Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 12:00

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/racine/film/l-apollonide-souvenirs-de-la-maison-close-1508748/17097040-10-fre-FR/L-Apollonide-souvenirs-de-la-maison-close_fichefilm_imagesfilm.jpg

 

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg Excellent moment de cinéma, j’ai été captivée dès les premiers instants. Ce film est absolument superbe, sans doute un peu trop esthétisant par rapport à la dure réalité des filles des maisons closes. Mais cela ne veut pas dire que la violence à laquelle elles sont quotidiennement confrontées soit gommée. Bien au contraire, c’est le sujet du film. Mais cette violence est entourée d’un décor qui permet aux hommes de se sentir attirés par de très jolis corps féminin, alors bien sûr c’est très beau.


Toutes les références littéraires fonctionnent, Apollinaire  son amour du corps féminin   et ses  douloureux échecs avec les femmes aimées, Zola pour « Nana » et la déchéance physique de la prostituée, Maupassant  bien sûr pour  la scène de la partie campagne mais aussi la personnalité de  « Boule de suif »    et surtout Proust pour la minutie du décor et le côté « fin d’un monde »…. La peinture : Courbet  «  l’origine du monde » est clairement évoqué.
On est bien dans ce film, trop bien sans doute, je doute qu’il y ait eu autant de douceur entre les femmes des maisons de tolérance, la patronne semble plus humaine que les directrices de pensionnats féminins de la même époque. Il est vrai qu’elle connaît tout de la vie : les bons et les mauvais côtés des puissants de ce monde.

J’ai trouvé quelques longueurs surtout à la fin.


Anecdote : Le film était donné à Saint-Malo dans le cadre d’une association « Ciné Malo » donc avec présentation. La personne qui présentait le film a dit qu’il y avait plusieurs centaines de maisons closes à Paris en 1900 et que 50 % des bénéfices allaient à l’état. Eclat de rire général dans la salle : « qu’est ce qu’on attend pour les ouvrir ….voilà une bonne source de revenu pour la crise actuelle » !!

 

On en parle …

 

De son coeur le vampire (joli nom de blog , belle référence littéraire!)

 


Bande annonce

 


 


Par Luocine - Publié dans : cinéma
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 23:30

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/racine/film/les-neiges-du-kilimandjaro-2679767/43088364-8-fre-FR/Les-Neiges-du-Kilimandjaro_fichefilm_imagesfilm.jpg

 

 

 

http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg J’avais un bon souvenir  de « Marius et Jeannette » et j’avais bien aimé ce que disait  Krol  (vous trouverez son blog  en lien à la fin de mon texte). C’est donc sans hésiter que je suis allée voir le dernier film de Robert Guédiguian .

Déception ! Ce film dégouline de bons sentiments ! C’est terrible : les courageux militants CGT de la SNCM de Marseille vont être braqués par un voyou  au grand cœur des cités.
Mais que font les travailleurs sociaux de cette grande ville !! Ce jeune de 22 ans  élève  ses deux petits frères qui resteront seuls dans leur appartement après son incarcération parce qu’il est obligé de voler  pour payer son loyer.

Et la police ? Comme d’habitude un peu pourrie mais pas trop ! Le commissaire  donne bien une matraque à notre héros CGT pour qu’il se venge contre son agresseur, mais il parait que ça se fait couramment dans les commissariats.

Et les pauvres petits si mignons mais  seuls dans l’appartement ?? Ne vous inquiétez pas trop, la bonne grand-mère CGT et le bon grand-père CGT vont les prendre en charge et les élever pendant que le grand frère est en prison. Mais que font les travailleurs sociaux ?? Et la mère des enfants ?

La mère qui laisse ses trois enfants seuls sans aucune ressource n’est pas crédible, mais le moins réaliste c’est que ses enfants ne soient pas confiés à des services sociaux.

 

Il y a bien une petite remise en question des ouvriers avec des statuts  protégés par rapport aux jeunes en situation précaire mais sans  pour autant une analyse  sur le rôle de la CGT dans le bon ou mauvais fonctionnement du port de Marseille.

J’ai pensé à un mauvais film de propagande au pire moment de l’URSS. Et comme tout film de propagande, il confortera dans leur opinion ceux qui ont envie de croire que le monde fonctionne de cette façon et agacera les autres par sa mauvaise foi.

 

On en parle …

Krol a beaucoup aimé 

 


 


 
Par Luocine - Publié dans : cinéma
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:42

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41mVBCE0MqL._SL500_AA300_.jpg

 

 

Traduit de l’anglais par Georges-Michel Sarotte d’après la traduction du Farsi par Sara KHALILI

 


 Club de lecture

 


http://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg Reportez-vous vite au lien que j’ai mis à la fin de mon texte. J’aurais adoré être d’accord avec Keisha.

Comme elle, j’ai ri à certains passages et j’ai apprécié l’humour terrible de cet écrivain qui raconte les pires horreurs d’un ton détaché.

Mais je me suis complètement perdue dans son récit. Je voulais lire assez vite car ce livre est proposé au club et il faut essayer de ne pas garder les livres trop longtemps.

Cela  explique peut-être que je n’ai pas eu le temps de me familiariser avec les méandres du récit. À la fin je ne savais plus qui était réel et qui était imaginaire, en plus les procédés sont répétitifs et finissent par émousser le sens critique du lecteur.
Sans cesse, l’auteur s’adresse à nous en disant

« posez moi la question... Demandez-moi maintenant... »

Je voulais de toutes mes forces aimer ce roman qui dénonce la censure et la violence faite aux femmes et à tous ceux qui s’oppose à l’islam en Iran. Mais les différents récits qui se croisent m’ont perdu en route. Je l’ai fini en le lisant en diagonale et sans vraiment m’y intéresser.Je suis contente de voir que d’autres ont su apprécier ce roman. Je me demande si la traduction n’est pas pour beaucoup dans ma difficulté. Voilà un livre écrit en farsi traduit en anglais pour des lecteurs américains. Et cette version là  qui est traduite en français.

 

Citations :

Cette nouvelle constitution autorise l’impression et la publication de tout livre et journal et interdit formellement la censure et tout examen préalable. Malheureusement, cependant, notre constitution ne signale pas que ces livres et autres publications ont le droit de sortir librement de l’imprimerie.

 

Peut-être ne me croirez-vous pas, mais c’est un fait qu’un grand nombre des romans de Danielle Steel ont été traduits en farsi et, comme leurs imitations iraniennes, sont réimprimées des dizaines de fois et avec de forts tirages. J’adorerais rencontrer Danielle Steel un de ces jours et lui demander tout à trac : qu’avez-vous fait pour que M. Petrovitch accorde si généreusement la permission de quitter l’imprimerie, après avoir, il va s’en dire effacer les scènes des baisers ?

 

 

 

 Au cours de notre histoire vieille de plusieurs millénaires, nous les Iraniens avons toujours cherché à rendre possible l’impossible. Pendant une certaine période où la censure imposée aux films et aux programmes de télévision était la plus sévère, le censeur chargé de visionner les programmes de la 3, chaîne gouvernemental était aveugle.

 

On en parle …..

En lisant en voyageant

 

 

 

Par Luocine - Publié dans : Auteur étranger - Communauté : Chronique de nos lectures
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 19:13

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Y8%2BqWTQXL._SL500_AA300_.jpg

 

 

100x66-c[1] La quatrième de couverture vous le dit, le style de Saphia Azzedine  « virevoltant est irrésistible ».
C’est vrai, ce petit roman est  un bon moment de drôlerie dans la droite file des « intouchables » il montre qu’une certaine forme d’énergie vient de la banlieue qui ne s’embarrasse pas des codes pour réussir.

Dans le genre : « il n’y a que ton énergie pour te sortir de la médiocrité », les adolescents des banlieues n’ont pas beaucoup le choix : ils doivent tout donner pour s’en sortir.

Paul, finalement a cette chance d’avoir un père affectueux et présent, bien sûr il fait des ménages mais il aime son fils et c’est réciproque alors peu importe finalement que Polo n’arrive pas à l’admirer.

 

Bien sûr ce n’est pas un « grand » roman mais en plein mois de novembre avec ces journées qui se terminent à 5 heures et les informations toujours aussi réjouissantes, rire ça fait du bien.

Et Saphia Azzedine, elle a ce talent faire rire de tout ou presque .

 

Citations :

J’apprenais qu’un homme pouvait prendre quatre cents pages pour dire à une femme qu’il l’aime. Quatre cents pages avant le premier baiser, trois cents  avant une caresse, deux cents pour oser la regarder, cent pour se l’avouer. À l’heure où on envoie des textos  quand on a envie d e baiser, je trouvais ça prodigieux, vertigineux, fou, démesuré, extravagant, insensé, grandiose…..

 

Je trimballe le chariot de produits jusque dans les toilettes hommes et il me vient une drôle de pensée en voyant ce qui m’attend. Je me dis qu’un homme a beau employer des mots dédaigneux, arrogants, supérieurs et transcendants, il ne sait toujours pas viser dans le trou.

 

Parfois on regarde les infos le soir sur la une et mon père commente chaque nouvelle. Comme tous les gens qui n’ont pas d’avis, il la ramène sans cesse sur des sujets trop grands pour lui.

 

Ma mère est une fan du fait divers sanglant. "un homme achève sa femme à la hache et dévore son foie avec des aromates."

Elle n’est jamais rassasiée, toujours en manque d’émotion. Car un pédophile qui viole un enfant ça l’émeut aux larmes. Heureusement, il y a de nouveaux cas tous les jours. Il y a de quoi faire avec les pédophiles.

 

 

Elle ne méritait pas mieux, elle n’avait qu’à pas croire un homme marié. Ce sont les plus grands menteurs de la galaxie, tout le monde le sait. Ils n’ont pas le choix, ils sont mariés.

 

De toute façon, les gros bolides c'est bien connu c'est pour les cons. Le bruit du moteur sert souvent à camoufler le courant d'air qu'ils ont dans la tête

 

 

-         Oui. Mais, j'veux dire, quand t'es blond tu veux être brun, et quand t'es brun, tu veux être blond.
- c'est vrai...
- Et c'est pareil pour un tas d'autre choses hein! L'être humain, il sera jamais content. Il veut toujours le contraire de qu'est-ce qu'il a.
- Sauf quand on est riche et beau, on veut rarement devenir pauvre et moche.

 

C’est exactement ce que je déteste chez l’être humain en général et chez mon père en particulier. Cette obscène habitude de tout rapporter au cul, pour faire une blague quoi…. ça va graduellement : plus c’est graveleux, plus ça glousse vicieusement. C’est culturel, on parle de cul pour un oui ou pour un non, ça va de pair avec l’arriération de ma populace. Mon oncle, cousins et grand pères font la même chose le dimanche et moi ça me donne la nausée.

 

 

Fêter un mariage c’est aussi con que de fêter une entrée en guerre. Comme si on voulait faire passer la pilule avec de la crème chantilly histoire que l’enculade soit moins vive.

 

 

On en parle …

Chez lo

Par Luocine - Publié dans : Auteur français - Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 11:04

http://ecx.images-amazon.com/images/I/5124GVsrzML._SL500_AA300_.jpg

 

http://resize.over-blog.com/100x66-c.png?http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpg Je conseille ce livre à tous les parents et grand parents d’enfants entre 4 et 8 ans.
Je ne l’ai pas encore testé avec  mes petits fils, dès que j’aurai leur opinion je la mettrai sur mon blog. En attendant je dois dire que je me suis régalée à la fois grâce au dessin, délicieusement rétro , un peu naïf, et aussi grâce au texte qui n’a presque pas vieilli .

 

 

Citation :

Moi, si j’étais grand, je serai complètement différent, et je serais toujours content. Pour commencer, je serais content de pouvoir faire tout ce que je veux ….

J’attraperais les mouches à la main. A condition, bien sur, d’avoir pris des cours d’attrape-mouches.

 

On en parle…..

Tu l’as lu (tucru)

Par Luocine - Publié dans : album enfant
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