Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 12:56

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41SVk6eN7vL._SS500_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgDepuis «Où on va papa» on sait que Jean-Louis Fournier peut nous faire sourire des plus terribles des tragédies de la vie.

Il écrit ce livre après la mort de celle qu'il a aimée pendant quarante ans.
Il réussi son pari: faire revivre une femme qu'on aurait envie de mieux connaître et sans doute, parvient-il à un peu moins souffrir en la rendant si présente.
Il réussit cela à sa façon en nous faisant sourire et rire parfois aux éclats .
Je vous recommande pour les soirées de morosité le formulaire de satisfaction du crématorium du cimetière du Père-Lachaise

 

 

J'ai reçu un questionnaire du crématorium du Père-Lachaise, ils veulent savoir si j'ai été satisfait des prestations. Je dois mettre des croix dans les petites cases , de «insatisfaisant» à «très bien» . on demande aussi mes observations et mes suggestions. Tout est passé en revue, l'accueil, la courtoisie, le choix des textes, le choix des musiques. Il y a aussi un service traiteur. À la rubrique «suggestion» , je vais proposer un barbecue géant.

 

 

Et une petite citation une phrase que je crois très vraie :

 

Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille , il ne faut pas le boire seul.

 

 

Un brin d'humour

 

J'invite des veuves à déjeuner à la maison. Monsieur Picard est la providence du veuf, je dégèle des petits plats pour réchauffer les veuves. On parle de nos conjoints qui n'avaient que des qualités parce que, c'est bien connu, ce sont les meilleurs qui partent en premier. On est quelque fois gênés d'être encore là.

 

 

On en parle …

moi clara et les mots .. par exemple mais je pense qu'il y a beaucoup de beaux billets sur ce merveilleux petits livre

 

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 14:18

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51KyjEYwggL._SL500_AA300_.jpg

 

Coup de cœur de mon club de lecture

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgJ'imagine le plaisir que Christian Goudineau, spécialiste de l'histoire Gallo-Romaine, a éprouvé à écrire ce roman policier, délaissant pour un moment ses ouvrages scientifiques sur la même période.

Il met en œuvre tout son savoir d'historien pour nous raconter une histoire. Et pour être bien sûr d'être lu jusqu'au bout il crée un roman policier gallo-romain.

 

Il faut dire que l'époque s'y prête, et que, sans doute, la réalité dépasse dans les grandes largeurs la fiction puisque  les personnages qui tirent le ficelles s'appellent Messaline, Aggripine, Caligula... on peut, donc, s'attendre à tout.
Le personnage principal, Valerius Asiaticus a existé, et, l'intrigue est plausible à défaut d'être historique.

On sent tout le plaisir que prend l'auteur à faire revivre cette époque, dans tous les détails du quotidien : l’habitat, les vêtements, les déplacements, et la nourriture. Ah ! La nourriture... j'avoue que par moment, je m'ennuyais un peu à la description des repas. J'ai souri quand le personnage principal, Charmolaos , faisant relire par sa jeune nièce, Kallisto, son récit , s'entend reprocher ceci

 : « avais-je besoin de décrire tous ces repas, d'en donner la composition, sans parler de ces innombrables coupes de vin »

Quel talent ! Un personnage se trouve là pour énoncer la critique que je m’apprêtais à lui faire.

 

L'auteur a choisi de faire parler ses personnages dans la langue d’aujourd’hui, cela rend le texte  léger et amusant.

 Comme nous sommes entre érudits, il nous arrive d'avoir des passages de culture grecque.

On découvre aussi la vigueur et la diversité des villes gauloises.

Le reproche que l'on peut faire à ce roman, c'est de vouloir dire trop de choses sur cette époque, on sent parfois que l'intrigue n'est qu'un prétexte et que l'historien saisit toutes les opportunités de son récit pour nous faire partager sa passion.

Je ne suis pas sûre que les amateurs de romans policiers apprécieront cette intrigue un peu compliquée, mais les historiens ayant le sens de l’humour vont se régaler.
C’est un beau voyage que je me suis offert pendant quelques jours avec des personnages qui m’ont permis de renouer avec une époque que je connaissais mal.

 

Citations :

L’humour du philosophe


Un peu de patience, on viendrait nous désembourber, un peu de patience et l'on arriverait a une auberge épatante, un peu de patience et le temps reviendrait au calme. Prévisions qui par force, s'avérèrent exactes, le temps de la patience n'ayant jamais été précisé.


 

Un philosophe antique Panaitos de Rhodes, question éternelle ! :


L'univers dans lequel nous vivons nous échappe pour toujours. Même si nous découvrons les lois qui le régissent, nous ne pourrons jamais concevoir son origine. Si nous l'attribuons aux dieux, nous inférons que ceux-ci lui sont antérieurs. Mais l'idée d’éternité, de non-naissance est incompatible avec notre finitude de mortels, nous qui naissons et sommes voués à mourir. L'idée de cycles, qui voient l'univers se créer puis disparaître, reproduit notre propre condition , mais ne résout pas la question essentielle : comment est-il possible que quelque chose ne naisse pas ou naisse de rien ? Comment imaginer le rien ? Comment imaginer l'absence de temps

 

Le bon goût


L'aspect "décor peint" qui prévalait à l'extérieur devait flatter le gout gaulois, peut-être même le cote " nouveau riches" auquel Critias avait fait plusieurs fois allusion.


 

Les repas


On nous servit un vin plein de vigueur. Chairs succulentes, sauces ...qui changeaient de ce garum qui passe pour le nec plus ultra mais auquel mon palais répugne. Pas de livèche, des champignons et une énorme platée de choux et de raves. Des coupelles de confitures douces ou aigrelettes pour rectifier l'assaisonnement.

 


 

On en parle …

Un historien qui n’a pas trop apprécié le roman policier et enfin « un » blogueur dans ce monde si féminin

D’une berge à l’autre

 

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:30

http://ecx.images-amazon.com/images/I/31%2BkXVEzZnL._SL500_AA300_.jpg

 

club de lecture

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Un livre qui va émouvoir toutes les lectrices et tous les lecteurs.

Allons-nous abandonner le support papier pour le support électronique ?

Au-delà de ce problème technique, Paul Fournel nous parle de notre époque avec un humour bienfaisant.
Le monde des éditeurs et des auteurs est peint sans méchanceté mais avec un regard précis. La langue est belle et savoureuse, on se sent complice de son personnage principal qui ayant fait de son métier « la lecture » avoue ne jamais avoir eu le temps de lire.

C’est évidemment le livre que toutes le blogueuses doivent lire , car c’est le monde que nous fréquentons, même si nous n’avons pas le pouvoir d’éditer un manuscrit, nous avons celui, parfois , de faire le succès d’un livre un peu oublié par les critiques officielles.

J’espère que la réponse à sa question finale :

 « Lorsque j’aurai terminé la lecture du dernier mot de la dernière phrase du dernier livre, je tournerai la dernière page et je déciderai seul si la vie devant moi vaut encore la peine d’être lue. »

Sera un grand OUI.

 

 

Citations :

 

Je n’ai pas non plus un grand goût pour la campagne :

 

J'ai horreur de la campagne. C'est pour cette raison que j'y vais tous les week-ends. Pour lire et faire mes infarctus en terrain hostile, dans un méchant silence noir.

 

l’éloge de l’artichaut et  avec quel talent ! :


L'artichaut est un légume de solitude, difficile à manger en face de quelqu’un, divin lorsqu’ on est seul. Un légume  méditatif, réservé aux bricoleurs et aux gourmets. D'abord du dur, du charnu, puis, peu à peu, du plus mou, du plus fin, du moins vert. Un subtil dégradé jusqu’au beige du foin qu’un dernier chapeau pointu de feuilles violettes dévoile. La vinaigrette qui renouvelle son goût au fil des changements de texture. Un parcours que l’on rythme à sa guise. Rien ne presse dans l’artichaut…


  Comme quoi, tout le monde fait des fautes, même les écrivains !:


J'éteins mon portable, dégaine le texte, essuie l'humidité de la première page et branche  mon œil correcteur. Je suis décidé à faire le tri entre les "er», les "ez" et le "é", la nouvelle épidémie des participes et je lutterai jusqu’au soir.

 

 

Le petit commerce rural :


Le boucher me prévient qu'il me donne de la poire uniquement parce que c'est moi. Il préférerait de loin me fourguer un de ses rôtis fourrés à l'emmenthal et au perlimpinpin , alignés comme des militaires dans sa banque froide avec des moustaches au persil. En parant mon morceau, il me donne toute les nouvelles du village qui tiennent même répétées deux fois, en cinq petites minutes. 

 

Humour :

 

Par esprit de farce et de solidarité j’ai pris chez mon boulanger des petits pains aux céréales ronds et je vais présenter des steaks dedans à la façon des « biftecks à la mode de Hambourg » , comme on écrivait dans les premières traductions de polars américains chaque fois qu’un « hamburger » tombait sous la plume d’un traducteur.

 

On en parle…..

 

Page après page

 

 

En lisant en écrivant

 

et une critique sur Babelio de quelqu’un qui n’a pas de blog

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:54

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51SDtLStvVL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche

 

À lire de toute urgence !

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Comment vivre en Israël quand on est Arabe ?

  Si l'on en juge par le talent et l'humour de Sayeb Kashua,  écrivain de langue arabe qui écrit en hébreu, apparemment ce paradoxe est vivable mais au prix de multiples contorsions.
Si vous avez déjà beaucoup lu sur ce tout petit pays qui, avec une surface à peine plus étendue que deux départements français, tient l'équilibre de la paix du monde entre  ses mains, précipitez-vous sur ce roman !

Je suis certaine que vous apprendrez mille et un petits détails sur la vie au quotidien en Israël, et que cet écrivain saura faire évoluer vos idées.
Et si vous ne savez rien sur ce pays (je doute qu’une telle personne existe !), alors vous découvrirez avec surprise que pour être avocat et plaidez des affaires pour les arabes  vous devez avoir des diplômes israéliens, parler et écrire l'hébreux que vos clients connaissent mal.
Vous apprendrez qu'il y a autant de différences entre un Juif et un Arabe qu'entre un Arabe des territoires occupés ,  un « immigré de l’intérieur » et   un habitant d’ « origine » de Jérusalem.
Que, pour être avocat arabe et avoir une bonne clientèle, il faut rouler dans une grosse berline alors qu'un Juif peut se contenter d'une voiture quelconque  car il n'a rien à prouver à sa communauté.
Entre le malheur de l'enfant qui est rejeté parce que son père a été assassiné en tant que collabo, et la femme juive qui ne peut plus voir son fils qui a tenté (et presque réussi) à se suicider, tous les malheur de la terre sont rassemblés dans ce récit.
Et pourtant ce roman n'est pas triste, il est même parfois franchement drôle.
Je vous conseille, messieurs, si vous souffrez de ce problème, la méthode de notre avocat pour lutter contre l'éjaculation précoce et réussir enfin à faire jouir votre compagne : se souvenir d'événements tristes. Lui, en revivant  minute par minute  l'enterrement de son grand-père a réussi à soutirer au moment de la mise en terre de son aïeul, des râles de jouissance de sa femme  ... à essayer !!
L'intrigue du roman est bien construite mais m’a, personnellement, moins convaincue  que l'ambiance du roman car une grand partie est fondée sur le ressort de la jalousie obsessionnelle d’un mari vis-à-vis de sa femme, je suis rarement intéressée par ce genre de comportements.
Sayed Kashua est, par ailleurs, connu pour avoir écrit une série télévisée : « travail d'Arabes » qui fait rire les Juifs et les Arabes en Israël.
En lisant ce livre, on se prend à espérer, qu'un jour, les gens d'esprit domineront et qu'ils apprendront à se connaître et à s'apprécier. Réussiront-ils,  là où, les religions, les idéologies, les politiques et les militaires  ont échoué  et sont responsables d’une  haine si vive et de tant de morts ?

 

Citations :


Le contrôle au facies … (social !)

 

Il savait désormais que les soldats, les gardes frontières, les vigiles et les policiers, issus pour la plupart des couches inférieures de la société israélienne, n'arrêteraient jamais un individu portant des vêtements manifestement plus chers qu'eux mêmes en portaient.


 

Les conversations dans les dîners de la classe aisée arabe israélienne (cela ressemble beaucoup à ce que je connais ailleurs !)

 

En général, les hommes parlaient d'immobilier ou d'argent: qui a acheté quoi et qui est plongé dans les dettes jusqu’ au cou... Les femmes, elles, des institutrices de leurs enfants et d'histoires d'autres parents d'élèves.


 

Les subtilités des préjugés entre Arabes israéliens :

 

 En revanche, ils n’avaient jamais envisagé d’inviter Samah et son époux, bien que tous deux ne fussent pas moins instruits que les autres invités et bien que  leur statut social fût peut-être supérieur à celui des autres. Le fait d’être résidents de la ville orientale les éliminerait car ces rencontres regroupaient des immigrés de l’intérieur et il y a avait des choses – ainsi pensaient-ils- qu’ils ne pouvaient partager avec les autochtones, aussi riches et éclairés fussent-ils.


 

Les mères arabes sont-elles différentes des mères juives ou de toute mère ?

 

Le rêve de chaque mère arabe dans ce pays était que son enfant soit médecin ou avocat.


 

Les difficultés de vie et  les facultés d’adaptation des habitants :

 

 Car les épouses, mères, et sœurs de prisonniers qui s'adressaient à un avocat pour qu'il représente leurs êtres chers étaient nombreuses. La plupart des familles palestinienne de Cisjordanie préféraient envoyer une femme contacter un avocat de Jérusalem car leurs chances de franchir les barrages militaires sans permis de circuler étaient supérieurs à celles des hommes.

 

L’humour et réalité :


"Il a juste volé à des Juifs», disaient certains de ses clients pour tenter de convaincre l'homme de loi qu'en fin de compte leur parent était innocent car les lois des Juifs étaient différentes, ce qui minimisait le vol. Pour eux, ce vol était une broutille, les Juifs ne sont-ils pas des gens prévoyant ? Ils ont des compagnies d'assurances, ils possèdent de l'argent et, dans une certaine mesure, voler un véhicule a un Juif était une sorte d'emprunt, voire de restitution a des propriétaires légitimes, et non un délit passible de condamnation.


 

Les localités arabes en Israël :


Décidément toutes les localités arabes se ressemblaient. Les municipalités soignaient l'entrée de l’agglomération, et, au diable le reste! L'important était que le maire puisse se faire tirer le portrait devant l'entrée solennelle de sa cité et l'imprimer ensuite sur les tracts de sa campagne électorale. 



 

 

On en parle :

Je suis à la recherche d’un blog ayant parlé de ce livre ?

 

 

la bande annonce de la série:

 


 


 

 

 



Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:32

FAUVE D'OR – PRIX DU MEILLEUR ALBUM 2012

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51mXd%2BEtXLL._SL500_AA300_.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg J’arrive après le concert de louanges que ce roman graphique a suscité. Toutes sont méritées, je trouve que rien ne saurait mieux rendre la situation à Jérusalem, c’est vraiment un casse-tête inimaginable. La sécurité règne, mais à quel prix !


Le lecteur est plongé dans le quotidien des habitants au rythme de l’auteur qui accompagne sa femme médecin pour un organisme international. Le personnage principal passe sont temps à chercher des lieux à dessiner  et à trouver  des squares agréables pour ses enfants, mais peu à peu il est plongé dans  la tragédie de la  guerre.


Détail important : il n’est pas croyant et regarde avec détachement et souvent ironie les rigorismes religieux. Cela lui donne un pouvoir d’étonnement qui rend son livre attachant et décalé par rapport à tous ceux qui « savent ».
Son dessin est simple, un peu trop pour moi au début. Et puis je me suis habituée et  j’ai été très sensible à l’émotion qui se dégage des moments pathétiques. Justement dans son dessin il n’y a pas de « pathos », et c’est parfois plus dur à supporter qu’une image très chargée.
La façon dont les colonies et les colons chassent aujourd’hui encore les palestiniens de leur maison est à peu près insupportable.
La visite d’Hébron avec d’abord un guide sensible à la cause palestinienne puis un guide favorable aux colons, fait peur. Comment tout cela va-t-il  se finir ?


Chaque religion rajoute une intolérance et  au nom de Dieu ou Jésus est prêt à tout
même  à provoquer la troisième guerre mondiale.
Certains attendent de trouver une génisse entièrement rousse pour construire le 3° temple :
  «  Avec en bonus le retour du messie ;
Bon il faudra au passage fort probablement détruire ou déplacer le dôme du rocher, ce qui aurait comme possible conséquence  d’amorcer la 3° guerre mondiale. Mais qu’à cela ne tienne, c’est écrit dans la Bible alors il n’y a pas à hésiter !
C’est du moins ce que croient dur comme fer certains juifs impatients d’assister au jugement dernier »

Que la 3° guerre mondiale dépende de la couleur d’une génisse de trois ans, voilà qui peut prêter à sourire ou faire frémir c’est selon !
Si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez vous, offrez le , empruntez le , bref à lire de toute urgence !

Citations :

Description d’un mariage juif orthodoxe :

Quelle curieuse soirée
Pas une fille
Un vrai festival de bandes dessinées.

Interrogation par rapport aux lieux saints (il y en a beaucoup..) :

-    Ça serait pas le tombeau du Christ ?
-    Mais le Christ s il est ressuscité. Pourquoi il aurait un tombeau?
-     Euh...moi j'imaginais ça dans une grotte
-    Ah oui c'est vrai…
-    Peut-être que c'est vide

Après avoir vu des prêtres de différents obédiences chrétiennes en être venus aux mains :

J'te jure quand on voit le spectacle qu'offre la religion dans le coin, ca donne pas trop envie d'être croyant
Merci mon Dieu de m avoir fait athée.

Une découverte : les Samaritains existent encore :

Les Samaritains sont considérés par l'état d'Israël comme juifs (mais pas par les ultra-orthodoxes). Ils ont également des cartes d'identité Palestiniennes ainsi que des passeports Jordaniens. Ils sont en quelque sorte à la croisée des chemins.

Les joies de l’intolérance alimentaire :

-    Bon ça sera un cornet à la fraise et un au chocolat SVP
- Ça  sera pas possible
- Ah vous n'en avez plus
- Si j'en ai, mais il y a de la levure dans le cornet
- Et alors
- C'est pas permis de manger de la levure pendant Pessah
- Mais c'est pas encore Pessah ca commence ce Week-end seulement
- Oui mais bon par sécurité on commence avant on ne sait jamais
- Mais je suis pas juif
- Ha ha je sais...

On en parle :
 Sur la route de Jostein

Interview de l'auteur


 







Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:27

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Je1eUUYmL._SL500_AA300_.jpg

 

Club de lecture

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Les livres qui me font éclater de rire sont rares et celui-là en fait partie.
Je conseille ce livre à tous ceux et toutes celles qui un soir de solitude n'ont  pas un moral extraordinaire, c’est mieux que du prozac.
La description de sa meilleure amie qui, pour passer inaperçue, s’affuble d’un bonnet péruvien est irrésistible. La tentative de suicide aux cachets d’ultra levure : fou rire garanti.
Mais je dois avouer que j’ai complètement accroché au roman quand le personnage principal a décrit ses réactions face à la mort.
J’ai ensuite été plus attentive au récit. En plus, le suspens  est bien mené : on veut absolument connaître le secret du beau Ric, l’homme dont Julie est amoureuse.
Je suis bluffée  que ce roman soit écrit par un homme, car il décrit avec une grande finesse les comportements féminins. Les séances de repas entre copines sont à mourir de rire et les remarques un peu « vachardes » sont trop vraies.
Evidemment, ce n’est pas un grand roman mais, j’avais besoin, ce soir là, d’un remontant, et le talent de cet écrivain à raconter la vie de tous les jours de façon drôle a bien fonctionné.

Citations :


Remarque tellement vraie :

C'est en les voyant que j'ai compris une chose essentielle : la mort se tient tout près de nous et elle ne manque jamais de saisir ceux qui passent à sa portée.

Julie, l’amoureuse impatiente :

-    À bientôt ! A-t-il lance avec son joli sourire.
- " A bientôt ": quelle expression détestable. Pour moi qui panique à l'idée de perdre les gens, ces simples mots sont une horreur. Ils signifient que l'on ne sait pas quand on se reverra. Que c'est le hasard qui décide. C'est insupportable. Je veux être certaine de retrouver tous ceux auxquels je tiens tellement.



Une bonne formule:
Son chemisier à faire crever un caméléon.



Le suicide de Jade :

Il faut vous dire que, la dernière fois que Jade a essayé de se tuer, elle a avalé dix gélules d'ultra-levure. Tout juste de quoi avoir des gaz pendant deux heures. C'est ce qui s'appelle vouloir en finir ... Le pire c'est qu'elle a appelle SOS médecin.



Un truc qui m’énerve aussi:

Quelle que soit la situation, elle avait toujours le chic pour vous sortir le proverbe ou la sentence populaire pleine de bon sens qui a le don de vous mettre les nerfs en pelote.

Je suis bien d’accord :
Je ne sais pas pour vous mais, au début de ma vie, il n'y avait que deux sortes de personnes dans mon univers : celle que j'adorais et celles que je détestais. Mes meilleurs amis et mes pires ennemis. Ceux pour qui je suis prête à tout donner et ceux qui peuvent aller crever. Ensuite on grandit. Entre le noir et le blanc, on découvre le gris. On rencontre ceux qui ne sont pas vraiment des amis mais que l'on aime quand même un peu et ceux que l'on prend pour des proches et qui n'arrêtent pas de vous planter des couteaux dans le dos.

 

 

Le bonnet péruvien:

Ce matin-la j'ai découvert une des sept vérités fondamentales qui commandent l'univers: le bonnet péruvien ne va a personne ......Je ne sais pas si c'est la forme, la matière ou la couleur mais franchement, je comprends que ça énerve les lamas et qu'ils crachent sur des innocents

On en parle :
Les bonheurs de Sophie (j’aime bien le nom du blog)




Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 12:55

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51RgkUeVgYL._SL500_AA300_.jpg

traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné revu par Caroline Sers


Trois pour traduire ce roman...  L’anglais devient une langue bougrement compliquée (n’est ce pas Anne ?) !
Cela m’amuse de voir qu’il existe maintenant un anglais du Canada, il arrivera un jour  où, pour les habitants de la planète, la référence à l’anglais d’Oxford   ressemblera au latin pour les Européens des siècles passés, avant d'accepter que le français, l’espagnol, l’italien le roumain.. deviennent des langues à part entière.

Club de lecture
http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Sans mon club et ma bibliothécaire je n’aurais pas lu ce roman. Tous les lecteurs connaissent cette sensation agréable, d’être surpris par un livre qu’on n’imaginait pas aussi intéressant.

Les déboires d’une femme de 135 kilos, je trouvais ça triste, un peu dégoûtant surtout  dans un monde où tant de gens luttent pour leur survie.
Je ne connaissais pas cette écrivaine et je lirai, à l’occasion,  « les filles » le roman qui l’a fait connaître.
 Keisha, la blogueuses que j’ai mise en lien à la fin de mon article, a préféré  « les filles » à ce roman et cela  l’a un peu empêchée d’apprécier celui-ci.
 Il est vrai que le début m’a un peu ennuyé, car ça démarre trop doucement et je n’arrive pas à comprendre le « pourquoi » de son obésité.
Et puis peu à peu, Mary nous devient extrêmement proche. On connaît tous, je pense, des moments où l’envie de ne rien faire nous paralyse, où l’on remet à demain ce qui devrait de toute urgence être fait le jour même.
 On comprend alors son calvaire, car elle souffre à peu près tout le temps : elle est dominée par  « L’obête » qui est en elle qui l’oblige à se goinfrer, elle est blessée par le regard des autres, elle souffre de  douleurs insupportables  à chaque geste ou presque.
Une image aura son importance dans le récit : elle est si lourde qu’elle a creusé des ornières dans la moquette entre son lit et  sa cuisine.
Elle parle à son sujet,  d’obésité morbide et c’est tellement vrai !
Et puis, elle devra enfin bouger un peu : son mari l’a quittée.
 Le roman prend un tout autre intérêt, elle s’ouvre un peu aux autres et nous fait découvrir les habitants de Los-Angeles. Pas les stars, mais les gens de tous les jours et les Mexicains.
Elle va reprendre sa vie en main peu à peu.
Cette écrivaine a vraiment un don pour nous faire partager les sensations physiques de son personnage.
Ce n’est sans doute pas un chef d’œuvre, mais c’est un excellent roman d’aujourd’hui.
Je suis partie dans le monde l’obésité, j’ai découvert une Amérique que je ne connaissais pas, celle qui est rarement dans les films hollywoodiens.
Je pense que le fait que ce soit écrit par une Canadienne n’y est pas pour rien.
 Ce sont deux pays voisins certes, mais avec un brin d’étrangeté dans le regard. Cela permet une acuité des observations de cette auteure,  bienfaisante pour le lecteur européen.

Citations :

Début du roman, elle se retrouve nue sur sa pelouse et n’arrive pas à se relever :

Elle était elle-même tout entière et elle n'était rien, sauf la brise qui la soulevait, jusqu’ au moment ou elle aperçut son énorme silhouette poupine, paisible et jolie, déshabillée par le vent. Dans la situation présente elle était trop illuminée pour éprouver des regrets et elle considérait le corps dont elle avait hérité, mais qu'elle n'avait pas mérité, sans inquiétude, sans envie et sans honte.

Les sentiments de honte :


Elle se rendit compte qu'elle ne s'était jamais sentie aussi lourde réflexion aussitôt chassée par la certitude que, de fait, elle n'avait jamais été aussi lourde. Elle en était là. Elle était devenue si grosse qu'elle avait littéralement repoussé son mari. Comme l'eau qui déborde de la baignoire

Un moment d’humour :


Mary se souvint d'avoir lu quelque part que les Françaises croyaient que toutes les femmes d'un certain âge devaient choisir entre leur visage et leur derrière. Le raisonnement apparaissait sensé : la graisse effaçait les rides et gardait au visage une apparence juvénile, mais elle alourdissait le postérieur et lui donnait l'aspect d'un sac de billes. À voir les yeux enfoncés et la peau plissée de Sylvie Lafleur, les rides verticales de sa bouche et horizontales de ses yeux, on comprenait qu’elle avait choisi de sauver son cul.

Le retour vers la vie et les sensations :


Elle ajouta la joie au répertoire de ses émotions récentes et songea: "je suis guérie. " Elle n'était plus la victime d'un vague malaise .Aucun de ses sentiments n'était vague. Elle aurait pu nommer chacune de ses magnifiques sensations - espoir, excitation, panique, chagrin, peur et dessiner une carte de leurs dérivés. Voilà aussi ce qui arrivait aux personnes qui s'extirpaient des ornières de leur moquette, songea-t-elle. Elles se retrouvent dans des montagnes russes et prennent gout aux montées d'adrénaline.


Réflexion sur l’Amérique et l’obésité :

Au moment de s’unir, un homme et une femme étaient parfaitement conscients du fait qu'ils avaient une chance sur deux de rester ensemble. Mary se demanda si. En Amérique du nord, l'obésité avait progresse au même rythme que le taux de divorce . La gloutonnerie comme réalisation de soi

On en parle….
En lisant, en voyageant : Keisha










Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 23:10

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41BVl17y8WL._SL500_AA300_.jpg

 

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude


http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Quel beau livre !  , et quelle belle traduction ! À aucun moment on ne se sent gêné par la langue.
Ce livre raconte la mémoire douloureuse d’un petit village polonais.
Les personnages sont variés et représentent bien les différentes mauvaises consciences de la Pologne après le communisme ;
Il y a une intrigue policière qui permet de donner un fil à la narration : qui a assassiné Tomek,le fils de Powierza ?
L’enquête du personnage principal, paysan et voisin de Tomek nous conduira à travers les trafics des anciens dirigeants du Parti.
Les nouveaux redresseurs de torts ne sont pas forcément des personnages très sympathiques.
Et si la mémoire allait un peu plus loin, est-ce qu’on retrouverait le souvenir des juifs qui ont entièrement disparu du village ?
L’ambiance de la Pologne rurale est très bien décrite, l’antisémitisme ambiant dans la  Pologne d’aujourd’hui également.
On sent que l’auteur connaît bien la région et qu’il a fréquenté de nombreux Polonais.
On est saisi par les divers sentiments de culpabilité qui soudent ces gens entre eux et tissent comme un couvercle de plomb qui écrase  tout le village.
Fuir cet endroit perdu, c’est la seule solution pour presque tous les jeunes de ce village, comme on les comprend !
Mais Leszek, le personnage principal, aime le travail de la ferme, il sait nous faire partager son attachement à la terre et  on espère à la fin du roman qu’il sera heureux. Les temps ont changé en Pologne comme ailleurs et le lourd passé sera peut-être plus facile à regarder en face.

 Citations :(j'ai décidé d'expliquer pourquoi je choisis ces citations)

 


la douleur aux dates officielles:
Nos femmes versent facilement des larmes, presque à la demande, sur les tombes froides de mars ou de novembre, mais le deuil privé demeure caché - c'est le cas de ma mère.

 

les membres du parti sosu le régime communiste:

Par instinct, Jablonski s'habillait dans des couleurs pigeon de ville et arpentait les couloirs sombres du pouvoir avec des chaussures à semelle de crêpe qui ne faisaient aucun bruit....il pouvait se fondre dans n'importe quelle foule sans être remarqué, une qualité qui représentait à ses yeux, la condition de survie. Il y voyait un instrument de sélection naturelle face à la loi de la jungle.

 

 

 

une belle description du travail d'un paysan traditionnel:

La faux coupait et envoyait le foin d'une manière qui lui convenait beaucoup mieux - plus lentement, certes, mais si le travail était bien fait, le foin, projeté par vagues irrégulières, séchait plus uniformément, comme son père et son grand-père le lui avaient appris.  Pour lui, les vieilles méthodes étaient en harmonie avec les saisons, le soleil, le climat. Il savait qu'elles étaient moins efficaces ; mais elles avaient un avantage : elles étaient solitaires.

 

les liens dans la  famille:

J'appréciais mon grand père, même si ce n'était pas de l'amour. On n'apprécie pas toujours les gens que l'on est censé aimer.

 

 

Un des thèmes de ce roman, la bonne conscience polonaise face à la shoa:

Parce qu'ils (les Polonais) survivent et que le reste de la planète ne se montre pas assez compatissant avec eux. Parce qu'ils ne sont pas considérés comme des victimes. Ils ont l'impression qu'on leur a vole ça. Les Polonais sont toujours la. Pas les juifs. Dis-moi un peu, qu'est ce qui rend la Pologne célèbre dans le monde?"
J'essayais de comprendre où il voulait en venir.
" Copernic? Répondit-il? Lech Walesa?
- le pape, fis-je
- ach ! dit-il avec une grimace. D'accord le pape.  Et quoi d'autre?
Je n'avais aucune réponse.
"Auschwitz: voilà. Auschwitz, Treblinka, Sobibor.6 millions de juifs sont morts et le monde entier pense qu'ils sont tous morts en Pologne.

 

 

On en parle...

 

le goût des livres 

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 18:47

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51fPm5wSSxL._SL500_AA300_.jpg

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg L'avantage de quitter le monde des blogs et les visites quotidiennes à son fidele ordinateur, c'est de devoir passer par des librairies pour se rassasier de lectures.
La libraire de Fontenay sous Bois m'a recommandé ce court roman, et comme elle, j'espère qu'Olivier Bass va continuer à écrire des romans de cette qualité.
J'ai été très émue par ce  récit et le destin tragique de ce musicien russe m’a bouleversée. La Russie a produit un nombre d'horreurs qui semblent ne jamais finir. La guerre de Tchétchénie évoquée ici, en un parfait exemple.
J'ai lu le livre en quelques heures et je l'ai relu pour m'en imprégner et pour me laisser bercer par certains passages.
Olivier Bass a été officier de marine marchande et il a le talent de nous décrire sans romantisme la vie a bord de ces grands cargos. Sur la mer aussi, les tragédies de notre siècle bouleversent les consciences.
Je me suis précipitée sur le premier concerto de violon de Chostakovitch et je l'ai écouté en lisant les dernières pages, c’est extraordinaire.
Lisez vite ce livre et dites moi vite ce que vous en pensez, je ne peux pas dévoiler l’histoire car une partie du charme de ce livre tient au suspens.
Je crois que ce livre pourrait faire un superbe film, tout y est : la musique (et quelle musique !), l’amour, la vie en mer les étoiles, la mauvaise conscience des nantis face à ceux qui ont tout perdu avec la Russie en toile de fond.

Citations :
On se perdait beaucoup dans ces navigations transocéaniques où l'on oubliait pour quelles raisons nous étions là, en pleine mer, sans voir ni espérer aucune terre des jours durant. Pourtant quand je repense à mes quarts de veille à scruter le vide de la mer, je me souviens que parfois j'étais heureux.

Mais il fallait une vie complète de mer pour que le temps, qui nous rongeait l'âme comme la pluie érode la montagne, en fasse apparaître le cœur inaltérable : la vraie nature de l'homme. Et si par dessus ca. On revêtait la couverture toute puissante du commandement, le compromis alors n'existait plus, le compromis alors n'existait plus : on avait affaire soit aux bons soit au mauvais.

Depuis l'avènement de la messagerie électronique, cette attente traditionnelle du sac de courrier n'était peut-être plus aussi forte qu’auparavant, mais, l'écriture physique , la trace d'encre laissée par l'être aime, la feuille qu'il a touchée , restait malgré tout un lien fort qu'Internet n'était toujours pas parvenu à détrôner

La guerre c'est un enfant qui meurt de faim en essayant de téter le sein de sa mère morte deux jours auparavant, et qu'on achève d'un coup de crosse bien place parce qu'on ne peut rien faire de mieux. C'est cela la guerre. Ni plus ni moins. On ne devient pas un homme en la faisant: on devient un monstre

Les cartes ... J'ai un mal fou à les ranger. Non par manque d'organisation, mais plutôt à cause d'un problème de distraction. J'aimais les parcourir comme on feuillette un livre d’images, et me promener sur le monde, libre de toute contrainte. Il me suffisait de tenir une carte dans les mains pour être irrésistiblement tenté d'en sortir une autre, et une autre encore. Je laissais mon imagination remonter les estuaires et se perdre dans les villes ou des forets isolées , parcourir les mers a la recherche d'un port au nom familier pour avoir rêvé un jour d'y faire escale, traverser les océans a pas de géants ou a sauts de puce, en n'importe quelle saison , a n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Et je me sentais chez moi partout dans le monde. J'adorais déballer les cartes. Je détestais les ranger.


On en parle….
encore un nouveau Blog :  Lecture et impression

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:26

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41eEViPOjhL._SL500_AA300_.jpg

 

J’avais tellement apprécié « Cœur cousu » que je redoutais un peu de me lancer dans ce roman dont j’entendais tant de bien autour de moi.

C’est un peu paradoxal, mais cette auteur arrive à m’entrainer dans un domaine qui souvent m’est complètement étranger : le mysticisme et les croyances aux forces de l’au-delà.

Et bien, j’avais tort, j’ai adoré « Du domaines des Murmures » et comme toutes les blogueuses avant moi, je ne peux que recommander chaudement la lecture.

Cette femme emmurée qui deviendra  finalement l’écho des hommes de son siècle, alors qu’elle désirait se donner à Dieu et à Lui seul,  est vivante, sensible superbe dans la force de sa jeunesse.

Le roman fait revivre le temps des croisades et les errements de la religion et d’une société fondée sur le seul pouvoir de la force masculine.

Et surtout il offre une tribune à la parole des femmes de cette époque. Que savons-nous d’elles ?

J’ai eu la chance d’entendre Carole Martinez lors d’un café littéraire à Fontenay sous bois.

Elle nous a dit, entre autre, qu’après la lecture de Georges Duby, elle avait pris conscience que les femmes du XII° Siècle n’avaient pratiquement laissé aucun témoignage. Ce grand spécialiste du Moyen-âge parlait  d’elles comme des « ombres ».

 

Loin de n’être qu’un roman historique, cette auteure nous entraîne à travers le personnage d’Esclarmonde , dans une réflexion sur la place de la femme dans les sociétés patriarcales religieuses. C’est aussi une réflexion sur l’engagement absolu de la jeunesse : il y a du Antigone dans cette recluse.

L’intrigue est bien menée et passionnante jusqu’au bout le style est très agréable : C’est celui d’une conteuse qui séduit ses lecteurs car il crée une atmosphère.

Carole Martinez a beaucoup de talent et encore bien des histoires à raconter, le soir du café littéraire on la sentait habitée par ses personnages et prête à les faire revivre devant un auditoire complètement médusé.

 

Citations :

Tandis que nous avancions, j'attendais que la pluie vînt balayer ma peur, mais l'orage restait sec et seuls les éclairs veinaient mon horizon d'ardoise.

 

L'enfantement n'est pas  seulement une torture physique, mais une peur attachée comme une pierre à une joie intense. Les mères savaient la mort à l’œuvre dès le premier souffle de leur enfant, comme accrochée à leur chair délicate. 

 

Les croisades sont des saignées qui rééquilibrent les humeurs du pays. Qu’elles emportent au loin les jeunes cavaliers, les cadets sans terres et sans femmes, dont les tournois ne parviennent pas à calmer les ardeurs, qu'elles éloignent tous ceux qui sèment le trouble dans le comté  et  n'y respectent pas la Paix de Dieu! Qu'elles le vident de ce sang jeune et impétueux qui n'y trouve pas sa place, du pus que sont les fous du Christ incapables de dégorger leur violence de la morve des désœuvrés et non des seigneurs vieillissants qui maintiennent l'ordre en leurs fiefs ou leur alleu et sont garants de quiétude 

 

Marie étant restée vierge après la naissance du Christ, corps intact, sans fissure, "vulve et utérus fermés". Ces hommes, si éloignés des secrets de l'accouchement, se passionnaient pour les entrailles de la mère de Dieu.

 

Nous étions au début du printemps, en cette période de l'année où  une heure de jour valait une heure de nuit. Les heures en mon siècle étaient des divisions aux durées  élastiques. Les jours comme les nuits en comptaient toujours douze en décembre comme en juin. La durée d'une heure de jour était donc trois fois plus longue au début de juillet qu'aux alentours de Noël.

 


Comment pouvait-on-me mutiler ainsi? J'avais choisi de me clôturer, non de me taire. Cette fois, la recluse volontaire se changeait bel et bien en prisonnière et je n'étais plus seulement la captive de quinze ans qui, n'imaginant son bonheur qu'en Dieu , avait fait ériger cette chapelle , de cette naïve damoiselle des Murmures persuadée de gagner la béatitude et la liberté en s'emmurant vivante , d'une innocente qui ne savait rien encore du monde et ignorait à quel point un être peut changer


Pourtant , mon esprit ne pouvait se résoudre à renier Dieu, nous vivions en un temps où  Il animait chaque créature ou Il vibrait dans la moindre brindille , nous agissions sous Son œil. Je ne pouvais douter que des hommes, de ma foi et de moi-même, pas de Son existence.

 

On en parle …

Moi Clara et les mots

 

et écoutez Carole Martinez

 


 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article

Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

Ce blog a déménagé, et ne sera plus mis à jour !

Mettez à jour vos favoris, et rendez-vous sur : www.luocine.fr

Recherche

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

Mes critiques et mes coquillages sont désormais disponibles sur www.luocine.fr

cinéma

médiathèque Dinard