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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:45

 

 

http://www.decitre.fr/gi/75/9782020858175FS.gif

 

100x66-c[1]En 1959 François Maspero , pour débuter sa maison d'édition, a publié son premier ouvrage à propos de la guerre d'Espagne.

Comme il le dit lui même dans le post-scriptum de ce livre,en France à cette époque , il y avait peu de livres consacrés à ce conflit(depuis il y en eu beaucoup).


Il se sent comme une dette vis a vis de Capa dont cette photo si célèbre a décoré sa librairie pendant quelques mois .


http://monsieurphoto.free.fr/Capa/Images/capa_espagne.jpg

 

Il part, dans ce roman, à la recherche d'une autre photographe Gerda Taro qui fut la compagne de Robert Capa.
L'histoire de leur amour est mêlée à l'engagement politique pendant la guerre civile en Espagne.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4f/Gerda_Taro-Anonymous.jpg/220px-Gerda_Taro-Anonymous.jpg

 

On vient de découvrir qu'une partie des photos attribuées à Capa était de Gerda Taro morte en 1937 lors des combats de cette terrible guerre.
Capa l'aimait et a tout fait pour qu'on connaisse ses photos mais comme lui même est mort en 1953 en Indochine et que la famille de Gerda ( Pohorylle de son véritable nom)a été victime de l'holocauste en tant que juifs, il est difficile aujourd'hui de séparer leurs œuvres.
Ce livre part à la recherche de la personnalité de Gerda , était-elle communiste ou pas tant que ça ?
J'avoue que ce débat m'a agacée , je pense qu'en 1959 , le même auteur aurait tout fait pour nous prouver son engagement auprès de communistes plutôt tendance Trotskiste, mais aujourd’hui, ce n'est plus vraiment "porteur"!!! Alors elle aurait été anarchiste !
Ce qui est certain , c'est qu'elle est morte en laissant des photos qui semblent très intéressantes  (si j'en juge par celles qui sont montrées dans ce livre  et ....l'homme qu'elle aimait est devenu très célèbre.

 

http://lh3.ggpht.com/monsieur.ogre/SLXaIZ0AqTI/AAAAAAAAC7o/uqimIldETFE/s800/Gerda%20Taro-blog.jpg
Le meilleur du livre, c'est la fin la réflexion sur ce qu'est une photo. .
Pour le reste , j'ai été déçue , mais il est vrai qu’aujourd’hui la réflexion sur la guerre d’Espagne ne manque pas d'ouvrages riches et très bien documentés .

 

 

Citation:

Réflexion sur la photo :

 

Les effets chocs s'annulent, le regard du lecteur , à chaque instant sollicité, est saturé. Et si tout s'annule, c'est donc que tout se vaut. Il ne s'agit plus dès lors de convaincre le lecteur , passé du statut de sujet pensant à celui de consommateur , de la justesse d'une cause , de l'inciter à "détester ou à aimer quelqu'un", à "prendre position". Il s'agit de triompher dans une concurrence féroce, celle de la course au toujours plus spectaculaire. La loi de la jungle.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 11:21

 

 

http://www.editionskero.com/images/couvertures/rostain3d.jpg

 

 

http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

 

Livre offert par les éditions Kero

 

 

100x66-c[1]Un livre étonnant que je n'aurais jamais lu sans Babelio qui attend donc de moi une critique.
Je sais qu'en vous révélant le sujet beaucoup d'entre vous vont se dire :"très peu pour moi!"
Il me reste donc à vous donner envie.
Grâce à l'auteur peut-être , puisque son premier roman que je lirai certainement , a été encensé par la critique ("le Fils" prix Goncourt du premier roman)?

 
Le sujet:

Un homme de théâtre et musicien, décide de monter un spectacle autour de l'accordéoniste Yvette (Odette dans le roman ) Horner.
Yvette Horner !!!! Je la croyais morte depuis longtemps , elle représente exactement tout ce que je déteste : la télé de Guy Lux , les arrivées du tour de France , les reprises du petit vin blanc après les repas trop arrosés.
Bref ! Je la trouve "vulgaire" ... Le mot est lâché .


Le roman raconte cette curieuse rencontre entre un metteur en scène plus habitué à la musique contemporaine et cette artiste très âgée , au début son jugement sur Odette n'est pas très loin du mien.


Sauf que lui, il connaît la scène et d'emblée, il sait que, si elle a eu, et a encore, autant de succès c'est qu'elle possède "quelque chose" qu'il veut montrer encore une fois au public.
Et là, j'avoue que le roman m'a diablement intéressée.
Je me suis demandée pourquoi Yvette Horner et sa musique était aussi populaire . Je n'ai pas la réponse , il y a là un mystère d'une rencontre d'un style de musique et d'une femme avec un public, son public! à qui elle donne tout .


Le deuxième intérêt de ce roman c'est de se rendre compte à quel point le désir de monter sur scène peut doper l'énergie d'une très vieille femme.
Et comme le metteur en scène, j'ai été finalement triste que l'âge l'emporte sur l'énergie.
Au début du livre , l'auteur m'a pas mal énervée en ne mettant pas de noms à ses personnages et en parlant de lui à la troisième personne.
Je ne suis pas totalement conquise par son style mais j'ai bien aimé son récit.
C'est triste, et je me demande encore pourquoi il a voulu faire ce spectacle.
Ma réponse , mais ce n'est que mon point de vue: pour comprendre ce qui rend une artiste populaire!
Il n'aurait  pas eu sa réponse, même s'il avait réussi à la faire jouer une dernière fois, car, selon moi, la popularité d'Odette est celle d'une époque dépassée.


Cette France-la n'existe plus sauf dans les banquets du quatrième âge à la campagne  ou dans les maisons de retraite .

 

Citations:

 

les moments après les spectacles:


Ensuite , il y a l'ivresse de tous les après-spectacles , quand les artistes cherchent âprement à prolonger les vertiges du jeu , entre scène et resto, entre dieux et champagne , entre adrénaline et abandon.

 

Les deux mondes culturels qui se croisent:


Le metteur la tenait d'ailleurs pour cela  une vieille légende hasbeen et de mauvais goût  , un cliché d'art populaire. Si elle passait à la radio ou à la télé il zappait .

Il sautait machinalement tout article la concernant , sauf que, pas de risque, Odette était bien trop popu et trop people pour apparaître souvent sur Arte, Mezzo, France-culture, France-musique. Ou dans les colonnes de son libé et de son Monde quotidien.

 

 

les lueurs d'étoiles:
Quand une étoile se dégrade, elle émet dans le désordre, avec par moments des silences et à d'autres de très violentes émissions d'énergie. On y est. Après la musique sans son, après les soliloques incertains et les préludes indécis , une énorme bouffée d'harmonies et rythmes jaillit.


la fin:
Il ne reste plus rien en elle de l'artiste échevelée de tout à l'heure pendant le raccord. Odette n'est plus qu'une vieille affreusement vieille.

On en parle...
Mot à mot qui a reçu ce livre par le mmême canal que moi
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 21:08

 

 

 

 

http://www.leseditionsdeminuit.fr/images/3/9782707322579.jpg

 

 

 

 

100x66-c[1]J 'aime bien lire à propos de la guerre 14/18 . Je crois qu'on ne comprend bien l'Europe qu'en partant de cette guerre là.

J ai lu des livres d'historiens qui m'ont fait une très forte impression comme

la grande guerre des français de Jean-Baptiste Duroselle.   

 

 

Le travail d'un romancier qui prend cette guerre comme sujet n 'est pas si simple , quoi dire sur un sujet que nous connaissons si bien. Echenoz prend le parti de la sobriété et du détachement , je suppose pour mieux faire ressortir l'horreur brutale de la guerre. En choisissant quatre destins, il nous offre , un mort, deux handicapés à vie, un fusillé .

Et à l'arrière un enfant sans père et une usine de chaussures qui profite bien la guerre

J 'ai trouvé que l'auteur semblait peu convaincu par son sujet et donc son roman ne m'a pas beaucoup touchée.

On y retrouve , pourtant tout ce qu'on a entendu sur cette période.

 

Citations :


Le tocsin :

le tocsin , vu l'état présent du monde, signifiait à coup sûr la mobilisation. Comme tout un chacun mais sans trop y croire, Anthime s'y attendait un peu mais n'aurait pas imaginé que celle-ci tombât un samedi.



 

Genre de discours du début de la guerre, il sonne vrai




"Vous reviendrez tous à la maison , a notamment promis le capitaine Vatssière en gonflant sa voix de toute ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel , cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre , c'est faute d'hygiène. Car ce ne sont pas les balles qui tuent , c'est la malpropreté qui est fatale et qu'il vous faut d'abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n'avez rien à craindre."

 

l 'équipement et les abérations des décisions de la hiérarchie militaire  :

... Un casque censé protéger l'homme plus sérieusement, mais dont les modèles initiaux étaient peints en bleu brillant. Quand on les a coiffés, on s'est d'abord bien amusés de ne plus se reconnaître tant ils étaient couvrants. Quand ça n'a plus fait rire personne et qu'il est apparu que les reflets du soleil produisaient d'attrayantes cibles, on les a enduits de boue comme on l'avait fait l'an passé pour les gamelles.

 

L'horreur de la guerre:


Canon tonnant en basse continue, obus fusants et percutants de tous calibres, balles qui sifflent, claquent , soupirent ou miaulent selon leur trajectoire, mitrailleuses , grenades et lance-flammes, la menace est partout: d'en haut sous les avions et les tirs d'obusiers, d'en face avec l'artillerie adverse..... Dans l'air empesté par les chevaux décomposés la putréfaction des hommes tombés puis du côté de ceux qui tiennent encore à peu près droit dans la boue, l'odeur de leur pisse et de leur merde et de leur sueur, et de leur crasse et de leur vomi.....

 

et Echenoz conclue, c'est ce genre de phrase où on sent son détachement:

Tout cela ayant été décrit mille fois , peut-être n'est-il pas besoin de s'attarder encore sur cet Opera sordide et puant.

 

On en parle ….

Jostein ... par exemple

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:07

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41UjqogijbL._SL500_AA300_.jpg

 

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpgCurieux livre et bilan négatif malgré quelques bonnes idées.
Curieux livre car l'auteur invente un lieu où la mort ne peut pas entrer et donc les êtres humains et les animaux ne vieillissent plus.

Quelque bonnes idées dans la construction logique de ce monde: car si la mort s'y installe on risque d'attirer l'Ankou (le nom de la mort en breton) il faut vivre sans tuer .

Il faut donc être végétarien et pour arriver à avoir une vache qui donne du lait trouver un stratagème pour la faire vieillir un peu mais pas trop.
Le roman raconte aussi une enquête et essaie de nous faire peur car la mort semble être revenue parmi eux.

Je n'ai absolument pas été prise par l'histoire qui à mon avis s'adresse plutôt à des adolescents .
Le roman est plein de références littéraires, ou à des livres à succès comme «la route » de Cormac MacCarthy et des légendes bretonnes.

La leçon finale est simple on a besoin de la mort pour vivre, et ceux qui veulent la fuir le font souvent pour de biens mauvaises raisons, comme le permettra de découvrir l'enquête qui démasquera l'arracheur de langue et le tueur du village.

Le récit tombe à plat et une fois terminé je me suis demandé pourquoi je suis allée jusqu'au bout .

 

Citations :

le village

Il était écrit dans le journal de bord de l'aïeul que d'autres hommes viendraient remplir sa solitude , que le village attirerait ce genre d'êtres obnubilés par la Mort en même temps que réfractaires à celle-ci.
L'ancêtre en avait accueilli une trentaine sur plusieurs décennies, mais tous y compris lui-même, en étaient partis un jour, fatigués d'être au monde , fatigués les uns des autres.

 

La condition humaine


Un héros? Est-ce qu'on devient un héros en assumant sa condition de mortel?

 

On en parle :

Clara et les mots qui a beaucoup aimé , comme quoi !

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:14

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41hEeKfP4%2BL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

100x66-c[1]J 'aime entendre la voix de ce slameur, je lui trouve un charme très particulier.
Encore une fois, les "vrais" littéraires lui reprochent de faire de la poésie de bas étage.
Mais je trouve ça injuste, ses textes ne peuvent pas être  séparés de sa façon de les dire. C'est comme si on reprochait aux chanteurs de faire de mauvais poèmes.


Son livre  raconte sa rééducation parmi des handicapés parfois lourdement et souvent définitivement.
Il se lit très vite mais il est, je pense, indispensable pour tous ceux qui ne connaissent pas le handicap .

Le regard des valides sur le handicapé ne peut changer que si nous comprenons exactement de quoi leur souffrance est faite.
Ce livre se lit en quelques heures mais peut changer définitivement nos a priori sur les gens en fauteuil .

 

Citations:

le plus important pour un malade:


Un bon patient sait patienter

 

 

le style du livre:


Farid s 'emmerde tellement quand il doit rester au lit alors que les autres partent en rééducation , qu'il a inventé le concept de "niquer une heure". Il est à l'affût de tout ce qui peut contribuer à faire passer le temps. Bien sûr , l'idéal , c'est le sommeil . Si tu fais une bonne sieste , tu "niques" une heure facilement . Un bon film à la télé peut te permettre de "niquer" une bonne heure et demie . Un long coup de téléphone peut être utile pour "niquer" vingt minutes ... Il est marrant ce Farid

 

 

une leçon de vie:

C'est jamais inintéressant de prendre une bonne claque sur ses propres idées reçues

 

On en parle....

Chez Baz'art

 

 

 

Écoutez le si vous aimez

 


 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:21

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41gys-0bUgL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgJ 'ai lu il y a quelques mois ce roman et il fait partie de ma mauvaise conscience !

Pourquoi n'ai-je pas écrit un texte sur Luocine ?
J e l'ai bien aimé mais sans doute, sans passion .


Je rappelle l'histoire : une femme qui mène une vie ordinaire gagne une super somme au Loto, elle ne le dit à personne en particulier pas à son mari qui va finir par lui voler son argent et détruire tous ses rêves .
Pourquoi ce titre car elle essaie de dresser une liste de ce dont elle a vraiment envie . J'ai beaucoup aimé ces listes, je joue souvent à ça : je rêve d'une somme d'argent importante et je n'ai pas plus d'imagination qu'elle. La seule différence c'est que je ne joue jamais, je rêve seulement.

 

Résumé ainsi le livre semble sans intérêt mais il est plus que ça .
L' héroïne fait partie de ces femmes qui sont heureuses à travers les travaux de couture. Elle tient une mercerie et peu à peu à travers un blog elle redonne le moral à d 'autres femmes comme elles.

On connaît tous ce style de femmes , elles ont en général des intérieurs très soignés et peuvent passer tout un après midi à choisir des galons pour agrémenter les robes de princesse de leurs petites filles.
Et c'est vrai que la blogosphère leur a redonné un certain tonus .

Le roman explore aussi les sentiments mère fille d'une très jolie façon .
Et enfin c'est aussi un roman d'amour.
Un beau livre qui m'avait rendue heureuse le temps de la lecture dont je garde une bonne impression.


Citations:


la trahison:

 

 

Je croyais que mon amour était une digue . Un infranchissable barrage. Je n'avais pas imaginé que Jo, mon Jo , me volerait. Me trahirait. M'abandonnerait.
Qu'il détruirait ma vie.


 

Ce qu’elle a aimé dans sa vie:

 

J aimais les milliers d'Iseult de « dixdoigtdor » . J 'aimais leur gentillesse, calme et puissante ; régénérante comme l'amour d'une mère . J’aimais cette communauté de femmes nos vulnérabilités, nos forces.


 

L'argent ne fait pas le bonheur:

 

J'aimais profondément ma vie et je sus à l'instant même où je le gagnais que cet argent allait tout abîmer , et pour quoi ?


 

On en parle.....

 beaucoup beaucoup, sur Babélio 204 critiques, et par exemple chez Kitty la mouette (solidarité des oiseaux de mer!)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:50

 

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100x66-c[1]Dans une autre vie , je n'ai manqué aucune des émissions de cet animateur grand amateur de livres.

J ai toujours apprécié qu'il sache faire la différence entre lui, qui faisait découvrir les auteurs, et ceux qui créaient la littérature.


Je le trouvais bienveillant et sa curiosité toujours en éveil.
Alors ,quand sur les rayons de ma «pauvre» bibliothèque en cours de déménagement j'ai trouvé son roman , je n'ai pas résisté.
On retrouve bien l’impertinence et le sens du plaisir de l'animateur de télévisions, à travers toutes les questions que le narrateur ne cessent de poser à tout le monde.


Le procédé est parfois fatigant mais je n 'oublierai pas certains passage , et comme lui je me sens parfois une frustrée de la vie quand je n'ai pas su poser le bon «pourquoi?» au bon moment.
Je trouve terrible son histoire d'amour avec Douchka , j 'ai eu envie que celle-ci se reconnaisse et lui laisse un message pour lui expliquer sa soudaine froideur.

J 'ai souri à son récit de confession.

Ce n'est pas un grand livre, mais assurément un bon moment de lecture.

Les questions à Dieu sont très drôles et parfois émouvantes.

 

 

 

 

Citations:


 

 

la justification absolue du questionneur:


C 'est simple: au paradis on répondra à toutes vos questions; en enfer, on ne répondra à aucune.


 

Questions au Seigneur:


Question sérieuse:


Seigneur, qui sont les auteurs et les commanditaires de la fusillades antisémite de la rue des Rosiers, Paris VI, le 9 août 1982, qui a fait six morts et vingt deux blessés ?


Curiosité personnelle de l'auteur:


Seigneur, qui est l'honnête et discrète personne qui , le 23 sepembre 1985, a glissé sans un mot , dans ma boîte aux lettres avec argent et papiers , mon porte-feuille que j'avais perdu quelques heures plus tôt dans la rue ?


Question que je ne me suis jamais posée:


Seigneur, chez les hyènes tachetées, - et seulement chez les tachetées-, pourquoi la femelle est-elle plus grosse et plus agressive que le mâle- ce qui est rare chez les mammifères- et pourquoi est-elle pourvue d'un clitoris géant par lequel naissent ses petits?

 

On en parle ….

 

 

 Liratouva

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 11:50

 

 

 

 

 

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100x66-c[1]Je dois ce livre à un blog que j'ai découvert récemment : «In cold blog» .
C 'est un beau livre qui décrit bien la désespérante vie des trop petites villes de province américaines et la difficulté de se retrouver dans la vie ordinaire quand on revient d'une guerre comme celle du Vietnam .
On sent la violence des rapports entre des gens unis par la détestation de ceux qui sont « différents », et on est vite différents dans une petite ville des USA.


J'ai souvent un peu de mal quand un écrivain français s'empare des problèmes américains pour fonder sa fiction.
Mais je trouve que Lionel Salaün s'en sort bien, avec cependant cette réserve , ses idées ressemblent exactement à ce que les français pensent des Américains.
Est-ce qu'eux se retrouvent dans cette image?


Mais ce n'est qu'une réserve minime, j'ai bien aimé le parcours du jeune Billy qui doit s'opposer à sa famille et aux "qu'en dira-t-on" du village pour s’intéresser à Jim Lamar, cet ancien du Vietnam que tout le monde croyait mort.
Cela arrangeait bien ceux qui s'étaient peu à peu appropriés les biens des parents de Jim Lamar, décédés avant d'avoir revu leur fils.
A vrai dire ce retour dérange tout le monde et le roman peut commencer.

Ce qui, pour moi donne tout son poids au roman, ce n'est pas tant le parcours du jeune Billy, que celui des trois soldats amis pendant la guerre Vietnam .

 

Je suis moins enthousiaste que « In cold Blog » mais je pense que c'est un excellent roman adolescent que les adultes peuvent apprécier également.

 

Citations:


 La peur de ceux qui ont vécu la guerre:


Or ce que je lisais dans les yeux de Jimmy n avait rien à voir avec le sentiment que j'avais expérimenté . C'était quelque chose d'autre, quelque chose de pisseux , quelque chose qui fait mal, qui fait honte , que rien n'effacera jmais.

 

Le racisme des états du Sud:


Butch avait été raciste. Un raciste ordinaire qui n'avait jamais frappé ni insulté un Noir, mais qui n'aurait pas songé à l'appeler autrement que Nègre et moins encore admis d'en voir un attablé dans le même restaurant que lui.


 

Les fêlures ineffaçables :


Jimmy s'était efforcé de me faire croire qu'il appartenait à nouveau à la race des insubmersibles ,que l'homme peut guérir de ses blessures , colmater les brèches de son âme et repartir à l'assaut de la vie avec la même vaillance

 

On en parle....

In cold Blog

 Sylire

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 11:18

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41KIq3PmqsL._SL500_AA300_.jpg

 


 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgComme beaucoup d'entre nous, j'avais bien apprécié «l'origine de la violence» du même auteur.
Aussi, quand la jeune libraire de la place d'Auteuil m'a conseillé celui-ci , je n'ai pas hésité.

Ses conseils étaient bons: grâce à cette lecture, j'ai oublié le temps passé dans les transports parisiens.

Le roman est construit autour des personnages décrits dans la première scène, que j'ai trouvée remarquable.
La violence avec laquelle le jeune serveur noir est frappé par l'odieux américain au gamin méchant et mal élevé , m'a touchée , ensuite j'ai été accrochée et je n'ai quitté ce livre qu'à la dernière ligne.


Il faut quand même savoir que ce n'est pas un roman très gai et si vous voulez retrouver la forme en ce mois de novembre gris et triste à souhaits , ce n'est pas un bon choix.


En effet, si les autres convives du grand restaurant n'ont pas réagi, c'est qu'ils appartiennent au genre qui nous font perdre confiance dans l'humanité d'aujourd'hui.


Entre l'oligarque russe qui a prit part au dépeçage de la Russie pour son seul profit, le futur trader qui met son savoir mathématique au service de l’enrichissement le plus rapide possible et l'Américain qui a trouvé comment une société de crédit pouvait s'enrichir sur le dos des très pauvres, le récit n'est pas franchement optimiste, mais hélas!.... réaliste.


Le destin croisé des rapaces de la finance et de ce jeune serveur, Sila qui n'a rien, que la chance de vivre , est vraiment bien mené,( malgré quelques outrances) et nous permet de nous remémorer tous les événements qui ont fait l'actualité de ces dernières années.

La seule réserve que je ferai , c'est que j'ai trop senti, par moments, la trame romanesque l'emporter au dépend de la crédibilité des situations et de la profondeur des personnages.

 

Citations:


 

Définition de la finance aujourd'hui:

 


Le monde financier est un circuit automobile avec des voitures sans freins. Lorsque tout va bien , toutes les voitures tournent . Si l'une d'elle a un accident...advienne que pourra.


 

L'aide du FMI:

 

La Russie était en cessation de paiement. Le FMI , comme prévu , avait donné de l'argent. Le lendemain même, sur les comptes des paradis fiscaux, on en retrouvait des traces : une partie de la manne avait été détournée par les oligarques.


 

Les «vrais» riches:


Son avion privé l'attendait et il constata avec amusement que les hommes ruinés restent riches.

 

 

 

On en parle..... (que des amies chez qui je pioche souvent de bonnes idées!).....

Kathel

Aifelle

Helène

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:10

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41FXBb8A3IL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

100x66-c[1]J'ai suivi le conseil de Dominique et j'ai lu, puis relu, ce très court roman...

Je finis par me dire que je ne suis pas faite pour la littérature japonaise ou japonisante.

Ce n'est pas désagréable à lire , disons que c'est aussi léger qu'un flocon et aussi rempli ou vide qu'un paysage de neige.

Un conte, une histoire (?) d'amour mais racontée si légèrement que le lecteur doit remplir les blancs.

Bien sûr, parfois il y a de jolies phrases mais j 'aurais envie de dire, si ça n'était pas un pauvre jeu de mots, que ça me laisse froide.

Déçue, alors je crois que je vais laisser pour un moment la littérature du Japon.

 

Citations :

 

La couleur la lumière et comme quoi on peut tout dire et son contraire :

 

La couleur n'est pas au dehors . Elle est en soi. Seule la lumière est au dehors.

 

La lumière est intérieure, elle est en soi. Seule la couleur est au dehors.

 

On en parle ...

Chez Dominique bien sûr et aussi chez  Krol.

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