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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 09:52

http://www.christophemory.com/images/stories/dconnexions%20couv.jpg

 

 

 

Qui n’a pas été une fois dans sa vie saisi par l’angoisse d’avoir envoyé un mail ou un texto au mauvais moment, à la mauvaise personne ?

C’est le point de départ du roman et aussi la fin.

Thomas, l’employé modèle,  a-t-il bien fait la veille des vacances d’été de répondre au siège de New-York et de s’engager à fournir une analyse de la plus grande importance pour sa boîte.
L’été justement, où pour lui tout va si mal, car il se retrouve face aux souvenirs de  tous ses échecs et de ses impuissances. Petit à petit, le romancier démêle les fils qui rendent Thomas si antipathique : la perte de son frère jumeau, sa lâcheté à l’annonce de la grossesse de son premier amour, tout cela s’est passé dans  l’île de Noirmoutier. Comme dans  tous les lieux de vacances traditionnels, les Français savent si bien reconnaître les origines sociales, tout en faisant mine de se libérer de toutes les contraintes de l’année de travail.

Il y a de  l’Étranger dans ce Thomas, avec ce clin d’œil un peu lourd ( ?), il prononce la même phrase que Meursault :

« Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas. »

Hélas ce n’est pas du tout, la même écriture !

J’ai failli refermer à la première ligne

« Attention Déconnage immédiat au fond du couloir ». J’aurais eu tort. Le style m’a souvent gêné, on y « bouffe » on y « déconne » on « s’en fout » …mais le personnage avec tous ses enfermements est intéressant. La peinture de la France des classes aisées en vacances m’a fait sourire plus d’une fois. Ça manque, quand même, terriblement d’humour.

Les auteurs français se complaisent à  raconter les tensions familiales, c’est un trop  petit monde : on a  envie de lui conseiller de voyager un peu et de lâcher prise. Il le fait une fois lorsqu’il voit une enfant trisomique éclater de rire devant un spectacle de clowns. C’est pratiquement la seule note d’espoir du roman :


« N’y avait-il pas une place pour chacun, voire pour lui-même ? Une toute petite place pour applaudir les clowns. Même s’ils n’étaient pas drôles, simplement parce qu’ils étaient là ».

 

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Published by Luocine - dans Auteur français
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commentaires

Marc Bouvier 11/05/2010 21:17


Je suis en train de lire Déconnexions. J'adore !
Si vous ne le connaissez as je vous conseille du même auteur "la Maladie Des Autres"


Luocine 12/05/2010 09:06



merci de votre commentaire


Vous n'êtes pas géné par le style ?, j'ai apprécié ce livre mais ...


mais j'ai passé un bon moment de lecture, c'est le plus important.


amicalement Luocine



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