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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:01

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/41s2KT7xugL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

  Traduit de l 'espagnol (Colombie) par Isabelle GUGNON

 

 

 


http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpgUn grand plaisir de lecture pour un roman tout en nuance.

Le récit se situe en Colombie et fait revivre le passé d'enfants dont les parents on été mêlés au trafic de drogue.

Ce n'est pas un roman style reportage qui permet d'apprendre tout sur le quartel de Medellin ou la personnalité d'Escobar, mais à travers les questions que se pose le personnage principal on comprend peu à peu les différents drames de ce pays.

Antonio Yammara rencontre un homme qui a fait 20 ans de prison, celui-ci est victime d'un attentat au cours duquel il est lui-même grièvement blessé.

 
Sa vie en est totalement bouleversée .

Nous suivons l'évolution des pensées et du ressenti de cet homme qui se sent écrasé par  la peur et la fatalité du destin.
Pour s'en sortir, il veut comprendre qui était Ricardo Laverde.


Cette quête  permettra à l'écrivain de nous décrire les années sombres de Colombie.


J ai apprécié toutes les réflexions sur la mémoire et les souvenirs.

La frontière entre le bien et le mal est assez difficile à tracer , à la fin du roman on ne sait toujours pas qui était vraiment Ricardo Laverde ni pourquoi exactement, il a été tué . Au fil des pages on se trouve pris dans une ambiance assez lourde et triste que  je pense assez proche de la la réalité.

Le titre est très bien trouvé et à lui seul résume le roman,mais je vous laisse découvrir pourquoi.


Plusieurs fois je me suis dit que si j'avais vécu sur place , je n 'aurais pas mieux compris les différents enjeux de ce pays que les personnages du roman.

 


 

Citations:

 

 

 

le poids du passé:

Nul ne sait a quoi sert le souvenir , s'il s'agit d'un exercice profitable ou qui peut se révéler néfaste , ni en quoi l'évocation du passé peut changer ce que l'on a vécu.

 

Phrase que j'aime bien:

Toutes les guerres, même petites,ont leur héros, n'est ce pas?le courage de l'acteur ne dépend pas de la taille du théâtre..


 

les souvenirs: faire le tri entre ce dont on se souvient et ce qui nous est raconté:

 

Ce sont mes seuls vrais souvenirs . Les autres ont été inventés ce sont des souvenirs mensongers. Le plus triste qu'on puisse transmettre à quelqu’un, ce sont de faux souvenirs .

 

J ai souri :


En Colombie, personne ne l'avait regardé de la sorte: depuis son arrivée , Elaine n'avait couché qu'avec des Américains ou qu'avec des hommes qui avaient des orgasmes en anglais.

 

La question finale:


Essaierais je de la convaincre .... que Le monde est trop dangereux pour qu'on s'y promène seul , sans personne pour nous attendre à la maison , se faire du souci quand on ne rentre pas ou venir nous chercher ?

 

 

 

 

On en parle....

 

Chez Avel bre (un breton?)

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Published by Luocine - dans Auteur étranger
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commentaires

keisha 23/01/2013 14:34


Tu as Necropolis 1201 et Les captifs du lys blanc


Gamboa Santiago : Nécropolis 1209     Les captifs du Lys blanc 

Luocine 23/01/2013 16:52



non mais je note merci Keisha


Luocine



keisha 22/01/2013 19:55


Je suis aussi absolument rétive au magique et merveilleux.


J'aime bien Gamboa, de Colombie, Vargas Llosa aussi, et d'autres plus polars.

Luocine 22/01/2013 21:01



la fête au bouc


c'est un chef d'oeuvre absolu


Gamboa je ne connais pas tu me recommanderais quoi?


Luocine



keisha 22/01/2013 18:38


Superbe titre! Il faudrait voir le titre original?


Tiens, Dominique ne lit pas de romans de ce coin là? Hum, il faudrait la tenter, j'ai découvert des pépites grâce à certains blogs et à Métailié.

Luocine 22/01/2013 18:41



je crois que celui-là peut lui plaire cet auteur a fait toutes ses éutdes supérieures à la Sorbonne , c'est sans doute le plus français des sud-américains, moi non pls j en'aime ps toute la
littérature sud-américaine, en particulier je ne suis  absolument pas sensible au côté fantastique et merveilleux.
luocine



jerome 21/01/2013 13:20


Le titre est très beau. Je pense que ça me plairait.

Luocine 21/01/2013 16:55



une très belle langue et un sujet si triste bien raconté



Hélène 21/01/2013 09:07


J'aime beauocup le titre. Je note !

Luocine 21/01/2013 09:29



l a langue est très belle et sait nous dire combien il était difficile de vivre en Colombie du temps des quartels


Luocine



Dominique 21/01/2013 08:38


Je vois beaucoup de littérature d'amérique du sud chez Ys mais je n'arrive pas à me passionner, les histoires de drogues m'ennuient absolument, je passe certainement à côté de bons romans mais
....

Luocine 21/01/2013 09:28



je n'aime pas à priori la littérature sud-américaine , en général je ne suis pas sensible au côté merveilleux de cette littérature.
Ici il s'agit d'une introspection d'un personnage touché par la violence et lui-même ne l'est absolument pas.
La drogue est en toile de fond et pas traité en tant que tel: comment réagirions nous si notre pays était sous la coupe des petits dealers de banlieue ? C'est un beau roman car il ne juge pas, il
n'explique rien d'autre que c'est très difficile de vivre dans ces pays là . Même pour des gens qui au départ voulaient seulement faire du bien .
Cela m'étonnerait que tu n'aimes pas au moins sa langue ...(mais au passage ça me soulage qu'il y ait un style de littérature que tu n'aimes pas!)


 


Luocine


 



Ys 21/01/2013 07:19


Je veux le lire depuis le festival America, suffit que je mette la main dessus en bib...

Luocine 21/01/2013 09:20



je l'ai trouvé dans ma bibli et c'est le titre qui m'a plu


tu aimeras j'en suis certaine


Luocine



Aifelle 21/01/2013 06:33


C'est une littérature que je connais très mal, ce n'est pas trop violent ?

Luocine 21/01/2013 09:19



l 'écrivain a un parti pris très original: il montre les conséquences de cette violence sur la vie intime des êtres, alors non ce n'est pas violent mais c'est triste et dans ce roman c'est beau


Luocine



LSJ 20/01/2013 20:29


J'aime bien ce titre... Ca a l'air plutôt sombre ; pas trop plombé, quand même ? En tout cas, ça fait envie. Bise Luocine !!

Luocine 20/01/2013 22:34



ce n'est pas gai mais il y a beaucoup de charme dans la dérive de ce personnage , moi j'ai bien aimé


Luocine



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