Excellent moment de cinéma, j’ai été captivée dès les premiers
instants. Ce film est absolument superbe, sans doute un peu trop esthétisant par rapport à la dure réalité des filles des maisons closes. Mais cela ne veut pas dire que la violence à laquelle
elles sont quotidiennement confrontées soit gommée. Bien au contraire, c’est le sujet du film. Mais cette violence est entourée d’un décor qui permet aux hommes de se sentir attirés par de très
jolis corps féminin, alors bien sûr c’est très beau.
Toutes les références littéraires fonctionnent, Apollinaire son amour du corps féminin et
ses douloureux échecs avec les femmes aimées, Zola pour « Nana » et la déchéance physique de la prostituée, Maupassant bien sûr pour la scène de la partie campagne
mais aussi la personnalité de « Boule de suif » et surtout Proust pour la minutie du décor et le côté « fin d’un monde »…. La peinture :
Courbet « l’origine du monde » est clairement évoqué.
On est bien dans ce film, trop bien sans doute, je doute qu’il y ait eu autant de douceur entre les femmes
des maisons de tolérance, la patronne semble plus humaine que les directrices de pensionnats féminins de la même époque. Il est vrai qu’elle connaît tout de la vie : les bons et les mauvais
côtés des puissants de ce monde.
J’ai trouvé quelques longueurs surtout à la fin.
Anecdote : Le film était donné à Saint-Malo dans le cadre d’une association « Ciné Malo » donc avec présentation. La personne qui présentait le film a dit qu’il y avait plusieurs centaines de maisons closes à Paris en 1900 et que 50 % des bénéfices allaient à l’état. Eclat de rire général dans la salle : « qu’est ce qu’on attend pour les ouvrir ….voilà une bonne source de revenu pour la crise actuelle » !!
On en parle …
De son coeur le vampire (joli nom de blog , belle référence littéraire!)
Bande annonce
Luocine
J’avais un bon souvenir de « Marius et Jeannette » et j’avais bien aimé ce que disait
Krol (vous trouverez son blog en lien à la fin de mon texte). C’est donc sans hésiter que je suis allée voir le dernier film de Robert Guédiguian .
La quatrième de couverture vous le dit, le style de Saphia Azzedine « virevoltant est irrésistible ».
Je conseille ce livre à tous les parents et grand parents d’enfants
entre 4 et 8 ans.



film vu ailleurs