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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:49



Livre étonnant, bouleversant qui ne vous lâche pas une fois que vous êtes entré dedans. Les personnages vous hanteront longtemps après avoir refermé le livre, un peu comme ceux  de : Le temps où nous chantions  de Richard Powers.

On y retrouve le problème du métissage aux USA. Ici le personnage principal a décidé de se faire passer pour blanc et réussi une carrière universitaire presque parfaite. Un jour, il prononce un mot malheureux « zombie » pour parler d’étudiants qui se révèlent être  noirs et le « politiquement correct » va l’obliger à démissionner.

Philip Roth n’épargne dans ce roman, ni le manque de courage de ses collègues universitaires, ni  la culture française, mise à mal à travers une normalienne frustrée qui sera à l’origine de sa perte, ni la pudibonderie américaine sous la présidence de Clinton.

J’ai pourtant failli passer à côté de ce roman, à cause du style, les accumulations de mots, le fourmillement des idées me fatiguaient, et j’ai commencé à tourner trop vite les pages. J’en ai repris la lecture de façon attentive et en ralentissant mon rythme de lecture. Plus l’auteur allait vite, plus je lisais lentement et le charme a joué : j’ai passé huit jours complètement ailleurs  dans les transports parisiens, grâce à ce livre.

 

Citations


Cet été là, chacun ne pensait plus qu'au sexe du président : la vie, dans toute son impureté impudente, confondait encore une fois l'Amérique.

 

Mais en Amérique en général ce fut l'été du marathon de la tartufferie : le spectre du terrorisme qui avait remplacé celui du communisme comme menace majeure pour la sécurité du pays, laissait place au spectre de la turlute.

 

 

Seulement le danger avec la haine, c'est que quand on commence il en monte cent fois plus qu'on en aurait voulu. Je ne connais rien de plus difficile à brider que la haine. Il est plus facile de renoncer à la bouteille que de juguler la haine, et ça n'est pas peu dire.

 


La boutique d'antiquité moribonde, le restaurant infâme, l'épicerie de survie, le débit de boisson cambrousard, le coiffeur péquenot, la magasin de vêtements pour homme d'un autre âge, la librairie au fond étique, la pharmacie mal éclairée, le salon de thé cucul, la taverne déprimante, le marchand de journaux sans journaux, la boutique de magie énigmatique et vide - tous avaient cédé la place à des établissements où l'on pouvait manger convenablement, boire un bon café, acheter des médicaments sur ordonnance, trouver une bonne bouteille, un livre traitant d'autre chose que des Berkshires, et faire des achats vestimentaires qui ne se limitent pas à des caleçons bien logs bien chauds pour l'hiver.

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commentaires

Mademoiselle Swann 07/12/2009 22:49


J'entends par intellectualisé qu'il a donné des notes très abstraites à son livre ce qui donne un style "intello" un peu pompeux sur la longueur. Je pense que ça dessert quelques peu les idées
qu'il a voulu transmettre.


Luocine 17/02/2010 09:59


je me souviens que j'ai dû relire plusieurs fois le début, mais une fois accrochée au livre je ne l'ai plus laché.


Mademoiselle Swann 06/12/2009 18:54


Je suis en pleine lecture de ce roman et j'avoue que j'ai beaucoup de mal, certes le fond de l'histoire est très interessant mais le style est très intellectualisé et me pèse un peu.


Luocine 07/12/2009 10:06


Je me demande ce qu'est un "style intellectualisé" , au début je l'avais trouvé "embrouillé" est ce que ça veut dire la même chose?
Mais c'est vrai que c'est un livre pesant comme la réalité à laquelle le personnage est confronté.


Dominique 25/10/2009 09:21


Le livre de Roth que je préfére , je viens de lire son dernier roman excellent aussi mais moins attachant que "la tâche"
Le prix nobel est encore raté pour cette année et c'est bien dommage


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