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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 14:18

 

 

Traduit du Japonais par Rose-Marie MAKINO-FAYOLLE

 

En regardant le nom de la traductrice , j'ai pensé que cette femme était d'origine japonaise et avait appris le français.

On lit avec un tel  plaisir ce roman sans jamais se sentir étranger à l'histoire que j ai pensé que la traductrice était vraiment à l'aise dans les deux cultures.
J ai beaucoup aimé la délicatesse des sentiments entre les différents personnages.
Un homme, chercheur en  mathématiques à perdu la mémoire immédiate à la suite d'un accident , il a une mémoire de 80 minutes et puis tout s'efface.

Ses astuces pour arriver à vivre malgré ce lourd handicap le rendent touchant.


Par contre il n' a pas oublié sa passion pour le nombres et tous les mystères des mathématiques.
Une jeune mère célibataire d'un petit garçon de 10 ans , vient lui servir d'aide soignante.

La façon dont cette jeune femme veut rendre cet homme le moins malheureux possible est très émouvante.
Entre eux trois se tissent une amitié attentive . Le vieil homme apprécie le contact avec le jeune enfant passionné de base-ball et il lui donne peu à peu le goût des mathématiques.

La jeune femme est embauchée par la belle sœur du professeur et celle-ci semble très négative dans un premier temps , mais par petites touches, on comprendra mieux sa position.
Pas de happy end possible pour ce roman. Encore que … le jeune enfant deviendra professeur de mathématiques ce qui est somme toute la meilleure fin possible .

Pour ceux qui ont de mauvais souvenirs de leurs cours de math, pour ceux , au contraire qui les ont aimé , ce roman vous conviendra.
 

Petit bémol , le base-ball , m'ennuie en vrai et aussi dans ce livre !

 

Citations :

 

Le professeur ne peut plus faire que des concours qu'il juge trop faciles :


Résoudre un problème dont la solution existe obligatoirement , c'est un peu comme faire avec un guide une randonnée en montagne vers un sommet que l'on voit . La vérité ultime des mathématiques se dissimule discrètement à l'insu de tous au bout d'un chemin qui n'en est pas un. 

 

La beauté des mathématiques

C'est justement parce que cela ne sert à rien dans la vie que l'ordre des mathématiques est beau . Même si la nature des nombres premiers est révélée , la vie ne devient pas plus aisée , on ne gagne pas plus d'argent . Bien sûr , on a beau tourner le dos au monde , on peut sans doute trouver autant de cas que l'on veut pour lesquels les découvertes mathématiques ont fini par être mise en pratique dans la réalité. Les recherches sur les ellipses ont donné les orbites des planètes, la  géométrie non euclidienne a produit les formes de l'univers selon Einstein . Les nombres premiers ont même participé à la guerre en servant de base aux codes secrets . C'est laid. Mais ce n'est pas le but des mathématiques . Le but des mathématiques est uniquement de faire apparaître la vérité.

 

 

On en parle.....

le blogue de Zazie qui s'est ennuyée à la lecture

 Céline qui a adoré

et Aifelle qui tient un de mes blogs préférés

 

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:25

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgA ses début, j'ai eu beaucoup de mal avec Tarentino, je sais que la façon dont il montre la mort violente fait partie de son style, mais le sang qui gicle m 'avait surtout choquée. Dans «Django enchaîné» je n'ai rien trouvé de trop.
C'est tout simplement un excellent film . Bien sûr tout est dans l'exagération et on ne s'attend pas à de la finesse dans l'analyse des personnages, ce n'est pas le sujet.
C'est un western qui reprend tous les traits caractéristiques du genre (j allais dire poncifs mais je ne veux pas donner une note négative) et qui les pousse jusqu'au bout.
Les paysages sont superbes.
La dextérité au pistolet est jouissive.

Le comique est au rendez-vous.

Les bons et les méchants sont très facilement identifiables.

Mais ce qui change tout c'est l'apparition des noirs dans ce monde de brutes et du coup Tarentino se permet de traiter de l'esclavage comme jamais je ne l'ai vu faire.

Le Ku Klux Klan est traité sous le mode de la farce , la scène avec les cagoules a réussi à me faire éclater de rire. C'est quand même assez nouveau non ?

 

La cruauté du planteur est insoutenable , heureusement compensé par les jeux sur la langue du chasseur de primes d'origine allemande qui parle anglais avec l'accent d'Oxford.

Il faut voir ce film en VO car sinon on doit mal savourer les jeux de langue.

 

Traiter les sujets de façon décalée et  pousser la violence un peu trop loin nous permet finalement plus de réflexion sur le western qu'un film à thèse.

 

Un excellent film à voir et revoir.

 

On en parle

Sur la route du cinéma

 

voici la bande annonce

 

 


 
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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:58

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christiane et Da id ELLIS

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgEt voilà, mon voyage est terminé , je suis de retour d'une Australie si bien racontée par Bill Bryson, que cela va me préserver d'un trop long vol vers ce pays qui m'a toujours attiré.
Comme toujours avec un humour qui n'appartient qu'à lui et un sérieux dans ce qu'il veut nous faire comprendre, Bill Bryson explique que l'Australie est un pays continent si vaste et si varié que chacun d'entre nous peut y trouver des merveilles inoubliables.
Ce qui m'a frappée à la lecture de ce livre c'est à quel point je savais peu de choses sur l'Australie.
Mais je ne suis visiblement pas la seule comme nous le dit Bill Bryson c 'est peut-être parce que « ce pays ne connaît pas de coups d’État, n 'épuise pas ses réserves de poissons , n'arme pas d'horrible despotes, ne pratique pas la culture de la drogue de façon indécente . Bref, c'est un pays qui ne joue pas les gros bras et ne fait pas sentir sa puissance d'une manière provocante et déplacée. Un pays stable , pacifique et correct. Un pays qui n'a ps besoin d'être surveillé du coin de l'oeil , ce qui fait qu'on ne le regarde même plus».

 

J'ai beaucoup aimé les descriptions des petits musées qui sont souvent plus intéressants qu'il ne le pensait de prime abord.
Le danger de la faune m 'a fait irrésistiblement penser au "Koala tueur  »  je m'attendais que Bill Bryson cite Kenneth COOK car ils ont le même humour quand ils décrivent  les dangers  de la gent animale australienne.

 

Pendant toute la lecture, je me demandais comment (et quand) il allait parler des Aborigènes, il le fait à la fin mais hélas on sent bien qu'il n' a discuté avec aucun d'entre eux . Je trouve que ça manque.

 

Alors si vous voulez qu'on vous raconte une nature absolument superbe , désertique ou luxuriante, rencontrer des gens « cool et sympa » , avaler des kilomètres sous une chaleur étouffante, vous faire peur avec des requins, des araignées, des méduses des serpents ou tout autre insecte , n'hésitez pas prenez le temps de lire « nos voisins du dessous »

 

Citations:


les musiques d'ambiance:


Le fond sonore, je le remarquai avec un certain intérêt , avait évolué et on était passé de "pot-pourri de vos vieilles comédies musicales favorites" à " Jour de fête à la maison de retraite".

 

Pour décomplexer à jamais ceux qui ont peur de ronfler :

Je dors comme si on m avait injecté une dose de cheval d'un relaxant musculaire des plus puissant.
Mes jambes s'écartent d'une manière grotesque . Mes mains retombent au niveau du plancher . Tous mes accessoires internes - langue , glotte, gaz intestinaux - décident d'aller faire un tour à l'extérieur . De temps en temps , comme un jouet ridicule , ma tête dodeline vers l'avant et déverse sur mes genoux un demi-litre de salive visqueuse , avant de repartir en arrière pour refaire le plein avec des borborygmes de chasse d'eau qui se remplit. Et je ronfle de façon bruyante , indécente , comme des personnages de dessins animés dont les lèvres exagérément élastique émettent de gros nuages de vapeur.

 

 

 

 

 

Les charmes de l'Australie:

En fait, je pense qu'il est tout simplement impossible de répertorier en une seule vie l'intégralité des dangers qui vous guettent dans le moindre buisson d'acacia ou la moindre flaque d'eau de cette contrée si étonnamment riche en espèces aux crocs venimeux  ou acérés

 

Les araignées:


Personne n'a pu m' expliquer, incidemment , pourquoi ces bestioles sont d'une toxicité aussi phénoménale . Car posséder assez de venin pour tuer un cheval , alors qu'il ne s'agit que de capturer des mouches , me paraît un cas flagrant de gaspillage de ressources naturelles . Mais au moins les araignées sont-elles sûres que les gens s'écarteront sur leur passage.

 

Les serpents:


la plupart des serpents ne vous feront aucun mal . Si vous vous trouvez dans le bush face à l'un d'eux, arrêtez-vous  net et laissez-le passer tranquillement sur vos chaussures.
Personnellement, au palmarès des "conseils les moins susceptibles d'être suivis" j'accorde le premier prix à celui-là.

 

 

 

Toujours le même talent a nous raconter avec humour les aventuriers qui ont sillonné l’Australie au 19° siècle:

On choisit comme chef un officier de police irlandais , un certain Robert O'Hara Burke, qui de sa vie n'avait jamais mis les pieds dans l'outback , qui était réputé se même à Dublin et qui ne connaissait rien au monde de la science ou de l'exploration. Le topographe serait William John Wills , dont les principales qualifications semblent avoir été une origine très respectable et son désir de partir là-bas . Un des atouts les plus remarquables de ces deux gentlemen étaient un visage orné d'un système pileux exceptionnel.

 

Un petit clin d’œil à la Française que je suis:

 

Si La Pérouse avait été plus rapide , il aurait pu proclamer l'Australie terre française et épargner à ce pays deux cents ans de cuisine britannique.
 

 

A propos du peuplement de l'Australie :

 

A la fin du XVIII siècle , les textes de loi britanniques offraient une longue liste de crimes passibles de la peine capitale. On pouvait être pendu pour deux cents délits comprenant , notamment , le crime impardonnable de "se faire passer pour un Egyptien".

 

 

 

Le paragraphe sur le cricket:

Après des années d'études patientes et laborieuses (avec le cricket il ne peut en être autrement) , j'en suis arrivé à la conclusion que ce jeu gagnerait beaucoup à l'introduction de quelques chariots de golf. Ceux qui prétendent que les Anglais ont inventé le cricket uniquement pour rendre intéressante et palpitante toute autre forme d'activité humaine ont tort. Loin de moi l'idée de dénigrer un sport qui fait le bonheur de millions de gens - dont certains arrivent même à garder les yeux ouverts pendant les matchs- mais, franchement, c'est un jeu bizarre. C'est le seul sport qui inclut une pause pour le thé. C'est le seul sport qui porte le même nom qu'un insecte. C'est le seul sport où les spectateurs brûlent autant de calories que les joueurs ( et même plus , s'ils sont un brin enthousiaste). C'est la seule activité de type compétitif- mis à part les concours de boulangers- où les acteurs s'habillent tout en blanc le matin et se retrouvent aussi immaculés en fin de journée.

 

Encore le cricket:

Suivre deux journalistes sportifs commentant une rencontre de cricket à la radio , c'est comme écouter deux pêcheurs assis dans une barque un jour où le poisson ne mord pas.

 

 

Une bonne blague australienne :

Un homme arrive à la finale de la coupe de football australien à Melbourne et constate avec surprise que le siège à côté de lui est vacant . Or généralement , tous les billets de finale sont vendus des mois à l'avance et il ne reste jamais le moindre place libre. L'homme s'étonne donc.
- excusez-moi dit-il à son voisin , mais comment se fait-il que cette place soit inoccupée?
- c'est la place de ma femme, réplique celui-ci, un peu morose . Malheureusement elle est décédée.
- Mais c'est affreux ! Je suis terriblement navré!
- Ouais . Elle n'a jamais raté un match de sa vie.
- Vous auriez pu proposer sa place à un ami ou a l'un de vos parents?
- Impossible :ils sont tous à l'enterrement.

 

J'aime cette remarque à propos des voyages au bout de la terre:



Ma promenade m'a conduit devant des magasins au luxe tapageur - Prada,Hermès, Ralph Lauren. Impeccable. Mais pas très intéressant. Je n'avais pas parcouru treize mille kilomètres pour contempler des serviettes de bain signées Ralph Lauren.

 

On en parle..
Chez Keisha

et chez Urbanik (que je ne connaissais pas)

 

 

voulez vous écouter Mathilda et essayer avec les paroles de Bill Bryson légèrement imbibé à la bière locale..

Oubliant que les cuillères avaient été inventées,
Le Swagman immergea son zizi dans le thé
Et il soupira en voyant l'objet bouillir
"C'est pas demain que j'aurais du plaisir!"

 

 


 
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 13:40

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par hélène HINFRAY

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgC 'est encore une fois Dominique qui m'avait conseillé ce livre, je l'avais mis dans un coin de ma mémoire mais il a fallu que je traîne un peu dans ma librairie préférée , que rien ne m’inspire sur leurs différentes table pour que je pense à demander s'ils avaient Shakespeare de Bill Bryson.


Non seulement je n'ai pas regretté , mais je voudrais que ma force de conviction arrive à vous motiver afin qu'à votre tour vous sautiez le pas.


Si vous connaissez cet auteur , vous êtes familiers de son humour et son exigence face à la vérité.
Le voilà aux prises  un personnage fabuleux, dont ne sait rien ou presque et sur lequel un record de thèses , biographies, études, romans ont été écrits.
Comment va-t-il s'y prendre, pour ne pas nous ennuyer et en même temps nous faire découvrir celui qu'il appelle le Barde (je n'ai pas trop compris pourquoi)?

Sans jamais se lancer dans des hypothèses hasardeuses , Bryson fait si bien revivre l'époque et le théâtre élisabéthain que nous finissons par bien connaître William Shakespeare dont finalement il parle assez peu.
C 'est peut-être pour cela qu'il appelle son livre une «antibiographie» , W. Shakespeare apparaît comme en creux à travers tous les autres personnages dont nous savons plus de choses, la personnalité du grand homme de théâtre s'anime devant nous.

 

L époque est incroyable , dangereuse et mortelle pour la plupart des Londoniens , le théâtre était alors un endroit où pauvres et riches se retrouvaient devant des pièces que nous admirons encore aujourd'hui.
Il y a là un mystère que Bill Bryson ne résout pas mais sait proposer à notre sagacité.


La dernière partie est consacrée aux différentes hypothèses quant à l identité même du grand dramaturge. Dans une Angleterre marquée par la noblesse, c'est un peu difficile d'attribuer à un roturier autant de génie.

Bryson donne les limites des différentes hypothèses autour de la parenté des écrits de Shakespeare.

En particulier celle qui veut que le comte d'Oxford soit le véritable auteur avec Bryson on a envie de conclure que c'est bien William Shakespeare qui est l'auteur de son œuvre même si on ne sait rien de lui sauf qu'il a légué par testament à son épouse son deuxième lit!

 

Citations:

 

L'état de l 'Angleterre:

William Shakespeare vit le jour dans un monde qui manquait d'habitants et avait bien du mal à garder ceux qui y naissaient.


 

Les joies de la médecine:




Même un problème de santé comparativement bénin (un calcul rénal, une plaie infectée , un accouchement difficile) pouvait très vite devenir mortel. Il faut dire que les soins étaient presque aussi dangereux que les maux. Les victimes étaient purgées avec enthousiasme et saignées jusqu'à l'évanouissement - un traitement peu susceptible de fortifier leur organisme affaibli.

 

 

L'humour de Bryson :


En un sens, la plus grande performance de Shakespeare ne fut pas d'écrire Hamlet ou les Sonnets, mais de passer le cap de la première année.


 

Les douceurs de la justice anglaise:


De nombreux criminels entendaient encore cette sentence effrayante : "vous aurez le ventre ouvert , le cœur et les entrailles arrachées , et vos parties intimes seront tranchées et jetées au feu devant vos yeux ." Toutefois sous Elisabeth I il était devenu tout à fait inhabituel d'être éviscéré alors qu'on était encore assez vivant pour s'en rendre apercevoir. Mais il y avait des exceptions.

 

Pas de femmes sur la scène du  théâtre:


Ce mépris pour les comédiennes était une tradition spécifique à l'Europe du Nord . En Espagne, en France, en Italie les rôles féminins étaient confiés à des actrices , ce qui ne laissait pas d'étonner les voyageurs britanniques sincèrement surpris de découvrir qu'une femme pouvait incarner une femme aussi bien à la scène qu'à la ville .

 

 

Humour à propos d'un poème de Shakespeare:


C'était essentiellement un hymne à la chasteté , et comme la chasteté il n'eut guère de succès.

 

Les théories sur la paternité de l’œuvre :

Cela dit, Freud eut plus tard sa propre théorie selon laquelle Shakespeare était d'origine française et s'appelait en réalité Jacques Pierre - un fantasme intéressant , mais resté solitaire.

 

Le mot de la fin :


Mais c'est là précisément la marque du génie . Un seul homme était en position de nous faire ce présent incomparable , un seul en possédait le talent. William Shakespeare était indiscutablement cet homme, et qu'importe , au fond, qui il était?

 

On en parle.....

Chez Dominique 

Et mille et un classique que je ne connaissais pas.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 11:37

 

 

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgJ ai choisi ce livre sur le blog que vous connaissez si vous lisez le mien régulièrement : «A sauts et à gambades».


Comme Dominique, je vais chercher de  toutes mes  forces, à vous faire lire «Aux frontières de l'Europe» , ce n'est pas par hasard que j'ai mis 5 coquillages au livre de Paolo Rumiz , il fait parti des livres que je n'oublierai pas et que j'ai traîné partout pendant 15 jours.

J'ai retenu mon envie de le dévorer à toute vitesse car je ne voulais pas le finir, je l'ai dégusté tout doucement.


Ce voyage à travers l'Europe d'aujourd'hui me semble le complément indispensable au voyage historique de Geert Mark «Voyage d'un Européen à travers le XX° siècle».

Il s'agit, ici, d'un état actuel d'un lieu bien particulier de  l'Europe et qui , sans doute, prévoit un peu notre avenir .


Je rappelle le projet de Paolo Rumiz : voyager le long des frontières de la communauté européenne avec la Russie et les pays qui ne font pas partie de cette communauté.

Il voyage le plus possible avec le train ou les bus locaux , il est donc au cœur des populations.


Il a la chance d'être accompagnée d'une Monika qui parle le Russe et le Polonais.
Au passage , Monika est photographe et j'aurais aimé voir les photos de cette femme qui sait si bien se faire accepter de tout le monde .

Si quelqu'un sait où on peut voir ses photos qu'on me le dise.


La langue est absolument merveilleuse , un peu précieuse par moment et j'ai dû plusieurs fois ouvrir mon dictionnaire pour  vérifier le sens de mots que je connais plus ou moins sans jamais les utiliser (Aèdes, marmoréen, thaumaturge, hiératisme....).
Je pense qu'en italien ce sont des mots plus communément utilisés (heureux peuple!) et j ai constaté encore une fois que cette langue  est agréable même traduite en français.


Mais la langue ce n'est pas que la qualité de style, c'est aussi la capacité  faite naître des images dans l'imaginaire du lecteur.


Vous n'oublierez pas la chaleur avec laquelle nos deux voyageurs sont, parfois, reçus dans les endroits les plus reculés et aussi la violence de certaines villes.

Il raconte un passage à tabac qui m'a fait peur et a produit chez moi les mêmes effets de terreur que les images les plus violentes du cinéma.


La scène de la fouille par les policiers polonais du train venant de Russie est extraordinaire de drôlerie et on peut facilement se la représenter.

On rit souvent et on aime l'humanité , car Paolo Rumiz aime les hommes même quand ils sont écrasés méprisés , dans les pires conditions ils arrivent à vivre grâce à l'humour et la chaleur humaine.

Si ce n'est pas un livre sur le passé , on y lit quand même les traces que les deux horreurs du XX° siècle ont laissé dans ces régions: la disparition de la population juive et les déplacements de populations pour en contrôler d'autres.

 

Pauvres Russes qui vivent en Estonie , sont-ils vraiment responsables de la folie impérialiste de Staline?

 

J' ai bien aimé aussi qu'il connaisse Ryszard Kapuscinski, autre auteur que j'ai découvert grâce à Dominique , je suis une inconditionnelle d’Ébène. Il y a une communauté de regard entre ces deux auteurs. Avec un côté latin chez Paolo Rumiz qui fait une grande partie de son charme, surtout quand il se confronte à la réserve des gens du grand nord.


À lire et relire , c est un livre qui charme , fait réfléchir et  fait aussi,comprendre le plaisir du voyage.

 

Citations :


Une jolie phrase sur sa ville :



Filons , filons , une voile et c'est parti ; une ville qui sert uniquement d'embarcadère, de point de départ. Un aperçu, une balustrade vers d'autres horizons.


Triestre sa ville d'origine:


Je viens d'une terre de mer, de rocs et de vent . Pour moi, c'est plutôt une base qu'une ville,Trieste , agrippée à l'extrémité septentrionale de la mer Méditerranée, est mon refuge , un lieu que Dieu se complaît de temps en temps à touiller avec sa grande louche , déchaînant une tempête d'air et d'eau que l'on appelle la "Bora" , un vent furieux qui souffle de la terre. 

 

Les sourire des finlandais:


En Finlande on parle peu et on sourit encore moins . Ce peuple de bûcherons timides vit dans la terreur de voir quelqu'un lui sourire , car alors le savoir-vivre l'obligera à sortir de son cocon pour répondre à ce signal.


Le silence des Norvégiens:

 
Quand je sors dans le couloir , j'aperçois une dizaine de Norvégiens qui dégustent  leur café dans un silence claustral ; on se croirait dans le réfectoire d'un monastère , avant la messe du soir. Je suis obligé de prêter l'oreille pour discerner un murmure de confessionnal. Alors , uniquement pour rompre cette glace de l'âme et mettre les gens dans l'embarras, je lance un bonjour retentissant á la cantonade et je me régale  de voir tous ces yeux inquiets se lever à contrecoeur de l'assiette de poisson , d’œufs et d'oignons pour répondre par un signe au nouvel arrivant.   

 

Les blessures de la terre à Montchegorsk :


J'ai à mes pieds quelque chose d'inouï: une nature sans défense dans son extrême douceur, impitoyablement violée , vérolée de mines comme autant de pustules d'acné sur la peau d'un adolescent.


Les intolérances religieuses :


De ce voyage vertical , ce qui ressort clairement , c'est que le catholicisme et le protestantisme vivent dans le confort a l'arrière , alors que c'est l'orthodoxie qui tient la ligne .... J'entends encore le patriarche de Constantinople , dans son bureau , sous le portrait de Mustafa Kemal Ataturk , murmurer des propos de coexistence , pendant que le hurlement du muezzin , du Bosphore  à sainte Sophie , annihilait tout autre bruit pour la prière du soir. Une compétition acoustique sans espoir 

 

En Bachkirie (ça existe!! j'ai découvert que je ne connaissais pas la moitié des pays ou région dont il parle, cette région je m'en souviendrai si vous prononcer à haute voix ce nom vous verrez pourquoi!)

Définition de l'ours par un apiculteur ( je rappelle que Dinard a choisi l'Ours comme symbole et que la future médiathèque s’appellera : l'ours)


L'ours , dit-il, c'est un si grand nombre d'animaux en un seul . Comme un lion, il terrasse des mammifères plus grands que lui; comme n'importe quel ruminant , il saccage les récoltes; il vole le raisin et les fruits comme un singe; il picore les baies comme un merle ; il fait des razzias dans les fourmilières et les ruches comme un pivert; il déterre  les tubercules  et les larves comme un cochon; il attrape les poissons avec la dextérité de la loutre. Et il mange le miel comme l'homme 

 

 

Le passé de l'Italie:


L'Italie s'entête à faire semblant de ne jamais avoir été fasciste et d'avoir gagné la guerre. Et pourtant , elle l'a été fasciste , et pas qu'un peu ; et elle a perdu la guerre, justement dans ma région.... Je vous en prie ne me parlez pas , des "braves gens d'Italie" , parce que moi j'habite à Trieste que Mussolini a proclamé les lois raciales contre les juifs , et ce choix infâme a eu son prélude  une vingtaine d'années auparavant , avec l'écrasement politique , économique et linguistique de la vaste communauté slovène. Je sais que pendant la guerre , il n'y eut pas seulement des camps d'extermination nazis , mais aussi des camps de concentration dirigés par le parti fasciste , avec des milliers de morts de faim et de froid.


Le silence des Estoniens:


Autour d'une petite table , une famille consomme un bref repas , sans échanger un seul mot. Je commence à comprendre Adamov . C'est vrai que c'est impossible d'apprendre la langue d'un peuple qui passe son temps à se taire.


La Pologne et la religion catholique :

 

 

Nous approchons de la Pologne , terre de Woytila , et le Vatican fait déjà figure de gigantesque agence de voyage , de multinationale du pèlerinage , avec des filiales dans le monde entier

 

En Pologne, Paoli Rumiz évoque un auteur que j'ai adoré Ryzsard Kapuscinski:   

Il y a aussi le magasin de cartes géographiques de la rue Jean-Paul II , où le plus beau spectacle , m'a dit Ryzsard Kapuscinski , un jour de neige où nous nous étions réfugiés à l'intérieur était de voir les "gens affamés de monde" se repaître parmi les rayonnages.

 

En Ukraine, les émigrés qui ont fait fortune ailleurs:


Il nous fait traverser une vallée magnifique , parsemée de maisons d'émigrants qui ont réussi , mais ce sont des maisons de cauchemar , des petits châteaux forts médiévaux, avec des tours coiffées de tuile en plastique bleu . Disneyland est l'idéal esthétique de l'Ukraine indépendante.

 

Retour vers l’Europe occidentale ou comment la salade César devient un signe de reconnaissance :

Á l'hôtel , la langue anglaise refait son apparition , la langouste et la Caresar'salad ont repris place dans le menu , et je ne parle pas de l'air conditionné, bien entendu

 

 

On en parle chez Dominique bien sûr etdans le "Carnet de Voyage de Myriam"

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 20:28

 

 

 

 

 

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgDepuis "Farrago" de Yann Appery, j'ai un faible pour le Goncourt des  lycéens.

Ceux de 2012 ont eu le bon goût de couronner un roman qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout.

 

Joël Dicker a une imagination très féconde, il nous entraîne à la fois dans une enquête policière et dans les méandres de la création littéraire.

Son personnage principal,  écrivain en panne d'inspiration, est relancé sans cesse par un éditeur qui a un sens aiguë du commerce et du marketing.


 

Marcus Goldman,  auteur d'un premier roman à succès,  vole au secours de son ancien professeur accusé du meurtre d'une jeune fille qui a eu lieu 33 ans auparavant.


Il faut aller jusqu'à la dernière page (la 665!) pour que chaque morceau du puzzle de cette enquête soit à la bonne place.

Au fil des pages, nous aurons découvert le monde de l'édition américain ( mais je ne suis pas persuadée que ce soit différent ailleurs!), la vie dans une petite ville et sa police, nous aurons suivi l'évolution psychologique d'un jeune prétentieux qui gâche son talent dans la facilité et nous aurons été confrontés à  la difficulté de l'écriture.


Aucun personnage n'est caricatural, je pense par exemple à Tamara la mère de Jenny, elle aurait pu n'être que cette mère américaine stupide qui veut absolument «caser» sa fille à la gloire littéraire locale .On apprendra que derrière cette virago qui rabroue son mari à la moindre occasion se cache une femme amoureuse qui va voir en cachette un psychiatre pour comprendre ses conduites sans parvenir , pour autant, à les modifier.

 

Cet auteur sait manier le suspens et l'humour - j'ai beaucoup ri aux différents coups de fil de la mère du personnage principal – et surtout intéresser son lecteur.

Je trouve dommage d'en raconter davantage car un des charme de ce livre tient à son suspens que je voudrais vous laisser découvrir.

Ce n'est sans doute pas de la grande littérature ( je  me demande où elle se cache cette fameuse «grande littérature»), mais c'est un excellent divertissement que je verrai très bien adapté au cinéma .

 

 

Citations :

 

Une leçon de vie:

Le philosophe Sénèque avait déjà expérimenté cette pénible situation : où que fuyiez , vos problèmes s'invitent dans vos bagages et vous suivent partout.

 

 

La gloire aujourd'hui:


...Je compris que la gloire était éphémère. Elle était une gorgone affamée  et ceux qui ne la nourrissaient pas se voyaient rapidement remplacés ...


 

 Le racisme ordinaire:

 

 

Soudain , une angoisse la saisit :beaucoup de grands écrivains étaient juifs . Et si Quebert était un Juif? Quelle horreur! Peut-être même un juif socialiste ! Elle regretta que les Juifs puissent être blancs de peau parce que cela les rendait invisibles. Au moins , les noirs avaient l'honnêteté d'être noirs, pour qu'on puisse les identifier clairement.



Le monde virtuel :


Sur mon compte Facebook , je passais en revue la liste de mes milliers d'amis virtuels ; il n'y en avait pas un que je puisse appeler pour aller boire une bière.

 

 

 

Le monde de l’édition:


Le monde des livres était passé du noble art de l'imprimerie à la folie capitaliste du XXI siècle ,que désormais un livre devait être écrit pour être vendu ,que pour vendre un livre il fallait qu'on en parle , et que pour qu'on en parle il fallait s'approprier un espace qui, si on ne le prenait pas soi même par la force , serait pris par les autres. Manger ou être mangé .


Jolie phrase:


Après la gloire , il y a d'autres gloires . Après l'argent, il y a encore de l'argent. Mais après l'amour , il n'y a plus que le sel des larmes.

On en parle.....

chez Kitty la mouette

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:33

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http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgMerci,merci à Hèlène ce livre était dans son Tag - au passage j'aimerais que quelqu'un m'explique tous les sens de ce mot encore mystérieux pour moi-  elle parlait de ce livre comme d'un petit bijou .
Je suis entièrement d'accord , depuis il ne me quitte plus .
Je le lis et relis .
Pourtant, d'habitude, je ne suis pas  fan des nouvelles , mais ce recueil constitue un tout.


On a l'impression de passer du coq à l'âne mais non, ce sont bien toutes les facettes des comportements humains qui sont réunis sans pour autant les mettre dans le lien d 'un roman.


On rit,  sourit ,on est ému .
On est dans le trivial, puis dans le poétique , je me suis tout de suite sentie bien .
J'ai un petit faible pour le texte qu'il a appelé "dix huit ans"
Il explique à son fils comment il a aimé sa femme , je trouve que c'est compliqué d'écrire aujourd'hui des sentiments profonds sans faire cucul : David Thomas y parvient .


J'ai aimé l'alternance homme femme et les changements de ton.


Je suppose que j'arrive après tout le monde et que vous l'avez déjà lu , si ce n'est pas le cas, précipitez vous et racontez moi.
J'ai beaucoup hésité à mettre des citations . J'ai eu envie de recopier une nouvelle mais c'est trahir ce recueil tant chaque texte est différent du suivant


Citations :
La colere du mec délaissé 
"Conne"
Je ne vois pas ce qu'il y a de plus déprimant que de se dire qu'on a aimé une conne. Pas une idiote , hein, une conne . Une qui a une petite âme. Une qui s'la  pête  qui prend son joli minois pour la Joconde . Une qui prend de haut , tellement elle se sent basse d'avoir merdouillé et de s'être pris les tapis pour expliquer qu'elle ne t aime plus et qu'elle a besoin de changer d'air

Leçon d'amour à son fils :


"dix huit ans "


Prends ton temps petit bonhomme, ne te précipite pas sur le bonheur , laisse-lui du champ , donne-lui le temps de t'approcher,contiens-toi, sois juste là. Offre à cette fille le temps de te rejoindre.

Une lecon de vie:
Ne me retire pas l'idée , aussi incertaine soit-elle , que s'aventurer est toujours plus vivifiant que se contenir , que ce qui s'élance a plus de grâce que ce qui se ramasse. Un jour qui se lève , aussi merdique soit-il , même en novembre , même par temps de pluie , est toujours plus prometteur qu'un soir de juin qui a tout dit .

 

 

On en parle:

Biblioblog 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:45

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Quel diable d'homme ce Bill Bryson!
Il a réussi à me passionner pendant 579 pages pour des questions scientifiques qui en règle générale m'ennuient, car je n'y comprends rien.
Je ne sais pas si je suis plus savante aujourd'hui , j'ai en tête quelques idées sur la formation de la terre , l'importance du soleil de la lune et du  noyau  de la terre .
Je suis stupéfaite  de tout ce qu'on sait sur des organismes si petits que je n'arrive pas à les imaginer.
J'ai été très amusée par toutes les querelles d'écoles des différents scientifiques , Bill Bryson raconte tout cela avec son humour si particulier . Cette façon irrespectueuse et drôle de raconter les débats les plus sérieux qui ont agité l'homme  depuis qu'il a voulu comprendre la vie sur terre est pour beaucoup dans mon plaisir à lire ce roman. 
Je sais que ce livre plaira à toutes celles et tous ceux qui comme moi sont curieux des questions scientifiques mais rebutés par le langage trop savant.   
L'idée que je garderai une fois le livre rangé en bonne place dans ma bibliothèque c'est que la vie sur terre est un tel prodige et le fruit d'un tel hasard que l'on devrait tout faire pour la protéger .
C'est sans doute encore une idée trop "angélique" mais je l'ai ressentie avec force tout au long de ce livre. 

 

 

Citations :

 

 

Des idées difficiles à comprendre:

De tous les concepts de la théorie générale de la relativité , le plus difficile  à saisir pour nous est celui que le temps fait partie de l'espace . Notre instinct nous dit que le temps est éternel , absolu, immuable - que rien ne peut troubler son écoulement régulier. Or selon Einstein , le temps est variable et toujours changeant . Il a même une forme . Il est lié - "dans une trame inextricable" selon l'expression de Hawking - aux trois dimensions de l'espace dans une dimension bizarre appelée l'espace-temps.   

 

 

Une idee bien sympathique et un sourire  :


Chacun de vos atomes est probablement passé par plusieurs étoiles et a fait partie de millions d'organismes avant d'arriver jusqu'à  vous. Nous sommes si chargés atomiquement et si vigoureusement recyclés à notre mort qu'un nombre significatif de nos atomes -jusqu'à un milliard pour chacun d'entre nous, selon certains- a sans doute appartenu un jour à Shakespeare. Un autre milliard nous est venu respectivement de Bouddha , Gengis Khan et Beethoven , ou tout autre figure historique de votre choix. (Il faut , semble-t-il , des personnages assez éloignés dans l'Histoire, car les atomes mettent quelques décennies à se redistribuer; si fort que vous le désiriez,vous n'êtes pas encore recyclé en Elvis  Presley).

 

 Avec le sourire on lit plus facilement un livre sérieux :


Les physiciens affichent un dédain notoire pour les scientifiques des autres domaines . Quand l'épouse d'un grand physicien autrichien Wolgang Pauli le quitta pour un chimiste, il en resta comme deux ronds de flan. " Elle aurait pris un toréador , j'aurais compris, confia-t-il à un ami. Mais un chimiste ...."

 


La resistance aux idees nouvelles:

Cela restait une proposition radicale pour l'époque et elle fut extrêmement critiquée , surtout aux États-Unis , où la resistance à la dérive des continents persista plus longtemps qu'ailleurs . Un critique se plaignit , le plus sérieusement du monde , qu'avec des arguments aussi clairs et convaincants Holmes puisse induire les étudiants à les croire. 


Apprendre en s'amusant :


Demandez à un géochimiste comment fonctionne ce genre d'engin , et il se lancera dans des histoires d'abondance isotopique et de niveaux d'ionisation avec un enthousiasme plus sympathique. Que compréhensible. Pour nous résumer , la machine , en bombardant un échantillon de roche de jets d'atomes chargés , parvient à détecter de subtiles différences dans les niveaux de plomb et d'uranium des zircons , d'où l'on peut déduire avec précision  l'âge de la roche. Bob m expliqua qu'il faut dix sept minutes pour lire un zircon, et qu'il faut en lire des douzaines par fragment pour obtenir des données fiables. En pratique , toute l'affaire semble aussi répétitive et aussi excitante qu'une expédition au lavomatic, mais Bob avait l'air très heureux - ce qui est souvent le cas des gens de Nouvelle-Zélande. 

 


Une anecdote de celle dont on se souvient:

Ce n'est sans doute pas une bonne idée de s'intéresser de trop près à ses microbes. Louis Pasteur en était à ce point obséder qu'il en vint à examiner á la loupe chaque plat que l'on posait devant lui - habitude qui ne dut pas lui valoir d'être.  Souvent réinvité à dîner

 

Les mots de la fin :


Les hommes modernes n'occupent que 0,001 pour cent de l'histoire de la Terre- à peine un souffle- mais même une existence aussi brève a exigé une succession infinie de heureux hasards.
Nous n'en sommes qu'au tout début . L'astuce consiste à s'assurer que nous n'en verrons jamais la fin .
Et, à coup sûr , cela va exiger de nous bien autre chose que de simples coups de chance. 

 

 

On en parle ....

Un blog que je ne connaissais  pas : Urbanbike

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:50

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/racine/film/monsieur-lazhar-2658949/42776501-6-fre-FR/Monsieur-Lazhar_portrait_w193h257.jpg

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpgAprès la déception de «cherchez Hortense» et un plaisir en mi-teinte «Du vent dans mes mollets» et avant mon festival préféré (LE festival du film britannique)

Voici un film que je recommande à toutes et à tous.

Brièvement voici l 'histoire : un réfugié algérien se retrouve instituteur dans une école du Québec où une enseignante s'est donné la mort.

Cela permet au cinéaste , de traiter à la fois des problèmes éternels : les enfants confrontés à la mort , et les drames du monde actuel.

Philippe Falardeau est un grand cinéaste.
J'ai eu la gorge nouée lorsque Lazhar, lors de sa demande pour obtenir le droit d 'asile, est obligé de raconter la tragédie qui l'a obligé à fuir l Algérie.
J 'ai ressenti la même chose lorsque le petit Simon laisse éclater le poids qui l’empêche de vivre depuis le suicide de sa maîtresse.
Ce sont les deux moments forts du film, mais tout le reste sonne juste. Les personnages secondaires sont bien traités, rien n'est laissé au hasard ni à la caricature facile.

Par exemple, le prof de gym au sifflet , n'est pas l'abruti de service qu'il semble être à première vue. C'est lui qui apporte une remarque qui sous-tend tout le film: à force de ne pas vouloir toucher les enfants, de peur d'avoir des gestes ambigus , les enfants deviennent des «dangers radio-actifs», les enseignants s'interdisent tout geste naturel et cela peut entraîner des catastrophes.

La musique est superbe et les images du Québec n'ont rien de «romantiques» mais elles doivent être très proches de la réalité.

C'est un film qui me trotte dans la tête et je sais que vais aller le revoir , rien que pour entendre à nouveau Fellag lire sa fable de la fin du film.

Allez-y et racontez moi

 

On en parle:


les bottines rouges

 

Bande annonce:

Musique du film

 


 
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 13:53

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Traduit de l'anglais par Christiane et David ELLIS

 

Je pense que Dominique avait encore raison , quand on a pris le virus Bill Bryson,  on va au bout de son plaisir et on lit tout ce qu'il a écrit.

J'ai de nouveau été séduite par « Motel Blues » , c'est drôle et profond à la fois.
C'est remarquablement traduit, mais j'observe qu'il a fallu qu'un couple s'y mette , sans doute une femme d'origine française et un homme de langue anglaise.
Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine que, même s'ils ont beaucoup travaillé , ils ont dû aussi beaucoup s'amuser, pour nous offrir toute la saveur de l'humour de ce grand observateur des comportements humains.
J'ai aimé la tendresse qui l'attache à son père un peu radin, mais qui a su faire aimer la vie à ses enfants .


Avec Bill Bryson nous partons donc à travers ce vaste , très vaste pays.

 

 

Je conseille ce livre à toutes celles et tous ceux qui veulent faire du tourisme aux USA, c'est vraiment un pays immense , capable du meilleur comme du pire.
Les états peuvent être très différents des uns des autres mais il faut toujours avaler au minimum 300 kilomètres pour aller d'un point à un autre.

Certains lieux touristiques sont à fuir absolument, en particulier ceux des réserves indiennes .

Les village reconstitués peuvent avoir du charme mais cachent mal qu'aux États-Unis, peu de choses sont faites pour conserver le patrimoine . On a l'impression parfois d'aller d'une zone semi industrielle à une zone commerciale en passant par des échangeurs d'autoroutes complètement surréalistes.
C'est avec une grand tristesse que je constate que l 'approche de toutes les villes françaises sont devenues aussi impersonnelles que ce qu'il nous décrit aux USA en 1989.
Nos centres villes sont restés encore très vivants mais pour combien de temps encore?

 

C'est aussi l'intérêt de ce livre , il permet d'observer la civilisation américaine et je l'espère éviter ses excès.

 

 

Citations:

 

le racisme:

Cette remarque m a fait penser la Bretagne où on se félicite de n’être pas raciste :

Les Sudistes détestent cordialement les Noirs et pourtant ils semblent cohabiter avec eux sans problème , tandis qu'au Nord , les gens n'ont rien en générale contre les Noirs , les considèrent même comme des êtres humains dignes de respect et sont même prêts à leur souhaiter bonne chance dans la vie , mais désirent surtout ne pas avoir à les fréquenter de trop près.

 

 

Les abord des villes aux USA en 1989 , les nôtres, aujourd'hui, sont elles différentes?:

 

De nos jours , une ville si modeste soit-elle, a deux ou trois kilomètres de restoroutes, de motels,d'entrepôts à prix discount,de centres commerciaux - tous surmontés d'enseignes mobiles d'une dizaine de mètres et accompagnés de parking de la taille des Ardennes.

 

L'architecture hôtelière américaine (hélas, on pourrait dire la même chose pour la France aujourd'hui):

Au bout de la rue , il y a le nouvel hôtel Hyatt Regency qui vous flanque instantanément la déprime. Ses formes massives en béton appartiennent visiblement à l'école d'architecture tendance "on n'en a rien à foutre" que les chaînes hôtelières américaines ont en prédilection.

 

Le touriste de base américaine en camping car :

Voilà, hélas, comment de nos jours beaucoup de gens passent leurs vacances. Cela consiste avant tout à ne pas s'exposer au moindre moment d'inconfort ou de désagrément , voire même, dans la mesure du possible , à éviter de respirer l'air pur. Quand l'envie de voyager vous prend, vous vous enfermez dans un luxueuse boite de 13 tonnes , vous parcourez 700 kilomètres hermétiquement protégés contre les éléments naturels, et vous vous arrêtez dans un camping où vous vous vous précipitez pour brancher l'eau et l'électricité afin de ne pas être privé un seul instant , d'air conditionné, de machine à laver la vaisselle ou de four à micro-ondes.

 

et au Yosemite ...


Mais Yosemite fut une déconvenue monumentale . Ce que vous apercevez en premier c'est la vallée d'"El Capitan" avec ses montagnes imposantes et ses cascades blanches qui se déversent à des centaines de mètres sur les prairies du bas. Vous vous dites alors que vous êtes sans doute passé dans l'au delà et que vous vous trouvez au Paradis. Puis vous continuez et vous descendez à Yosemite Village et vous vous rendez compte que si effectivement vous êtes au paradis, vous allez  passer le reste de l'éternité au milie d'une horrible bande de touristes obèse en bermuda.

 

Bravo pour la traduction
Humour sur l'accent du sud des États-Unis:

Mais à ce moment-là , la serveuse arriva et me dit:
"Tu veux voir mon minou sans t'géner, chéri?"
Et je compris que c'était hors de question. Je ne comprenais pas un traître mot de ce que les gens me disaient. Ils auraient tout aussi bien pu me parler chinois. Il nous fallut de longues minutes et force gesticulations du couteau et de la fourchette pour rétablir ce que la serveuse avait vraiment dit:
"Tu veux voir le menu du p'tit déjeuner , chéri?".

 

Les villages reconstitués:


On se trouve partout confronté de manière exaspérante à des détails qui font pastiche. Autour de l'église paroissiale de Burton, les pierres tombales sont visiblement des imitations ou, en tout cas , les inscriptions sont toutes récentes. Rockefeller ou un autre gros bonnet, a sans doute été déçu de constater qu'après deux siècles de plein air les pierres tombales deviennent invisibles . Si bien que maintenant les inscriptions sont neuves et bien taillées, comme si on les avait gravées la semaine passée , ce qui est peut-être le cas.

 

Humour :

Ce mémorial est tout à fait ce qu'on imagine : Lincoln y est assis dans son grand fauteuil , l'air noble mais affable. Il avait un pigeon sur la tête . Il en a toujours un. Sans doute le pigeon pense-t-il qu'on vient tous les jours pour le regarder.

 

Les routes :

A Boston , le système routier est absolument fou. Il visiblement été conçu par quelqu'un qui a passé son enfance à mettre en scène des accidents avec son train électrique . Tous les cent mètres , la voie que je suivais disparaissait et d'autre voies venaient s'y ajouter de la droite ou de la gauche , parfois même des deux côtés à la fois . Ce n'était pas un réseau routier, c'était de l'hystérie á quatre roues.

 

 

Une citation pour mon frère forestier:


Le séquoia est un arbre laid . Il n'en finit pas de s'élever mais ses branches sont rares et courtaudes , ce qui lui donne un air idiot : c'est le genre d'arbre que dessine un gosse de trois ans

 

Éclat de rire
Et encore un petit plaisir de la vie que l'appareil numérique nous a enlevé ...



Les Allemands sont arrivés , aussi déplaisant et antipathiques que savent l'être des adolescents , et ils m ont privé de mon arbre . Ils ont grimpé sur la clôture et commencé à prendre des photos . J'ai pris un plaisir mesquin à me mettre devant le type qui tenait l'appareil à chaque fois qu'il appuyait sur l'obturateur, mais c'est une activité qui ne vous distrait pas éternellement , même quand il s'agit d'Allemand. .

 

On en parle …..

Chez Keisha, par exemple

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