raconté:

 

Ce sont mes seuls vrais souvenirs . Les autres ont été inventés ce sont des souvenirs mensongers. Le plus triste qu'on puisse transmettre à quelqu’un, ce sont de faux souvenirs .

 

J ai souri :


En Colombie, personne ne l'avait regardé de la sorte: depuis son arrivée , Elaine n'avait couché qu'avec des Américains ou qu'avec des hommes qui avaient des orgasmes en anglais.

 

La question finale:


Essaierais je de la convaincre .... que Le monde est trop dangereux pour qu'on s'y promène seul , sans personne pour nous attendre à la maison , se faire du souci quand on ne rentre pas ou venir nous chercher ?

 

 

 

 

On en parle....

 

Chez Avel bre (un breton?)

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:03

 

 

J'apprécie beaucoup cette auteure qui me permet d'accéder à l'univers japonais sans ressentir trop d'étrangeté .

Il faut dire qu' Aki Shimazaki écrit en français et réside au Québec. Ceci explique peut être cela!

Les 5 tomes, d'une centaine de pages chacun , raconte la même histoire vue par un protagoniste différent à chaque fois.

C'est aussi l'occasion de cerner de plus près la réalité japonaise surtout dans ses aspects négatifs.

Le ressort de la narration repose sur un postulat qui m'étonne: des enfants se sont connus jusqu'à 4 ans et se retrouvent à 16 ans. Ils ne se reconnaissent pas et ne reconnaissent pas non plus les adultes qui les entourent.
Ils s'aimeront en ne sachant pas qu'ils sont demi frère et sœur .


Il me semble que j'ai gardé en mémoire le visage des gens qui s'occupaient de moi quand j'avais 4 ans.

Ce n'est qu'un détail mais je l'ai gardé en tête pendant toute la lecture.

En revanche, ce que j'ai trouvé très bien raconté , c'est justement «le poids des secrets» .

Toute cette famille est détruite par la conduite de du père de ces deux enfants et il faut donc attendre la troisième génération pour que la lumière se fasse enfin et que les conflits s'apaisent.
Le tome 1 , révèle l'essentiel du drame , Yukiko explique pourquoi elle a tué son père .

Son récit nous plonge dans le Japon au temps de l'explosion qui a détruit Nagazaki, on y voit une société figée sur les statuts sociaux et sur l'effort demandé à la population pour soutenir la guerre.

 

Le tome 2 est centré sur Yukio l'enfant qui est né hors mariage. Si son père,le même que celui de Yukiko n 'a pas épousé sa mère c'est que celle-ci n'est pas «d'une bonne origine». On est plongé dans les difficultés des femmes qui n'appartiennent pas à la bonne société.


Le tome 3 nous ramène du temps où , lorsqu'on était Coréen au Japon on pouvait être tué sans que personne ne trouve à y redire comme lors du tremblement de terre de 1923. C'est très émouvant de voir à quel point cette mère coréenne a essayé de lutter pour donner à sa fille des chances de s'intégrer dans cette société si fermée.

 

Le tome 4 , c'est celui que j'ai trouvé le moins passionnant, il est centré sur l'homme positif qui a bravé tous les interdits de la société japonaise et a épousé la femme qui avait un enfant hors mariage.

 

Le tome 5, on est avec la maîtresse du père de son fils et le roman se termine sur la vérité et la boucle est brisée la malédiction prend fin,sa petite fille ne commettra pas les mêmes erreurs qu'elle.

 

 

Chaque tome peut se lire séparément mais l'ensemble a beaucoup de cohérence.
C'est une autre façon de lire 500 pages , on ne sent pas le temps passer et on se perd moins que dans un énorme roman à personnages multiples , la façon de nous raconter le Japon est inoubliable cette société si fermée mélange de raffinement et de violence devient compréhensible à défaut d’être attractive.

 

Citations :

Explication des deux bombes :

 

l'explication de la guerre


Grand-mère , pourquoi les Américains ont-ils envoyé deux bombes atomiques sur le Japon?
- Parce qu'ils n'en avaient que deux  à ce moment là, dit-elle franchement.

 

 


-Mais ce que mon père n'acceptait pas c'est la justification des Américains : quand il est question de guerre ils ont toujours raison .
- on se justifie pour se défendre des accusations .
- Il n'y a pas de justice . Il y a seulement la vérité.

 

l 'enfant sans père :

 

Les enfants des voisins ne jouent avec moi . Au contraire , ils me lancent des pierres , ils me barrent le chemin quand je rentre a la maison , ils m entourent me bousculent . Ils crachent sur moi . Tout le monde est plus grand que moi . Personne ne leur dit d’arrêter . J'attends qu'ils s'en aillent . Ils me crient des mots que je ne comprends pas: "Tetenashigo" (bâtard) ou enfant de "baïshunfu" (putain)

 

 

On en parle …..
Chez keisha

 

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 20:11

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Traduit de l’anglais(Inde) par Sylvie Shneiter


Club de lecture

100x66-c[1]Quatre voyageurs bengalis retenus dans une gare à proximité d’Agra dans les années 50, vont  raconter leur premier émoi amoureux.
Ce livre nous est présenté comme un grand classique de la littérature Bengali, son principal intérêt à mes yeux, est de nous plonger dans une réalité indienne, éloignée de la nôtre .
Les histoires se passent dans les années 30 dans un pays où oser regarder une jeune fille dans les yeux relevait d’une grande impudeur !
Ces quatre hommes ont tous fait des mariages de raison, arrangés par leur famille, mais la première jeune fille qui les a émus, les parents n’y étaient pour rien.
Les quatre hommes ont plaisir à raconter leur jeunesse, et l’ambiance de la salle d’attente m’a fait penser à certaines nouvelles de Maupassant où des hommes décident ainsi de raconter leur premier amour.
Mais la Normandie du XIX° siècle n’a vraiment rien à voir avec le Bengale du début du 20° !
La campagne normande est autrement plus vivante que ces Indiens qui se caressent du regard.
On se demande pourquoi ces hommes sont transis d’amour pour des jeunes filles qu’ils n’osent à peine regarder.
Bref, j’ai découvert ce livre sans être passionnée ni même émue mais intéressée par ce pays aux mœurs si éloignées du nôtre.
La quatrième histoire, celle de l’écrivain qui se souvient du temps où lui et ses trois amis étaient amoureux de la même jeune fille est celle que j’ai préférée. On imagine bien les trois adolescents rendant tous les services possibles pour être proches de la jeune fille, en tout bien tout honneur, évidemment.

Citations :
Certaines phrases qui m’ont agacée mais est ce un effet de la traduction ? :

Les répliques monosyllabiques ne facilitent pas la poursuite d'une conversation mais les obèses sont des êtres sociables et grégaires. (et vlan pour les obèses !)

Ses lèvres, ni trop pleines ni trop minces, au modelé ferme, avaient sans doute l'habitude de donner des ordres en quelques mots. (ou comment juger quelqu’un un peu rapidement , non ?)


Exemple d’amour bengali, une jeune femme inconsciente et des jeunes garçons amoureux :


Mona Lisa, tu ne sauras jamais à quel point nous avons exulté, le bonheur que nous avons éprouvé au fil des jours et des nuits, pendant la mousson de 1927, dans le vieux quartier de Paltan. Notre ferveur ne s’est jamais démentie dans l’obscurité peuplée d’ombres effrayantes…Si elle disait : « Oh », cela nous émouvait autant qu’un air de flûte ; si elle disait « eau », nous avions l’impression d’être submergée par les fleuves du monde entier.

On en parle … pour l’instant je n’ai pas trouvé de blogs parlant de ce livre


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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:33

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Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin participation de Philippe Noble

 

100x66-c[1]Je suis toujours  sensible aux avis personnels des libraires, souvent rédigés à la main, dépassant de la couverture du livre, je les lis toujours et j’achète souvent l’ouvrage recommandé par eux.

Sortant de la cité des sciences, pour faire plaisir à mon petit fils de 4 ans nous sommes allés choisir des livres à « la librairie du Parc » .  Bon choix de livres  d’enfants et bon moment avec Victor qui, hélas,  ne voulait que des livres avec les Simpson  …

Ce roman était chaudement recommandé et les deux libraires étaient très enthousiastes.

C’est un gros livre de plus de 1000 pages, mais qui se lisent très bien.

Les personnages sont pétris d’érudition religieuse, et nous entraîne dans les méandres des secrets des textes anciens.

Pour tenir le lecteur en haleine, les personnages sont mêlés à la vie du 20 ° siècle et on suit sans déplaisir les tourments des aventures amoureuses et politiques de Max Délius dont l’origine Juive et Nazie ressemble à celle de l’auteur et d’Onno Quist érudit et fils d’une grande famille calviniste.

J’ai essayé de dire d’abord  tout ce qui m’a plu, mais le principal compliment c’est que je n’ai pas abandonné la lecture et que je n’ai pas  trouvé ce roman trop long.

Mais, (parce qu’il y a un Mais) certaines choses m’ont carrément horripilée.
D’abord aucun personnage n’est vraiment crédible, ils sont comme des caricatures de personnalités, mais petit à petit je suis rentrée dans le style de cet auteur.
J’ai franchement été déçue par le dénouement, pour arriver à tenir tous les fils de l’histoire quelque peu mouvementée, le personnage principal découvre que son fils n’est peut-être pas de lui, en remarquant les yeux d’une inconnue croisée à Jérusalem qui pourrait être la mère de Max  son seul  ami!

Je ne dévoile pas grand-chose en vous disant cela car il y a bien d’autres invraisemblances mais le pire, à mon avis, c’est l’intervention divine en direct, et oui Dieu nous parle et Harry Muslich n’est que son interprète.
Sans donner du poids au côté mystique du roman, cela lui enlève de l’intérêt car si Dieu s’en mêle alors tout est possible et l’écrivain n’a plus besoin de soigner la vraisemblance.

Je crains en disant tout cela de vous donner peu envie de lire les 1139 pages de « la découverte du ciel » ce serait dommage, car je vous le redis je ne me suis pas ennuyée et j’ai découvert beaucoup, beaucoup d’aspects que je ne connaissais pas à propos des religions.

 

Citations :

 

Il ne faut jamais rien dire a une femme, elle en fera toujours mauvais usage pour mieux te comprendre.

 

Toi, en tout cas, tu es totalement inapte a la politique, parce qu'il faut être né dans une famille nombreuse. Le métier s'apprend dans cette lutte sans merci entre frères et sœurs. Si l'on n'a pas  fait cet apprentissage de l'intrigue, du mensonge et de l’intimidation, on n'arrivera jamais à rien.

 

En prenant la virginité d'une femme, on occupait dans sa voie une place comparable seulement à celle du médecin qui l'avait mise au monde, ou de qui l'assisterait sur son lit de mort 

 

Je ne sais pas comment le monde est fait, mais peut-être est-ce la ma force. D'après moi le monde - du moins sur terre- est une gigantesque pagaille improvisée, qui pour des raisons inexplicables continue plus ou moins de fonctionner.

 

Mais il savait aussi qu'on oubliait facilement un simple secrétaire d'état, ou même ministre, on continuait a en tirer gloire, soi et sa famille, pour l’éternité. Mais a part cela, d'ordinaire, plus personne dans le public n'en savait rien. Et peut-être etait-ce bien ainsi, comme tout se répétait toujours, la politique serait absolument impossible sans la mauvaise mémoire de l'humanité. 

 

 

On en parle …

Moustafette

 

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:11

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Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin

 

Club de lecture

 

 

Grande première, je ne peux pas mettre de coquillages à ce roman je n’y arrive pas….


J’explique : j’ai commencé ce roman avec gourmandise et le début m’a ravie : l’humour la façon de camper les personnages, les travers de notre société, tout cela allait bon train dans un décor qui me ravissait. Ce grand restaurant où tout coûte 10 fois plus cher et va 10 fois moins vite que dans un lieu habituel est parfaitement caricaturé

Je savais, puisque la 4° de couverture l’annonce que cette famille allait être confrontée à la violence de leurs enfants.

Pour ce genre de roman je  ne peux pas en dire plus car ça enlèverai la force du suspens.


C’est totalement horrible, mais le pire n’est pas là, ces deux frères ont deux fils meurtriers, et les adultes  ne savent absolument pas se positionner face à  l’horreur et soudain le lecteur est pris dans un dégoût absolu en tout cas moi je l’ai été et je n’ai plus du tout aimé ce roman.


L’écrivain avec un talent rare de la destruction a sciemment coupé toutes les issues qui pourraient donner de l’espoir. Et je crois que je lui en veux (je ne sais pas si on a le droit d’en vouloir à un écrivain qui a réussi son livre !) de faire porter aux deux femmes le poids de la vilenie absolue.

Les femmes que je connais aiment leurs enfants avec assez de force pour les obliger à se confronter à la justice de leur pays  plutôt que d’en faire de lâches assassins, les pères aussi d’ailleurs.

Vous comprenez pourquoi je n’ai pas mis de coquillage, on est complètement pris par le livre au point de réagir affectivement comme dans la vie, ça se lit d’une traite car c’est écrit dans un style très facile, on commence par être amusé mais la déception est énorme quand on sent les solutions que l’auteur a choisies pour sa fin et du coup le dégoût l’emporte.

 

Citations :

 Les boucles d’oreilles sont à peu près aux femmes ce que le rasage est aux hommes : plus les boucles d’oreilles sont grosses, plus la soirée est importante et festive.

 

Dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd totalement le fil de la conversation à force d’être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminables des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n’ait rien demandé.

 

Entendre qualifier un film, même quand on l’a beaucoup apprécié de chef-d’œuvre par son propre frère aîné, c’est comme porter ses vieux vêtements : les vieux vêtements qui sont devenus trop petits pour lui, mais qui sont de votre point de vue surtout usés.

 

C’était le genre de jet très imbue de lui-même, un jet qui cherche avant tout à témoigner d’une santé de fer et qui, autrefois déjà, à l’école primaire, appartenait sans doute à un garçon capable de pisser plus loin que tout l monde , jusque de l’autre côté du fossé.

 

On en parle ….


Quelqu’un encore plus sévère que moi

 Libros y palabritas

 


Quelqu’un qui a aimé

Lilatrouva

 

 

 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 14:02

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51U6JHlrvCL._SL500_AA300_.jpg

 

 

Traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain

 

Club de lecture

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Si ce livre n’avait pas été au programme du club de lecture, donc choisi par ma bibliothécaire préférée, j’aurais abandonné à la page 50 . Je n’en pouvais plus d’imaginer cette jeune femme boire des bières de plus en plus vite, en se dépêchant pour faire la place au gin, au cognac au whisky…

Tant d’alcool pour faire comprendre qu’elle va mal très mal … du coup je suis allée faire un petit tour sur Babélio et j’ai vu que d’autres lectrices avaient aimé cette histoire alors je me suis accrochée, bon c’est sûr c’est beaucoup, beaucoup trop long et trop alcoolisé.

Mais il y a quelques bonnes remarques sur notre société des loisirs.

Les voyages, par exemple, et les touristes qui ne voient  les paysages qu’ à travers leur appareil photo numérique sans oublier cette si noble cause :  la défense des animaux sauvages.

C’est un peu étrange de trouver des  remarques  judicieuses  sur notre société dans un roman qui m’intéresse aussi peu.

La deuxième partie du livre, là où les explications sont données au mal être de Béa, va un peu plus vite. Pas de chance pour moi ! le roman prend alors l’allure d’un polar psychologique, et je n’aime pas trop les polars.

 

 

 

Citations :

 

Je me sens toujours mal à l’aise avec les Japonais et leurs sourires automatiques qui semblent venir de je ne sais où, sans raison apparente . Comment font-ils quand ils sont vraiment heureux ?

 

Des gens qui en avaient assez de monter à dos de chameau en Egypte, de se promener en gondole à Venise , ou d’écouter avec un mélange de peur et de jubilation , les sirènes de police devant Manhattan . Pour leurs amis un voyage comme ça devait être follement exotique et valoir largement son prix exorbitant

 

Tout penaud Frikk regardait le phoque sur la plaque de glace, incapable de profiter du spectacle dans la mesure où il ne pouvait pas le photographier

 

Tant d’hommes ont été estampillés courageux, uniquement parce que leur intelligence était rudimentaire.

 

 Elle avait envie de rencontrer un ours blanc, mais il fallait qu’il soit inoffensif. Rien ne devait être dangereux, seulement extraordinaire, exotique et surtout écologiquement correct….

 

 

 

On en parle ....

L'as tu lu 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:42

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41mVBCE0MqL._SL500_AA300_.jpg

 

 

Traduit de l’anglais par Georges-Michel Sarotte d’après la traduction du Farsi par Sara KHALILI

 


 Club de lecture

 


http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Reportez-vous vite au lien que j’ai mis à la fin de mon texte. J’aurais adoré être d’accord avec Keisha.

Comme elle, j’ai ri à certains passages et j’ai apprécié l’humour terrible de cet écrivain qui raconte les pires horreurs d’un ton détaché.

Mais je me suis complètement perdue dans son récit. Je voulais lire assez vite car ce livre est proposé au club et il faut essayer de ne pas garder les livres trop longtemps.

Cela  explique peut-être que je n’ai pas eu le temps de me familiariser avec les méandres du récit. À la fin je ne savais plus qui était réel et qui était imaginaire, en plus les procédés sont répétitifs et finissent par émousser le sens critique du lecteur.
Sans cesse, l’auteur s’adresse à nous en disant

« posez moi la question... Demandez-moi maintenant... »

Je voulais de toutes mes forces aimer ce roman qui dénonce la censure et la violence faite aux femmes et à tous ceux qui s’oppose à l’islam en Iran. Mais les différents récits qui se croisent m’ont perdu en route. Je l’ai fini en le lisant en diagonale et sans vraiment m’y intéresser.Je suis contente de voir que d’autres ont su apprécier ce roman. Je me demande si la traduction n’est pas pour beaucoup dans ma difficulté. Voilà un livre écrit en farsi traduit en anglais pour des lecteurs américains. Et cette version là  qui est traduite en français.

 

Citations :

Cette nouvelle constitution autorise l’impression et la publication de tout livre et journal et interdit formellement la censure et tout examen préalable. Malheureusement, cependant, notre constitution ne signale pas que ces livres et autres publications ont le droit de sortir librement de l’imprimerie.

 

Peut-être ne me croirez-vous pas, mais c’est un fait qu’un grand nombre des romans de Danielle Steel ont été traduits en farsi et, comme leurs imitations iraniennes, sont réimprimées des dizaines de fois et avec de forts tirages. J’adorerais rencontrer Danielle Steel un de ces jours et lui demander tout à trac : qu’avez-vous fait pour que M. Petrovitch accorde si généreusement la permission de quitter l’imprimerie, après avoir, il va s’en dire effacer les scènes des baisers ?

 

 

 

 Au cours de notre histoire vieille de plusieurs millénaires, nous les Iraniens avons toujours cherché à rendre possible l’impossible. Pendant une certaine période où la censure imposée aux films et aux programmes de télévision était la plus sévère, le censeur chargé de visionner les programmes de la 3, chaîne gouvernemental était aveugle.

 

On en parle …..

En lisant en voyageant

 

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51KJ0wW6jpL._SL500_AA300_.jpg

 

 

traduit de l'anglais par Sabine Porte

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Je ne connais pas le premier roman (« une brève histoire du tracteur en Ukraine ») de cette auteure, je me promets de le lire car j’ai beaucoup apprécié son humour et son style.

Le talent de la traductrice Sabine Porte m’a bluffée. L’auteure joue avec les accents de chaque personnage, et avec  les déformations des mots de la mère de Georgina qui  souffre d’une légère surdité, c’est très drôle en français (petit  exemple son père qui doit être opéré de la prostate et risque d’être « imputent »), je me demande comment c’était  en anglais.

Le fil conducteur, c’est peut être la rupture de Georgina et de son mari Rip, à moins que ce soit la colle ! Ou le chat Wonder-boy qui tue les oiseaux et qui saute sur toutes les chattes du quartier !!

 Peu importe, ce roman  survole beaucoup  des problèmes de notre monde, la solitude et la déchéance des personnes très âgées, les malaises de la jeunesse, les conflits sociaux de la Grande Bretagne, les conflits du monde actuel, ceux du XX° siècle aussi.
Tout cela dans une sombre histoire de maison et d’héritage, dont on a très envie de connaître la fin.Je  ne peux pas la raconter, ce serait dommage pour le suspens,  je peux quand même dire que  c’est bien imaginé !

L’amitié entre Georgina, hantée par sa séparation douloureuse et sa voisine très âgée, Madame Shapiro, permet de découvrir le monde de l’hôpital pour les personnes âgées et les problèmes de la dépendance quand des intérêts financiers sont en jeu. Ce n’est pas très réjouissant.


À travers madame Shapiro une femme  juive de 82 ans, on suit le parcours tragique des juifs européen et la belle exception danoise.

Comme sa vieille et trop belle maison a besoin de réparations, nous ferons la connaissance d’ Ali l’ex ingénieur palestinien reconverti en plombier, et de la tragédie des palestiniens chassés de leurs maisons en 1947 pour permettre la création d’Israël . (C’est la deuxième fois, pour moi  cette année qu’un livre réunit le destin des juifs et des palestiniens « la maison au citronnier »).

Le récit est loin d’être linéaire et Georgina, est aussi la fille de parents ouvriers qui ont connu les terribles grèves de mineurs.

Mère d’un ado tenté par des gourous religieux qui sévissent sur le net

Amante d’un Mark qui l’attache du velcro aux montants de son lit, et qui oublie de la détacher alors que son fils rentre du lycée…

 Tout cela prend peu à peu sa place dans le roman, qui du coup est un  touffu, un peu trop peut-être, la colle a beau être le fil conducteur on s’y perd un peu.

 

Citations :

 

Peut-être que si l'on réussissait à améliorer la cohésion humaine, les autres détails - les lois, les frontières, la Constitution - se régleraient d'eux-mêmes. Il suffisait de trouver l'adhésif le mieux adapté aux supports. La clémence. Le pardon. Si seulement ça existait en tube.

 

Ben, mon bébé, seize ans déjà et citoyen à part entière du Web ; « je suis un cuber-ado, m’man. J’ai grandi avec l’hypertexte », m’avait-il répondu un jour où je lui reprochais de passer trop de temps sur le Net.

 

Elle m’a regardée en arborant son impassible sourire professionnel. J’avais envie de l’étrangler avec son ignoble tenue de reptile et de lui enfoncer ses talons carrés dans sa gueule de crécelle.

 

Papa disait toujours : »J’aime bien quand c’est un peu brûlé » , ce qui tombait bien , car maman lui faisait volontiers cette faveur.

 

On en parle ….

Fattorius

 

 

 

 

 

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