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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:15

 

 

Roman chaudement recommandé par la blogosphère et à lire pour ne jamais oublier le poids négatif du racisme dans les sociétés.
L'auteure est française et connaît visiblement bien la société américaine, comme à chaque fois qu'une étrangère pose son regard critique sur le fonctionnement d'une société , je suis toujours moins convaincue que lorsqu'un écrivain du pays le fait lui-même.
Et sur le sujet les Américains décrivent fort bien ce qu'a été la condition des noirs et les retentissement sur les comportement actuels.

Je pense, par exemple, au livre incontournable « le temps où nous chantions » de Richard Powers.

 


Tout va mieux depuis l'élection d'Obama qui rassure enfin cette communauté et  a donné, en France,davantage confiance dans la société américaine.

 


Le sujet du roman tourne autour d'une tragédie : des adolescents d'une même famille noire meurent parce qu'ils ne savent pas nager.
S'ils ne savent pas nager , c'est que le fameux poids du racisme fait que les enfants noirs ont été si longtemps interdits de piscine , qu'ils en sont venus à penser qu'ils n'étaient pas faits pour la natation.
Tragédie qui permet d'en évoquer une autre, celle où un jour en 1949, des enfants noirs ont cru qu'ils pourraient eux aussi jouer dans les piscines.

La vieille femme noire, enfermée dans ses propres souvenirs et dans ceux, encore plus horribles, de ses parents, ne peut pas comprendre la façon de vivre de sa fille , avec des enfants sans père et de son petit fils qui risque d'aller vers la délinquance.

C'est un roman très fort, mais un peu trop démonstratif.


Citations:

La grand-mère à son petit fils:

Tu ne comprends pas que tu ressembles à ce qu'ils pensent de toi, à ce qu'ils attendent de toi, que tu fais mal aux tiens, à ceux qui sont là, comme à ceux qui sont morts.

 

La piscine et les noirs:

Que voulez-vous dire par là? Que les jeunes Noirs ont eux mêmes intégrés ce mythe qui veut qu'ils ne puissent pas nager?

Absolument. Leurs parents n'avaient pas accès aux piscines et ils ne leur ont pas appris à nager.

 

Les hommes:

Mais le monde s'en fout des souvenirs des dames noires flétries, qui racontent que le long zizi de l'homme noir, ça n'existe pas, que nos homme s ont peur , qu'ils hurlent en silence comme Howard, qu'ils pleurent en secret comme henry, qu'ils frappent comme le fils de Madame King, qu'ils s'en vont comme les amours de Dana, qu'il n'y a pas d'hommes pour élever nos hommes.

 

On en parle …

les fans des livres où j'avais noté ce roman

 

 

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Published by Luocine
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commentaires

Dominique 04/12/2013 10:34

rien à voir avec ce livre mais dans ton dernier billet tu n'as pas ouvert les commentaires et du coup on ne peut pas te parler :-)

luocine 04/12/2013 16:57

je pense avoir rectifié ce détail, c'est un peu énervant quand les hébergeurs transforment les cases à cocher sans même prévenir les utilisateurs.
Luocine

Aifelle 03/12/2013 18:10

Luocine, impossible de laisser un commentaire sur "le jardin de la bête", la ligne "commenter" n'apparaît plus.

luocine 04/12/2013 16:55

Je pense avoir rectifié , et je serai heureuse de lire ton commentaire Merci
luocine

Sandrine 30/11/2013 12:52

Je suis comme toi, je préfère les romans sur l'Amérique écrits par les Américains.

luocine 01/12/2013 21:51

oui et je ne sais pas exactement pourquoi, mais c'est la même chose pour la période stalinienne je préfère lire les Russes
Luocine

Dominique 30/11/2013 09:41

un beau sujet mais pas facile de lutter à armes égales avec Morrison ou Ernest Gaines ou comme tu le dis Powers !

luocine 30/11/2013 10:01

comme je suis d'accord avec toi, et je peux aussi dire que je me demande pourquoi elle n'écrit pas un roman sur les rejets des arabes dans les régions de France où ils sont très nombreux.
Pas facile , car on ne peut pas être simpliste mais je trouve que la parole d'une journaliste française aurait beaucoup plus de poids que sur ce qui se passe aux Etats Unis .On sent trop qu'elle calque sa façon française à la fois d'écrire mais aussi de penser.
Luocine

jerome 30/11/2013 09:32

J'ai beaucoup, beaucoup imé et le coté démonstratif ne m'a pas gêné même si tu as raison, il est bien présent. Je rajoute ton lien à mon billet.

luocine 30/11/2013 09:38

le problème c'est que j'ai rédigé mon billet trois semaines après l'avoir lu, du coup je suis un peu sévère, la lecture est agréable et très prenante.
Tout ce qui explique que le racisme est un poids terrible pour une société.est intéressant.
Luocine
Luocine

Aifelle 30/11/2013 06:34

Je l'ai noté par ailleurs parce que j'aime bien l'écriture de Judith Perrignon.

luocine 30/11/2013 09:12

son écriture?
je n'ai rien ressenti de particulier, c'est une journaliste qui est efficace , mais elle a de l'idée pour la construction de ce roman.
Plus le temps passe, plus je me rends compte que ce roman m'agace à cause des bons sentiments .
C'est ce qui me reste après quelques semaines.
Luocine

krol 29/11/2013 18:40

Je n'en avais pas encore entendu parler... Je ne lis pas tous les blogs... Merci pour la critique !

luocine 29/11/2013 18:52

si je me souviens bien,tu dois être en contact avec des adolescents dans ton activité pour moi,c'est un livre qui convient très bien aux ados
Luocine
PS personne ne lit tous les blogs! je me demande combien il y en a à propos des livres!

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