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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:05

http://ecx.images-amazon.com/images/I/516MksLYWML._SL500_AA300_.jpg

 

Traduction Philippe Giraudon


 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg L’été, j’aime bien lire des bons  romans, un peu longs qui m’entraînent dans des univers différents du mien. Je n’aime pas trop les romans historiques, je traînais donc dans ma bibliothèque préférée (à Dinard) et la bibliothécaire, m’a proposé celui-ci, en me disant « ce n’est pas ton genre mais ça peut te plaire ».
Elle a gagné, je m’y suis plongée et je n’en suis sortie que quatre jours plus tard.
C’est un roman pastiche des romans Victoriens.

Tout y est : les bas fonds de Londres, la richesse et la décadence de la noblesse  anglaise, les histoires compliquées d’héritage et l’enfant que l’immonde oncle croyait avoir assassiné  et qui réapparaît. Et même le Happy End final. On a tous lu des histoires similaires dans son enfance ou adolescence.

Cela permet de soutenir l’intérêt du lecteur , car l'histoire est  touffue et souvent sordide  , mais le côté novateur et passionnant de ce  roman, c’est la construction de la personnalité de Rose Des circonstances exeptionnelles ont  obligé cet enfant puis adolescent à garder l’apparence d’une fille  alors qu’il était un garçon. Et cela pendant 17 ans !!

C’est très bien raconté, on s’attend toujours à une catastrophe qui arrivera finalement.


Les différents cadres où se passe l’action sont très importants pour ce roman, j’ai vraiment cru que ce château était réel, il correspond à des images tellement classiques  vues au cinéma ou dans des illustrations que, finalement, il existe bien dans l’imaginaire de chaque lecteur.

Il y a un passage où j’ai lâché prise, c’est lorsque le personnage arrive en Turquie pour retrouver la source d’Hermaphrodite, j’ai alors lu en diagonale.


Si cet été vous avez envie d’un  roman ,celui-là n’a d’autres ambitions que de vous embarquer dans la fiction et dans vos souvenirs de Dickens, en même temps il vous fera réfléchir sur la construction de la personnalité d 'un être humain.

 

Citations :

 

Après avoir porté le deuil de son époux  - une année en noir, deux en gris puis encore deux en gris clair-, lady Loveall était passé directement à celui de sa fille, puis à celui de sa sœur, avec qui elle était brouillée. Quand elle eut épuisé les ressources des autres, elle porta son propre deuil.

 

Sa mère ne s’intéressait pas aux enfants, et encore moins aux siens qu’à ceux des autres. Elle détestait les toucher….. À ses yeux, l’enfance n’était que l’état ennuyeux après lequel la conversation devenait possible. Encore faut-il avouer que Lady Loveall avait plus besoin d’un muet admirateur que d’un interlocuteur.

 

Toute réponse évidente est un mensonge.

 

 

 Pour la première fois de ma vie, j’éprouvai un sentiment qui me serait familier à l’avenir : celui d’essayer en vain de convaincre une personne de la réalité d’un fait qu’elle ne pouvait pas comprendre.

 

On en parle …

Lulu off  the Bridge

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:07

http://ecx.images-amazon.com/images/I/516nS330a7L._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

Traduit de l’anglais par François Dupuigrenet Desroussilles

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Cadeau de ma voisine qui a un petit côté dame anglaise raffinée qui lui va si bien. Merci, Marie-Agnès : grâce à toi mon insomnie de pré concert (oui, il m’arrive de chanter et ça me donne toujours une de ses trouilles !) s’est merveilleusement transformée en une balade dans un jardin italien et les cœurs de ses dames « so british ».
Il y a un petit côté agaçant à suivre les pérégrinations de ces quatre femmes qui n’ont d’autres soucis que de se retrouver elle même dans un cadre enchanteur.

Mais c’est très bien raconté, le côté vieille femme indigne ou femme de charité est bien analysé. Toujours à la façon anglaise sans insistance mais tellement d’humour, mine de rien ce charmant petit livre en dit beaucoup plus qu’il n’y paraît.

En le relisant plus attentivement, j'ai été étonnée de la qualité de l'analyse des rapports dans le couple.

Et l'humour anglais est vraiment irrésistible par exemple le mari qui ne sait marquer son affection qu'en pinçant l'oreille de sa femme. Le soir où il déborde d'amour il lui pince les deux oreilles! Comme Lotty,  je me demande bien ce qu'il pourra bien lui pincer après!

J 'aime beaucoup  l'hystérie de la gentille Lotty, même si elle m’a un peu agacée avec  son côté « tout le monde à un côté positif vous verrez la beauté du  jardin italien au printemps  le révèlera ». Elle est « trop » dirait-on, aujourd’hui.

Si vous aimez le thé, les vieilles ladies, les beaux jardins, ce roman vous permettra de passer un très agréable moment.

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQLUKtOJaLVN_L3a-e4QjgU5tHfjQWNxol3SLJckJr2cButO0yhzg

 

Citations :

 

Elle était de ces gens que nul ne remarque dans un vernissage. Ses vêtements mités de ladrerie, la rendaient presque invisible.

 

 

Dieu premier servi ! Frederick avait été comme saigné à blanc par les prières de sa femme.

 

 

De toute façon je suis persuadée que c’est péché de se rendre malheureuse à force de vertu. Vous avez l’air si triste que vous avez dû être bien vertueuse durant toutes ces années.

 

N’étaient-elles pas en Italie où les nuages semblent des anges potelés ?

 

 

On en parle ...

de façon très enthousiaste

La bibliothèque d'Allie

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 10:05

 

http://fr.canoe.ca/divertissement/livres/critiques/2007/03/16/batailles_248.jpg

Traduit de l'espagnol par François Maspero

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Livre prêté par une amie, Geneviève, Photographe, parce qu’elle y avait trouvé une réflexion intéressante sur l’acte de photographier. Loin de son travail, ce roman est une analyse, ô combien précise, du métier de reporter-photographe de guerre, au cours du roman la réflexion s’élargit à la photographie et à l’art en général.
Ce que ne m’avait pas assez dit Geneviève, c’est l’horreur du sujet, la violence des guerres dont a été témoin ce reporter.
Ce livre lu entre Paris et Saint-Malo, m’a plombé complètement le moral. Par la violence des descriptions – le sujet est d’ailleurs très proche- il m’a fait penser au film « Incendies ».
Mais contrairement à Geneviève, les mots ont pour moi une réalité bien plus forte que les images. 

Le livre pose un problème qui m’a toujours plus ou moins hanté, au lieu de photographier des bébés mourant de faim pourquoi les photographes des magazines  occidentaux ne les nourrissent pas.

Pour les photographies de guerre, je dois dire que je ne les regarde jamais, j’en ai quand même dans mon réservoir à images, celle de Capa qui est commenté dans ce roman,


http://www.arretsurimages.net/media/breve/s51/id5023/original.16815.demi.jpg

et la femme en pleurs après un attentat en Algérie.

Ce roman est très prenant,  mais m’a mise très mal à l’aise : comment quelqu’un d’aussi douée pour la vie que Geneviève peut me conseiller de lire de tels passages

 

« Ce n’était pas possible de photographier le danger ou la faute. Le bruit d’une balle qui fait exploser un crâne. Le rire d’un homme qui vient de gagner sept cigarettes en pariant  sur le sexe du fœtus de la femme qu’il a éventrée avec sa baïonnette »

 

Ensuite, le problème que j’ai dû résoudre c’est pourquoi je suis allée jusqu’au bout de ce roman, Geneviève avait  le prétexte de la réflexion sur la photo, moi, celui qu’elle me l’avait prêté. Quel rôle joue le lecteur de telles horreurs ? Ne suis-je pas alors voyeur d’un exhibitionniste de talent de la souffrance humaine ?

Car si le photographe prend un cliché avant de penser à sauver celui qui va être tué, il n’existerait pas si sa photo ne se vendait pas et n’était pas regardée.

La trame romanesque est assez bien tendue : le rapport entre l’ancien soldat Croate dont le reporter photographe a détruit la vie à cause d’une bonne photo, et l’histoire d’amour, un peu trop romanesque cependant. Tout n’est raconté que pour faire réfléchir à ce que représente une image. Le photographe reporter ne s’appelle pas pour rien un « chasseur d’images ».

 

Est-ce qu’avoir conscience que la guerre, amène obligatoirement ce genre de souffrances permettra de changer le comportement des hommes ? Il faut l’espérer.

 

Pour conclure un livre à ne pas mettre entre des mains sensibles à cause d’une description, hélas trop vraie, des guerres qui ont traversé ces dernières années.

Un livre enfin, qui pose le problème du témoignage de l’horreur dans toute sa complexité.

 

Citations :

Photographier un incendie n’implique pas de se sentir pompier

 

(Seule note d’humour)

J’ai le plaisir de t’annoncer que tu es très beau Faulques. Et je me trouve au point exact où une Française te tutoierait, une Suissesse tâcherait de découvrir combien de cartes de crédit tu as dans ton portefeuille et une Américaine te demanderait si tu as un préservatif.

 

La photographie considérée comme un art est un terrain dangereux : notre époque préfère l’image à la chose, la copie à l’original, l’apparence à l’être ;

 

Il savait qu’aucune photographie n’était inerte ou passive. Elles exerçaient toutes une action sur ce qui les entourait, sur les gens qui y figuraient

 

On en parle ….

canoe.ca divertissement

 


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:54

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41SWGMSVYTL._SL500_AA300_.jpg

Traduit par Dominique Kugler

 

Club de Lecture

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Je partage l’opinion d’Hélène que vous trouverez en lien à la fin de mon texte. On est pris par cette lecture, car on  trouve un peu de nous  dans les deux protagonistes, Tilly et Geoff. De plus, Anne Finn écrit avec un tonus rare et drôle.

 C’est une  histoire d’un couple qui va mal, parce que l’un est trop gentil et pour avoir la paix ment à sa compagne qui préfère la vérité aux mensonges de confort.

Le récit vaut pour l’humour féroce d’Anne Fine, je ne connaissais que  Le chat assassin, http://ecx.images-amazon.com/images/I/416KJ6F2RPL._SL500_AA300_.jpg on retrouve le même humour.


Tilly une jeune femme intelligente et indépendante devient la belle mère des deux enfants de l’homme qu’elle aime,  Geoff.

Celui-ci n’arrivera jamais à comprendre exactement Tilly et elle sera toujours considérée comme la « belle-mère » celle qu’on n’est pas obligée d’inviter, celle à qui on ne fait jamais attention. Et comme, ce n’est pas du tout dans son caractère, elle explose. Tout le récit elle veut le quitter, et toujours à cause d'un « pieux » mensonge de son compagnon. Les grands et les petits malheurs de la vie l’en empêche.
La fin est terrible, bien dans le style du « Chat assassin »,  le Geoff qui sommeille en moi en a voulu à Tilly.

Au delà du style drôle et plein d’humour, une certaine vérité des rapports humains entre hommes et femmes rend ce roman très agréable à lire. Une fois commencé, je ne l’ai pas lâché.

 

Citations :

La merveilleuse ambiguïté des excuses conjugales : je suis désolée, non pas de l’avoir dit, mais que cela t’ait vexé

 

 

Je pris l’avion pour Aberdeen, déterminé, par tous les pores de ma peau à rompre. Et j’en veux beaucoup à l amer du Nord. Accoudez-vous à un bastingage et regardez devant vous. Depuis le pont d’une installation de forage en mer, il n’y a rien qui puisse vous distraire.

 

Foutaise ! Pas de doute : la bienveillance est bien la plus égoïste des qualités. Dans la plupart des cas on est bienveillant par paresse ou par manque de courage.

 

Sauf qu’il y a des gens  à qui l’on ne devrait pas tout accorder le jour de leur mariage, parce qu’ils exigeront la même chose le lendemain, le surlendemain, et indéfiniment.

 

On en parle .....

Les jardins d’Hélène

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:28

http://www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspx?ndispo=/gi/grande-image-non-disponible.jpg&img=/gi/41/9782020837941FS.gif&wmax=155&hmax=239&loupe=true

 

 

Pourquoi aucun coquillage ? Cela me semble tellement puéril à côté du contenu du livre !

Aharon Appelfeld est né dans une région du monde qui a changé de nationalité très souvent. Originaire de Bucovine, il a surtout le malheur d’être juif, toute sa famille disparaîtra pendant la deuxième guerre mondiale. Il doit sa survie, à son courage, il a fui le camp de concentration. Pendant deux ans, il a erré dans les forêts de l’Ukraine en essayant, jour après jour, de ne pas mourir, il n'avait que dix ans!.
C’est la première partie du livre.

Le livre commence par le bonheur d’une enfance heureuse dans un monde qui a complètement disparu aujourd’hui.

 Comme toujours, dans ces témoignages, certains passages sont très difficiles à lire. Le chapitre sept, par exemple. Il se souvient d’une femme qui fait tout ce qu’elle peut pour obliger un enfant à fuir la douceur relative de ses bras pour qu’il se cache et essaye de se sauver, l’enfant tel un petit animal s’accroche à elle avec l’énergie du désespoir, ensemble ils monteront dans le train de la mort.

La deuxième partie du livre raconte ses difficultés à s’adapter en Israël et à trouver sa langue d’écriture.

C’est une très belle réflexion sur la culture et la langue.

 Je m’attendais à trouver des remarques sur le conflit palestinien mais ce n’est pas son propos.

Pour moi, c’est un livre à lire absolument, un de plus diront certains sur ce sujet. Mais en le lisant on comprend qu’il ne pouvait pas faire autrement que de nous le raconter. Ses souvenirs sont si lourds qu’il doit pouvoir les partager avec ses lecteurs

 

 

Citations

 

Chaque fois qu’il pleut, qu’il fait froid ou que souffle un vent violent, je suis de nouveau dans le ghetto, dans le camp, ou dans les forêts qui m’ont abrité longtemps.

 

Ma mère fut assassinée au début de la guerre. Je n’ai pas vus sa mort, mais j’ai entendu son seul et unique cri. Sa mort est profondément ancrée en moi -, et plus que sa mort, sa résurrection. Chaque fois que je suis heureux ou attristé son visage m’apparaît, et elle, appuyée à l’embrasure de la fenêtre, semble sur le point de venir vers moi.

 

 

À cette époque, j’appris qu’un homme ne voit jamais que ce qu’on lui a déjà montré.

 

Chaque être qui a été sauvé pendant la guerre l’a été grâce à un homme qui, à l’heure d’un grand danger, lui a tendu la main.

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 09:58

http://www.decitre.fr/gi/77/9782070379477FS.gif

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Le Mexique, sa cuisine, sa révolution, son imaginaire et surtout ses femmes et leur rapport à l’amour. Merveilleuses et tyranniques les femmes du Mexique sont à la fois attachantes et effrayantes.

Je dois la lecture de ce roman au blog « Enlivrezvous », pour le coup on ressort de ce livre « enlivré » d’amour et de cuisine.

J’ai bien aimé, d’où trois  coquillages, mais le merveilleux d’Amérique latine n’a jamais été ma tasse de thé (ni mon verre de téquila, on boit beaucoup aussi dans ce livre).
Tita est un beau personnage très touchante dans sa volonté de vivre malgré la tyrannie de sa mère. Son histoire d’amour est superbe et totalement impossible évidemment puisque sa mère ne la destinait qu’à s’occuper d’elle jusqu’à sa mort.

Tout ou presque se passe dans la cuisine, chacun des douze chapitres portant le nom des douze mois de l’année commence par une recette de cuisine. Donc on voit Tita et les autres femmes éplucher, écraser, battre, tamiser, pétrir, rouler…. tous les gestes de la cuisine, dans des odeurs d’épices, de friture, de plats qui mijotent  de chaud de frais ... dans une atmosphère où tous les sens sont en éveil. Une forte sensualité se dégage  de tous les chapitres.

En arrière plan, la révolution mexicaine mais ce n’est pas très important, les troupes passent il faut les nourrir sinon les soldats se nourriront en volant tout ce qui se mange.

L’important c’est la tyrannie d’une mère qui fera le malheur de toutes ses filles, par respect de la tradition. Elle a pourtant été, dans sa jeunesse, victime de ces mêmes traditions. Ou c’est peut être parce qu’elle même a été malheureuse qu’elle s’acharne ainsi sur ses filles.

Le côté merveilleux apparaît comme une exagération épique : ils se consument d’amour : ils brûlent vraiment et avec eux toute la ferme.

Elle aime tellement le bébé de sa sœur qu’elle le nourrit au sein par amour elle aura une montée de lait.

Comme je l’ai dit au début, j’ai toujours du mal  à accepter ce genre de merveilleux, mais dans ce roman là je trouve que ça passe assez bien.

 


Citations

Si c’est pour demander ta main, qu’il s’en dispense. Il perdrait son temps et me ferait perdre le mien. Tu sais parfaitement qu’étant la plus jeune des femmes, c’est à toi de veiller sur moi jusqu’au jour de ma mort.

 

Si Tita ne pouvait ni se marier ni avoir d’enfants, qui donc la soignerait sur ces vieux jours ? Quelle était la solution judicieuse dans ce cas ? Ou bien ne s’attendait-on pas à voir les filles qui étaient restées pour s’occuper de leur mère survivre longtemps au décès de leur génitrice ?

 

Le bruit des marmites entrechoquées, l’odeur des amandes dorant sur le comal, la voix mélodieuse de Tita qui chantait tout en faisant la cuisine, tout cela avait réveillé son instinct sexuel.

 

On en parle

coup de coeur chez "enlivrez-vous"

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et aussi plus critique

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 19:06

http://images.telerama.fr//medias/2010/04/media_54719/jon-kalman-stefansson-entre-ciel-et-terre,M36197.jpg

 

http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8371/dsc00725320x200.jpg Je pense que c’est mon dernier essai avec « Masse critique de Babelio ». C’est ma troisième participation et pour l’instant je n’ai rien lu qui m’ait vraiment intéressé.

Mais là c’est le pire …C’est d’un ennui mortel ce livre ! Je passe complètement à côté du grand auteur islandais mais tant pis, je ne vais pas jusqu’au bout, je rate «  un requiem à la force tellurique. Il enfle et se déchire comme un long poème venu des ténèbres, » dixit  Télérama, je m’ennuie trop. Et j’ai hâte de lire des critiques dans le monde des blogs.
Il fait froid, la mer est terrible, on meurt tout le temps. Les personnages ne pensent qu’à survivre et certains à lire, bien mal leur en prend car, alors, ils oublient qu’il fait froid et ils meurent !!

Tout le monde  n’a pas le talent d’Hemingway pour nous faire partager la dureté de la mer et de la pêche.

Le pensum était trop fort, je suis désolée pour Babelio mais là, ,j’atteins mes limites. 

Bon courage aux futurs lecteurs.
Je me demande aussi s’il n’y a pas un problème de traduction, que veut dire par exemple

« Juvéniles jambes, feu qui flambe ».
J’ai relevé quelques citations car on sent que ce roman se veut poétique et profond, et parfois ça marche

 

Citations

 

Ainsi va-t-il  constamment dans la vie, ceux qui ne sont pas assez forts sont obligés de nettoyer la merde des autres.

 

Il avance d’un pas martelé, assuré dans la neige et dans la boue, les pieds au sec et les bottes en caoutchouc sont certainement la meilleure chose qu’ait engendrée la grande puissance américaine

 

La mer vient inonder les rêves de ceux qui sommeillent au large, leur conscience s’emplit de poissons et de camarades qui les saluent tristement avec des nageoires en guise de main.

 

Il est sain pour un être humain de se tenir, seul, au creux de la nuit, il s’unit alors au silence et ressent comme une connivence pourtant susceptible de se changer instantanément en une douloureuse solitude.

 

On en parle , en bien dans un blog que j’aime beaucoup … donc à vous de voir


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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 08:51

http://www.amandameyre.com/media/02/00/1784514634.jpg

 

 

(C'est le mois de l'Inde pour notre club)

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Sous la forme de sept lettres adressées à un  dirigeant Chinois, venu visiter L’Inde pour comprendre le dynamisme de ce pays , Balram Halwaï  se charge de le lui expliquer.

Pour moi, c’est un livre à offrir à tous ceux qui ont visité l'Inde ou qui veulent le faire. On est loin de l’idée que les pauvres sont heureux dans leur misère et n’envient pas notre facilité de vie.
Certaines descriptions sont à la limite du soutenable, par exemple l’hôpital public, où le père du personnage principal mourra sans avoir vu de médecin, dans des salles d’une saleté repoussante. La corruption est partout, les familles dominantes  ne lâchent pas un iota de leur puissance  et si, dix pour cent de la population vit bien sur le dos des quatre vingt dix pour cent de malheureux qui se tuent gratuitement à la tache, c’est que les familles sont autant d’otages aux mains des puissants barons de cette mafia.

Toute la société indienne est passée au crible et rien ni personne  ne sortent indemnes du regard attentif et accusateurde Aravind Adiga. Sur  la quatrième de couverture on lit  « Roman écrit au scalpel et même à la chair du sous-continent… » C’est vrai.
Pour autant le talent de l’écrivain ne rend pas ce livre étouffant, mais implacable.

Je me suis dit que je me servirai de ce livre pour expliquer pourquoi je n’irai jamais en Inde (Pour être très honnête, j’ai beaucoup de mal à voyager…) Le passage sur la description du Gange répond à une de mes interrogations : Comment peut-on prendre un bain dans le Gange qui visiblement sert à tout dans ce pays ? Réponse il ne faut surtout jamais le faire. (Voire citation.)

J’ai mis un lien vers un site d'un blogueur  qui connaît bien ce pays et qui a retrouvé, dans ce roman, ses propres impressions.


Citations :


Je vous déconseille fortement un bain dans le Gange, à moins que vous n’aimiez avoir la bouche remplie d’excréments, de paille, de fragments de corps humains détrempés, de charognes de buffles, et de toutes sortes d’acides industrielles.

 

En résumé il y avait autrefois mille castes et destins en Inde. De nos jours, il ne reste que deux castes : les Gros Ventres et les Ventres Creux.

Et deux destins : manger ou être mangé.

 

 

Il existe trois maladies majeures dans ce pays, monsieur : la typhoïde, le choléra, et la fièvre électorale.

 

Les rêves des riches ne coïncident jamais avec ceux des pauvres, n’est ce pas ? Toute leur vie, ces derniers rêvent d’avoir assez à manger et de ressembler aux riches. Et de quoi rêvent les riches ?

De perdre du poids et de ressembler aux pauvres.


On en parle

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:54

 

 

Livre étrange, je l'ai lu attentivement et sans un réel plaisir, j’attendais toujours qu’il se passe quelque chose d’autre.
Dès le début la trame est donnée et tout se déroule sans surprise. Le missionnaire ira au bout de sa folie et construira un sanctuaire destiné au culte de la vierge, rien ne peut l’arrêter, il se prend pour un saint et les bigotes du village viennent de plus en plus nombreuses à ses prêches enflammés.

Les sœurs essaient par des traitements abominables de garder les « chérubins » dans la pureté chrétienne.

Et en bas dans la vallée, dans un quartier appelé le chantier,  des malfrats gagnent  leur vie en faisant des actions malhonnêtes, comme mettre le feu à des entreprises pour éviter les ennuis avec le fisc.

Pourquoi n’ai-je pas apprécier davantage ce roman qui a reçu le prix Médicis étranger 2009 ? Sans doute parce que je n’ai pas réussi à comprendre le ton de l’auteur.(J’ai essayé d’en donner un aperçu dans la deuxième citation) On ne sait pas trop si c’est une charge contre les bonnes œuvres de l’église, ou contre la société italienne qui contraint des enfants à devenir des bandits. Les deux sans doute, l’auteur reste absent et ne juge personne, et le lecteur doit se faire sa propre opinion. Il m’a manqué la connaissance de l’Italie des années 60 savoir si ce que je lisais avait un fondement sociologique ou était une pure invention romanesque.

 La seule chose qui m’a complètement saisi c’est le malheur des enfants  abandonnés à la rue par des parents complètement dépassés par la misère mais qui est encore plus terrible quand ils sont livrés aux mains des bonnes sœurs sadiques.

 

Citations :

S’il n’avait pas  nourri une haine cordiale pour Dieu qui était du côté de ce curé, il serait sûrement entré un jour où l’autre dans l’église du Buon Cammino et aurait prié pour que le vieil Omero ne meure jamais.

Ses paroles vibrèrent dans ce grésillement – Le pasteur affamé dévora ses propres ouailles -, comme s’il apparaissait en effet dans une vision – mais fut ensuite dévorer par ses propres chiens -, secouèrent les plantes, effrayèrent les papillons et se diluèrent à travers la campagne comme des lueurs incompréhensibles qui pourtant éveillent l’amour.

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:43

http://img.over-blog.com/289x289/1/69/67/46/couvertures2/pluieavant.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Destinées de femmes malheureuses dans l’Angleterre de l’après-guerre.
  Rosamund, 76 ans, se sentant mourir explique les liens  qui la relient à Imogen une petite cousine aveugle. Pour cela,  elle s’enregistre et raconte sa vie  à partir de vingt photos correspondant à des moments particulièrement forts d’une destinée malheureuse.

L’auteur analyse tout en finesse les rapports entre les êtres humains .

La vie de ces femmes aurait pu être plus heureuse ou plus tragique encore. Le destin ne  tient à pas grand-chose mais a une place importante dans le roman, il lui arrive même de se rappeler aux personnages du livre sous une forme inattendue. (Comme cet oiseau qui vient se tuer sur le pare-brise de Gill, un "certain" soir sur une "certaine" route.)

Béatrix n’a pas été aimée par sa mère, elle a fait subir un destin plus tragique encore à Théa sa fille, qui dans un geste de violence rendra sa propre fille Imogen aveugle.

Rosamund n’a pas pu, malgré tout son amour pour Théa, briser ce cercle infernal.

Beaucoup de tristesse dans ces portraits de femmes qui se battent mais pas toujours avec les bonnes armes pour connaître le bonheur.

On espère jusqu’à la dernière page que les chaînes du malheur s’arrêteront à la troisième génération.

Les époques qui se succèdent à travers les vingt photos font une grande partie du charme de ce roman. (La guerre, l’immédiate après-guerre, l’époque « baba-cool », l’Angleterre d’aujourd’hui…).

J’ai beaucoup hésité à mettre quatre coquillages ou seulement trois, car je n’ai pas du tout  retrouvé l’humour du « testament à l'anglaise ».

 

Citations


Non ça ne me dérange pas la pluie en été. En fait, j’aime bien ça. C’est ma pluie préférée. - Ta pluie préférée ??? » Je revois Théa fronçant les sourcils en méditant ces paroles, et puis elle a proclamé : «  Eh bien moi, j’aime la pluie avant qu’elle tombe ».

 

 

Tout ce qui a abouti à toi était injuste. Donc tu n’aurais pas dû naître.
Mais tout chez toi est absolument juste : Il fallait que tu naisses.
Tu étais inévitable.

 

Oui, c’est vrai, rien de tout ça n’aurait dû arriver, ce n’est qu’une longue suite d’erreurs terribles, terribles, et pourtant regarde à quoi ça a abouti. Ça a abouti à toi Imogen.

 

 On en parle

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