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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:04


Je ne sais pas pourquoi, j'ai  tardé à mettre sur mon blog ce livre qui a ravi mon été. J'en ai tant parlé autour de moi et son succès est tel,  que je peux imaginer que tout le monde l'a lu.
C'est un petit bijou , un vrai plaisir de lecture.
(Merci Michèle de me l'avoir conseillé.)

Dans ce un roman épistolaire, on suit les amours de la narratrice, Juliet Asthon,  et ses démêlés avec  le monde de l’édition. Cette femme a vécu la guerre à Londres et va  se passionner pour Guernesey et une certaine Elizabeth.
 Le livre nous permet de découvrir  l’occupation allemande à Guernesey, je pense que peu de lecteurs connaissaient la souffrance des habitants de cette île.

  C'est un très bon roman . Un petit bémol : la dernière lettre et le happy-end.

 Le charme du livre tient au fait que chaque lettre révèle une personnalité différente. Certains personnages sont très émouvants  et traversent de véritables tragédies, d'autres nous font sourire à cause de leur étroitesse d'esprit.

Pour l'instant, tous ceux qui ont lu ce roman l'ont apprécié. 

 

site où on parle de ce livre

 

De très nombreux sites en parlent, en voici un au hasard avec un jugement un peu moins positif que le mien :

 

http://sybilline.canalblog.com/archives/schaffer_mary_ann__et_barrows_annie_/index.html

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 19:22



J’ai ri et en rit encore, c’est plus qu’un coup de cœur c’est le coup de cœur des coups  de cœurs et toutes mes amies de notre club de lecture étaient bien d'accord avec moi.

Tout est parfait dans ce livre l’écriture la structure romanesque et la galerie des portraits.

Un noir du Congo raconte sa vie et sa séparation avec la mère de sa petite fille dans le Paris d’aujourd’hui.

Le style de Mabanckou est vraiment savoureux, j'aurais pu tout recopier , il faut lire de toute urgence ce livre, et comme moi je suppose que vous n'oublierez pas le "fessologue" de sitôt !


 

Citations

 ..ce groupe fait la pluie diluvienne et le beau temps là-bas... C’est pour ça qu’à la différence de notre Arabe du coin, moi je respecte les Chinois et les Pakistanais. Ce sont de braves types à qui on colle injustement la mauvaise réputation qu’ils se démènent ou restent cois alors qu’ils ne font de mal à personne….

Le jour on inventera des tams-tams sans bruit, beaucoup de vieux nègres perdront leur raison de vivre…

 

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 16:44




L’écriture est extraordinaire, j’ai été envoutée par ce livre, on retrouve l’Espagne du début du 20° siècle, ses violences, l’obscurantisme, les croyances religieuses et la condition des femmes. On pourrait avoir un livre aux accents complètement désespérés les histoires sont toutes plus tragiques les unes que les autres (par exemple « l’ogre » qui viole et tue des enfants) mais grâce au style de Carole Martinez, on peut tout lire, ce qui ne veut pas dire tout accepter. C’est vraiment un beau livre que j'ai découvert grâce à mon club de lecture et qui depuis a gagné neuf prix littéraires.



Citations

 Un dimanche, la mère surprit ces œillades et, de retour chez elle, la jeune fille fut giflée.

- Tes yeux ne doivent voir que le padre! Hurla Francisa.

- Pourquoi ? lui demanda la future fiancée.

- Parce qu'il porte des jupes, continua sa mère en larmes. Si quelqu'un surprend ton manège, on te prendra pour une fille perdue, on ira raconter que tu te donnes, que tu écartes les jambes quand on te paye et alors plus personne ne voudra de toi. Pense à la grand Lucia qu'on couche dans tous les buissons, qu'elle le veuille ou non, tout ça parce qu'on l'a vue se retourner pendant la messe vers celui auquel on l'avait promise.



La Maria privilégiait l'hygiène, la Blanca, la magie. L'une représentait l’avenir, la science; l'autre le passé et ses forces obscures bientôt oubliées. Situées chacune à un bout du temps, en regard de part et d'autres du moment présent, ces deux femmes ne se parlaient jamais directement. Seule l'une des deux était présente lors d'un accouchement. Pourtant, quand la chose se présentait mal, elle faisait appeler l'autre. Alors, sans s'adresser un mot, les deux femmes agissaient de concert et il était bien rare qu'elles ne sauvent pas la mère, car toutes les deux contrairement à un bon nombre de celles qui les avaient précédées, faisaient passer la vie de la femme avant celle de son enfant et c'était sans doute sur cet accord silencieux que se fondait leur entente.

Cette fois, elle ferma les volets, couvrit le miroir, ce piège à âmes, arrêta l’horloge … Elle venait faire un mort.

 

En cousant les linceuls, on regretta le curé et l’église. Les maigres discours des anarchistes loqueteux ne valaient pas la pourpre des rituels catholiques, ils ne pouvaient promettre à ces hommes tombés pour la cause le moindre au-delà ! Les adieux prenaient un caractère définitif et dérisoire.

 

Depuis le premier soir et le premier matin, depuis la Genèse et le début des livres, le masculin couche avec l’Histoire. Mais il est d’autres récits. Des récits souterrains transmis dans le secret des femmes, des contes enfouis dans l’oreille des filles…….Ce qui n’a jamais été écrit est féminin.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:17


Très beau livre et il m’a obligée à lire lentement, cela signifie que  le  livre  me passionne autant pour son histoire que son écriture. On y lit  la difficulté de « sur »vivre au Bengladesh. Beaucoup de thèmes sont abordés avec une grande délicatesse, la protection de la nature, les rapports dans le couple  et  la violence des conflits  dans  cette région où les populations sont parfois à la limite de la survie. La description du raz de marée est absolument saisissante. Le mélange des mythes et des faits naturels est très intéressant. Pour une fois, dans un récit à propos de l’Inde les castes et les religions sont au second plan, et on y retrouve donc les valeurs d’humanité commune à toutes les civilisations.

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 07:47


Très bon roman, et là franchement le frontière entre
livre pour ado et adulte disparaît. J’ai beaucoup apprécié aussi le site consacré au livre

http://letempsdesmiracles.bondoux.net/

C’est un véritable prolongement du livre.

Beaucoup d’humour, d’amour  de tragédies et de désespoirs dans la fuite de cette femme à travers le Caucase. L’enfant arrivera en France, elle non.
Toute l’horreur de notre monde actuel est très bi
en racontée dans ce petit roman.

Lorsque les deux enfants Prudence du Libérai et Koumaïl-Blaise du Caucase font un concours des horreurs  qu’ils ont déjà vécus, on revoit sans peine toutes les images qui hantent nos mémoires d’aujourd’hui.

Comme beaucoup de livres avec un itinéraire à parcourir l’intensité parfois décroit, mais il y a des moments inoubliables : l’immeuble, la décharge.

La fin est terrible, on se demande comment  va faire le héros  pour continuer à vivre. C’est aussi un livre sur l’amour maternel.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 07:49


J'ai tout simplement adoré ce livre ,pourtant je ne suis pas une passionnée de la nature , et l’auteur y raconte avec minutie ses observations sur les plantes, les insectes et les animaux. Elle raconte très bien et au-delà de on sent tout les efforts qu’elle a dû faire pour vivre seule. Je la comprends trop bien : il a fallu qu’elle prenne racine.
Au milieu des observations animales on trouve des petites notes sur les humains et les humaines qui m’ont beaucoup touchée.
En particulier sur la solitude des femmes « d’un certain âge »


Citations
Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses.

sites qui  en ont parlé

http://www.ratsdebiblio.net/hubbellsue.html


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 15:30



Livre passionnant que je lis, relis , prête, offre avec le même succès depuis 2 ans.

Le principe du livre est simple, l’écrivain journaliste part en 1999 retrouver les traces du siècle.

Chaque mois de son voyage, il traite un moment de l’Europe, par exemple :Janvier 1999 il va chercher les traces de 1900 à 1914 à Paris l’affaire Dreyfus, puis  en  Grande Bretagne l’enterrement de la reine Victoria ….

C’est passionnant car il s’oblige ainsi, à décaler son point de vue suivant le pays où il est pour des évènements qui concerneront l’ensemble de l’Europe.

Comme j’ai une formation de française et que lui est hollandais son regard m’a semblé très novateur, j’ai eu l’impression de revisiter toute l’histoire et de mieux la comprendre. Le livre est long mais comme il s’arrête de mois en mois on peut le laisser et le reprendre sans  être perdu.

 

Citation

Freud obtint l'autorisation de quitter la ville dans laquelle il avait vécu depuis sa prime jeunesse. Il partit à Londres, où il allait mourir un peu plus d'un an après. Avant son départ, les nazis exigèrent du patricien mondialement connu une déclaration écrite certifiant qu'il avait été parfaitement bien traité. Freud signa sans sourciller et n'ajouta qu'une phrase :"Je peux cordialement recommander la Gestapo à tous".

 

Nulle part ailleurs (qu'à la télévision suédoise) je n'ai eu l'occasion de voir cinq acteurs rester si longtemps muets et immobiles à l'écran . Ils devaient être en train de se bouffer le nez je pense.


Sabino de Arena fondateur du mouvement indépendantiste basque (avait évoqué dans sa dernière pièce "libe" le destin d’une femme préférant mourir plutôt que d’épouser un espagnol) prit pour épouse une jeune paysanne, uniquement à cause de la « pureté » de son sang. Après sa mort, elle eut tôt fait de se trouver un mari … un agent de police espagnol.


En 1954, les Français ont torpillé le plan de Communauté européenne qu'ils avaient eux-mêmes conçus.

 

Jusqu'en 1968, la majorité des garçons étaient encore en vestes et portaient les cheveux courts, la prédominance des pulls, des barbes ou des moustaches, et des longues chevelures ne cessa ensuite de se renforcer. Le caftan de berger afghan, doublé de fourrure, était très apprécié, été comme hiver.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 17:22



J’ai commencé ce roman avec amusement, persuadée que je n’y trouverai qu’un intérêt modéré. (Ma grand-mère me parlait toujours avec émotion de Madame Coty, c’était son idéal de femme, elle lui attribuait des pensées de compassion pour les pauvres gens – sans doute  à cause de la photo où elle sert de la soupe à son président de mari- et surtout Madame Coty était une bonne catholique). J'ai  beaucoup aimé le livre du petit fils de René Coty, il permet au lecteur de traverser  le siècle par petites touches et analyses assez fines de notre société. L’auteur s’y met en scène avec une honnêteté surprenante.

Je pense que mon intérêt vient aussi de la description d’Etretat ou plus d’un dinardais retrouvera des remarques qu’il se fait parfois sur notre « si » petit monde. Je sais que j’offrirai ce livre à des amis de Saint-Lunaire, Saint Briac  ou de Dinard. Son dernier chapitre sur le bain dans l’eau de la Manche m’a vraiment ravie.

Citations
Mais le rêve d’amour avait fait place au harcèlement mutuel qui occupe souvent les vieux couples

Chaque dimanche, après déjeuner, les paysans cauchois s’engouffrent dans leur voiture pour aller regarder la mer …tout le reste a changé : les cultivateurs habitent des maisons modernes, reconstruites à l’intérieur des anciennes cours plantées ; leurs bêtes engraissent dans des hangars en parpaings et leur fourrage est protégé par des bâches en plastique sous des piles de pneus

Abrégeons les préliminaires qui constituent, pour cette activité, le moment le plus pénible. Aucune douceur, aucune excitation, aucun frisson d’extase à espérer quand la première vague glacée vient lécher vos orteils. Elle semble plutôt là pour vous faire renoncer, en vous rappelant que, même par beau temps, la mer reste toujours aussi fraîche, très inférieure à la température du corps…… Certains courent aveuglément sur les galets, ils descendent la pente en poussant des cris et entrent dans l’eau comme des soldats de 14 se jetant sous la mitraille ; d’autres hésitent longuement et progressent, pas à pas, dans une relation masochiste avec l’élément
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 12:48


Henry Bauchau est à mon avis un écrivain majeur de notre  époque et j’apprécie toute son œuvre , c
e roman  me touche particulièrement .
Ce livre m’a perm
is de mieux comprendre l’enfant psychotique, le travail du thérapeute et la création artistique. Les trois thèmes se mêlent dans un laborieux mais superbe aboutissement d’une œuvre poétique et romanesque
La création du langage est vraiment étonnante.

Citations

  On était un enfant retardé par une maladie du cœur jusqu’à quatre ans. À l’hôpital Broussais on a été opéré et on a connu la terreur. Heureusement il y a un enfant bleu de sept ans qui a protégé ………………Parfois la vie devient plus clair, on est moins petit devant ceux qui font les mauvais coups mais souvent le démon est comme un ovni dans le ciel. Les gens se sorciérisent et les autobus hurlent dans les rues qui deviennent noires.


Vocabulaire du peuple du désastre

bagarrement baïonnetter Bazardifier
Bazarder
bazardement Bazarbouillis
bazarbouiller Bombardifier
bombardiser
bouilloniser brigandorangé bouillantonner Le catastrophié charabiacés
chauffagiser clocharder débilancolique Débilisé
Débiléfou
débilodélirant
désauvagé Détracté
Détractement
détractouiller déstructifié embalbutié emmerdoubler
ennuiable escarbarbouiller fabricole Gouille-gare Malheurifier
Le malheurifié
malheurisant
maragouiller médiouse orager pachacroute parlerie
rayonniser renversifier résucrrectifier révolvériser Sauvagé
sorciérisé
scandalifiant
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