Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 22:22

http://ecx.images-amazon.com/images/I/515n2givYsL._SL500_AA300_.jpg

 

 

Traduit de l’italien par Danièle VALIN

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg L’auteur fait revivre Naples de l’immédiate après guerre, à travers la vie d’un enfant puis d’un adolescent orphelin.

L’auteur raconte, d’un ton un peu détaché, les pires atrocités d’un quotidien rude ou la violence et la misère vont de paire.

Un personnage bienveillant, don Gaetano, veille sur l’enfant et saura lui donner le sens des valeurs et lui sauver la vie.

Ce n’est pas une histoire réaliste à laquelle on peut totalement croire, mais l’auteur a un talent rare pour décrire une ambiance et des personnages.
Ce petit roman est comme une philosophie de la vie, on se laisse prendre par cette douce ambiance, il ne veut pas  rendre la vie plus rose ni plus belle qu’elle n’est , il n’insiste pas sur les côtés noirs , pour moi c’est ce qui m’a beaucoup plu dans ce livre.

Ce que j’ai préféré, c est l’ambiance du quartier et des gens de la rue.
Je ne connais pas l’Italie du Sud et ce livre m’a offert un voyage et c’est bien comme ça que j’imaginais Naples.

 

Citations :

 

L’antisémitisme particulier des habitants de Naples :


Chez nous, les gens ne savaient même pas que les juifs, un peuple de l’antiquité, existaient. Mais quand il s'agit de gagner de l’argent, alors tout le monde savait qui était juif. Si on mettait à prix la tête des Phéniciens, on était capable de les trouver chez nous, même de seconde main.

 

Jolies phrases :

 

Les désirs des enfants donnent des ordres à l’avenir.

L'avenir est un serviteur lent, mais fidèle.

 

Gaetano lit dans les pensées ce qu’il y voit le fait parfois réfléchir… :


Ce n'est pas bien de savoir ce qui se passe dans la tête des gens. Tant de mauvaises intentions vont et viennent sans aboutir ensuite. Si je dis ce qu'une personne pense d'une autre, c'est la guerre civile.

 

Les personnages de la cour de l’immeuble :

- Elle n’entend rien, il faut qu'elle s'achète un appareil pour les oreilles.
- Acoustique, lui dis je, pour dire quelque chose et ne pas le laisser parler tout seul .
- Oui un appareil artistique



Elle a une voix de clairon à réveiller les âmes du purgatoire ;

Passage plein d’humour :


... Ces chrétiens saints et mastics...
- Mastics?
- eh !  ceux qui étaient mastiqués par les lions.
- Les martyrs?
- C' est ça . Je dis que c'est bien pour des chrétiens saint et marinés.
- les voilà en marinade maintenant ! Mais enfin, ce sont des martyrs!

 

On en parle ….. et  l’auteur du blog  a fait des recherches sur Erri de Luca

De page en page

 

Par Luocine
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 16:58

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/racine/film/la-taupe-2365590/34926506-14-fre-FR/La-Taupe_fichefilm_imagesfilm.jpg

 

http://img41.imageshack.us/img41/7797/3173568178.jpg à Dinan

 

 

 

100x66-c[1] C’est bizarre, à propos de ce film,  tout le monde dit que le précédent film du réalisateur, Morse, était une vraie réussite, et que,  le roman de John Le Carré est excellent.

Certes, et le film ?
Philosophie Magazine lui consacre trois pages,  pour expliquer les intentions du réalisateur.

On sent qu’ils ont apprécié l’intelligence du film d’espionnage et l'article est intéressant..
C’est vrai, ils ont raison, on est loin de James Bond!

Mais qui peut prendre OO7 au sérieux ?
C’est seulement du cinéma !
Avec « La taupe »,  on est dans  de belles images, dans une ambiance très lourde et dans une histoire très compliquée. Mais pour moi, peut être pas tout à fait assez  dans du  cinéma, justement !
  Et finalement la solution m’a déçue,  car elle était  trop simple par rapport à l’effort de compréhension de l’intrigue que j’ai dû  faire pendant tout le film.


A l’image des espions de cette époque, le spectateur doit, pour comprendre, être attentif au moindre détail.
J’ai bien compris que l’essentiel n’était pas l’histoire mais l’ambiance qui est d'ailleurs  très bien rendue et qui fait le succès d'estime de ce film.


On doit aussi souligner les qualités de la musique. En sortant de la salle un spectateur nous a dit ne jamais manquer un film mis en musique par Alberto Iglésias, m’apprenant alors que c'est ce musicien qui fait aussi la musique des films d’Almodovar, une référence absolue pour moi en matière de musique de films.

On en parle .....
 Dasola, plus cinéphile que moi

Et la bande annonce

 


 
Par Luocine - Publié dans : cinéma
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:29

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/414xNcbbDIL._SL500_AA300_.jpg

 

 


Traduit de l’anglais(Américain) par Stéphane ROQUES


http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8371/dsc00725320x200.jpg Voilà le responsable du silence assez long de Luocine.
Non pas que j’ai été  passionnée, ce tout petit coquillage montre à quel point je n’ai pas aimé ce roman, mais je voulais absolument le finir. C’est la première fois, je crois, que j’écris  à propos d’un livre que je ne peux pas terminer.
Je veux me venger, ce roman m’a littéralement plomber le moral, comme le titre l’indique c’est triste, « super triste » en effet, et lorsque j’ai lu la critique de quelqu’un qui a aimé : « lecture sans frontière » je me suis réjouie d’avoir abandonné à la page 181 sur cette phrase inoubliable «  …cette jolie Vietnamienne Catho qui s’est fait poser des agrafes à l’estomac. On s’est torchées au Maj Tai… »
 A ce moment  là, j’ai pensé : « torche-toi toute seule, j’en ai ras le bol ».
Et voilà, je n’ai plus été capable de lire une seule ligne écrite par Gary Shteyngart.
Pourtant le sujet est intéressant, un roman de sciences fiction qui pousse un peu plus loin l’absurdité de nos conduites.
La transparence de nos vies privées, nos téléphones portables qui nous accompagnent partout, le culte de la jeunesse et du corps parfait, la peur de mourir, l’économie qui passe aux mains des Chinois. La pauvreté réelle des USA….
Il en ressort une déambulation dans l’esprit de Lenny Abramov, entre brumes et imprécisions, qui devient vite une espèce  de mélasse marécageuse.
Je me demande également, ce que vaut la traduction, le style est de façon volontaire, vulgaire et répétitif.
Bref je n’ai pas du tout aimé j’ai quitté sans aucun remords « les salopettes sus la moi » !! J’espère bien être contredite, mais je sais que je n’ouvrirai plus ce roman, il réussit trop bien son but me rendre complètement triste.


Citations :


Exemple du style …. à savourer :

Euni-Gaude a Langue de Pute
Cher Poney d'amour
Quoi de neuf ma pétasse chaudasse?



Critique de la pauvreté des slogans  politiques

Ensemble nous iront quelque part !

la peur de la vieillesse:


Peut-être que je détestais tous les vieux de mon quartier, et leur souhaitais de disparaître fissa pour mieux me consacrer a mon combat contre la mortalité.

On en parle ... (en bien)
 Lectures sans frontières

Par Luocine - Publié dans : Auteur américain - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 16:28

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http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

 

 

 

100x66-c[1] J'ai hâte que ma mathématicienne préférée lise le seul roman où un écrivain se donne la peine de raconter un raisonnement par récurrence. Elle qui se plaint souvent que les mathématiques ne soient pas un bon thème de discussions dans les soirées, elle verra que c’est possible. En tout cas les mathématiques sont à l’honneur dans ce livre et ça fait un bon roman.
J’ai beaucoup apprécié la description des différents types d’intelligences, et en tant que littéraire adoré que ce soit la fréquentation des grands auteurs qui finissent par aider  le personnage principal à prendre  confiance en lui et à passer l’horrible barre fatidique « de la sup étoile à Louis Legrand ».
Le système élitiste des « prépa- parisiennes » est parfaitement décrit ; je ne sais pas pourquoi la France s’enorgueillit de ce système mais ce qui est sûr c’est que rien ne le fait jamais changer.
Ce que confirme ce petit roman, c’est que, sous couvert d’égalité, les dés sont complètement pipés.
A Louis-Le-Grand il y a, par exemple, et je pense dans d’autres grands lycée parisiens aussi, des premières et des terminales où on fait si vite le programme officiel , qu’on a le temps d’assimiler également celui de la première année de prépa.
On découvre aussi que les parents prof en prépa ont des enfants qui réussissent en prépa, comme c’est bizarre !
Qu’avoir un QI de 200 est la seule façon d’accéder à ses classes si on vient de l’extérieur.
Alors Laurent venant d’un honnête lycée de la banlieue chic de Paris, finira par ruser pour parvenir à ses fins et pourquoi pas ?
On découvre également que les littéraires jouent dans une autre cour, ce sont en général des filles. Elles ne pourront pas intégrer Polytechnique, alors si elles sont jolies, fortunées et intelligentes elles  viennent en Khâgne pour trouver leur futur Polytechnicien.
L’auteur ne dénonce pas ce système, il se contente de le décrire à travers un personnage qui s’adapte très bien et finit par tirer son épingle du jeu.
C’est justement à travers cette objectivité parfois froide, voire glacial que le lecteur prend conscience que notre élite sort d’un moule peu recommandable.


Citations :
Réussir en prépa
Au début du mois d’avril, il se demande toujours comment gravir des places au classement général quand on ne possède pour soi aucun piolet magique.

La beauté des raisonnements mathématiques :
C’est ce que Gratien apprécie dans la pensée mathématique, cette faculté qu’elle a d’être déroulée à grande vitesse et dans toute sa clarté, comme une étoile filante. les chiffres, les calculs et les démonstrations entraînent son stylo , entraînent sa pensée… C’est cela la beauté des raisonnements mathématiques selon Gratien Bar : cette spirale qui se construit en s’accélérant et en se clarifiant à l’infini.

L’art de la conversation chez les littéraires :
Pour cela, quand bien même un DS causerait du souci, sourire toujours galamment à Mélanie’s, parler d’Arcade Fire, d’Heidegger et de Boby Lapointe dans la même soirée, et surtout, surtout, ne jamais s’écarter d’un pouce des préceptes de Galatée….

Bizutage et réaction des élèves:
Il faut savoir tout de même que dans un lycée du quartier l’an dernier un taupin est mort le jour de la « grande barbarie » . Comment ? Pas compliqué : du premier étage on lui a balancé sur la tête une éponge gorgée d’eau lourde comme du plomb ; il est mort sur le coup d’un traumatisme crânien. Pif, un concurrent en moins.

La réussite :
Laurent finit l’année en se disant qu’il est tout compte fait à la fois Vautrin et Rastignac, ce qui est la seule véritable clé du succès : il a désormais le chemin ouvert vers la réussite, il entre en classe de spé étoile au lycée Louis-Le-Grand .


On en parle…..
Un jugement ramassé qui reflète bien le roman chez Cuneipage et En lisant et en écrivant.


Par Luocine - Publié dans : Auteur français - Communauté : Chronique de nos lectures
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 22:32

FAUVE D'OR – PRIX DU MEILLEUR ALBUM 2012

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51mXd%2BEtXLL._SL500_AA300_.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg J’arrive après le concert de louanges que ce roman graphique a suscité. Toutes sont méritées, je trouve que rien ne saurait mieux rendre la situation à Jérusalem, c’est vraiment un casse-tête inimaginable. La sécurité règne, mais à quel prix !


Le lecteur est plongé dans le quotidien des habitants au rythme de l’auteur qui accompagne sa femme médecin pour un organisme international. Le personnage principal passe sont temps à chercher des lieux à dessiner  et à trouver  des squares agréables pour ses enfants, mais peu à peu il est plongé dans  la tragédie de la  guerre.


Détail important : il n’est pas croyant et regarde avec détachement et souvent ironie les rigorismes religieux. Cela lui donne un pouvoir d’étonnement qui rend son livre attachant et décalé par rapport à tous ceux qui « savent ».
Son dessin est simple, un peu trop pour moi au début. Et puis je me suis habituée et  j’ai été très sensible à l’émotion qui se dégage des moments pathétiques. Justement dans son dessin il n’y a pas de « pathos », et c’est parfois plus dur à supporter qu’une image très chargée.
La façon dont les colonies et les colons chassent aujourd’hui encore les palestiniens de leur maison est à peu près insupportable.
La visite d’Hébron avec d’abord un guide sensible à la cause palestinienne puis un guide favorable aux colons, fait peur. Comment tout cela va-t-il  se finir ?


Chaque religion rajoute une intolérance et  au nom de Dieu ou Jésus est prêt à tout
même  à provoquer la troisième guerre mondiale.
Certains attendent de trouver une génisse entièrement rousse pour construire le 3° temple :
  «  Avec en bonus le retour du messie ;
Bon il faudra au passage fort probablement détruire ou déplacer le dôme du rocher, ce qui aurait comme possible conséquence  d’amorcer la 3° guerre mondiale. Mais qu’à cela ne tienne, c’est écrit dans la Bible alors il n’y a pas à hésiter !
C’est du moins ce que croient dur comme fer certains juifs impatients d’assister au jugement dernier »

Que la 3° guerre mondiale dépende de la couleur d’une génisse de trois ans, voilà qui peut prêter à sourire ou faire frémir c’est selon !
Si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez vous, offrez le , empruntez le , bref à lire de toute urgence !

Citations :

Description d’un mariage juif orthodoxe :

Quelle curieuse soirée
Pas une fille
Un vrai festival de bandes dessinées.

Interrogation par rapport aux lieux saints (il y en a beaucoup..) :

-    Ça serait pas le tombeau du Christ ?
-    Mais le Christ s il est ressuscité. Pourquoi il aurait un tombeau?
-     Euh...moi j'imaginais ça dans une grotte
-    Ah oui c'est vrai…
-    Peut-être que c'est vide

Après avoir vu des prêtres de différents obédiences chrétiennes en être venus aux mains :

J'te jure quand on voit le spectacle qu'offre la religion dans le coin, ca donne pas trop envie d'être croyant
Merci mon Dieu de m avoir fait athée.

Une découverte : les Samaritains existent encore :

Les Samaritains sont considérés par l'état d'Israël comme juifs (mais pas par les ultra-orthodoxes). Ils ont également des cartes d'identité Palestiniennes ainsi que des passeports Jordaniens. Ils sont en quelque sorte à la croisée des chemins.

Les joies de l’intolérance alimentaire :

-    Bon ça sera un cornet à la fraise et un au chocolat SVP
- Ça  sera pas possible
- Ah vous n'en avez plus
- Si j'en ai, mais il y a de la levure dans le cornet
- Et alors
- C'est pas permis de manger de la levure pendant Pessah
- Mais c'est pas encore Pessah ca commence ce Week-end seulement
- Oui mais bon par sécurité on commence avant on ne sait jamais
- Mais je suis pas juif
- Ha ha je sais...

On en parle :
 Sur la route de Jostein

Interview de l'auteur


 







Par Luocine - Publié dans : Mes préférences - Communauté : Chronique de nos lectures
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