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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 15:59

http://www.actes-sud.fr/rentree2009/images/deco/Yanvalou_detail.jpg

 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg Nouveauté au club de lecture, nous gardons deux mois de suite un thème, et c’est le deuxième mois pour la littérature haïtienne.
Autant  « Hadriana dans tous mes rêves » de René Depestre, ne correspond pas du tout à mes goûts autant « Yanvalou pour Charlie » m’a touchée. On se perd un peu dans le récit et je n’ai pas accroché de bout en bout d’où seulement trois coquillages.

La présence des jeunes garçons haïtiens abandonnés à la misère de la rue est vraiment émouvante. Le personnage du prêtre qui est impuissant face à l’extrême pauvreté  et la dureté de la société haïtienne malgré sa générosité est touchant.

J’ai été intriguée par l’histoire des prénoms qui font « campagne » et qu’il faut absolument changer pour réussir sa vie en ville. C’est assez amusant car le prénom que le personnage principal s’est choisi : Mathurin, fait, pour moi, plus campagne que Dieutor son vrai prénom.

L’écriture souvent poétique, se fait poignante en restant très pudique quand elle décrit la misère absolue des petits enfants à l’orphelinat.

 

Citations

 

La première fois que j’ai croisé la mort, un cyclone nous menaçait. Le vent soulevait déjà les tôles et le ciel versait sur nos têtes toutes ses réserves d’eau.

 

C’est vrai que Dieutor, ça va pas avec « monsieur » ni « maître ». C’est comme si on mettait un smoking à une vache.

 

 

 Vu que nos géniteurs nous ont abandonnés, je suppose que les gens nous considèrent comme des miraculés et se félicitent au nom de la société, d’avoir participé au miracle collectif, même quand ils n’ont rien fait pour nous. Ça doit être pareil pour les réfugiés, quand ils arrivent dans un pays et qu’on leur ouvre la frontière. Quand on est le fils de personne ou qu’on a plus de pays, faut toujours s’excuser de se trouver là où on se trouve ou tout simplement d’être en vie.

 

Le père Edmond n’a que ses mots dans la bouche : Humilité, droiture, les qualités avec lesquelles bâtir une vie de tous les jours qui n’emmerde pas les autres ….  On avait choisi, pour sortir du nombre, des métiers qui passent à la télé ...Gino a dit aviateur, Filidor dompteur de lion. Moi j’ai dit guitare classique.

 

 

  Pour eux non plus c’est pas tout beau comme dans la Bible. Eux, ils ont pas de Messie volontaire du Bon Dieu, pour mourir à leur place.

 

On en parle ....

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commentaires

Papillon 11/04/2010 09:09


En fait dans ce roman je trouve très intéressant le personnage de Dieutor, qui renie ses origines pour réussir, mais qui prend des risques pour cet enfant qui lui rappelle ce qu'il a lui-même été.
C'est aussi une vision très sombre de Haïti.


Luocine 11/04/2010 09:22



Oui c'est bien le sujet du livre. Mais la misère des enfants abandonnés m'a complètement bouversée. Je n'oublierai jamais le passage  où il décrit les petits qui sont trop faibles pour vivre


Luocine



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