Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 09:18

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41qoWHG8lgL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Je ne sais pas s’il mérite ces cinq coquillages, mais je n’hésite pas à les donner ,  je m’explique. Ce livre m’a remis dans le même état que mes lectures d’enfant et d’adolescente, je ne voulais pas le lâcher. Je l’ai lu jusqu’à trois heures du matin, et ce matin je me suis réveillée uniquement pour le finir.

J’ai pratiquement pleuré à la description de la mort de l’enfant soldat, j’ai été écœurée par les marchands d’armes..

Il m’est arrivé de ralentir la lecture pour savourer les odeurs et les émotions !!

Sans doute, en tant qu’œuvre littéraire, il ne mérite pas autant d’éloges. Mais un livre ce n’est pas que le style, qui, par ailleurs, est  bon si je peux en juger à travers la traduction, mais sans invention particulière.

C’est le  récit qui est parfait, j’avais déjà beaucoup aimé « Small World ». Dans  « Le cuisinier » le monde actuel est mis en scène : les réfugiés en situation presque régulière, la situation des populations vaincues, ici les Tamouls, mais cela pourrait être des Kurdes ou tout autre peuple victime à la fois d’une nation qui ne veut plus d’eux et d’une guerre de libération sanglante, (Les tigres Tamouls ne sont pas épargnés !), la crise financière, les marchands d’armes , la restauration de luxe et l’ambiance dans les cuisines étoilées… rien de ce qui fait les choux gras des journaux n’est absent de ce roman .
Et tout cela mêlé à une intrigue passionnante et une évolution dans les sentiments amoureux peu banales. J’ai trouvé très bien la façon dont martin Suter a décrit l’opposition entre tradition et mœurs occidentaux, rien n’est manichéen tout est traité avec beaucoup d’humanité.

Et je n’ai pas encore parlé du thème central : la cuisine... je pense que tout le monde aura envie d’essayer les recettes de la fin du livre, bien qu’elles semblent horriblement compliquées à réussir, exemple dans le menu promotion :

Chappatis au caviar de cannelle et de caloupilé

Tandoori de poussins fumés au bois de hêtre sur sa gelée de beurre de tomate

Kuffi à l’air de mangue

Les recettes du Love-menu, c’est encore plus compliqué et surtout, il faut bien choisir le partenaire avec lequel on les dégustera ….

 

Ce roman est traduit par Olivier Mannoni et il est si bien traduit qu'on oublie qu'il n'a pas été écrit en français!

 

Citations :

 

Pour le reste, on trouvait là un importateur de voitures, le propriétaire d’une agence de publicité et un président de banque dont la démission récente n’avait pas été tout à fait volontaire, tous avec leurs grandes, minces, blondes deuxième épouse.

 

- Je croyais que les castes avaient été abolies?

- Exact. Tu dois faire partie de la bonne caste abolie.

 

- Mes parents ils sont morts en 1983,on a mis le feu à leur voiture.

- Pourquoi?

- Parce qu'ils étaient Tamouls

 

 

Oui. Mais pas du Sri Lanka que j’ai quitté. Juste celui du pays où j’aimerais revenir. Pacifique et juste.

Et réunifié ?

..

Les trois à la fois ? Pacifique, juste et réunifié ? Ce serait bien.

 

 

 

  Et c’est ainsi que pour Maravan, le Tamoul, prépara sans se douter de rien pour Razzaq, le Pakistanais, un repas au cours duquel se nouerait une affaire qui, par quelques détour, permettraient à l’armée sri-lankaise de se procurer des chars suisses d’occasion.

 

   - Ce sont des gens comme Dalman qui ont ces enfants sur la conscience.

Maravan balança la tête.
- Non. Ce sont ceux qui déclenchent ces guerres.

Eux, ce sont des idéologues. Bien sûr, ils sont épouvantables, eux aussi ; Mais pas autant que les fournisseurs. Ceux qui permettent les guerres en livrant les armes. Ceux qui gagnent de l’argent avec les guerres et qui les prolongent. des gens comme Dalman.

 

 

  C’était un silence qui dévorait tout. Un silence plus puissant à chaque seconde qui s’écoulait. …. Et tout à coup, ce silence.

  Comme un bijou. Un article auquel des gens comme lui ne pouvaient pas prétendre.

     

 

 

Les journalistes n’enquêtent pas sur les révélations de leurs collègues. Ils les recopient.

 

L’amour passe pour une marieuse peu fiable

 

On en parle (je mettrai un lien plus tard pour l’instant je n’ai pas trouvé de nouveaux blogs qui en parlent)

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Luocine - dans Mes préférences
commenter cet article

commentaires

orchidee 28/06/2010 13:42


j'en parlerai en juillet.
j'ai trouvé ça plaisant mais pas extraordinaire


Luocine 28/06/2010 14:23



Des que vous en parlez , s'il vous plaît , laissez un commentaire , j'aime toujours quand les opinions se croisent. Je sais que je n'ai pas été complètement objective. mais comme je l'ai dit dans
mon commentaire j'ai retrouvé un plaisir de lecture de ma jeunesse (un peu loin pour moi maintenant) et donc mes cinq coquillages récompensent ce plaisir là. J'ai Hâte de vous lire


Amicalement


Luocine



Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

Ce blog a déménagé, et ne sera plus mis à jour !

Mettez à jour vos favoris, et rendez-vous sur : www.luocine.fr

Recherche

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

Mes critiques et mes coquillages sont désormais disponibles sur www.luocine.fr

cinéma

médiathèque Dinard