Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 12:55

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51RgkUeVgYL._SL500_AA300_.jpg

traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné revu par Caroline Sers


Trois pour traduire ce roman...  L’anglais devient une langue bougrement compliquée (n’est ce pas Anne ?) !
Cela m’amuse de voir qu’il existe maintenant un anglais du Canada, il arrivera un jour  où, pour les habitants de la planète, la référence à l’anglais d’Oxford   ressemblera au latin pour les Européens des siècles passés, avant d'accepter que le français, l’espagnol, l’italien le roumain.. deviennent des langues à part entière.

Club de lecture
http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Sans mon club et ma bibliothécaire je n’aurais pas lu ce roman. Tous les lecteurs connaissent cette sensation agréable, d’être surpris par un livre qu’on n’imaginait pas aussi intéressant.

Les déboires d’une femme de 135 kilos, je trouvais ça triste, un peu dégoûtant surtout  dans un monde où tant de gens luttent pour leur survie.
Je ne connaissais pas cette écrivaine et je lirai, à l’occasion,  « les filles » le roman qui l’a fait connaître.
 Keisha, la blogueuses que j’ai mise en lien à la fin de mon article, a préféré  « les filles » à ce roman et cela  l’a un peu empêchée d’apprécier celui-ci.
 Il est vrai que le début m’a un peu ennuyé, car ça démarre trop doucement et je n’arrive pas à comprendre le « pourquoi » de son obésité.
Et puis peu à peu, Mary nous devient extrêmement proche. On connaît tous, je pense, des moments où l’envie de ne rien faire nous paralyse, où l’on remet à demain ce qui devrait de toute urgence être fait le jour même.
 On comprend alors son calvaire, car elle souffre à peu près tout le temps : elle est dominée par  « L’obête » qui est en elle qui l’oblige à se goinfrer, elle est blessée par le regard des autres, elle souffre de  douleurs insupportables  à chaque geste ou presque.
Une image aura son importance dans le récit : elle est si lourde qu’elle a creusé des ornières dans la moquette entre son lit et  sa cuisine.
Elle parle à son sujet,  d’obésité morbide et c’est tellement vrai !
Et puis, elle devra enfin bouger un peu : son mari l’a quittée.
 Le roman prend un tout autre intérêt, elle s’ouvre un peu aux autres et nous fait découvrir les habitants de Los-Angeles. Pas les stars, mais les gens de tous les jours et les Mexicains.
Elle va reprendre sa vie en main peu à peu.
Cette écrivaine a vraiment un don pour nous faire partager les sensations physiques de son personnage.
Ce n’est sans doute pas un chef d’œuvre, mais c’est un excellent roman d’aujourd’hui.
Je suis partie dans le monde l’obésité, j’ai découvert une Amérique que je ne connaissais pas, celle qui est rarement dans les films hollywoodiens.
Je pense que le fait que ce soit écrit par une Canadienne n’y est pas pour rien.
 Ce sont deux pays voisins certes, mais avec un brin d’étrangeté dans le regard. Cela permet une acuité des observations de cette auteure,  bienfaisante pour le lecteur européen.

Citations :

Début du roman, elle se retrouve nue sur sa pelouse et n’arrive pas à se relever :

Elle était elle-même tout entière et elle n'était rien, sauf la brise qui la soulevait, jusqu’ au moment ou elle aperçut son énorme silhouette poupine, paisible et jolie, déshabillée par le vent. Dans la situation présente elle était trop illuminée pour éprouver des regrets et elle considérait le corps dont elle avait hérité, mais qu'elle n'avait pas mérité, sans inquiétude, sans envie et sans honte.

Les sentiments de honte :


Elle se rendit compte qu'elle ne s'était jamais sentie aussi lourde réflexion aussitôt chassée par la certitude que, de fait, elle n'avait jamais été aussi lourde. Elle en était là. Elle était devenue si grosse qu'elle avait littéralement repoussé son mari. Comme l'eau qui déborde de la baignoire

Un moment d’humour :


Mary se souvint d'avoir lu quelque part que les Françaises croyaient que toutes les femmes d'un certain âge devaient choisir entre leur visage et leur derrière. Le raisonnement apparaissait sensé : la graisse effaçait les rides et gardait au visage une apparence juvénile, mais elle alourdissait le postérieur et lui donnait l'aspect d'un sac de billes. À voir les yeux enfoncés et la peau plissée de Sylvie Lafleur, les rides verticales de sa bouche et horizontales de ses yeux, on comprenait qu’elle avait choisi de sauver son cul.

Le retour vers la vie et les sensations :


Elle ajouta la joie au répertoire de ses émotions récentes et songea: "je suis guérie. " Elle n'était plus la victime d'un vague malaise .Aucun de ses sentiments n'était vague. Elle aurait pu nommer chacune de ses magnifiques sensations - espoir, excitation, panique, chagrin, peur et dessiner une carte de leurs dérivés. Voilà aussi ce qui arrivait aux personnes qui s'extirpaient des ornières de leur moquette, songea-t-elle. Elles se retrouvent dans des montagnes russes et prennent gout aux montées d'adrénaline.


Réflexion sur l’Amérique et l’obésité :

Au moment de s’unir, un homme et une femme étaient parfaitement conscients du fait qu'ils avaient une chance sur deux de rester ensemble. Mary se demanda si. En Amérique du nord, l'obésité avait progresse au même rythme que le taux de divorce . La gloutonnerie comme réalisation de soi

On en parle….
En lisant, en voyageant : Keisha










Partager cet article

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article

commentaires

keisha 27/01/2012 14:37

Ce n'est pas un mauvais roman du tout, et je suis contente qu'on en parle enfin, jusqu'ici je ne voyais personne. S'il sort en poche, il aura peut être une seconde vie?

Luocine 27/01/2012 14:51



il est au programme de notre prochain club de lecture et je suis d'accord c'est un bon roman, sur un sujet douloureux.


Luocine



Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

Ce blog a déménagé, et ne sera plus mis à jour !

Mettez à jour vos favoris, et rendez-vous sur : www.luocine.fr

Recherche

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

Mes critiques et mes coquillages sont désormais disponibles sur www.luocine.fr

cinéma

médiathèque Dinard