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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:52



Livre étrange qui procure un grand plaisir de lecture.

Comme l’annonce la quatrième de couverture  la description de l’embarquement du pur-sang dans un avion cargo est époustouflante. Il y a d’autres moments comme ça dans le livre. Plus en douceur : le plaisir des corps nus dans la  mer. La tragédie : la folie du feu …

J’ai du mal à comprendre pourquoi  les deux femmes s’appellent Marie et pourquoi il parle  tout le long du roman de Jean-Christophe de G. alors qu’il s’appelle Jean-Baptiste.

J’ai adoré l’humour de l’écrivain. Le passage où Marie recherche son passeport alors qu’il ne leur reste que quelques minutes avant l’embarquement est à mourir de rire. Et tellement vrai !
La logique au romanesque n’est pas évidente mais je ne pense pas que cela puisse gêner le lecteur.

C’est un  beau roman d’amour.

 

Citations

Marie compensait toujours ses retards par une brusque accélération finale dans une hâte ostentatoire et une précipitation de façade, à des rendez-vous où elle avait souvent plus d’une heure de retard.

 

Marie ne fermait jamais rien, ni les fenêtres ni les tiroirs. C’était tuant même les livres, elle ne les fermait pas, elle les retournait, ouverts, à côté d’elle sur la table de nuit quand elle interrompait sa lecture  (je fais ça aussi !)

 

C’était un horaire inflexible, un horaire japonais

 

On parlait de la robe des chevaux .Est-ce que c’était le même mot en anglais ? A dress ? Jean-Christophe lui dit que non, en anglais on disait a coat, un manteau à cause du climat, lui expliqua-t-il en souriant, en France les chevaux peuvent se contenter d’une robe en Angleterre ils ont besoin d’un manteau (et d’un parapluie naturellement ajouté-t-il avec flegme).

 

Je plaisais, peut-être pas aux femmes en général, mais à chaque femme en particulier… Chacune d’elles étaient en fait persuadée que ces qualités invisibles, qu’elles avaient décelées en moi, échappaient à tout autre qu’elle-même, alors qu’elles étaient en réalité très nombreuses à être ainsi les seules à apprécier mes qualités secrètes et à tomber sous le charme. Mais il est vrai que ces qualités secrètes ne sautaient pas aux yeux, et que, à force de nuances et de subtilités, mon charme pouvait passer pour terne et mon humour pour éteint, tant l’excès de finesse finit par confiner à la fadeur.

On en parle

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commentaires

sylvie 30/01/2010 08:12


"Grand plaisir de lecture" oui. CE livre m'a beaucoup plu et maintenant, je suis assez curieuse des précédents.


Luocine 17/02/2010 09:54


moi aussi , je n'ai pas le temps en ce moment mais je lirai les autres c'est certain.


gerard21 06/12/2009 09:18


Toussaint c'est d'abord un style. C'est aussi une aisance d'écriture, apparente, qui facilite la lecture. Lire du Toussaint est un vrai plaisir, une jubilation. Roman d'atmosphère.
La suite de mes remarques sur mon blog Livreapart.


Luocine 17/02/2010 09:59


merci du commentaire, je susi d'accord avec vous


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