Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:05

http://ecx.images-amazon.com/images/I/516MksLYWML._SL500_AA300_.jpg

 

Traduction Philippe Giraudon


 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpg L’été, j’aime bien lire des bons  romans, un peu longs qui m’entraînent dans des univers différents du mien. Je n’aime pas trop les romans historiques, je traînais donc dans ma bibliothèque préférée (à Dinard) et la bibliothécaire, m’a proposé celui-ci, en me disant « ce n’est pas ton genre mais ça peut te plaire ».
Elle a gagné, je m’y suis plongée et je n’en suis sortie que quatre jours plus tard.
C’est un roman pastiche des romans Victoriens.

Tout y est : les bas fonds de Londres, la richesse et la décadence de la noblesse  anglaise, les histoires compliquées d’héritage et l’enfant que l’immonde oncle croyait avoir assassiné  et qui réapparaît. Et même le Happy End final. On a tous lu des histoires similaires dans son enfance ou adolescence.

Cela permet de soutenir l’intérêt du lecteur , car l'histoire est  touffue et souvent sordide  , mais le côté novateur et passionnant de ce  roman, c’est la construction de la personnalité de Rose Des circonstances exeptionnelles ont  obligé cet enfant puis adolescent à garder l’apparence d’une fille  alors qu’il était un garçon. Et cela pendant 17 ans !!

C’est très bien raconté, on s’attend toujours à une catastrophe qui arrivera finalement.


Les différents cadres où se passe l’action sont très importants pour ce roman, j’ai vraiment cru que ce château était réel, il correspond à des images tellement classiques  vues au cinéma ou dans des illustrations que, finalement, il existe bien dans l’imaginaire de chaque lecteur.

Il y a un passage où j’ai lâché prise, c’est lorsque le personnage arrive en Turquie pour retrouver la source d’Hermaphrodite, j’ai alors lu en diagonale.


Si cet été vous avez envie d’un  roman ,celui-là n’a d’autres ambitions que de vous embarquer dans la fiction et dans vos souvenirs de Dickens, en même temps il vous fera réfléchir sur la construction de la personnalité d 'un être humain.

 

Citations :

 

Après avoir porté le deuil de son époux  - une année en noir, deux en gris puis encore deux en gris clair-, lady Loveall était passé directement à celui de sa fille, puis à celui de sa sœur, avec qui elle était brouillée. Quand elle eut épuisé les ressources des autres, elle porta son propre deuil.

 

Sa mère ne s’intéressait pas aux enfants, et encore moins aux siens qu’à ceux des autres. Elle détestait les toucher….. À ses yeux, l’enfance n’était que l’état ennuyeux après lequel la conversation devenait possible. Encore faut-il avouer que Lady Loveall avait plus besoin d’un muet admirateur que d’un interlocuteur.

 

Toute réponse évidente est un mensonge.

 

 

 Pour la première fois de ma vie, j’éprouvai un sentiment qui me serait familier à l’avenir : celui d’essayer en vain de convaincre une personne de la réalité d’un fait qu’elle ne pouvait pas comprendre.

 

On en parle …

Lulu off  the Bridge

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Luocine - dans Auteur étranger
commenter cet article

commentaires

Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

Ce blog a déménagé, et ne sera plus mis à jour !

Mettez à jour vos favoris, et rendez-vous sur : www.luocine.fr

Recherche

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

Mes critiques et mes coquillages sont désormais disponibles sur www.luocine.fr

cinéma

médiathèque Dinard