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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:20

le-liberdade-001-copie-1.jpg

 

 

 

 

100x66-c[1]Je viens de refermer ce livre et je pense à toutes les vocations de navigateurs qu'il a dû faire naître.

C'est un roman d'aventure écrit à la fin du XIX° siècle,dans la veine de Robinson Crusoé mais sur la mer.


Je ne connaissais pas Joshua Slocum , ce récit était  offert en supplément du magazine «Voiles et Voiliers».


La première partie est consacrée à la navigation de Joshua Slocum en tant qu'armateur sur un trois mats : l'Aquidneck.

C 'est vraiment passionnant de découvrir à quel point le commerce maritime est compliqué , en plus du danger de la navigation, le capitaine est confronté à une série de difficultés et peut à tout moment être complètement ruiné, voire pire ...(les meurtres sont visiblement très fréquents ).
Il y a d'abord la mer et les tempêtes . Ce que Slocum ne dit pas c'est qu'il est victime aussi de son entêtement à vouloir naviguer à la voile alors que déjà, en 1880, tous  les navires de commerce, ou presque tous, étaient passés au moteur.

Ensuite, il y a les règlements, visiblement les autorités portuaires peuvent décider de garder des bateaux loin de leurs ports et faire pourrir des cargaisons de marchandises sans que les motivations soient très claires.


Il y a ensuite les maladies: choléra, variole.. Et enfin les hommes, les marins sont souvent des crapules , voire des criminels et parfois des incompétents ou des voleurs.


Parmi tous ces hommes ,il y a Slocum qui,il faut bien le dire, a une très haute idée de sa valeur, il se pense excellent marin , c'est sans doute vrai mais c'est un peu agaçant qu'il le répète à l'envie pendant tout son récit.


La seconde partie «le voyage du Liberdade», commence par le récit de la construction d'un voilier rudimentaire après le naufrage de l"Aquidneck"

Ensuite il part du Brésil pour  revenir jusqu'à Washington avec pour tout équipage son épouse et ses deux fils . C'est pendant ce voyage qu'on pense à Robinson: comment survivre avec un minimum d'équipement, dans une nature au combien hostile?


Au cours de ce voyage extraordinaire sur cette embarcation de fortune,un jour, il accoste pour chercher de l'eau auprès d'un phare perché sur un minuscule rocher et là l'attend un gardien de phare qui se dit «gouverneur» de l'île et qui se comporte en chef d'état , c'est assez drôle et tellement absurde!

 

C'est aussi l'intérêt du récit: les rencontres avec toutes sortes de gens. J'ai bien aimé sa discussion avec des paysans américains . Il leur  explique que les Brésiliens ont libéré les esclaves sans pour autant se faire la guerre.
Le paysan répond , «Les sudistes étaient fous, ils ont eu la guerre et ils ont dû affranchir les noirs quand même...»

 

Les notes qui accompagnent ce récit sont intéressantes , on y apprend que Slocum n'a jamais réussi à refaire sa fortune et qu'il était bien le marin extraordinaire qu'il dit être.

 

Citations :

 

les gens de mer et le jugement sur les pilotes :


On me raconta qu'ils juraient plus que coutume , ce qui en dit long , car tout le monde s'accorde à considérer que le pilote moyen est le personnage le plus mal embouché de la gent marine

 

Une grosse tempête:


Nos hommes s'étaient amarrés chacun à son poste. Tous les espars de rechange dont on n'avait pas doublé les amarres furent balayés par-dessus bord ainsi, sur le pont , que d'autres accessoires qui furent brisés et dont la tempête arracha les saisines. La cambuse ne fut pas épargnée et le cuisinier échappa d'un cheveu à un grave accident lorsqu'une lame, balayant le pont, emporta portes , fenêtres , réchaud casserole , bouilloires.... et l'artiste culinaire lui-même , entraînant tout en vrac dans les dalots sous le vent , à travers lesquels l'homme de l'art ne passa heureusement pas grâce à l'accumulation de toutes ces épaves. Une avarie de ce genre est toujours vivement ressentie et vous fait l'effet d'une douche froide , si j'ose ainsi m exprimer. Cela signifie qu'il va falloir manger froid pendant quelque temps , si ce n'est pire.

 

Description des vagues lors des tempêtes:


Nous passions sur un banc et la mer brisait sur le haut fond! Une seconde vague arrivait, énorme , et se dressait, haute, plus haute , toujours plus haute , jusqu'à ce que rien ne pût soutenir plus longtemps la montagne d'eau ! Elle parut alors marquer un temps d'arrêt , puis s'écroula comme pour mieux nous engloutir et nous emporter dans sa furie dévastatrice. Barre dessous , je ne pouvais rien faire de plus, sinon prier. La manœuvre fit brutalement virer le canot , étrave face au danger , tandis que, souffle coupé par l'anxiété , nous nous apprêtions à affronter la suite. Nous avions à peine eu le temps de murmurer "Sauvez-nous Seigneur ,ou nous allons périr..." que la vague brisait avec une violence terrifiante ... et passait en nous laissant là , tremblants , dans la main de Dieu, réduits plus que jamais à l'impuissance.

 

Construction du Liberdade:


Il me faut en premier lieu dire un mot de l'outillage qui nous permit de le réaliser.
En premier lieu , nous disposons d'une hache , d'une herminette et de deux scies , d'une tarière de 12,5 millimètres , d'une autre de 15 millimètres et d'une troisième de 10 millimètres . Dans deux grandes aiguilles à voiles nous réalisâmes des vrilles , une aiguille à ralinguer servit de poinçon et, précieuse entre toutes, nous disposions d'une lime , découverte dans un vieux sac à voiles rejeté par la mer.

 

Genre d'aventure qui fait froid dans le dos:

On y jeta l'ancre et les voiles furent amenées, Nous sommes restés dans ce port enchanté jusqu'au lendemain matin, où la lumière du jour nous révéla que nous étions au beau milieu de récifs déchiquetés , d'énormes lames brisant de toutes parts. Seul était libre le petit chenal par lequel nous étions entrés à l'aveuglette .

 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:23

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traduit de l'anglais (américain) par Carine CHICHEREAU

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgQuand on tient un bon sujet comment en faire un bon roman?


Je savais que les Japonais présents sur le sol américains, pendant la deuxième guerre mondiale, avaient été mis dans des camps et avaient été victimes du ressentiment de la population américaine.


Je ne savais rien des femmes japonaises qui avant la guerre étaient venues chercher un mari.
L'auteur nous le raconte, mais d'une façon à la fois surprenante , agaçante et puis finalement intéressante.


Elle ne se focalise pas sur le destin d'une femme en particulier mais sur le groupe qu'elles représentaient et arrive à brasser tous les destins.


Toutes ses femmes dont nous ne connaîtrons aucun prénom, finissent par nous apparaître comme une masse indifférenciée, la quatrième de couverture parle d' «un chœur antique» .


Passé la surprise du début, j 'ai été gênée par ce côté collectif.
Moi qui comme tant d'autres ai du mal à bien différencier les visages japonais , voilà qu'un auteur qui met en scène leur souffrances les collectivise...


Et puis j'ai fini par accepter , car cela permet à l'auteur de brasser toutes les situations.
Certaines ont connu un sort plus enviable que d'autres, mais toutes ont été parquées dans des camps pendant la guerre. Et il n' y a pas eu sur ce plan là de destin individuel.

J'aimerais savoir ce qu'elles sont devenues après.


Je n'arrive pas à voir ce livre comme un chef d’œuvre(comme il est présenté sur la quatrième de couverture) mais je pense que lu à haute voix ou mis en scène je changerai d'avis .

 

 

Citations:

 

le départ vers le camp:

 

Certains des nôtres sont partis en pleurant. Et certains en chantant. L'une avait la main sur la bouche parce qu'elle avait le fou rire . Certains étaient ivres. D'autres sont partis en silence, tête baissée, plein de gêne et et de honte. Un vieux monsieur de Gilroy est parti sur un brancard. Un autre- le mari de Natsuko, un barbier qui avait pris sa retraite à Florin-, en s'aidant de sa béquille, sa casquette des vétérans de l'armée américaine sur la tête. «Personne ne gagne, à la guerre. Tout le monde perd» disait-il.

 

 

Le regard des américains un an après, (phrase finale du roman) :

 

Tout ce que nous savons c'est que les Japonais sont là-bas quelque part, dans tel ou tel lieu, et que nous ne les verront sans doute jamais plus en ce bas monde.

 

On en parle .....


En plus de la critique vous y verrez des photos intéressantes:


à saut et à gambade

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:19

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Traduit de l'américain par Fanchita GONZALLES BATTLE

 

Depuis qu'un traducteur était intervenu sur mon blog pour que je signale qui avait traduit le livre dont je parlais , je le fais à chaque fois et un détail m'amuse . Quand le livre vient des USA , le traducteur met : traduit de l'anglais, c'est très rare. Le plus souvent traduit de l’anglais des USA , des USA entre parenthèses ou non, et,  de plus en en plus, je lis traduit de l'américain .
La Française que je suis voit avec un plaisir non dissimulée que cette grand langue internationale est en train de subir le même sort que le latin de l'antiquité !

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgRevenons à ce livre conseillé par Ys :
c'est un roman inclassable, à moins que le genre « thriller psychologique » existe !

Tous les personnages sont des ratés , mais pas le raté ordinaire des romans américains, c'est moins chargé et plus subtil . On peut se retrouver dans ce prof de fac qui essaie de conquérir une notoriété en publiant une recherche hors du commun.
Évidemment, c'est choquant que ce soit sur les théories nazies , mais ça marche  bien pour le roman.

La description des étudiantes riches qui sont prêtes à tout plutôt que de bosser leur matière est assez drôle.

L'enquêtrice du FBI qui va rater son enquête est intéressante, mais j'ai vraiment du mal à croire qu'aux USA il reste encore des traces de sexisme dans l’administration , les féministes américaines sont autrement mieux organisées que leur consœurs françaises!
Mais le plus intéressant, c'est la personnalité du braqueur, complètement cassé par le système répressif américain et au départ victime d'une injustice.

L 'écrivain a un un réel talent : la description du braquage se lit d'une traite et, pour moi, qui  suis lectrice avant d'être cinéphile, mieux qu'au cinéma.

J 'ai trouvé aussi très intéressant d'être dans la démarche des deux protagonistes : le braqueur et le braqué.

Je me suis demandé ce qu'il manquait à ce roman pour que ce soit un coup de cœur . En écrivant ce billet, je me suis rendu-compte que beaucoup des personnages font partie des grands classiques de la littérature policière américaine :

-Le prof de fac qui couche avec ses étudiantes. Et qui n'a pas grand chose à dire autrement.

- Les belles et riches héritières qui utilisent leurs charmes pour réussir.

-L'homme victime d'une injustice qui est cassée par la prison.

-La flic victime du sexisme de la part de ses collègues.
Mais il est vrai que le talent de Ian Levison transcende tous ses clichés pour écrire un très bon roman.

 


Citations :

 

l 'étudiant américain de base :


Le russe lui paraissait la langue la plus compliquée de la terre. Aucun des mots ne ressemblait à l'anglais.

 

Les «bobos» américains:

 


Les campagnards méfiants s'étaient mis a vendre aux hippies citadins des meubles et des objets artisanaux merdiques à un prix phénoménal et les hippies gonflés d'orgueil racontaient partout qu'ils s'étaient meublés en "authentique", un mot qui les faisait presque atteindre des orgasmes de pieux consumérisme.

 

 

On en parle...
 Ysppaden

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 20:48

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Traduit de l'américain par Danièle MAZINGARBE

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgConnaissez-vous ce qu'on appelle la Chick-lit (la littérature de poulette) ?

Oui bien sûr si vous êtes une féministe branchée !

J'avoue que j'ai beaucoup ri à la lecture de ce petit roman sans autre prétention que de vous faire sourire avec les traits de caractères féminins, parfois illogiques, parfois injustes mais toujours pour de si bonnes raisons.

En dehors de l'humour qui fait vraiment tout le charme de ce livre, il y a une critique sérieuse sur toutes les croyances astrologiques et les formes de voyance qui sont si nombreuses aujourd'hui.
Le sujet ? Une histoire d'amour bien sûr ! Mais ce n'est pas le plus important.
Lisez le vite, prêtez-le, on vous remerciera car vous aurez rendu une amie heureuse pour une ou deux soirée. C'est un bon choix  pour la plage si le soleil veut bien enfin se montrer ou pour vos faire oublier le  8° jour de pluie!



Citations :


la bonne foi féminine :


Ce dont il a vraiment besoin , c'est de mesurer à quel point mon absence lui pèse et comprendre qu'il ne peut pas vivre sans moi . Cependant, ayant constaté qu'il ne semblait pas arriver  à cette conclusion tout seul, j'ai décidé de placer la barre un peu plus haut, C'est ainsi que l'opération Le Reconduire à la Maison a vu le jour.

 

L'indispensable bonne copine:


Jane, ma meilleure amie, sur qui on peut compter pour fournir la crème glacée en cas de turbulences émotionnelles- attention , pas la marque du magasin, mais la super glace de luxe , à la crème entière , cent pour cent cholestérol - Jane , donc, pense que je suis géniale. Pour être précise ,elle a dit un truc comme "tu es dingue", mais je sais qu'elle employait le mot dans le sens audacieuse.

 

Le choix des films dans le couple :


Un film de filles qui aurait fait bâiller Doug. Chaque fois que moi je choisissais le film, on aurait cru que je lui demandais d'assister à une projection de quinze heures sur la fabrication du fromage .


 

Les régimes :


Je reprendrai le régime cet après-midi; pour l'instant va pour une croustade aux pommes.

Après tout , la croustade aux pommes est essentiellement composées d'ingrédients consommés lors du premier repas de la journée : pommes, flocons d'avoine et beurre ce qui est une forme de lait . Vous voyez le topo ? Fruits , fibres et laitage . Très équilibré, quand on y regarde de près.

 

 

On en parle ….

un nouveau blog "Lire ou mourir" (quel nom !!)

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:29

 

 

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Traduit de l’anglais(Américain) par Stéphane ROQUES


Voilà le responsable du silence assez long de Luocine.
Non pas que j’ai été  passionnée, mais je voulais absolument  finir ce roman. C’est la première fois, je crois, que j’écris  à propos d’un livre que je ne peux pas terminer.
Je veux me venger, ce roman m’a littéralement plomber le moral, comme le titre l’indique c’est triste, « super triste » en effet, et lorsque j’ai lu la critique de quelqu’un qui a aimé : « lecture sans frontière » je me suis réjouie d’avoir abandonné à la page 181 sur cette phrase inoubliable «  …cette jolie Vietnamienne Catho qui s’est fait poser des agrafes à l’estomac. On s’est torchées au Maj Tai… »
 A ce moment  là, j’ai pensé : « torche-toi toute seule, j’en ai ras le bol ».
Et voilà, je n’ai plus été capable de lire une seule ligne écrite par Gary Shteyngart.
Pourtant le sujet est intéressant, un roman de sciences fiction qui pousse un peu plus loin l’absurdité de nos conduites.
La transparence de nos vies privées, nos téléphones portables qui nous accompagnent partout, le culte de la jeunesse et du corps parfait, la peur de mourir, l’économie qui passe aux mains des Chinois. La pauvreté réelle des USA….
Il en ressort une déambulation dans l’esprit de Lenny Abramov, entre brumes et imprécisions, qui devient vite une espèce  de mélasse marécageuse.
Je me demande également, ce que vaut la traduction, le style est de façon volontaire, vulgaire et répétitif.
Bref je n’ai pas du tout aimé j’ai quitté sans aucun remords « les salopettes susse la moi » !! J’espère bien être contredite, mais je sais que je n’ouvrirai plus ce roman, il réussit trop bien son but me rendre complètement triste.


Citations :


Exemple du style …. à savourer :

Euni-Gaude a Langue de Pute
Cher Poney d'amour
Quoi de neuf ma pétasse chaudasse?



Critique de la pauvreté des slogans  politiques

Ensemble nous irons quelque part !

la peur de la vieillesse:


Peut-être que je détestais tous les vieux de mon quartier, et leur souhaitais de disparaître fissa pour mieux me consacrer a mon combat contre la mortalité.

On en parle ... (en bien)
 Lectures sans frontières

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 14:31

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Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf

 

100x66-c[1]J’aurais abandonné la lecture de ce roman s’il ne m’avait pas été prêté par Anne.

Finalement on s’accroche à ces personnalités féminines, plus qu’à l’histoire de Mia, poétesse délaissée par un mari qui a voulu faire "une pause" c'est à dire vivre une aventure avec une jeune femme et qui, à la dernière page du livre, reviendra vers son épouse.

Dans ce roman, l’auteur s'intéresse à  tous les âges de la femme, les pestes bêtement cruelles de 16 ans, la jeune mère débordée par ses deux enfants, et les femmes très âgées en maison de retraite.

Les hommes sont absents mais sont aussi le centre d’intérêt ou de destruction de tous les âges. (Un peu moins dans la maison de retraite).

J’ai bien aimé les relations entre les vieilles dames et la description de la cruauté des adolescentes , mais j’ai été un peu agacée par les lieux communs sur la condition féminine, et ça m'a semblé tellement américain !!

Il n’y a pas une intrigue que l’on suivrait et qui donnerait de  l’intérêt du roman mais en revanche une analyse assez fine des relations les fille et les femmes entre elles. Quelques pointes d’humour, beaucoup de références littéraires et un procédé qui m’agace toujours : une façon d’interpeller le lecteur en lui suggérant des réactions. (« Et je vais vous le dire en toute confidence, vieil ami, car voilà bien ce que vous êtes maintenant vaillante lectrice, vaillant lecteur, éprouvés et fidèles et si chers à mon cœur ».)

Je ne sais pas pourquoi mais chez moi ce genre de phrases me donne toujours envie de répondre à l’écrivain : « fais ton boulot mais laisse moi réagir à ma façon !! »

.

 

Citations :

 

La pause était française, elle avait des cheveux châtains plats, mais brillants, des seins éloquents qui étaient authentiques, pas fabriqués, d’étroites lunettes rectangulaires, et une belle intelligence.

 

Les cinq vivaient dans un présent féroce car, à la différence des jeunes qui envisageaient leur fin avec distance et philosophie, ces femmes savaient que leur mort n’était pas une abstraction.

 

Seuls les gens âgés ont accès à la brièveté de la vie.

 

Mais les filles seront-elles toujours les filles ? Gentilles, maternelles, douces, passives, intrigantes, furtives, méchantes ?

 

Le club de lecture c’est très important. Il en pousse partout comme des champignons, et c’est une forme culturelle presque entièrement dominé par des femmes.

 

 

 

 

On en parle ....

Nathalie-lit

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 13:00

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http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

 

Traduitde l'américain  par Astrid Vabret et Catharine Masson

 

 

C’est la première fois que je mets sur mon blog un livre que je n’ai pas fini. Je vais mettre beaucoup de temps à le finir et je vais dépasser les délais de  "masse-critique".
C’est pourtant un livre très intéressant et relativement facile à lire. C’est un livre qui fait le point sur nos connaissances à propos des virus et de leur façon de cohabiter avec l’homme.

Si j’ai bien compris les deux sont liés ils vivent en « symbiose » et les virus participent à l’évolution des espèces.

Comme je ne suis pas scientifique je ne peux pas vous en dire plus. J’espère que le travail de ce scientifique est sérieux car je suis incapable d’avoir le moindre esprit critique. (Vous comprenez pourquoi je n'ai pas mis de coquillages , je ne peux pas juger ce livre qui est cependant pasionnant)
De temps en temps, il donne des exemples dans le monde animal qui rendent son analyse amusante et concrète comme l’histoire de la  «  limace de mer », qui se nourrit d’une algue qui lui donne un virus qui semble inoffensif mais qui la fait mourir dès qu’elle a pondu ses œufs.

Je vais maintenant avoir le temps de lire plus lentement et je le conseille à tous ceux que ces questions intéressent. C’est un livre de vulgarisation accessible mais difficile car le sujet est nouveau et tellement complexe.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 20:49

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41ME8J5hoiL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

Traduit de l’américain par Anouk Neuhoff

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Je le dis tout net j’ai été déçue par ce roman qui pourtant m’avait été chaudement recommandé par ma bibliothécaire préférée.

Elle connaît mon goût pour les histoires teintées de féminisme, pour l’Angleterre et les romans de Jane Austen.

Mais j’ai trouvé ce livre un peu raté.

Comme nous l’avoue l’auteure en postface, elle a essayé de faire un roman à propos de deux femmes qui ont passé leur vie  sur des plages à chercher des fossiles  dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est que leurs découvertes ont  obligé les savants de l’époque à abandonner leur certitudes à propos de l’évolution des animaux sur la terre.
Que ce soit historique, ou non, n’enlève rien au manque d’intérêt d’un récit.
Certes cette femme illettrée de milieu extrêmement pauvre  a découvert des squelettes d’animaux qui remettaient en cause les croyances religieuses de l’époque, certes les femmes  n’avaient pas le droit de participer aux réunions scientifiques, certes la société britannique de l’époque est construite sur des préjugés sociaux qui ne sont vaincus que dans les romans de Jane Austen , tout cela est assez  bien raconté et je ne savais rien de Lyme ni de Mary Anning.

 

 Maintenant je le sais et je suis contente de l’avoir appris, j’aurais pu lire un article de presse , cela m’aurait fait le même effet.

 

Citations :

Pour ma part, j’étais petite, anguleuse et dénuée de beauté, et comme je ne pouvais séduire par mes charmes, je m’efforçais de discuter de choses sérieuses, ce qui faisait tout autant fuir les hommes.

 

Jamais je ne pourrai faire confiance à un homme qui en imposait par ses vêtements.

 

Les femmes mariées étaient figées comme des flans dans un moule, alors que les vieilles filles comme moi étaient informes et imprévisibles.

 

On en parle ....

très positivement

Quartier livre Blog Littéraire

 

un peu moins....

à Sauts et à Gambades

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 18:46

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41dKu2BzU8L._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

 

 

Traduit de l’américain par Sophie Aslanides

 

 

Coup de cœur de mon club de lecture

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Tous les blogs vous le diront ce livre commence par le pire cauchemar de tous les parents : perdre des yeux quelques secondes un enfant et ne plus le retrouver. C’est pour cela que je l’ai lu et le début m’a beaucoup intéressée et puis, le roman s’enlise dans une enquête à laquelle je n’ai absolument pas cru.

Ensuite, contrairement aux  lectrices du club et beaucoup de blogueuses qui ont adoré ce livre, je me suis beaucoup ennuyée à la lecture de ce roman que j’ai fini en diagonale.
Tout m’a semblé convenu et tellement prévisible!
Quant-aux considérations pseudo philosophiques sur la mémoire, j’ai trouvé cela très, très lourds !

Mais si, comme moi, le sujet vous tente lisez la critique dans le blog « quartier livre » cela vous convaincra peut-être.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:58

Des vacances à Paris ne m'ont pas permis de tenir mon blog, me voilà de retour!!

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41FDMRUVO%2BL._AA115_.jpg

 

 

Traduit de l’américain par Michèle Lévy-Bram

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg

Ce livre m’a été offert par Babelio, pour que j’écrive ce que j’en pense sur mon blog et sur Babelio.

http://www.babelio.com/images/masse_critique.jpg


Je trouve intéressant  que les blogs soient maintenant utilisés pour faire la promotion de livres.

Vous connaissez sans doute cette auteure (oui Lionel aux Etats-Unis c’est une femme), elle a écrit Il faut qu’on parle de Kevin , où elle analysait le comportement d’un jeune adolescent qui a tué sept de ses camarades de collège, un employé de la cafétéria et un professeur de son lycée.

Dans double faute, c’est un couple de joueurs de tennis de haut niveau, qu’elle passe au scalpel de son analyse.

Lionel Shriver décrit de façon implacable le monde du tennis professionnel, après avoir lu ce roman, on se demande quels parents seraient assez fous pour laisser leur enfant s’engager dans un sport pour faire de la compétition
On y découvre les dessous des compétitions de tennis, et tout ce qu’il faut s’imposer pour pouvoir être « classé ». Willy (c’est la femme) et Eric vivent leur vie comme un tournoi permanent. Leur couple ne résistera pas aux coups de boutoirs, donnés par des raquettes de moins en moins amoureuses.
Je n’ai aucun intérêt pour le tennis, j’attends avec impatience les réactions des habitués de Roland Garos, ils apprécieront mieux que moi, je pense, ce roman.

L’analyse du couple est très poussée et détaillée, hélas, je suis restée complètement extérieure car cela ne peut concerner que des gens confrontés à la célébrité. Rien à voir avec la vie, d’habitude on ne passe pas sa vie à  vérifier si son classement est meilleur que celui de son conjoint. On comprend dès le début que ça ne peut pas marcher entre eux, c’est donc l’analyse d’une chute dans le style  roman américain à succès.

 

Citations:

dicton

le tennis c’est un sport où il faut être assez intelligent pour jouer bien, et assez idiot pour croire que ça compte

 

le gâteau américain

Elle était assise devant l’habituel gâteau, affaissé, sa mère ratant systématiquement  le glaçage à la noix de coco. La pseudo-« neige » des blancs d’œufs insuffisamment battus-retournait à l’état glaireux, tandis que le pseudo –« glaçage » dégoulinait sur les côtés… L’intérieur du gâteau était constitué de plusieurs couches molles vaguement architecturées par un biscuit de Savoie étouffant, caoutchouteux- triste quoi- en parfaite conformité avec l’atmosphère dépressive de la maisonnée.

 

Le bonheur des premiers mois évoquait une balle au sommet de sa trajectoire : solide, sereine, équilibrée. À son apogée, elle semble figée à jamais, mais l’ascension implique la chute.

 

On en parle....

 Avides lectures 

 

.

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