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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 08:30

 



 

 

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Superbe livre, j’ai, bien sûr, pensé que j’aurais préféré que comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer soit choisi par la bibliothécaire pour nous faire découvrir Dany Laferrière.(Je me promets de le lire prochainement !)

Haïti semble toujours concentrer tous les malheurs de la planète. Cet écrivain n’explique rien, mais raconte si bien et dans une si belle langue qu’on est complètement envouté par son récit. La galerie de portrait des Haïtiennes et Haïtiens est inoubliable mon préféré est cet homme dont les sbires du régime de « Baby-doc » ont détruit la bibliothèque qui ne contenait que des livres de poésies :

 

Et Alcool est le seul livre qui n’a pas été détruit ce jour-là puisqu’il l’avait, comme toujours avec lui – il ne s’est jamais dégrisé d’Apollinaire.

 

Durant tout le chapitre, l’auteur prend  des accents d’Apollinaire pour nous parler de l’ancien ami de son père.

 

La démarche indolente

d’une vache

à sa promenade du soir.
La nuit devient

chagallienne.


 Citations


la lecture:


J’ai toujours pensé

que c’était le livre qui franchissait

les siècles pour parvenir jusqu’à nous.
Jusqu’à ce que je comprenne

en voyant cet homme

que c’est le lecteur qui fait le déplacement.

 

Je n’achetais un livre que

si l’envie de le lire était plus forte

que la faim qui me tenaillait.

 

L'exil:


Pour les trois quarts des gens de cette planète

il n’y a qu’une forme de voyage possible

c’est de se retrouver sans papiers

dans un pays dont on ignore

la langue et les mœurs.


 

 L'humour

Ce type à côté de moi me dit qu’il a fait déjà deux solides tentatives de suicide, mais qu’il ne pourrait supporter une seule journée d’exil. Moi, c’est le contraire, je ne crois pas pouvoir survivre à un suicide.

 

Haïti

Si on meurt plus vite qu’ailleurs,

la vie est ici plus intense.

Chacun porte en soi la même somme d’énergie à dépenser

sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour la brûler

est plus bref.


 La pauvreté

Nous sommes dans la voiture de son ami Chico. On doit garder ses pieds sous ses jambes, car il n’y a pas de plancher. On voit l’asphalte défiler et les trous d’eau verte. On dirait une décapotable à l’envers.


On en parle ...

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