18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 19:16

 

Traduit de l'italien par Danièle Valin

 

Est-ce-que tout a été écrit sur l'extermination des juifs par les nazis?
 

Non évidemment et ne le sera sans doute jamais.

 

Je remarque qu'annoncer qu'un roman traite de ce sujet attire souvent la remarque :"encore!"

 

Oui, encore et encore une fois, j'ai été émue et touchée.

Pas seulement parce que l'écrivain a trouvé un angle original pour nous transmettre ces horreurs du passé, mais parce qu'il m'a bouleversée à l évocation d'Auschwitz et de la liquidation du ghetto de Varsovie.

C'est important qu'un écrivain trouve, aujourd'hui encore, les mots et les phrases pour réveiller ma conscience qui préfère s'endormir. D'autres violences humaines sont venues après la Shoah, mais celle là fut si terrible qu'elle a une place à part dans ma mémoire.

L originalité du roman?

C'est de se mettre dans la conscience d'une fille de criminel de guerre qui, tout le reste de sa vie, a fuit la justice.

Le seul tort que cet homme se reconnaisse c'est d'avoir perdu la guerre (d'où le titre du livre).

 

Le point de vue de cette jeune femme est très intéressant et je comprends très bien ce qu'elle veut dire en parlant de trace de "rouille" dans son sang

 

Sa réaction a été de ne plus jamais transmettre la vie pour que cette lignée de criminels s'arrête avec elle : dur mais compréhensible.

 

Un récit poignant qui me trotte, depuis, dans la tête

 

Citation:

Propos sur l'histoire :


 

L'histoire m'ennuie. Ce qui s'est passé avant ma naissance ne me concerne pas et ne m'intéresse nullement. L'histoire a été un casier judiciaire, une suite de crimes. Je l'ai étudiée à contre-cœur à l'école. Qu'y avait -il à apprendre de ce fatras de choses arrivées au hasard et qui, lorsqu'elles se produisaient, montraient bien qu'elles étaient stupides et violentes? L'histoire est un cadastre d'échecs. Chacun en retire sa propre version inutilisable.

 

On en parle...

 

Chez "enlivrez-vous" : Céline et Jérôme

et Babelio

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 18:17

 

 

 

J'ai repéré ce roman chez Dasola.

 

D'habitude, je n'ai pas un grand goût pour les romans qui décrivent la grisaille du monde du travail .
Ce roman là est un peu à part, car s'il est vrai que l'on voit une boite commerciale faire bêtement faillite , et une jeune diplômée utilisée pour renvoyer le vieux commercial simplement passé de mode, le roman n'est pas simpliste pour plusieurs raisons.
D'abord la langue , au début, je me sentais rétive à ce qui relève de différents procédés.

Le romancier s'adresse à ses personnages, il dit «tu» à la jeune diplômée et «vous» à l’ancêtre, «on» lorsque les décideurs ne veulent pas être nommés, «ils» quand les personnages deviennent agressifs.

Cela donne une couleur un peu terne au roman, et puis, tout à coup, j'ai compris que cette ambiance impersonnelle,  moi aussi, je la ressentais. Je suis en colère contre tout ceux qui décident d'uniformiser l'arrivée dans nos villes et nos villages .

Que vous arriviez à Dinard, Saint-Malo, Dinan, vous passerez par les mêmes zones semi industrielles et commerciales que traverse aussi le vieux voyageur de commerce. 

Et si, vous voulez vous y loger avec un salaire moyen, vous habiterez des lotissements qui ressemblent à ceux de Dijon ,Marseille , Rennes et à l'endroit où habite la jeune diplômée.
Je connais mal le monde des affaires, mais ce n'est pas difficile d'imaginer que si une boîte qui vend des canapés rachète un grossiste de papiers peints , elle n'aura aucun intérêt à développer la vente des dits papiers peints!

Et pour vivre et rêver?

Et bien il reste la littérature .. Rimbaud Hannah Arendt et la solution au monde qui va si mal?  le romancier en propose une à laquelle je ne crois guère: ouvrir une librairie..

Alors que je viens d' acheter ce livre à moins d'un euro par Amazon grâce à « recyclivre » ,
qui soutient l'association "Aide et Action", co
mment alors, imaginer que l'on puisse vivre grâce au commerce des livres dans une petite boutique  d'un village de province.

 

Citations:

Les personnages négatifs ont des couleurs négatives, procédé un peu trop systématique ...

 

C'est un gros break déglingué d'une couleur de survêtement usé, hésitant entre le vert et le brun et que le soleil ne parvient même pas à faire luire.


 


 

Le chef bête et méchant qui durant tout le roman aura des couleurs plus moches les unes que les autres :

Une chemisette aux nuances mauve et rose, une vague couleur de tranche de jambon


Chemisette vaguement ocre, couleur de boue sale, et cravate brique à motifs de feuilles mortes

 

Une réflexion sur le bon goût actuel en matière de papiers peints,mais je dois dire, que je doute qu'on revienne aux imprimés qui font le bonheur de "l'ancêtre":

 

Aujourd'hui,les produits sont standardisés, de vagues unis aux nuances discrètes, reproduits à l'infini, sans compter le blanc décliné sous toutes ses formes .....Le blanc, véritable tyrannie , parfaite dictature de l'intérieur moderne, dites-vous souvent. On assimile le bon goût de l'uni au reflet de nos vies lisses.


L'histoire d'une entreprise:

Les choses ont suivi leur cours, ce qui devait croître et se développer s'est réalisé. On embauche deux secrétaires, quelques commerciaux, la boîte continue de prospérer. On déménage. On crée des entrepôts pour stocker les papiers peints dont on est distributeur exclusif . On achète des camions . On recrute des routiers, des assistantes commerciales, de nouveaux représentants. La boîte grandit encore. On se se dote de responsables : un pour le transport, un pour les finances, un pour les commerciaux. La boîte toujours plus grosse, tente ans qu'elle tient. On vieillit , on revend, et maintenant les fruits tombent dans l'indifférence générale.

 

On en parle …..

chez Dasola

Et Livre-esse

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 14:58

 

 

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Camille Lavacourt

 

Ce roman a croisé ma route cet été, il a représenté un très bon moment de lecture.
J'en avais lu une bonnes critique chez Clara .

Je vais joindre ma voix au concert de louanges malgré une réserve.
Je rappelle brièvement le sujet : une grand-mère , bientôt arrière grand mère attend sa famille dans sa maison de vacances avec accès direct sur la plage .

 

Toute sa vie Alice se reproche la mort accidentelle de sa jeune sœur, Mary. Un incendie lors d'un  bal donné en l'honneur des soldats partant pour la guerre 39/45 a vu périr   de nombreuses personnes  brûlées vives ou piétinées, comme la trop fragile et tendre Mary, par une foule paniquée.

 

On sait dès le début du roman qu'Alice , veuve et quelque peu acariâtre, veut donner sa propriété à l'église, lieu où elle a trouvé du réconfort toute sa vie.

Ses enfants ne sont pas au courant des projets pour la maison à laquelle ils sont, pour certains d'entre eux, très attachés.


C'est un roman à plusieurs voix, Alice , Kathleen sa fille, Anne-Marie la belle fille parfaite et Maggie la petite fille bientôt mère alors qu'elle vient de rompre avec son petit ami.

Ce qui rend ce roman attachant, c'est l'analyse de plus en plus précise des relations familiales à travers le 20° siècle.
La description des charmes d'une maison de vacances au bord de la mer où les enfants , puis les cousins et cousines se retrouvent tous les étés me rappellent de bons souvenirs.


La passion de la belle-fille , parfaite femme au foyer, pour la construction des maisons de poupées, m'a fait sourire et  penser à toutes les œuvres décorant certaines maisons : encadrements, broderies, patchworks , tapisseries.....

Un beau roman de vacances , malgré l'aspect parfois caricatural des différentes personnalités.

 

 

 

Citations :

Les joies des réunions de famille:

A Thanksgiving , l'année d'avant , Kitty et Alice en étaient presque venues aux mains après une dispute sur le poids que devait avoir une dinde pour nourrir vingt personnes. Elle n'avait plus adressé la parole à Kitty depuis. Ni à son frère pour le punir d'avoir épousé un tel monstre.

Passion d'une femme au foyer, les maisons de poupées:

Minnie's Minis de Staffordshire, proposait de superbes gâteaux miniatures avec un glaçage très proche de la vraie pâte d'amandes , des cerises en céramique sur le dessus , chacune pas plus grosse qu'une tête d'épingle . On pouvait même enlever une part de gâteau pour apercevoir le chocolat et le coulis de cerise à l'intérieur.

 

L'importance de l'égise:

 

L'église était comme une scène pour Alice, l'endroit où elle se tenait bien, où les autres la voyait telle qu'elle voulait être vue.

 

Et la citation que j'adore , celle qui m'avait fait noter ce roman chez Clara:

Passé un certain stade , vous ne vous inquiétez plus pour vos rides et vos bourrelets. Vous refusez de rentrer votre ventre au moment où vous tentez d'avoir un orgasme.

 

 

 

On en parle … Clara, Cathulu, Cuné, Brize

et Keisha

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 23:14

 

 

Traduit de l'anglais (Canada)par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

PS Je suis un peu étonnée par certaines formulations un peu relâchées , sont elles voulues par l'auteur ou un effet de traduction?

 

Je ne suis visiblement pas la seule à n'avoir pas entendu parler d'Alice Munro avant l'attribution de son prix Nobel.

Mais quelle écrivaine , comment puis-je lire très régulièrement et passer à côté d'une telle auteure.

Je ne suis pas une adepte des nouvelles mais je ne peux que vous recommander: «Fugitives» , ces huit femmes ne sont pas prêtes de vous quitter.

Je suis mal à l'aise avec les nouvelles car je n'aime pas passer de l'une à l'autre . Je reste imprégnée par l'atmosphère de la précédente quand je lis la suivante et dans ce recueil ,il ne le faut pas.
Chaque destin est différent , ils n'ont en commun que d'être celui de femmes qui fuient, ou, parfois, n'ont qu'envie de fuir un destin qui n'est pas tout à fait le leur.

Tout est dit avec beaucoup de pudeur, sans drames inutiles, à la manière de la vie ordinaire.
Ça fait mal, parfois, mais ça passe , tout passe n'est ce pas?

Même la séparation brutale avec un enfant adulte; comme cette Pénélope qui a rompu complètement avec une mère folle de douleur et d'incompréhension et qui en vieillissant «continue à espérer un mot de Pénélope, mais sans aucun acharnement. Elle espère comme les gens espèrent sans se faire d'illusion des aubaines imméritées, des rémissions spontanées , des choses comme ça.».

J ai lu et relu «Passion» le personnage de Grace m'a complètement bouleversée. Cette jeune femme aurait pu devenir une réplique de la jeune américaine classique , un homme passe, dangereux et alcoolique , mais elle franchit grâce à lui le pas nécessaire pour sortir de la voie toute tracée du destin , on peut penser qu'ensuite elle vivra pour elle et non pas pour l'image qu'elle veut donner d'elle.

J ai évidemment été très émue par le destin de Robin qui a raté de si peu sa véritable histoire d'amour.


Tout cela est important mais dit si peu du talent de cette auteure qui sait mettre en scène des ambiances, des personnalités , aucun personnage n'est bâclé , tous retiennent notre attention et nous rappellent des gens que nous rencontrons dans la vie.

La dernière nouvelle «Pouvoir» m'a légèrement déçue.
Mais justement ,c'est cela qui m'agace si fort dans les nouvelles : on a du mal à ne pas les comparer les unes aux autres .

 

Citations :

Vision de la femme, vision de l'homme :

Mme Travers avait fait un premier mariage avec un homme qui était mort. Elle avait gagné sa vie et entretenu son enfant , en enseignant l'anglais commercial dans une école de secrétariat . M Travers quand il évoquait cette période de la vie de sa femme avant leur rencontre en parlait comme d'une épreuve presque comparable au bagne, que pourrait à peine compenser une vie entière d'un confort qu'il était heureux de procurer.
Mme Travers elle-même n'en parlait pas du tout de cette façon.

 

Réaction de Grace après avoir vu Elizabeth Taylor dans « Le père de la mariée »:

Grace ne pouvait expliquer ni tout à fait comprendre que ce n'était pas de la jalousie qu'elle éprouvait , en définitive, c'était de la rage. Et pas parce qu'il lui était impossible de courir les magasins ou de s'habiller comme ça. C'était parce que les filles étaient censées ressembler à ça. C'était ainsi que les hommes -les gens , tout le monde- pensaient qu'elles devaient être. Belles, adorables, gâtées, égoïstes , avec un pois chiche à la place du cerveau. C'était ainsi qu'une fille devait être pour qu'on en tombe amoureux . Ensuite elle deviendrait une mère et se consacrerait tout entière à ses enfants avec une affection baveuse. Elle cesserait d'être égoïste mais garderait son pois chiche à la place du cerveau. À tout jamais.

 

Fragilité masculine:

Les femmes ont toujours quelque chose à quoi se raccrocher pour continuer. Quelque chose que les hommes n'ont pas.

 

Toujours vrai :

« Petite » Ginny est au moins aussi grande que lui et l'envie m'a démangée de le lui dire. Mais c'est extrêmement rosse de parler de taille avec un homme tant soit peu déficient dans ce domaine et je suis donc restée coite.

 

On en parle ….

« Les fanas de livres » blog que je lis régulièrement.

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 18:15

 

Traduit  du Suédois par Jeanne Gauffin

 
 
J'ai trouvé ce roman chez Hélène, et son enthousiasme m'a convaincue.
Je sortais d'un roman très dense et j ai faili passer à côté du charme de ce tendre récit. 
Après une première page prometteuse, où la grand-mère et la petite fille recherchent un dentier dans un massif de pivoines , j'ai commencé à m'ennuyer.
Dans ce cas là, je vous l'avoue, je peste après les blogueuses amies : 
"Mais qu'est ce qu'elle a bien pu lui trouver à ce bouquin!"
"Je ne suivrais plus jamais ses conseils!"
Et puis , petit à petit le charme à commencer à opérer, j' ai résisté .... et puis....j'ai succombé!
 
Avec une pudeur très suédoise , Tove Janson nous fait comprendre les joies et les peines d'une petite qui vient de perdre sa mère. 
L'affection de sa grand-mère se manifeste par des gestes et des actes plus que par les mots. (On est chez les gens du nord)
Sophie a la chance d'avoir une grand-mère qui entre dans son imaginaire, ensemble, elles reconstruisent une île où le bonheur est possible. 
La construction romanesque est originale, car on passe du point de vue de l'enfant à celui de la grand-mère , il n y a pas un narrateur mais deux. 
Le père est là , très important pour l'enfant mais ne rentre pas dans la narration. 
J'ai parfois du mal à comprendre la nature qui les entoure , car elle est vue à travers l'imaginaire de l'enfant . C'est peut être pour cela qu'une premiere lecture trop rapide m'a ennuyée. 
Et puis, vous n'avez jamais d'explications psychologiques , c'est à vous de les construire.
Par exemple , quand elles reçoivent une petite Bérénice amie de Sophie, le récit permet de comprendre qu'elle en devient jalouse parce que cette dernière capte l'attention de sa grand-mère .
Les faits sont racontés mais aucune explication n'est donnée. 
J ai souri aux discussions théologiques et j'ai bien retrouvé les remarques de mes petits enfants.
Un petit air de mer et d'été qui fait du bien .
Un grand merci Hélène et pour ceux ou celles qui veulent se laisser tenter , sachez que la forme n est pas évidente et peut , comme moi, vous dérouter , mais que c'est un petit bijou de tendresse et de pudeur.
 
Citations:
Le deuil d'une maman :
- Regarde, maman , cria-t-elle, j'ai trouvé un nouveau palais!
- Ma chère enfant , dit la grand-mère, je suis la maman de ton papa seulement .
Elle était ennuyée.
- Vraiment , cria Sophie, Et pourquoi serait-il le seul à pouvoir dire maman?
Elle jeta le palais dans le canal et s'éloigna.
 
Discussion théologique:
Elle demanda comment Dieu pouvait faire attention à tous les gens qui le priaient en même temps.
- Il est très sage, murmura la grand-mère en somnolant sous son chapeau .
- Réponds correctement, dit Sophie . Comment a-t-il le temps?
- Il a des secrétaires ...
- Mais comment arrive -t-il à exaucer votre prière s'il n'a pas le temps de parler avec ses secrétaires avant que ça ne tourne mal?
Grand-mère fit semblant de dormir, mais elle savait bien qu'elle ne trompait personne et, finalement elle déclara qu'il s'était arrangé pour que rien ne puisse arriver entre le moment où on priait et celui où il recevait votre prière. Mais sa petite fille demanda alors ce qui arrivait quand on tombait d'un sapin et qu'on priait pendant qu'on était en l'air.
 
les odeurs :
Les odeurs sont importantes, elles évoquent tout ce qu'on a vécu,elles sont comme une enveloppe de souvenirs et de sécurité.
 
On en parle....
chez Hélène, bien sûr et Babelio  où vous lirez deux critiques négatives de lectrices qui sont passées à côté de ce roman comme j'ai failli le faire.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 21:12

 

 

 

Traduit de l'italien par Danièle VALIN

 

les raisons pour lesquelles le billet de Dominique m'a fait lire ce livre, deviendront peut-être les vôtres et vous vous précipiterez vers ce roman.
Allez, une fois n'est pas coutume, je commence par le seul point faible, selon moi, de ce ce merveilleux récit.
Je n'arrive pas trop à adhérer à un aspect des deux personnages féminins, d'une beauté telle que tous les hommes chavirent devant elles!

Leur beauté extraordinaire et leur côté femme fatale ne m'ont pas convaincue.

Mais peu importe, le roman vous emportera comme tous ceux ,et toutes celles, qui l'ont plébiscité vers le Haut-Adige ou Tyrol du sud.
Comme beaucoup, je ne savais rien de cette région offerte à l'Italie en 1918 , en compensation de la guerre 14/18, cette province autrichienne n'avait jamais été italienne .
On imagine la stupeur des habitants- de pauvres paysans montagnards- qui se trouvent confronter à un monde italien qui, hélas pour eux, devient fasciste peu de temps après!

Le choix pour les habitants devient une véritable horreur: devenir fasciste italien ou revendiquer son appartenance à l’Allemagne nazi!!

Là, je me suis dit, mais comment faire pour rester humains, simplement humain!

Le roman raconte cela et toutes les conséquences , jusqu'à l'assassinat d'Aldo Moro.
Oui, toute l'histoire de l'Italie est là devant nos yeux mais vu de cette petite région qui n'avait rien demandé à personne.

Les fils de la grand histoire se tressent avec la petite histoire de Gerda et de sa fille Eva, élevée sans père puisque l'auteur de ses jours n'a pas daigné la reconnaître, Eva est une femme libre qui mène sa vie sans rien devoir à personne sauf à sa mère qui s'est battue pour elle.

Fille mère , c'est encore un scandale en Italie dans l'Italie des années 60.
Eva traverse en train toute la botte italienne pour rejoindre celui qui aurait pu être un père pour elle: Vito , le carabinier italien qui a aimé Gerda la cuisinière tyrolienne.

Aucun personnage n'est caricatural et le bien et le mal ne sont pas toujours faciles à reconnaître.

 

Que de personnages torturés, que de violence cachée et que de souffrances, tout cela parce que cette partie du Tyrol a été offerte à une Italie qui ne la demandait pas!

 

Citations:

Aujourd'hui, un pays aux deux cultures:

Après Sterzing/Vitipendo, un peu avant de sortir à Franzensfeste/Fortezza, Carlo s'est arrêté à l'Autobahnraststätte/Autogrill et nous avons mangé un belegtes Brötchen/sandwich.Puis nous avons quitté l'Autobahn/autoroute et nous avons payé au Mautstelle/péage Dans sa Volvo qui heureusement est suédoise et ne se traduit donc ni en allemand ni en italien . Bienvenue dans le Südtirol/Alto Adige, royaume du bilinguisme.

 

L'après guerre:

Nazi,collabo,délateur,criminel de guerre, konzentrationslagerführe:ce n'étaient pas des mots mais des grenades qui n'avaient pas explosé, que l'on contournait sur la pointe des pieds , pour ne pas déclencher une détonation plus terrible, celle de la vérité.

 

La civilisation de l'argent:

Italiens,Allemands ou Autrichiens étaient tous égaux pour Paul Staggl, du moment qu'ils laissaient leur argent dans les caisses des hôtels. Il avait compris bien avant la plupart de ses compatriotes que l'argent, non seulement n'a pas d'odeur, mais n'a pas d'ethnie non plus.

 

On en parle ....

chez Mango et Dominique

 

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 18:21

 

Traduit de l'anglais (des États-Unis) par Hélène Hinfray

Avant propos de Mario Pasa

 

Si je cite l'auteur de l'avant propos , c'est qu'il raconte si bien à la fois ce livre et la personnalité de son auteur. C'est suffisamment rare pour être souligné.
Il a bien de la chance , Mario Pasa de connaître Bill Bryson, on sent, en effet, sa sympathie pour un auteur hors du commun.
Bill Bryson est un boulimique de connaissance et il sait les transmettre.
Le projet de ce livre, c'est donc à partir de sa maison , un ancien presbytère britannique , retrouver l'histoire du monde.
On apprend donc beaucoup, sinon tout, sur les briques, le fer, l'acier,le téléphone, les toilettes, la propreté , les maladies, la condition ouvrière...

On y croise des noms très connus: Eiffel, Darwin, Thomas More , Jefferson....et des noms beaucoup moins connus fort injustement.

J ai été , encore une fois, très étonnée de voir combien il est difficile e faire accepter les progrès en médecine. Deux exemples

  • le scorbut , plusieurs personnes avaient fait la relation avec l'alimentation privée de produit frais sur les navires partant pour de longs mois. Mais il y avait toujours quelqu'un pour nier l'évidence et les pauvres marins continuaient à mourir, alors qu'il suffisait de les nourrir différemment.

  • La fièvre puerpérale , très vite on s'est rendu compte que la propreté des mains et des instruments des chirurgiens avait un rapport avec la mortalité des femmes , mais avant que ces messieurs acceptent de se laver les mains avant de s'occuper d'une parturiente , il a fallu tant de morts.

Évidemment avec Bryson on ne s'ennuie jamais et on s'amuse beaucoup quand on ne se révolte pas.


Encore une fois, on voit que a condition ouvrière du début de l'ère industrielle est particulièrement horrible surtout pour les plus faibles: les femmes et les enfants.

J'ai deux petites réticences , mais qui n'ont absolument pas entaché mon plaisir.

  • J ai eu parfois une impression de redite , avec son livre , «une histoire de tout ou presque» et d'autres livres que j'ai lus , en particulier sur la condition ouvrière du XIX° siècle .

  • Le rapport de ce qu'il raconte avec les pièces de la maison est, le plus souvent, tiré par les cheveux.

 

Citations:

Je pourrai recopier tant de passages.... je n'en choisis qu'un:

De toutes façon, le christianisme a toujours été curieusement mal à l'aise avec la propreté, et la tradition a très tôt assimilé sainteté et saleté. Quand Saint Thomas Becket rendit l'âme en 1170, ceux qui firent sa toilette notèrent en termes approbateurs que ses sous-vêtements «grouillaient de vermine». Au Moyen Age, faire le vœu de ne jamais se laver était un moyen quasi infaillible de s'assurer une gloire éternelle . Beaucoup de gens, par exemple, faisaient à pied le pèlerinage d'Angleterre en Terre sainte, mais un certain moine Godric, qui l'effectua sans se débarbouiller une seule fois, ne pouvait que devenir saint Godric- c'était couru d'avance.

 

On en parle....

je n'ai pas encore lu de billets sur ce livre mais cela ne saurait tarder , je mettrai alors un lien

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 20:49

 

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard

Merci Jérôme

Sans ton commentaire à propos "d'Emily" , je n'aurais certainement pas lu "Les joueurs" du même auteur.

C'est un roman du quotidien, le quotidien d'un couple qui sait parfaitement se faire la guerre.

Les petites remarques qui tuent, la parfaite bonne conscience de la femme qui ne veut plus aimer , ses faiblesses qu'elle préfère cacher , tout cela sonne juste.

Lui, est plus surprenant, il veut absolument la reconquérir et misera sur la roulette du casino pour y arriver.

Sans être une charge contre les mœurs américaines, le regard de Stewart O'Nan est pertinent et rend son roman attachant.

Les lieux touristiques américains, où, le plus souvent le supermarché est le point de passage obligé est criant de vérité.

Ils s'étaient demandés en mariage aux chutes du Niagara , c'est donc là qu'ils reviennent.

Lui plein d'espoir et cherchant maladroitement à refaire exactement le même parcours que du temps de leur amour.

Elle maugréant et certaine que tout cela ne sert à rien , ne met pas beaucoup de bonne volonté pour vivre  ce qui est, sans doute, leur dernière aventure

Les attractions: musée de cire, trajet sous les chutes, plate forme au dessus du vide....tout cela semble des pièges à gogos, surtout quand on a envie de vomir...

Ah oui ! j avais oublié une horrible gastro s'est invitée des leur arrivée.

Mais rien n empêchera Art d'aller au bout de son projet: miser son couple sur un coup de roulette!

 

J'ai bien aimé également , l'analyse de leur déchéance financière. Certes, la société américaine est fondée sur la consommation et l'appât du gain , mais le surendettement des ménages est d'abord provoqué par les habitudes de consommation à crédit.

 

Enfin l'écriture est légère et souvent drôle à l'image des têtes de chapitres qui comme à la roulette sont calculés en terme de chance ;

je vous donne un exemple

Chance qu'un orchestre de jazz joue "My Funny Valentine" le jour de la Saint-Valentin : 1 sur 1.

Et je vous laisse écouter cette fameuse chanson par Chet Baker.
 

 

Citations:

Genre de dialogue de couples au bout du rouleau:

 

- Bon sang, dit-elle

- Quoi

- Rien.

- Tu fais ta tête contrariée.

- Je rumine.

- Il ne faut pas que tu rumines.

- Je ne le fais pas exprès, c'est plus fort que moi.

- Est - ce que tu rumineras encore quand on aura divorcé?

- Pourquoi est - ce que j'arrêterais?

- Je me disais que ça fonctionnait peut être comme la procédure de sur endettement, que tout serait pardonné.

- Navrée, il y a certaines dettes qu'il faut payer

- Ça valait le coup d essayer.

- Pas vraiment.

 

 

Pas mal vu:

Étant à jamais coupable, il se trouvait à jamais sans défense par rapport à elle, ce qui alimentait un ressentiment qu'il savait injustifié, le laissant démuni, sans rien d'autre pour contrer la colère de Marion que l'impatience, et, après si longtemps, l'épuisement.

 

On en parle ….
chez Jérome bien sûr et
Kathel et babelio où les avis sont parfois plus négatifs que le mien.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:37

 

 

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Paule Guivarch

 

J'ai choisi ce livre pour l'anniversaire d'une de mes sœurs, voici la phrase que ma libraire a prononcée et qui m'a décidée:
«C'est l'histoire d'une femme âgée qui nous fait découvrir l'Amérique sous un aspect nostalgique et émouvant. Elle découpe ses coupons de réduction, et va au restaurant quand il propose de se resservir gratuitement, et puis un jour elle achète une nouvelle voiture et son univers s'agrandit».
Je l'ai lu rapidement avant de l'offrir , je ne sais pas si ce roman lui plaira autant qu'à moi.
Ce n'est pas un livre spectaculaire mais le quotidien de cette femme vieillissante est très bien racontéet m'a beaucoup émue.
La seule chose que je ne comprends pas c'est son amour pour son chien vieillissant , mais c'est sûrement authentique.
Le rapport avec ses enfants est très bien analysé.
En le lisant je me faisais la réflexion, que lorsque j'étais jeune je lisais avec passion des romans montrant l’ascension des familles américaines.
Aujourd'hui , je lis des romans racontant soit des univers totalement détruits, soit comme ici des vieillesses solitaires.
Il n'y a rien de violent sous la plume de Stewart O'Nan , mais Emily a du mal à comprendre la génération de ses enfants.

L'auteur nous tend un miroir où l'on peut regarder un pays qui ne va pas si mal mais pas très bien non plus.

Ses enfants sont contents de recevoir son aide mais ne respectent pas l'argent .

Et puis il y a tous ses petits détails du vieillissement qui rendent parfois le quotidien si pénible. J'y ai retrouvé mes amies du foyer logement de Dinard à qui je lis parfois des histoires, et qui m'ont appris une chose très importante:

«Ne demandez jamais à une vieille(c'est plus fréquent qu'un vieux) comment ça va, ça ne va jamais bien : on pense à des personnes disparues, on a mal au ventre, à la tête, on a du mal à marcher.. ça ne va pas! mais on est encore en vie et on s'applique à vivre le mieux possible. »

 

Citations:

la vieillesse :

la lumière projetée par la glace de la coiffeuse était impitoyable. Les poches sous les yeux , parcheminées, presque diaphanes, laissaient transparaître une nuance mauve semblable à une meurtrissure. Sa bouche était très ridée, sa peau parsemée de taches brunes . Un fin duvet bordait non seulement sa lèvre supérieure mais, sou l'éclat des ampoules nues, ses joues et son menton .

 

Satisfaction et cruauté?

« Je viens de voir Claude Penman dehors, avec Liz » . Elle posa la main sur l'avant-bras d'Emily et se pencha tout près afin de lui livrer son scoop , les yeux brillants . « Elle est en fauteuil roulant . Si tu voyais elle a une mine épouvantable . »

 

la présence de ses enfants:

Elle les aimait tous tendrement bien sûr, mais elle avait oublié combien il était épuisant d'être entouré d'autres gens.

 

On en parle....

Enfin livre , Clara

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Published by Luocine - dans romans américains
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 18:51

THE AMERICANS

 

 

série crée par Joe Weisberg

CF Wikipédia:

Pendant la guerre froide, dans les années 1980, un couple d'officiers du KGB est formé afin de vivre aux États -Unis comme des citoyens américains nés au Canada. Les deux agents sont des agents dormants pour le compte du KGB durant plusieurs années. La série débute au début du premier mandat de Ronald Reagan quelques années après leur « réveil ». Le premier épisode commence par une mission d’exfiltration d’un ex-agent du KGB passé à l'Ouest. Leur couverture les amène à vivre comme des époux, qui élèvent leurs deux enfants dans la plus pure tradition américaine. En parallèle ils mènent des missions de renseignement, de soutien ou de déstabilisation sur le territoire des États-Unis d'Amérique.

 

Mon opinion:

J'ai adoré cette série , pour une fois nous sommes du côté du KGB ,  les spectateurs n'ont qu'une envie que les espions russes réussissent leurs missions..

Pourquoi? Parce que les personnages sont sympathiques et crédibles.


Évidemment ce ne sont pas des anges , ils sont conduits à tuer et à torturer cela donne un rythme prenant à la série , ils évoluent dans un monde où tous les coups sont permis et où rien n'est blanc ni noir.

J ai eu l’impression que les Russes auraient pu signer cette série, ils ne sont absolument pas ridicules ni les perdants dans cette histoire.
Nous voilà très loin de 24 heures chrono.

Tout le problème posé par le propos de la série, c'est de savoir si ses agents russes qui vivent aux USA depuis une vingtaine d'années, vont rester fidèles à leur engagement pour les valeurs  soviétiques .
La présence de leurs enfants totalement assimilés au mode de vie américain ne leur facilite pas la tâche.

La série rend très bien l'atmosphère des années 80 , elle est un peu en droite ligne de «Mad-Men» , et rien que pour cela elle vaut la peine d'être vue.
Hélas il semble que la saison 2 est beaucoup moins bien , mais je ne l'ai pas encore vue.

 

 

TRUE DETECTIVE

Série créée et écrite par Nic Pizzolatto et réalisée par Cary Fukunaga

 

Synopsis

CF Wikipédia

La première saison se déroule en Louisiane , en 1995, et narre l'enquête de deux inspecteurs Rust Cohle et Martin Hart, chargés de résoudre le meurtre d'une jeune femme coiffée de bois de cerfs et tatouée de dessins sataniques . Alors qu'ils ont quitté la police, ils sont contactés en 2012 par deux autres inspecteurs alors qu'un meurtre similaire a été commis.

 

 

 

Mon opinion:

J ai beaucoup aimé cette enquête , somme toute assez classique mais très bien faite .
Le cadre dans lequel se situe cette enquête est absolument superbe, la Louisiane est angoissante et convient parfaitement à l'enquête.
Les deux enquêteurs sont intéressants surtout Rust Cohle .
Le point de vue narratif est original on est en 2012 mais en réalité c'est ce qui s'est passé en 1995 qui nous tient en haleine .
Bien sûr il y a quelques passages obligés ,les méchants et stupides motards, les bagarres bien classiques , la stupidité des américains pauvres arriérés vivant dans des bungalows crasseux …

Mais l'ensemble se tient bien et on s'intéresse à cette enquête dans un cadre naturel étonnant.

 

 

 

 

BROADCHURCH :

Série télévisée britannique créée par Chris Chibnall

 

Synopsis cf Wikipédia :

L’assassinat d'un jeune garçon, Danny Latimer, met sous le feu des projecteurs la petite communauté de Broadchurch, petite ville côtière du comté de Dorset. L'inspecteur Alec Hardy, récemment nommé à son poste, est chargé de l'enquête avec le lieutenant Ellie Miller, proche de la famille Latimer, et qui espérait le poste de Hardy..

 

Mon opinion:

J'ai passé un bon moment avec cette série,j'ai été sensible au cadre , une petite ville balnéaire britannique et aux personnages qui semblent sortir de la vie de tous les jours.

Le dénouement est assez étrange , mais quand on pense au début de la série c'est assez émouvant, je ne peux en dire plus sans dévoiler le suspens important pour cette série.

 

DOWNTON ABBEY

Série anglais créée par Julian Fellowes

Synopsis cf Wikipédia

Cette série met en scène la vie de la famille Crawley et de leurs domestiques à Downton Abbey, une demeure anglaise, dans les années 1910. La série commence en 1912.

Les héritiers de Downton Abbey ayant péri lors du naufrage du Titanic, la famille Crawley se retrouve dans une situation délicate : le domaine est soumis à l’ « entail “ , c'est-à-dire qu'il doit intégralement passer à un héritier mâle, le titre de Lord Grantham, le domaine et la fortune de la famille étant indissociables. Les trois filles ne peuvent prétendre ni au titre ni à l'héritage. Matthew Crawley, un lointain cousin, est le nouvel héritier. Il arrive à Downton Abbey où il découvre un style de vie nouveau pour lui, avec des règles très strictes qui régissent la vie entre aristocrates et serviteurs.

 

Mon opinion :

Une excellente série qui fait revivre avec beaucoup d’authenticité dans les détails du décor la vie dans les riches demeures anglaises.

J ai regardé les trois premières saisons , avec un grand plaisir.

C'est d'un grand classicisme , c'est parfaitement fait et on passe de bonnes soirées , un peu comme lorsqu'on était enfant on nous racontait de belles histoires.

 

 

 

AINSI SOIENT-ILS

Série française créée par David Elkaïm, Bruno Nahon, Vincent Poymiro et Rodolphe Tissot

 

 

Une série française qui raconte l'engagement de jeunes garçons vers la prêtrise.
Nous voyons le quotidien de jeunes séminaristes.
Il y a beaucoup de clichés dans cette série

 

  • la résistance du prêtre directeur du séminaire ancien prêtre ouvrier luttant contre sa hiérarchie qui ne souhaite que son confort , l'évêque est vraiment une caricature du 19° siècle.

  • Le pape qui est une marionnette sans aucun intérêt , un vieille momie dont on tire les ficelles

  • L'homosexualité honteuse d'un des séminaristes .

  • Le combat pour les sans papiers sans beaucoup de nuances.

  • Le riche bourgeois corrompu sans aucune morale .

Malgré tout cette série se regarde sans déplaisir , le regard sur notre société de 2014 à travers l'engagement catholique est original et apporte quelque chose à la compréhension de notre époque.
J'en avais lu d'excellentes critiques que je trouve un peu usurpées .

Disons que, pour une série française, c'est moins mauvais que d'habitude!

 

 

 

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