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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 21:44

 

 

Livre reçu dans le cadre «de masse critique» et offert par les éditions du Seuil

 

Ce roman nous plonge dans l'intimité de Staline ce tyran tortionnaire du 20° siècle qui inspire davantage les écrivains que son sinistre compère Hitler .

Je dois à ce roman la découverte d'une atrocité communiste dont je n'avais pas encore entendu parler .

En 1933 , on a débarqué en Sibérie dans l 'île de Nazino 6000 personnes sans aucun moyen de survie.
On a appelé cet endroit , l'île aux cannibales car les détenus finiront par s'entre-dévorer.

2000 survivront et seront envoyés dans des goulags (pour finir leur peine...)

Je lirai certainement le livre de Nicolas Werth , historien qui a mis en lumière ce crime abominable.

Ces faits historiques sont très importants pour la fin du roman, et non hélas, rien à voir avec de la fiction

L'auteur invente un tête à tête entre Staline sa maîtresse qui lui aurait conseillé un jeune peintre prêt à se lancer dans une œuvre grandiose à la gloire du petit père des peuples.
L 'atmosphère devient de plus en plus lourde dans le palais où Staline retient ses proies.

J'avoue avoir été peu convaincue par l 'analyse des rêves sur le fameux divan (d'où le titre).

 

J'ai peu adhéré au style de l'auteur qui hache ses phrases d'une façon curieuse à la limite de la compréhension parfois.

À la fin de son livre, l'auteur rend hommage à Vassili Grossman «Vie et Destin», que je trouve également un chef d’œuvre.

J'ai lu beaucoup des grands témoins de cette époque en particulier Soljenitsyne et je me demande ce que la création romanesque peut apporter à la compréhension historique.

Je suis certaine que Jean-Daniel Baltassat a essayé de faire ressortir les traits de caractère de Staline à travers ce récit en s'inspirant de tout ce que l'on sait de la façon dont le régime fonctionnait à cette époque, mais pour moi rien ne vaut le travail des historiens dont, il dit, s'être inspiré.

Je suis gênée qu'on fasse des romans d'horreurs aussi abominables.

 

Citations :

 

Je remercie cet auteur d'avoir mis en exergue de son roman ces deux citations d'Aragon qui donnent une haute idée des intellectuels français!

1933 au moment de l'affaire Nazino:

En URSS , nous sommes à un moment de l'humanité qui ressemble en quelque chose à la période du passage du singe à l'homme

 

et en 1953

Merci à Staline pour ces hommes qui se sont forgés à son exemple , selon sa pensée, la théorie staliniennes !

 

 

le début du roman, phrase qui m'a accrochée :

La nature est ainsi faite que tout finit par se corrompre et se livrer aux maladies , même ce qui a été purgé et récuré en profondeur.

 

La cour et les courtisans:

Poskrebychev, expert en poids et mesure du silence du Patron , échange un coup d’œil avec Vlassik . Il s'autorise un peu de surenchère approbative.

 

La peur:

Le plus grand malheur de l'homme est d'avoir peur de tout, même de son ombre. Mais son autre grand malheur, c'est de se mentir et de ne plus savoir reconnaître sa peur.

 

On en parle :

Kitiwake

 

Pour en savoir plus sur Nazino

 

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Published by Luocine
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commentaires

Dominique 11/09/2013 09:53

je n'ai rien contre les romans sur ce type de sujet mais ils demandent à âtre parfaits
Nicolas Wertth est passionnant j'ai deux billets en attente autour de deux de ses livres, je n'ai pas lu l'île aux cannibales mais je connaissais l'histoire pour avoir lu d'autres choses sur le sujet

luocine 11/09/2013 18:58

ce que tu me dis me conforte dans mon intention de lire le livre de Nicolas Werth.
pour celui-ci je n'ai pas été convaincue
Luocine

krol 09/09/2013 19:01

Rien à ajouter de plus que Jérome et Aifelle, je suis d'accord et tu le dis aussi très bien.

luocine 09/09/2013 21:55

bon alors on se retrouvera sur un autre livre, qui nous plaira davantage
Luocine

Aifelle 09/09/2013 13:40

Je suis comme toi, dans ce type d'évènements, je préfère le travail d'un historien. Je n'aime pas trop les broderies autour.

luocine 09/09/2013 21:54

ici il s'agit de la chute , mais je suis comme toi, c'est une telle horreur que j'ai du mal avec le romanesque
Luocine

jerome 09/09/2013 13:12

Un roman pas du tout pour moi. Le principe me semblait bancal dès le départ et ce que tu en dis me conforte dans cette idée.

luocine 09/09/2013 21:51

je redis que le mérite de ce roman, c'est de m'avoir fait découvrir l'épisode horrible de l'île de Nazino
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