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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 14:31

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41q9qxt%2BfDL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

Traduit de l’anglais(Irlande) par Jacqueline Odin

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Vive les blogs et les blogueuses !! Je leur dois cette belle émotion de l’été.

C’est un petit livre qui n’a l’air de rien, à peine plus long qu’une nouvelle et qui dévoile peu à peu toutes ses richesses. Je l’ai dégusté relu (c’est l’avantage des livres très courts) et je l’offrirai en sachant que je peux faire plaisir à beaucoup de lectrices (et de lecteurs ?).
Une petite fille de 7 ans membre d’une grande fratrie est gardée le temps de la naissance d’un énième bébé chez un couple sans enfant.
Être ainsi, pour la première fois, à la fois séparée de sa famille et l’objet d’une attention bienveillante, la trouble,  lui plaît et finalement lui permettra de grandir.

Son regard sur les adultes va changer, à l’avenir on peut espérer qu’elle se défendra d’eux, en particulier de son père.
Tout le texte est écrit à travers la compréhension de l’enfant, tous les mots sonnent justes, c’est à la fois pudique et émouvant.

Je me joins au concert de louanges .Cela fait plaisir de se sentir ainsi en phase avec une belle sensibilité d’auteur ainsi que des lecteurs et lectrices  que je ne connais qu’à travers le monde des blogs mais dont je me sens parfois si proche.

 

Citations :

 

Je me demande pourquoi mon père ment sur le foin. Il a tendance à mentir sur des choses qui seraient bien si elles étaient vraies.

 

« Ah, les femmes ont presque toujours raison quand même, dit-il. Sais-tu pour quoi les femmes ont un don ?

-         Quoi ?

-         Les éventualités. Une vraie femme regarde loin dans l’avenir et devine ce qui arrive avant qu’un homme flaire quoi que ce soit. »

 

On en parle….

Je dois ce livre au blog de Krol que je lis toujours  avec grand plaisir

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 08:11

 

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Merci Cathy de m’avoir prêté ce livre, depuis que je l’ai commencé je ne l’ai pas lâché. Et bravo à Emmanuel Dongala d’avoir écrit ce beau livre sur une lutte de femmes.

Le sujet est superbe une lutte de femmes qui cassent des pierres et qui exigent d’être un peu mieux payées.

Le style est réussi, l’héroïne se parle à elle-même et en se  secouant avec un « tu » qui rend son discours  accessible immédiatement.

Chacune de ces dix femmes est, en quelque sorte, représentante d’un des problèmes de l’asservissement des femmes en Afrique : les femmes réduite à la mendicité par leur belle famille dès leur veuvage, celles qui ont été défigurées par une première épouse jalouse, celles qui ont failli brûler vives parce que leur propre famille les pensent sorcières, celles qui ont été violées par la soldatesque en furie, celles qui sont rejetées parce qu’elles n’ont pas donné d’enfant à leur mari ….

Et les autres drames de femmes dans le monde sont évoqués grâce aux informations de la radio qu’écoute tous les matins Méréana. Vraiment les hommes ont beaucoup d’imagination quand ils ont le pouvoir d’assouvir tous leurs bas instincts au détriment d’être  sans défense !

Comme cette enfant de13 ans en Somalie qui a été lapidée pour avoir été violée et jugée comme adultère. Ses bourreaux s’y  sont repris à trois fois, trois fois  ils l’ont déterrée  et malgré ses supplications ses bourreaux ont fini par l’achever à coups de pierre !!

 

La lutte permet de décrire des personnalités complexes, ce ne sont ni des  saintes, ni des militantes mais des femmes qui sont confrontées à la survie des leurs.
Ce n’est pas un roman triste même si la tragédie est présente, la force de vie des femmes africaines est extraordinairement bien rendue.
Les hommes ne sont pas tous mauvais mais le pouvoir corrompt tout et tout le monde. On sent quand même que la ministre des « femmes et des handicapés » (oui, les deux sont réunis sous le même ministère je ne sais pas si ce détail est vrai mais c’est savoureux !), est un peu moins corrompue que le Ministre de l’intérieur.

La fin se termine par un happy end qui fait du bien même si on n’y croit pas beaucoup, et on espère de toutes ses forces qu’un jour le Congo sera à la hauteur de ses écrivains.

 

Citations :

Triste à dire, mais en Afrique il n’y a pas que le sida et la malaria qui tuent, le mariage aussi.

 

La génération de la messe en latin où, les yeux fermés, vous vous agenouilliez avec foi devant le prêtre, ignorant que dans son baragouin il vous disait en réalité : « Fermez les yeux que je vous couillonne, » Dieu merci, votre génération est celle des femmes aux yeux ouverts !

 

Le chemin le plus court vers le cœur d’un homme passait par son estomac 

 

Je ne fais confiance à aucun homme. Ils ont beau avoir des bourses entre les jambes, ils ne sont pas si couillus que ça !

 

La question de l’heure est toujours un problème dans un pays où l’heure est toujours en avance et où les gens arrivent toujours en retard.

 

  


On en parle ….

Chez Lo

 

 

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:53

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/83/10/45/19665724.jpg

 

http://img696.imageshack.us/img696/9706/downloadwot.jpg de Dinan

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Il n’y a parfois pas d’autres commentaires à faire que « Allez-y »
C’est un excellent film, tout le monde le dit, le festival de Berlin l’a reconnu, les critiques officielles et les blogs. Je n’ai pas trouvé de voix discordantes et je vais simplement rajouter la mienne à ce concert de louanges.

 

L’Iran est un pays qu’on ne connaît qu’à travers ses grands drames, et on se dit : c’est horrible mais ce n’est pas comme ça chez nous. Ici, il s’agit d’un drame ordinaire et à travers ce couple qui s’aime mal, les grands problèmes humains sont posés : l’amour, la vérité, la religion, les différences sociale,  la justice…

Et vraiment que ce soit en Iran ou en France nous réagissons tous de la même façon.
Le fait que cela se passe en Iran rajoute beaucoup au film : donc un film universel ancré dans une réalité étrangère.

Le drame de la petite fille de 11 ans qui ne peut pas choisir entre son père et sa mère est bouleversant.

L’histoire est parfaitement racontée, on est tenu en haleine jusqu’au bout sans effets spéciaux et sans manichéisme chaque personnage est respecté pour ce qu’il est, aucun jugement aucune caricature , vraiment Bravo !
Ah ! Que j’aimerais que le festival de Cannes ait aussi bon goût dans ses récompenses !!!

 

On en parle ..

Chritoblog

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 22:21

 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/4/1/4/9782742785414.gif

 

 

Traduit de l’arabe (Égypte) par Hussein Emara et Moïna Fauchier Delavigne

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg J’ai écouté Khaled Al Khamissi aux étonnants voyageurs à Saint Malo, j’ai été surprise et séduite par son intelligence et la clarté de ses propos. Je me suis précipitée sur son livre et je n’ai pas été déçue.
Le procédé est sympathique, l’écrivain narrateur imagine 58 rencontres dans des taxis du Caire et à partir de leur propos nous  fait revivre toutes les facettes de la vie des habitants de cette mégalopole.
Comme il nous l’a raconté lors de son intervention à Saint-Malo, la vie des habitants pauvres du Caire est une course perdue d’avance pour vivre et parfois même survivre.

 À chaque taxi, un nouvel aspect des difficultés égyptiennes apparaît : la corruption et l’aspect kafkaïen de l’administration, le prix des denrées et la difficulté de se nourrir, la course vaine aux cours particuliers pour que les enfants réussissent l’école, l’absence de confiance dans les hommes du gouvernement, la maladie, la fatigue, l’extrême fatigue ....( celle qui contraint  un chauffeur  à s'endormir tous les dix minutes , par exemple)…

Tout cela raconté de façon très drôle mais je suis persuadée que la traduction gomme les effets de style de l’égyptien de la rue. On retrouve bien la faconde des chauffeurs taxi et l'art qu'ils ont, parfois, à refaire le monde le temps d'une course.

Je recommande à tous les Français qui râlent (à juste titre souvent) lorsqu’ils sont confrontés à l’administration de lire le récit du chauffeur 57 qui doit renouveler son permis tous les trois ans,  c’est la règle. Je ne peux pas résumer trois jours de queue, de bakchichs, de demandes toutes plus invraisemblables les unes que les autres  mais à la fin quand le chauffeur dit

« Vous avez une idée pourquoi ils nous font ça ? » je trouve que c’est une des meilleures questions du livre, oui pourquoi ? Tant d’absurdité, on a l’impression que tout se ligue pour empêcher ce pays de vivre normalement.

Khaled Al Khamissi avait senti que ce pays était au bord de l’implosion, après avoir lu Taxi on comprend encore mieux que le peuple  ait mis Moubarak à la porte à la fin trop c’est trop. Mais le pays semble trop corrompu pour qu’il puisse facilement s’en sortir.

 

Citations :

Mon Dieu ! Quel âge pouvait avoir ce chauffeur de taxi ? Et quel âge pouvait avoir sa voiture ? Je n’en croyais pas mes yeux quand je me suis assis à côté de lui. Il y avait autant de rides sur son visage que d’étoiles dans le ciel. Chacune poussait l’autre tendrement, créant un visage typiquement égyptien qui paraissait sculpté par Mahmoud Mokhtar. Quant à ses mains, qui tenaient le volant, elles s’étiraient et se rétractaient, irriguées par des artères saillantes comme le Nil allant abreuver la terre desséchée. Le léger tremblement de ses mains ne faisait basculer la voiture ni à gauche ni à droite. Elle marchait droit en avant, et les yeux du chauffeur, recouverts de deux énormes paupières, laissaient transparaître un état de paix intérieure qui suscitait en moi et dans le monde entier une profonde quiétude.


 

Qu’est ce qu’il se passerait si on disait aux Etats-Unis : « Vous avez des armes nucléaires, vous avez des armes de destruction massive, si vous ne vous débarrassez pas de toutes ces armes, nous allons rompre nos relations avec vous et vous déclarer la guerre.

 

Tu connais la dernière ?

Non

Celui qui n’est pas allé en prison sous Nasser n’ira jamais en prison, celui qui ne s’est pas enrichi sous Sadate ne s’enrichira jamais, et celui qui n’a pas mendié sous le règne de Moubarak ne mendiera jamais..


Il m’arrive souvent de prendre des taxis qui ne connaissent pas bien les rues, ni leurs noms. Mais ce taxi avait l’insigne honneur de ne connaître aucune rue, sauf la sienne bien sûr.

 

Et bien, au final, on va larguer ce pays pourri comme tout le monde. C'est clair que c'est le véritable projet du gouvernement : nous obliger tous à partir. Mais je ne comprends pas, si on part tous, qui est ce que le gouvernement va pouvoir voler?

 

On en parle…

Une critique plus négative

 Moi Clara et les mots

 

 

 

 


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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 14:16

 

 

 

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Traduit de l’américain par Jean Bloch Michel

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Merci au blog « critiques futiles » que j’ai découvert   à propos de « La maison au citronnier ». J’y ai trouvé cette recommandation de lecture et j’ai été complètement prise par ce récit.

Chaïm Potok possède un talent de romancier extraordinaire : « L’élu » commence par une partie de base-ball, je ne connais pas de sport qui m’ennuie plus que le base-ball, de plus  je trouve que, souvent,  les romanciers peinent  dans les descriptions sportives. Je serais bien étonnée qu’un lecteur puisse s’arrêter avant la fin de la partie, en tout cas moi, j’ai lu les cinquante premières pages d’une traite.
C’est avec le même talent que Chaïm Potok  nous fait renter dans le monde étrange des  Hassidiques, et autres communautés juives new yorkaises.

Tous les problèmes posés aux juifs lors de la découverte de la Shoa sont finement analysés. (Ça tombait   bien pour moi de lire ce livre après « La maison au Citronnier »)

Le thème principal du roman, c’est l’affirmation de la personnalité d’un adolescent surdoué. Il était prédestiné à suivre les traces de son père et devenir rabbin, pourra t-il grâce à ses études et la liberté que lui donne la pratique de son sens critique échapper à ce destin qui l’étouffe ?

C’est un combat douloureux pour Daniel qui  sent peser sur ses épaules tout le poids d’une tradition millénaire faite d’études, de souffrances et d’amour.

L’amitié des deux jeunes garçons et la confrontation de deux types d’éducation permettra à chacun d’entre eux, finalement  de se réaliser.

Ce livre est aussi un chant d’amour filial, même quand un père ne s’exprime que par le silence, les fils se savent aimer et admirer par leur père ce qui leur donne une force peu commune pour affronter le monde.
Les femmes sont complètement absentes de ce roman, c’est vraiment dommage et peu conforme à ce qu’on sait de l’importance de la mère dans la communauté juive.

Je ne sais pas si ce roman reflète encore la réalité des écoles juives, mais j’ai vraiment été étonnée de découvrir avec quelle joie, voir quelle ivresse, les adolescents se plongeaient dans l’étude de textes plus compliqués les uns que les autres, je ne retrouve pas  les adolescents d’aujourd’hui que je connais. Autre époque et autres mœurs !

 

Citations :


Quand quelqu’un peut apprendre quelque chose aux autres, il doit le faire en public. Si l’enseignement n’est pas public il est inutile.

 

C’est une pitié de voir qu’il ne s’occupe que du Talmud. S’il n’était pas un tzaddik, il pourrait être très utile à l’humanité.

 

Un homme doit donner un sens à sa vie. C’est un dur travail de donner un sens à sa vie. Une vie qui a eu un sens mérite le repos. Je veux mériter le repos qui me sera donné quand je ne serai plus ici.

 

Un homme naît dans ce monde avec seulement une petite étincelle de bien en lui. Cette étincelle, c’est Dieu, c’est l’âme ; le reste est laideur et mal, une carapace. L’étincelle doit être préservée comme un trésor, il faut la nourrir, il faut en faire une flamme. Il faut qu’elle apprenne à rechercher d’autres étincelles, elle doit devenir maîtresse de la carapace.

 

 

On en parle ….

Critique futiles

et

le Blog de Mimi

 

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:36

 

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Traduit du Turc par Ferda Fidan

 

Attention Piège ! Voilà, j’ai trouvé une formule choc pour vous donner envie de vous lancer à l’assaut de ces 700 pages.

Pourquoi piège ? Car, lorsque vous aurez commencé « Istanbul était un conte »,  vous ne pourrez plus vous arrêter. Comme moi, vous emporterez votre livre partout, espérant grappiller quelques moments de lecture dans votre vie de tous les jours et rejoindre cet écrivain dans sa lente  déambulation à travers  Istanbul et la famille Ventura.

 

C’est un livre magique. Mario Levi vous enferme hors du temps, hors de vos repères habituels. Il se construit devant vous en tant qu’écrivain témoin de la  communauté juive d’Istanbul.  Il a reçu en héritage  tant d’histoires qui, à elles  seules, auraient pu  être la matière  de centaines de romans qu’il donne l’impression à son lecteur que sa place d’écrivain était en quelque sorte prédestinée.
Que serait la société littéraire du début du 20° Siècle français sans Marcel Proust ? De la même façon, que serait la minorité juive stambouliote sans Mario Levi ?

Et comme pour l’auteur français, auquel on le compare souvent, au delà du particularisme local, c’est bien de nous et de toute la condition humaine dont il s’agit.

Tout en étant très ancré dans cette ville de traditions, le roman se fait l’écho  des conflits du monde qui  frappent les membres de la communauté.

Mario Levi se promène et nous promène, à travers trois générations de la même famille, pour la plupart habitant à Istanbul. Racontant avec précision leurs métiers, leurs histoires d’amour, leurs rites religieux, leur façon de parler, leurs recettes de cuisines, il redonne vie à tous ceux dont il se sent l’héritier. Pour finir, je lui laisse la parole, pour qu’il vous dise sa façon, le pourquoi de ce livre :

 

«  Témoigner c’est se sentir responsable .Peut-être avais-je mis du temps à saisir mon rôle dans la pièce mais j’y étais parvenu. Je me multiplierais en observant tout, et en écoutant les propos échangés. C’était aussi un jeu d’écoute. »

 

 

 

Citations :

 

Mais il y a tant d’individus qui n’ont jamais connu de véritables réussites et qui ont besoin de l’insuccès   des autres pour camoufler le leur

 

Respirer la même nuit, au même endroit, ne constituait donc pas un garde fou évitant de tomber dans des solitudes s’ignorant l’une l’autre….

 

Il avait trente-neuf ans lorsqu’il partit pour des campas de concentration ? Et, quand il revint, son âge n’avait plus aucune importance.

 

Nul n’aurait pu imaginer que l’Allemagne trahirait un jour si cruellement l’humanité, ni Liman von Sanders, ni personne.

 

On en parle….

Un nouveau site BOOK'ING

 

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:04

 

 

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traduit du Suédois par Philippe BOUQUET

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Quel plaisir de découvrir et savourer ces neuf nouvelles autour d’un même thème : la recherche universitaire. Neuf disciplines différentes donc neuf personnages soumis aux dures lois de la production intellectuelle.

L’écrivain suédois, Björn Larsson, invité au Festival des étonnants voyageurs à Saint-Malo, lui-même professeur de français à l’Université de Lund, connaît bien les petits et grands travers de ses chers collègues. Il ne les brocarde pas avec férocité mais les décrit avec humour et beaucoup de  tendresse.

Passant du philologue, au grammairien, au chimiste au virologue  au philosophe…  ces neuf facettes de la vie universitaire, nous permettent de faire le tour des connaissances actuelles et de leurs limites.

Ce livre plaira beaucoup  aux universitaires, car si aucun d’entre eux  ne s’identifiera complètement à l’un des portraits, tous reconnaîtront un de leurs défauts, une de leurs qualités et surtout un de leurs collègues dans les personnalités décrites.

Mais au-delà de ce «  petit monde », l’auteur à travers ses neuf récits scrute la condition humaine , soulève beaucoupde questions et ne se contente pas de réponses faciles.

Parfois ce sont les travers de notre société qui sont visés : le « Da Vinci Code » est bien largement préféré aux savantes études du philologue qui, seul pourtant, peut lire et comprendre  les textes anciens dont prétend s’être inspirés Dan Brown.  Plus grave, et quelque peu ridicule, on lui demandera de répondre à des questions posées par l’écrivain à succès mais qui n’ont rien à voir avec le sérieux de son travail. Combien de fois dans les interviews à la radio ou à télévision  « le spécialiste » invité semble ennuyeux  et combien plus chatoyant l’inventeur d’histoires et parfois même l’animateur du débat !

   Les neuf nouvelles sont autant de petits drames très bien  imaginés,  surprenants et parfois angoissants à l’image du spéléologue qui met sa vie en danger pour la gloire d’être le premier à trouver un lac souterrain.

Les chutes sont toujours surprenantes un peu trop à mon goût, j’aime bien que les nouvelles ne finissent pas par « un effet » mais soient comme suspendues dans le vide à l’image de la vie.

Que ce léger reproche, qui ne reflète que mon goût ne vous empêche pas de vous précipiter sur ce livre qui, j’en suis certaine, saura vous plaire, vous amuser et souvent vous émouvoir.

 

 

 

 

 

Citations :


  Mais le monde est ingrat. Personne ne prêtait attention, quand il clamait les lois de l’évolution phonétique dans des salles de cours à moitié vides.

 

Il avait beau vivre dans son ancien français, il avait lui aussi besoin d’un peu de compagnie humaine, de temps en temps, surtout si la conversation, ainsi qu’elle le fit tout naturellement, venait à porter sur les subtilités de l’emploi du subjonctif dans le français du haut moyen-âge

 

Étant donné que tous les autres parlent anglais il suffit de savoir « un peu de français de tous les jours » pour se distinguer de la masse.

 

Ses collègues, en particulier ses rivaux dans la chasse aux crédits…

 

Au cours des années qui suivirent, Birger travailla encore plus dur, si possible. Il négligea femme et enfants, même si ceux-ci ne purent guère noter de différence par rapport à ce qui se passait précédemment. Ils avaient pris l’habitude que leur mari et père ne soit qu’exceptionnellement présent à la maison. La seule nouveauté était qu’il travaillait également le samedi et le dimanche.

 

On en parle....

  un nouveau blog celui de miss orchidée




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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:04

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Recevoir un livre d’une amie est une douce chose, on s’y plonge avec d'autant  plus de plaisir qu'on sait y découvrir à la fois le talent d’un écrivain et  le goût de cette amie pour un roman qu’on ne connaissait pas .

L’immeuble Yacoubian est un véritable chef d’œuvre, je ne suis pas la seule à le penser puisqu’il est devenu un best-seller dans de très nombreux pays.

Le lire aujourd’hui à la lumière des événements qui secouent les pays Arabes dont l’Egypte est particulièrement intéressant.
Tous les problèmes de ce malheureux  pays  y sont évoqués, avec également en contre point la chaleur et la force de vie des Egyptiens et Égyptiennes.

L’immeuble Yacoubian, a été érigé au  temps de la splendeur de l’Egypte, aujourd’hui rongée par la pauvreté, la corruption, les élections truquées, les combines pour survivre et se loger, l’islamisme, la violence de la police.

Les personnages sont tous décrits avec une profonde humanité, l’émotion est partout et rend le récit chaleureux et tendre  quand il s’agit des amours de Zaki Dessouki, émouvant et tragique quand nous vivons les interdits de l’amour homosexuel, et pratiquement insoutenable quand Taha raconte les séances de tortures auxquelles il a été soumis.

La double  fin est superbe, la vengeance et la mort en martyre pour le jeune Taha qui n’a pu trouver que dans le fanatisme islamiste une consolation à tous les outrages qu’il a vécus.

Le mariage amoureux pour Zaki Dessouki qui a aimé et été aimé des femmes sauf de sa sœur poussée par un esprit de lucre qu’il ne comprend pas et qu’il essaie de contourner sans utiliser la force.

Si vous le l’avez pas déjà lu, précipitez-vous sur ce livre, vous passerez des moments merveilleux et vous comprendrez mieux ce pays aux  facettes aussi multiples que les  habitants de « l’immeuble Yacoubian »

 

Citations :


Pourtant Zaki bey  a fait l’amour avec des femmes de toutes les classes sociales : des danseuses orientales, des étrangères, des femmes de la bonne société, des épouses d’hommes éminents, des étudiantes et des lycéennes mais également des femmes dévoyées, des paysannes, des domestiques. Chacune avait sa saveur particulière et, souvent, il compare en riant l’alcôve soumise de la nabila Kamila et cette mendiante qu’il avait ramassé dans sa Buick, une nuit qu’il était ivre, et qu’il avait amenée dans son appartement, passage Bahlar. Quand il était rentré avec elle dans la salle de bains pour la laver lui-même, il avait découvert qu’elle était si pauvre qu’elle s’était fabriqué des sous-vêtements avec des sacs de ciment vides. Il se rappelle encore avec un mélange de tendresse et de chagrin la gêne de la femme lorsqu’il enleva ses vêtements sur lesquels était écrit en gros caractère « ciment Portland ». Il se souvient que c’était une des plus belles femmes qu’il ait connue et une des plus ardentes en amour.

 

 

 

Elles se disputent souvent et échangent alors les pires insultes et des accusations injurieuses puis, soudain, elles se réconcilient et retrouvent des relations tout à fait cordiales, comme s’il ne s’était rien passé. Elles se couvrent alors de baisers chaleureux et retentissants, elles pleurent même, tant elles sont émues et tant elles s’aiment. Quant aux hommes, ils n’attachent pas beaucoup d’importance aux querelles féminines, qu’ils considèrent comme une preuve supplémentaire de cette insuffisance de leur cervelle dont leur avait parlé le Prophète, prière et salut de Dieu sur lui.

 

S’il y avait de la justice dans le pays, il faudrait que quelqu’un comme toi étudie au frais du gouvernement. L’éducation et la santé sont des droits naturels pour n’importe quel citoyen au monde, mai en Egypte le pouvoir fait exprès de laisser les  pauvres pour pouvoir les voler

 

On en parle ....

Un nouveau blog à découvrir:

 Les lectures de Sophie

 

 

 

 

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:54

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg C’est le printemps des poètes et cet auteur Jean-Pierre Siméon , en est un des fondateurs , me semble t-il. Il a écrit bien d’autres recueils dont un qui m’a beaucoup touché et qui est déjà sur mon Blog Lettre à la femme  aimée au sujet de la mort.
Il doit bien aimer écrire des lettres ce poète, car cette fois il s’adresse à tous ceux qui ne lisent JAMAIS de poésies, et il fait tout son possible pour leur expliquer qu’il existe quelque part dans le monde si vaste de la poésie un texte qui les attend.

Je trouve cela tellement vrai !

La plupart des gens qui disent ne pas aimer la poésie en ont été dégoûtés par l’école, mais je suis persuadée que, s’ils pouvaient laisser leurs a priori derrière eux et venir avec leur sensibilité vers les poèmes, ils en trouveraient  un qui soit pour eux.
Ce livre, à cause des illustrations, s’adresse aux enfants ou au moins à la part d’enfance qui est en chacun d’entre nous, le texte est vraiment pour tout le monde enfant et adulte.

En ce printemps des poètes, il a sa place dans mon blog.

 

Citations :


Faites confiance : il y a quelque part, qui n’attend que vous, le poème de Darwich, de Bashô, de Whitman, de Barnaud, de Villon, de Mandelstam, d’Hikmet, de Prigent, de Hafiz, de Chedid, je ne sais pas …

 


 

.....Mais je sais que ce poème

vous comprendra comme

on vous a rarement compris,

qu’il vous mènera vers les autres,

et désormais

vous ne pourrez plus

vous passez de poésie

qu’un myope de lunettes.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 19:58

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Je suis toujours dans mes rangements de bibliothèque … Je n’avance pas beaucoup, il faut dire que j’ai une fâcheuse tendance à relire mes livres préférés. Comment se fait-il que celui-là ne soit pas déjà sur mon blog ?

J’ai rarement autant ri à la lecture d’un livre. Si vous êtes un bon conteur vous saurez animer vos soirées avec les histoires d’Edouard père d'Ernest qui  finira  mangé par son fils effectivement !!

Personnellement, je n’y arrive pas car je ris trop pour expliquer pourquoi ça me fait autant rire, heureusement il y a souvent quelqu’un qui connaît et qui peut finir mon histoire.

 Nous sommes pendant la préhistoire et nous vivons en direct la domestication du feu, bien loin des livres savants ou terribles (je pense à la guerre du feu par exemple)  sur le même  sujet, Roy Lewis a donné à ses personnages une langue moderne et des attitudes contemporaines, le tout rend son roman absolument irrésistible.

Il faut, aussi, souligner que ce livre permet  de se faire une idée assez exacte des nécessités de l’évolution de la race humaine. La misère physique et morale  dans laquelle est plongée la tribu au début de leur aventure est bien rendue, sans le feu l’homme est la proie de tous les prédateurs et ils sont nombreux !
Personnellement j’ai un petit faible pour l’oncle Vania, l’écolo de service qui refuse le progrès surtout le feu, et encore plus son usage pour griller la viande, mais qui vient exposer ses théories de vie en harmonie avec la nature en profitant de la chaleur du foyer et en dégustant les meilleurs morceaux de viande grillée.

J’ai adoré également la conquête amoureuse d’Ernest et les ruses de Griselda pour lui faire croire qu’il était bien le mâle dominant….

Je ne sais pas s’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ce livre, précipitez-vous une soirée de bonne humeur  assurée !

 

Citations :

 

Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres !

Malgré ce qu’il avait dit Oncle Vania revint nombre de fois répéter ses exhortations contre le feu- quoique de préférence, je le remarquai, par les soirées froides ou pluvieuses.

 

J’ai fini par atteindre la Palestine. C’était en pleine bagarre.

-         Entre qui ?

-         Entre immigrant d’Afrique et Néanderthaliens.
- Pas assez de gibier ? demanda père

-         Que si ! tout abonde dans ce pays, il pisse le lait et le miel. Mais il y a quelque chose dans l’air qui vous rend agressif. Ils se battaient et s’appariaient. Drôle de jeu.

-         C’est plus ou moins la même chose, dit père. Mais faut surveiller ça : en plein pléistocène, des singes velus qui se croisent en Palestine avec des singes pelés, savoir ce que ça va donner ?

-         Des prophètes barbus vivant de miel et de sauterelles, m’aventurai-je à dire

-         N’essaie pas de faire de l’esprit ce n’est pas ton genre grommela père.

-          

 On en parle …


Excusez du peu!! un article dans Wikipédia !!

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