Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 21:34
L'auteur nous fait découvrir la famille de Rothschild à travers le portrait de la baronne Betty peint par Ingres en 1848 .
C'est l'occasion pour l'auteur-historien de faire revivre une époque et aussi de témoigner de l'antisémitisme français.
Il s'amuse aussi à faire des bons mots et à répéter ceux qui ont fait sourire le tout-Paris de cette époque.
Je n'ai pas trop aimé le livre mais il faut avouer que je n'ai que peu d'intérêt pour la famille de Rothschild
.

 citations

 


On croit toujours qu'on dispose de beaucoup de temps devant soi quand on se souvient qu'on en a beaucoup derrière

Funèbre, la pompe n'en est pas moins mondaine

Elle paraît en forme, preuve que la méchanceté conserve. On hésiterait à lui arracher son masque de crainte qu'il ne cache rien. 

Au fond, si nous avions dû bannir les antisémites de nos maisons, dîners et bals auraient eu lieu en petit comité.

... ne pas oublier que les gens ne vous pardonneront jamais le bien que vous leur avez fait. C'est là une constante de la loi d'ingratitude... Un bienfait ne reste jamais impuni

 ... elle lui lança "Monsieur vous êtes ivre" qui se voulait cinglant, à quoi il répliqua aussitôt d'un ton placide : "et vous madame, vous êtes laide, mais moi  au moins demain je serai sobre"

Mais en vérité les Anglais ne sont pas froids ils sont lents. Il  leur faut plus de temps qu'aux autres pour ressentir la même chose qu'eux.  L'Anglais  est ému à retardement.
Publié dans : Roman historique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 21:22



J’ai ri et en rit encore, c’est plus qu’un coup de cœur c’est le coup de cœur des coups  de cœurs et toutes mes amies de notre club de lecture étaient bien d'accord avec moi.

Tout est parfait dans ce livre l’écriture la structure romanesque et la galerie des portraits.

Un noir du Congo raconte sa vie et sa séparation avec la mère de sa petite fille dans le Paris d’aujourd’hui.

Le style de Mabanckou est vraiment savoureux, j'aurais pu tout recopier , il faut lire de toute urgence ce livre, et comme moi je suppose que vous n'oublierez pas le "fessologue" de sitôt !


 

Citations

 ..ce groupe fait la pluie diluvienne et le beau temps là-bas... C’est pour ça qu’à la différence de notre Arabe du coin, moi je respecte les Chinois et les Pakistanais. Ce sont de braves types à qui on colle injustement la mauvaise réputation qu’ils se démènent ou restent cois alors qu’ils ne font de mal à personne….

Le jour on inventera des tams-tams sans bruit, beaucoup de vieux nègres perdront leur raison de vivre…

 

Publié dans : Mes préférences
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 18:44




L’écriture est extraordinaire, j’ai été envoutée par ce livre, on retrouve l’Espagne du début du 20° siècle, ses violences, l’obscurantisme, les croyances religieuses et la condition des femmes. On pourrait avoir un livre aux accents complètement désespérés les histoires sont toutes plus tragiques les unes que les autres (par exemple « l’ogre » qui viole et tue des enfants) mais grâce au style de Carole Martinez, on peut tout lire, ce qui ne veut pas dire tout accepter. C’est vraiment un beau livre que j'ai découvert grâce à mon club de lecture et qui depuis a gagné neuf prix littéraires.



Citations

 Un dimanche, la mère surprit ces œillades et, de retour chez elle, la jeune fille fut giflée.

- Tes yeux ne doivent voir que le padre! Hurla Francisa.

- Pourquoi ? lui demanda la future fiancée.

- Parce qu'il porte des jupes, continua sa mère en larmes. Si quelqu'un surprend ton manège, on te prendra pour une fille perdue, on ira raconter que tu te donnes, que tu écartes les jambes quand on te paye et alors plus personne ne voudra de toi. Pense à la grand Lucia qu'on couche dans tous les buissons, qu'elle le veuille ou non, tout ça parce qu'on l'a vue se retourner pendant la messe vers celui auquel on l'avait promise.



La Maria privilégiait l'hygiène, la Blanca, la magie. L'une représentait l’avenir, la science; l'autre le passé et ses forces obscures bientôt oubliées. Situées chacune à un bout du temps, en regard de part et d'autres du moment présent, ces deux femmes ne se parlaient jamais directement. Seule l'une des deux était présente lors d'un accouchement. Pourtant, quand la chose se présentait mal, elle faisait appeler l'autre. Alors, sans s'adresser un mot, les deux femmes agissaient de concert et il était bien rare qu'elles ne sauvent pas la mère, car toutes les deux contrairement à un bon nombre de celles qui les avaient précédées, faisaient passer la vie de la femme avant celle de son enfant et c'était sans doute sur cet accord silencieux que se fondait leur entente.

Cette fois, elle ferma les volets, couvrit le miroir, ce piège à âmes, arrêta l’horloge … Elle venait faire un mort.

 

En cousant les linceuls, on regretta le curé et l’église. Les maigres discours des anarchistes loqueteux ne valaient pas la pourpre des rituels catholiques, ils ne pouvaient promettre à ces hommes tombés pour la cause le moindre au-delà ! Les adieux prenaient un caractère définitif et dérisoire.

 

Depuis le premier soir et le premier matin, depuis la Genèse et le début des livres, le masculin couche avec l’Histoire. Mais il est d’autres récits. Des récits souterrains transmis dans le secret des femmes, des contes enfouis dans l’oreille des filles…….Ce qui n’a jamais été écrit est féminin.

Publié dans : Mes préférences
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 12:28


Lors de la lecture de ce roman, on ne cesse de penser  que l’auteur a vécu très souvent cette situation. Il s'agit  d' un dîner parmi les puissants du si petit monde des parisiens friqués et branchés, avec une surprise l'invitation à table de  la bonne, une beurette qui ne correspond pas aux clichés de la bonne société de gauche parisienne.

  Les scènes sont souvent  drôles, le roman se lit  vite. Le ton est parfois très caustique surtout  à propos de  la bonne société qui se croit ouverte. Le démarrage est un peu long. (normal :  il faut camper les personnages)


« Madamedu » Sophie du Vivier et monsieur Thibaut  du Vivier reçoivent George Banon qui doit signer un gros contrat avec Monsieur .Ils reçoivent :

Sybil Costière et Erwan Costière des jeunes qui réussissent et qui aiment l’argent ce seront les seuls personnages qui seront antipathiques tout au long du roman

Stanislas Stevillano  homme lettré et homme de goût.

Adrien Le Chatelard  avocat et Christina Le Chatelard ne dit rien (leucémique ?) mais attire le regard de tout le monde créera le roman par sa superstition : jamais 13 à table.

Marie Do « minique » dit tout ce qu’elle pense femme de Stanislas odieuse et sympathique à la fois

Stanislas  raté du quai d’Orsay

Joséphine appartenant au monde des médias « toujours prête à aider les puissants dans le besoin en authentique petite sœur des riches »

Dandieu académie française et son épouse biologiste

Sonia la bonne marocaine sympa et pas du tout la beurette de service qui ne s'appelle pas Sonia mais Oumeilkheir.


Le repas va être mouvementé !

 

Critique du monde


Pierre Assouline ne cesse de tourner autour de la table, pour nous offrir une savoureuse et cruelle galerie de portraits. Voici Sybil Corbières, personnage insignifiant, abonnée à la chirurgie esthétique : "Elle était ainsi faite et refaite que même ses cordes vocales sonnaient comme un piano accordé de la veille." Voici Dandieu, l'écrivain, membre de l'Académie française, qui se gargarise de phrases creuses : "Il se voulait si républicain qu'il se disait laïque et obligatoire tout en regrettant de ne pouvoir être également gratuit." Et Marie-Do, l'épouse de l'ambassadeur au placard, "celle qui dit tout haut ce que tout le monde n'osait même pas penser plus bas, encore que la bassesse soit également partagée". Quant à maître Le Chatelard, spécialiste des divorces ("Il avait le génie de la séparation"), c'est un bavard impénitent. A écouter les silences de son épouse, "on comprenait vite qu'elle avait plusieurs fois divorcé de lui sans même qu'il s'en aperçoive".

Le cruel Assouline n'y va pas avec le dos de la cuillère. Par moments, il donne l'impression de forcer inutilement le trait. Les convives, à deux ou trois exceptions près, mériteraient d'être jetés par la fenêtre, alors que la charmante - trop charmante ? - Sonia, alias Oumelkheir Ben Saïd, nous éblouit par sa finesse. Elle n'est pas spécialiste du couscous, mais termine une thèse de doctorat à la Sorbonne sur un mouvement architectural assez complexe qui s'était épanoui en Europe au début du XVIIIe siècle...

Ce monde n'est pas le sien, mais, à force de l'observer, elle en connaît les codes et les usages. Ayant "le goût des autres", elle n'arrive pas à détester cette faune. Quoique née à Marseille, elle restera toujours en France "une invitée". Comme les juifs, finalement, remarque Pierre Assouline : ils ont derrière eux un tel passé d'exclusion, de persécution et de nomadisme "que ce sont eux, les invités permanents, en dépit des apparences"... Le titre du roman, qui paraissait bien banal, prend soudain une autre dimension.

Publié dans : Auteur français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 14:52

J'avais  trouvé cette référence sur un site internet qui recommandait
« une année à la campagne »
 les deux livres n’ont rien à voir mais j’ai pensé que si le premier me plaisait pourquoi pas celui-ci.
J’ai aimé l’histoire d’amour mais le plus intéressant c’est l’incompréhension de deux personnes : la femme intello citadine et le fermier qui bosse comme un fou.
Aucun des deux ne sait, ni ne peut, faire des concessions, ils s’aiment mais ne peuvent vivre ensemble.
La fin me surprend : ils feront un enfant ensemble sans avoir résolu leurs problèmes de différences.
L'ensemble du roman est drôle et tonique.
Comme mes lectures  de l'été 2009 étaient plutôt tristounes , j'ai bien apprécié.

Citations
Jamais un point de croix ne franchira ma porte, et il est probable qu'un Käthe Kollwitz ne franchira la sienne..
(paroles de Désirée)

Je devrais peut-être lui faire cadeau de quelques broderies de maman (paroles de Benny)

Elle ne sait même pas préparer des boulettes de viande, ai-je dit.Elle sait seulement lire des livres et parler des théories d'un certain Lacong.( paroles de Benny)
Publié dans : Humour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Le blog de Luocine

voldesfous.jpg

 

Au fil de mes lectures ...

 Et de mes impressions au cinéma ...

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

masse critique

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

mes coquillages

 http://img682.imageshack.us/img682/3810/dsc00721320x200.jpghttp://img694.imageshack.us/img694/8554/dsc00722320x200.jpg

http://img197.imageshack.us/img197/3459/dsc00723320x200.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/6397/dsc00724p.jpg

http://img694.imageshack.us/img694/8371/dsc00725320x200.jpghttp://img682.imageshack.us/img682/1740/dsc00726320x200.jpg

5 coquillages : coup de coeur.

4 coquillages : j'aime beaucoup.

3 coquillages : j'apprécie mais....

2 coquillages : je n'aime pas. 

1 coquillage : je n'aime pas du tout.

0 c'est nul !!!! 

cinéma

http://img696.imageshack.us/img696/9706/downloadwot.jpg film vu dans mon cinéma préféré , à Dinard.

http://img41.imageshack.us/img41/7797/3173568178.jpgfilm vu ailleurs

Texte Libre

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés